Auteur de « Louis XVI a perdu la tête », paru en 2011, qui recensait quelques bourdes de collégiens, Olivier Marion a également collaboré à l’ouvrage collectif « Enseigner de Gaulle » (2018) en rédigeant deux leçons de niveau 3e mises en ligne par la Fondation Charles de Gaulle.

DE L'AUTEUR
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Rencontre avec... Olivier Marion

1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

Partir des perles de collégiens pour ensuite présentez au public leur vision du monde. Grâce à des questionnaires anonymes que je leur soumets en début et en fin d’année, les 11-16 ans nous parlent de leurs projets, leurs idéaux et leurs ressentis. Les lire peut alors nous faire passer, c’est selon, par la surprise, le rire, l’agacement, l’incrédulité, l’émotion ou l’attendrissement.

2. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Mes élèves bien sûr ! Leurs façons de se tenir, de se parler, leurs réparties, leurs réactions vis-à-vis d’une situation de vie de classe ou d’un devoir à effectuer… Grâce à eux, rien n’est figé. Et nous, les profs de collège – lycée, exerçons donc un métier à des années lumières de la routine.

3. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

La foire aux cancres de Jean-Charles, paru en 1962. Penser à publier les perles des élèves ne date donc pas d’hier ! Mais présenter la vision que les ados ont du monde est, je l’espère, plus novateur.

4. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Il s’agit plutôt de trois idéaux que j’essaie de viser au quotidien (ce qui ne veut pas dire que j’y parviens toujours) :

La Modération : l’Histoire nous enseigne que tout excès a généralement conduit à des drames.

Le Compromis : trouver un équilibre entre les membres d’un groupe pour que chacun y trouve son compte.  C’est cet idéal qui permet de gouverner une même Nation, une même société.

La Bienveillance : valoriser ce qui peut l’être. Ne pas dire « C’est nul ! » mais dire « Tu aurais pu améliorer ceci ou cela ».

5. Quelle est votre citation favorite ?

« Faire les choses sérieusement, sans se prendre au sérieux. »

A cet égard, je trouve des gens comme Stéphane Bern ou Michel Cymes formidables. Ils illustrent bien comment aborder rigoureusement des sujets sérieux, la compréhension du passé ou la santé, tout en gardant une approche décontractée, accessible à tous et emplie d’humour.

6. Quel est votre mot préféré ?

Persévérance.

Moi-même, avec abnégation, je répète inlassablement à mes élèves : « Ne vous découragez pas. Si ça n’a pas marché cette fois-ci, ne renoncez pas, travaillez, réessayez et ça marchera mieux la fois d’après ».

7. Quel est votre rituel d’écriture ?

Tard le soir, quand la maison est endormie. Le calme de la nuit aide à la réflexion, à la structuration des idées et à leur accouchement.

8. Le livre que vous auriez aimé écrire ?

J’aurai adoré créer le personnage du Capitaine Haddock ! Au-delà de ses airs bourrus, de ses colères et de son goût outrancier pour l’alcool, il est fidèle, d’une loyauté à toute épreuve, tendre et surtout formidablement comique.

9. Stylo ou clavier ?

Christian… (Clavier). Pardon… je sors… (rire).

10. Le mot de la fin ?

« Lecteurs, puissiez-vous être contents ».

À tous ceux qui porteront un intérêt, quel qu’il soit, à ces Paroles de collégiens, Merci.

Un million de fois Merci !