« J’écris comme on peint », dit-il. Ses inspirations fortes et hautes en images, comme la narration de visions en séries, convergent vers une aspiration à l’engagement, c’est-à -dire la recherche non-égoïste du bonheur.
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Ainsi le découvre-t-on, dans ce deuxième ouvrage poétique, dans une conversation avec son paradigme de sagesse : sa grand-mère, qu’il tient pour guide sur le chemin du bonheur, et à qui il commence par confesser « les ratures de sa vie » :
Les pages bigarrées de ma vie
Content une histoire dont j’ignore l’issue
Dans le filigrane du futur, elle se raconte en pointillés
En complément d’un passé qui a jeté l’ancre : indélébile !
Tant le scénario de mon existence s’entache de fautes
Que d’une gomme rageuse qui s’épuise à oser m’absoudre
Gommes enragées, fâchées, ravagées à force d’usage,
Qui font tâches !
Et tant je blanchis mes pages sans vie d’idées noires
Que je cache ma copie ! Car les pages achevées de ma vie
Comptent des ratures archivées :
Ces ratures de mes ratés
Qui dépeignent une énigme dont je suis l’intrigue.
Ces ratures de ma vie qui lèvent le jour sur une histoire
Celle d’un homme qui pensait voiler la nuit.