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Lucien MartinerieLucien Martinerie n’était pas préparé au combat. Orphelin de guerre, pupille de la nation, il vécut avec sa mère et ses deux sœurs une enfance studieuse et laborieuse à Paris. Soutien de famille, il est rattaché à une unité non combattante lors de la deuxième guerre.
De retour à Paris en 1942, il retrouve son travail de comptable et sa vie ordinaire. Pourtant il voulut continuer la lutte et s’engagea dans un réseau où son rôle consistait à faire « passer quelques lettres », les réunions se tenaient dans l’arrière-salle d’une pharmacie de la rue Claude Bernard. Je sais aussi, par une correspondance privée, qu’à la fin de la guerre il s’occupa d’une association « de pauvres gars qui revenaient des camps ». C’est peu, c’est discret, c’est tout lui.
Après la guerre, il se maria. Il se tut sur son passé. Il continua de consigner ses idées sur ses carnets. Il fut un père délicieux puis nous quitta en 1996.
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