Thierry Daullé enseigne la Civilisation chinoise à l’Université Paul-Valéry de Montpellier.

DE L'AUTEUR
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Rencontre avec... Thierry Daullé

1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

« Le Voyage en Occident d’un Singe d’Orient » est le troisième et dernier volume d’une saga en forme de triptyque. C’est le dernier épisode de la traversée de la très longue Histoire de la Chine, envisagée depuis le troisième siècle avant notre ère jusqu’en 2028, une date qui marque l’aboutissement de l’œuvre d’une étonnante Société secrète, le Sanmimeng, veillant sur l’éternité du pouvoir suprême en Chine, des anciens empereurs jusqu’aux derniers présidents. L’unité chinoise est le grand enjeu de ce récit, qui aborde sans hypocrisie ni aveuglement les plus importants soubresauts de l’Histoire, met en scène les plus grands personnages du Pays du Milieu. Le récit de ce troisième volume est plus particulièrement porté par deux personnages aux destins peu communs, Tristan Peiron et Yin Min, un parisien et une shanghaienne que tout sépare, et qui, aux deux extrémités de la Terre sont appelés par le Sanmimeng à une mission sacrée : permettre la réunion des Trois Sceaux sacrés de l’Empire et favoriser le regroupement du peuple chinois divisé par la Révolution et la Guerre. Les obstacles de tous ordres ne cessent de s’opposer à la réalisation de cette mission et les destinées vont enfin se nouer pour espérer réaliser les espérances des anciens Grands Maîtres de la Société secrète du Sanmimeng. Ces trois volumes constituent aussi une sorte de voyage initiatique à travers la Terre chinoise et sa culture.

2. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

Mes nombreux voyages à travers toute la Chine,y compris Taiwan, une passion proche de l’amour pour l’Histoire de ce pays et pour l’incroyable richesse de sa culture vivante.

3. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

Le Hongloumeng,« le Rêve dans le Pavillon Rouge », une lecture en forme d’éblouissement. Un ouvrage aussi important pour les Chinois que sont (pour les Français) les Misérables + l’Education sentimentale + Madame Bovary + la Comédie Humaine…

4. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

Passion – Internationalisme – Amour de la langue française.

5. Quelle est votre citation favorite ?

Une expression chinoise  en quatre caractères : Men dang hu dui (que les portes s’accordent et que les seuils se correspondent). Tout est dit en matière de relations humaines.

6. Quel est votre mot préféré ?

Clarté.

7. Quel est votre rituel d’écriture ?

J’ai devant mois cinq nouveaux projets…pour l’instant. Ils sont très variés.

Lorsque le thème d’une histoire vient m’habiter, souvent la nuit, je jette une trame en quelques lignes. Puis un fil s’organise, des personnages surgissent pour porter l’histoire (c’est l’histoire qui me pousse). Il faut alors consacrer le temps nécessaire à la recherche, précise, fouillée, exigeante, souvent longue, pour que le récit soit étayé, crédible et accepté par ceux qui savent de quoi il retourne.

Et enfin écrire, avancer, progresser, revenir en arrière, épurer, avancer encore, dans un mouvement incessant de flux et de reflux.

8. Le livre que vous auriez aimé écrire ?

« L’Arrache-cœur » de Boris Vian.

9. Stylo ou clavier ?

L’un (plan et notes de recherches) après l’autre (rédaction et corrections).

10. Le mot de la fin ?

Aussi modeste et humble soit-elle, il n’est rien de plus grand que la création littéraire, qui donne à celui qui écrit, qui élabore comme un artisan d’art son propre langage, qui donne vie et mort à ses personnages, quelque chose de la toute-puissance d’un dieu. Aussi modeste et humble soit-elle…