Thème : Romans humoristiques

La malédiction des fleurs

« Pendant plusieurs nuits, il allait tendre ses deux oreilles. Gare à ceux qui essaieraient de commettre un nouvel acte de sabotage dans son jardin, son fusil de chasse chargé trônait désormais au pied du lit malgré le désaccord de Félicienne. »

Mai 1971. Dans le village de Coëx, en Vendée, la vie s’écoule paisiblement à l’approche des élections municipales, rythmée par les fêtes locales et les rivalités entre communes. Mais une série de dégradations visant les fleurs des habitants vient troubler cet équilibre. Les jardins, le parc public et même le café du village sont touchés, attisant rumeurs et divisions.
Les soupçons oscillent entre la cause animale, des actes malveillants ou des manœuvres politiques. Le bataillon des Templiers mené par la Première Dame du village, l’Armée Rouge du général Mignon, l’escadron des « poulets » du brigadier-chef Lecoq et les services secrets de la rusée Lucette s’organisent pour démasquer le responsable. L’enquête, ponctuée de filatures et de tensions croissantes, s’entremêle à une campagne électorale particulièrement serrée.
Dans cette chronique vivante, l’auteur dépeint avec humour une communauté soudée, dans laquelle intrigues et traditions s’entrecroisent.

Lina

« Dans un Royaume tapissé de coussins moelleux et baigné de lumière dorée, une petite créature féline de quelques dizaines de grammes naît pour régner. Oui, régner ! Pas vivre comme un félin ordinaire, ni comme un simple animal domestique, mais gérer, organiser, instaurer des règles de vie. »

Lina n’est pas un simple chat. C’est une Princesse, Première du nom.
Elle règne sur son royaume, que d’aucuns appelleraient « appartement » ou « maison », selon le Code Félin : les territoires y sont revendiqués, les caresses réglementées, les exigences respectées par ses sujets.
Mais derrière l’humour et les caprices se cache un lien tendre et profond entre la féline impératrice et ses fidèles humains, tout dévoués à son bien-être. À sa manière hautaine, elle sait leur rendre leur amour.
Un roman jeunesse drôle et émouvant, où une Maine Coon devient l’héroïne inoubliable de sa royale chronique.

L’essentiel c’est le principal

« Si Lee n’arrivait pas à s’esquiver en loucedé et à s’éloigner le plus vite possible de cette foule délirante d’idées malfaisantes à son égard, certainement que son matricule ne pèserait pas longtemps très cher dans sa balance. »

Le héros de ce roman policier déjanté et rempli d’humour, Lee, est amené, pour les besoins de sa mission, à voyager jusqu’au Japon et à y rencontrer des alliés plutôt inattendus. Entre fiction et réalité, il lutte contre les méchants dans un univers en constante évolution.
François Zeugin a tour à tour été journaliste, photographe et syndicaliste. Après « Z’Handivie’f » (Éditions du Panthéon, 2018), dans lequel il relatait son combat contre le handicap, il nous entraîne maintenant à la suite d’un héros pour le moins loufoque.

Quand ta vie entame une valse

« Odile et Roger avaient repris leurs vélos, et quitté les bords du lac d’Annecy. Beaucoup de bonheur se lisait sur leur visage. Il y avait le plaisir à faire rouler leur gomme sur ces routins, mais surtout, l’aventure qui commençait, accompagnée par le son des roues jouant dans le vent, leur rafraîchissant les mollets. »

Après son licenciement, Roger décide de partir avec son épouse en mode démodé : à vélo, à l’affût du nulle part et de l’ailleurs, au gré de leurs envies. Sans smartphones, sans internet, ils reprendront une communication épistolaire avec leurs proches pour renouer avec la beauté de l’écrit. Un formidable saut dans le passé piqueté de rencontres inoubliables, qui les amènera à profiter pleinement du présent.
Savourer la liberté sous toutes ses formes, capter l’instant, Philippe Billard excelle à saisir les paillettes de joie que nous offre la vie. Après « Le cadeau des anges » et « Ma dernière cavale avec le chien Marcel », retrouvons sa plume déliée et son sens du dialogue, pour notre plus grand plaisir.

Le chapeau

« Petite bourrasque, le chapeau insolite s’envole. Pari gagné pour la calvitie. C’en est trop pour l’homme à la gabardine. Les deux mains enfoncées dans ses poches, il s’enfuit vers ailleurs. »

Jérôme Motta, consultant « en esbroufe », ramasse le chapeau d’un passant qui vient de s’envoler. Son geste, en apparence anodin, l’entraîne dans une série de mésaventures aussi périlleuses que rocambolesques. S’est-il, par ce simple réflexe, mis en danger ? Narré sur un ton badin, ce récit souvent hilarant nous entraîne aux confins de l’absurde.