Thème : Histoire économique

La crise, un mal ordinaire : 1919-2024

« La crise est une partie du cycle en économie. Ces deux termes sont indissociables de l’organisation néolibérale capitaliste qui trouve son origine dans la liberté d’action des investisseurs, actionnaires, banquiers, fonds de pensions qui interviennent parfois de manière aléatoire et hasardeuse sur les marchés financiers, malgré des règles de plus en plus contraignantes. La récurrence des crises est donc prévisible, car l’ingénierie boursière/financière est toujours à la recherche d’une nouveauté promettant des revenus d’actions à rendements élevés qui attirent les aventuriers, les joueurs, les affamés de l’argent avec des risques pour eux et l’économie en général »

L’expérience montre que dans le cadre d’une économie libérale mondialisée, nos sociétés demeurent dans l’incapacité d’anticiper et de circonscrire les crises de tout ordre. La période allant de 1919 à nos jours est à ce titre particulièrement révélatrice : la guerre aux portes de l’Europe déstabilise l’économie d’un continent. L’auteur voit en la répétition de telles crises le symptôme du monde capitaliste, organisé sur un mode libéral et conflictuel, et axé sur un progrès qui fait abstraction des destructions sociétales collatérales. Pierre Bourlange propose un rééquilibrage social pour réduire, dans un premier temps, les méfaits des crises auprès des travailleurs. Clé de voûte de cette approche audacieuse, le travail universel serait un droit pérenne, détaché de la conjoncture.

Les origines théoriques de la pensée despotique orientale

« Ceci est une contribution à la théorie marxiste de controverse, d’abord utilisée pour expliquer les grandes constructions de terrassement préesclaves et préféodales en Chine, en Inde et dans les vallées fluviales de l’Euphrate et du Nil, et nommée sur cette base des preuves primaires provenant de ce que l’on appelle plus généralement « Asie ». »

Réflexion novatrice sur le concept du despotisme oriental à travers l’œuvre de l’historien K.A. Wittfogel, spécialiste de la Chine, cet essai déconstruit les paradigmes établis. En examinant les limites structurelles et théoriques de la pensée marxiste, Djamel Benkrid ouvre de nouveaux horizons dans les domaines anthropologique, politique et historique. Grâce à cette approche multidisciplinaire, ses travaux révèlent que le despotisme, qu’il soit oriental ou occidental, reste un élément omniprésent dans les doctrines politiques.