Thème : Personnages historiques

Les complots contre Richelieu

« Toute l’histoire des complots contre Richelieu est ainsi jalonnée d’espions, d’agents doubles et de traîtres qui interfèrent à chaque fois sur la tournure des événements. Avec la diplomatie et le volontarisme, la maîtrise du renseignement est l’une des composantes fondamentales de l’action politique du cardinal. »

Dans la France troublée du XVIIe siècle, gouverner relève d’un art périlleux.
Principal conseiller de Louis XIII, le cardinal de Richelieu affronte sans relâche les complots fomentés par les grands du royaume et les puissances étrangères, hostiles à l’affirmation d’un pouvoir royal centralisé.
Conspiration de Chalais, chute du favori du roi Cinq-Mars, Journée des Dupes… cet ouvrage dévoile une incessante guerre de l’ombre. Dans un pays fragilisé par la guerre de Trente Ans, chaque intrigue déjouée renforce l’autorité de l’État… au prix de méthodes implacables.
Sous la forme d’un récit vivant et rigoureux, ce livre plonge au cœur des luttes de pouvoir et expose les conspirations qui ont contribué à forger la monarchie absolue.

Narbonne, l’irrésistible

« Déçu de ne pouvoir témoigner au tribunal révolutionnaire, Louis se donne beaucoup de mal. Il fait imprimer à Londres et à Paris une Déclaration de Louis de Narbonne, ancien ministre de la Guerre, dans le procès du Roi, de seize pages, où il qualifie « d’assassinat » la condamnation éventuelle, et la fait parvenir avec une lettre à Tronchet et Malesherbes, avocats du roi. »

Le comte Louis de Narbonne fut l’intime des Bourbons dans sa jeunesse puis, à l’âge mûr, le confident de Napoléon Ier. Placé par le hasard de sa naissance à une époque charnière de l’histoire de son pays, il connut un destin hors norme.
Fils supposé de Louis XV, Narbonne séduisait par son allure et son esprit. Un charme qui lui valut les attentions des dames, la plus célèbre d’entre elles étant Madame de Staël.
Brièvement ministre de la Guerre durant la Révolution, il connut ensuite un long exil d’abord en Angleterre puis en Suisse et en Allemagne. Apprécié de Napoléon, il reprit du service à ses côtés jusqu’à la retraite de Russie. Il perdit finalement la vie en Saxe, en 1813.
Narbonne laissa inconsolés ses amis et soulagés, peut-être, les jaloux, dont un certain Talleyrand.