Pacôme G. Sénoutché est né à KoKolo Sassandra en République de Côte d’Ivoire. Il y a effectué ses études en philosophie et théologie. Il est en mission en France après une année d’expérience pastorale en Pologne.

DE L'AUTEUR
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Rencontre avec... Pacôme G. Sénoutché

1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

L’Erreur de Sarah est mon premier roman dans lequel je raconte l’histoire d’une jeune lycéenne, prise entre deux types d’éducations : les traditions africaines de ses parents et l’émancipation de la femme à travers l’éducation scolaire. Dans ce roman, la tradition est symbolisée par le mariage qu’elle préparait avec  Fabrice son ami d’enfance. L’émancipation, l’autonomie et l’indépendance de la femme est matérialisée par l’obtention du Bac et le parcours universitaire à la capitale de son pays.

Cependant, l’inconduite et la dépravation des mœurs par les jeunes en général et certaines filles en particulier venues des grandes villes du pays, engendrent une confusion dans l’esprit  des  villageois, leurs parents entre émancipation et dépravation.

Ceux-ci s’opposent à l’école et interdisent la scolarisation des filles dans leur village. Mais grâce à l’intervention et les explications de certaines personnes lors d’une fête traditionnelle, l’harmonie revint dans le village, certains aspects négatifs de la tradition sont proscrits, les filles ont repris le chemin de l’école, Sarah et Fabrice se sont mariés et ont eu un enfant.

2. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Ma source d’inspiration c’est d’abord l’observation de la situation de l’école dans mon pays. Depuis tout petit j’ai été marqué par la pauvreté de ma famille et celle de nombreuses familles qui jusqu’ici ont d’énormes difficultés à scolariser leurs enfants, d’une part et d’autre part on trouve les familles très indifférentes à l’éducation scolaire des filles à cause de certaines pratiques culturelles voir cultuelles. Aujourd’hui c’est tout le système éducatif scolaire qui souffre de tous les maux : insécurité, banditisme, perversité, alcool, drogue, grossesses précoces, grèves d’élèves ou des enseignants. Tout ceci me pousse à prendre la plume pour apporter ma contribution à la formation des enfants et des jeunes, espoir de demain pour le continent africain et pour le monde.

3.Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Germinal, d’Emile Zola.

4. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Regard, Compréhension, Action.

5. Quelle est votre citation favorite ? 

« Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux » (Bible, Mt 7.12)

6. Quel est votre mot préféré ?

Dignité

7. Quel est votre rituel d’écriture ?

Au Quotidien

8. Le livre que vous auriez aimé écrire ?

Maïmouna d’Abdoulaye Sadji

9. Stylo ou clavier ?

Stylo

10. Le mot de la fin ?

A mes parents Africains, ivoiriens je dis que le brassage des peuples est de nos jours une évidence, et aucune coutume ne peut vivre encore toute seule et cloitrée.  Par conséquent, c’est un défi d’ouvrir nos enfants aux valeurs des autres peuples : la connaissance des sciences  de la vie, de la terre,  du cosmos, de l’art,  de l’histoire des hommes, des peuples passe nécessairement par  l’éducation scolaire.

A mes jeunes frères, jeunes sœurs, aux enfants je conseille une émancipation responsable, une autonomie inclusive qui tienne compte des valeurs et qui ne se confond pas avec la copie sans conscience des résidus d’ailleurs.

Découvrir « L’erreur de Sarah » : https://bit.ly/35C1kB8