Cet essai offre une lecture transversale, nourrie de 35 années d’observation des mutations sociales à travers plus de 120 pays. Grâce à une approche pluridisciplinaire et des exemples concrets, Alexandre Marc met en lumière les mécanismes à l’œuvre et propose des pistes pour réinventer un lien démocratique plus solide et durable.

DE L'AUTEUR
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Rencontre avec... Alexandre Marc

 

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Ce livre expose les défis auxquels la démocratie est confrontée de nos jours, en se fondant sur des analyses principalement sociologiques. Il part d’une analyse globale des problèmes que rencontre la démocratie pour se concentrer sur la perte de confiance dans la démocratie qui sévit dans les pays libéraux en Occident aujourd’hui. Le livre identifie trois causes principales à cette perte de confiance : les frustrations économiques, le retour en force des questions identitaires, et l’apparition de tendances hyper-individualistes. Je propose également quelques pistes pour nous aider à traverser cette crise grave de la démocratie.

 

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

Le livre explique que les problèmes que connaît la démocratie en Occident aujourd’hui sont avant tout le fait de nos comportements et de la façon dont la société est en train de changer. On ne peut accuser seulement les politiciens qui sont le produit d’une société ou les institutions qui sont forgées par les individus d’être à l’origine du problème. Nos sociétés doivent se regarder en face et se rendre compte qu’elles sont à l’origine de la crise actuelle. Nous sommes responsables de notre lente dérive vers l’hyper individualisme qui remet en question le fonctionnement de nos institutions

 

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Il y a deux auteurs classiques qui sont à l’origine de beaucoup de mes interrogations : Alexis de Tocqueville et plus proche de nous Hannah Arendt. Je pense que n’importe qui préoccupé par l’état de nos institutions aujourd’hui devrait lire leurs ouvrages. Les trois auteurs contemporains qui m’ont le plus inspiré sont l’américain Robert Putnam, les Français Jérôme Fourquet et Gilles Lipovetsky car ils ont tous une approche sociologique extrêmement solide et originale des problèmes de nos sociétés modernes.

 

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

J’ai toujours aimé lire. Romans, Analyses, Essais dans des domaines très variés m’ont toujours accompagné, avec peut-être une préférence pour l’histoire. Il n’y a pas un livre qui m’a donné envie d’écrire plus qu’un autre. Je me rappelle cependant avoir été extrêmement impressionné par la lecture de Fernand Braudel et en particulier son livre sur la Méditerranée car la variété d’éclairage et de discipline qu’il utilisait donnait une puissance d’analyse extraordinaire à ses écrits.

 

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Curieux, passionné, aventureux

 

  1. Quelle est votre citation favorite ?

Elle est de Gabriel García Márquez dans son livre « Vivir para contarla » :

« L’existence ne consiste pas dans ce que l’on vit mais dans ce que l’on se souvient pour le raconter. »

 

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

Tous les matins, quatre heures d’écriture au moins cinq jours par semaine, sauf quand je voyage. En voyage, un carnet de notes toujours dans son sac pour les idées qui vous viennent à l’esprit.

 

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je pense écrire sur L’Amérique Latine. Je vis presque la moitié de l’année à Buenos Aires maintenant et me passionne pour le continent.

 

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

J’avais jusqu’alors publié seulement en anglais et des livres plus techniques avec la Banque Mondiale. Je suis surtout connu dans le monde anglo-saxon pour mes analyses sur les conflits. Il me fallait un éditeur qui puisse avoir confiance en moi avec un premier livre en français et qui pouvait publier vite car mon livre est lié à l’actualité.

 

  1. Le mot de la fin ?

Préserver la démocratie est l’une des plus grandes urgences de notre siècle. Sa sauvegarde dépend de nous avant tout. Il faut nous ressaisir vite !