François Petitjean est un professionnel de la publicité ayant parcouru le monde des agences. Il fait partie aujourd’hui de ces passionnés de l’idée qui subsistent pour transmettre un message fort empli de valeurs.

DE L'AUTEUR
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Rencontre avec... François Petitjean

1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?
Ce livre est une fenêtre ouverte sur l’univers de la publicité, avec ses coutumes, ses innovations réelles ou théoriques, ses entreprises, ses acteurs et ses systèmes de réflexion et de travail.
Le ton est celui des gens qui le font exister, volontairement provoquant, je l’espère parfois drôle, mais jamais dans l’aigreur, et accompagné de propositions et de perspectives.
Si un jeune entrant dans la vie active pense à la publicité, ce livre lui dira ce qu’il va trouver, dans le sérieux d’un « boulot » autant que dans les contradictions d’un « boulot » pas comme les autres.

2. Quelles sont vos sources d’inspirations ?
Le plaisir d’abord et avant tout. Celui d’être un peu moqueur, et de tenter d’y mettre des mots. Ensuite, essentiellement, mon expérience professionnelle et un parcours peuplé de vrais sujets de fond autant que d’anecdotes de surface. L’inspiration vient aussi des gens, des personnes rencontrées, naturellement.
Sur la forme, je ne peux pas nier que ma culture générationnelle est plus orientée vers le rock que la sauvegarde des abeilles. Sans nier l’utilité et l’urgence de cette dernière, je suis né avant le sida dans une couche d’ozone totalement inobservée, lorsque des gens marchaient sur la lune et qu’un jeune président était assassiné, entre autres événements. On évolue, mais savoir d’où on vient c’est aussi savoir dans quelle époque on a grandi.

3. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?
Un livre d’espionnage écrit par Vladimir Volkoff : « Le retournement ». Je n’ai pas d’explication rationnelle à ce choix. J’ajouterais que la culture du livre c’est comme celle du théâtre : on aime un livre parce qu’on le vit, tant qu’on ne l’a pas terminé il reste présent à l’esprit, on ne peut pas le zapper. Comme au théâtre, on est coincé, jusqu’à la fin, avec des acteurs vivants comme si on les connaissait. Alors écrire est la phase ultime, un risque aussi.

4. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?
« J’aime le chocolat » ou « j’ai arrêté de fumer ». (un peu plus que 3, désolé)

5. Quelle est votre citation favorite ?
J’en ai deux (ouf) :
« Quand on parle avec un con il faut être sûr qu’il ne fait pas la même chose ».
(auteur incertain)
Et : « Je n’ai pas d’ami parce qu’être aimable c’est fatigant » Jean Gabin.

6. Quel est votre mot préféré ?
Impertinence.

7. Quel est votre rituel d’écriture ?
Y penser n’importe où, n’importe quand, parfois de longs temps sans écrire, et quand le moment vient, aligner les pages, un peu en désordre mais très vite, sans « process ». Ensuite réordonner, corriger. Cette phase, banalement, derrière un bureau, dans le silence et la concentration. Et déconnecté.

8. Le livre que vous auriez aimé écrire ?
« L’épopée de Gilgamesh » mais je crois qu’ils étaient plusieurs et si je l’avais écrit je serai vieux de plusieurs millénaires. C’est l’un des premiers livres connus, né dans le berceau de l’humanité. Plus marrant que la Bible ou le Coran, comme quoi…

9. Stylo ou clavier ?
Clavier, avec des moments de regret.

10. Le mot de la fin ?
Lisez mon prochain livre : Toxic, sur les médias et l’opinion chez EdP, même veine. Et merci à celzéceux qui ont lu ou liront Adworld, Toxic, et le 3e, actuellement en cours de cuisson.