Rencontre avec... Noélya
- Pouvez-vous nous présenter votre livre?
Ce livre est un voyage au cœur des 11 traditions de Noël, racontées comme autant d’histoires qui éveillent la mémoire, la curiosité et l’imaginaire. Chaque tradition est replacée dans son contexte culturel, mais aussi dans sa dimension humaine : pourquoi on décore un sapin, pourquoi on partage un repas, pourquoi on s’offre des cadeaux…
C’est un livre qui invite petits et grands à redécouvrir ce que nous faisons parfois machinalement, en y réinjectant de la poésie, de la tendresse et du sens. L’idée n’est pas seulement d’expliquer, mais de faire ressentir : à travers des anecdotes, des images, des souvenirs et des inspirations, le lecteur retrouve le fil invisible qui relie les familles, les générations et même les cultures du monde entier autour de Noël.
2. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?
À travers ce livre, je veux rappeler que Noël est bien plus qu’un enchaînement de traditions ou une parenthèse de consommation. C’est un moment unique où l’on se rassemble, où l’on met de côté nos habitudes pour se retrouver autour de l’essentiel : l’amour, le partage, la créativité et la joie simple d’être ensemble.
Mais je veux aussi souligner une vérité précieuse : si Noël avait lieu chaque jour, il perdrait sa magie. Ce qui rend cette fête si belle, c’est sa rareté. Ce caractère exceptionnel nous oblige à nous arrêter, à réfléchir, à inventer, à donner le meilleur de nous-mêmes sans tomber dans la lassitude. Noël nous rappelle que les instants de grâce se savourent justement parce qu’ils ne se répètent pas à l’infini.
Le message que je souhaite transmettre est donc double : redonner du sens à ces traditions qui tissent des liens invisibles entre les générations et les cultures, et inviter chacun à célébrer la beauté de l’instant, à chérir cette magie fragile qui ne dure que si on la vit pleinement.
3. Quelles sont vos sources d’inspirations ?
Elles sont multiples, comme des fils qui se croisent pour tisser un univers.
Il y a d’abord les livres et les films de Hayao Miyazaki, qui m’ont appris que l’imaginaire pouvait être une réponse au monde, et qu’il avait le pouvoir de relier les générations. Il y a aussi les contes pour enfants, avec leur simplicité et leur profondeur cachée, qui éveillent la même émotion chez le petit et le grand lecteur.
Je m’inspire beaucoup des fêtes de famille, de la chaleur de ces moments où l’on se retrouve, des rires et des traditions qui reviennent chaque année comme des repères. Les décors de Noël que je confectionne, mais aussi ceux que j’observe dans les villes, sont pour moi des déclencheurs de rêves : une vitrine, une guirlande, une maison illuminée… tout devient matière à imaginer une histoire.
Et puis, il y a les voix des anciens, qui racontent leur passé et font revivre des époques à travers leurs souvenirs. Ces récits, qu’ils soient familiaux ou historiques, nourrissent ma créativité et me rappellent que chaque tradition est une mémoire vivante.
Enfin, je trouve une inspiration profonde dans les faits historiques, car comprendre d’où viennent les coutumes, les symboles et les célébrations, c’est donner encore plus de sens à ce que nous vivons aujourd’hui.
En somme, mon inspiration est un mélange d’imaginaire, de vécu et de mémoire collective.
4. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?
En réalité, ce ne sont pas des livres qui m’ont donné envie d’écrire. Tout a commencé avec les décors que je fabriquais pour les fêtes, dans ma maison. Chaque décor avait son histoire, comme une petite légende qui lui donnait vie.
Au bout d’un moment, j’ai ressenti le besoin de poser ces histoires sur le papier, pour qu’elles ne disparaissent pas une fois les fêtes passées. Écrire est donc venu naturellement, comme une continuité à mes créations. C’était ma façon d’allonger la vie de mes décors et de partager leur magie autrement.
5. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?
Rêveuse, frappadingue, créative
6. Quelle est votre citation favorite ?
« Le rêve est infini, l’imagination n’a pas d’âge, et les rêves sont éternels » de
Walt Disney
7. Quel est votre rituel d’écriture ?
La musique dans les oreilles, ou devant un film d’animation le stylo à la main, des carnets d’écriture ouvert un peu partout, et je note tout ce qu’il me passe par la tête. Puis j’ajoute un ou deux fils conducteurs.
Parfois je gribouille, parfois je rature, quelquefois je laisse en plan pendant des jours, laissant mon autre activité créative développer mon imagination. Puis, dès qu’une lumière s’illumine dans ma tête, je retourne faire des recherches, j’écris, je raconte autour de moi.
La création de mes histoires est à mon image, désordonnée, éparpillée, à l’envers et complètement toquée
8. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’aimerais continuer à explorer les fêtes et les traditions qui rythment nos vies. Après Noël, il me semble naturel de me tourner vers d’autres univers riches en symboles et en imaginaire, comme Pâques ou Halloween.
Pâques, avec ses racines religieuses mais aussi ses symboles de renaissance et de joie printanière, ouvre un champ magnifique pour mêler histoires, mémoire et création.
Halloween, de son côté, est une fête qui me passionne déjà à travers mes décors, et qui me donne envie de raconter des histoires où le merveilleux et le frisson se croisent.
Mon projet, au fond, c’est de créer une sorte de collection vivante : des livres qui redonnent du sens et de la magie à ces moments où l’on se retrouve, en famille ou entre amis, et qui rappellent que derrière chaque fête il y a toujours une histoire à partager.
9. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?
J’ai envoyé mon histoire à de nombreuses maisons d’édition. Plusieurs m’ont répondu, mais l’accroche s’est faite naturellement avec Le Panthéon.
Madame Bellat a su très vite saisir une part de ma personnalité, donnant vie au projet tout en installant un véritable lien de confiance entre nous.
Le choix s’est alors imposé de lui-même : ce serait Le Panthéon.
J’espère ne pas m’être trompée en faisant ce choix.
10. Le mot de la fin ?
Si l’on me demande pourquoi j’écris, je répondrai simplement :
je n’écris ni pour la gloire, ni pour vendre, ni pour convaincre. Les mots ne sont pas des armes ni des vitrines. Certains aimeront, d’autres passeront leur chemin, et c’est très bien ainsi.
J’écris pour ne pas m’oublier.
Pour garder une trace de celle que je suis aujourd’hui, avec mes doutes, mes élans, mes rêves et mes colères.
J’écris pour que, si un jour je me perds un peu en route, ceux qui m’auront lue puissent me tendre mes propres mots comme un miroir et me dire :
« Souviens-toi, tu étais cette personne-là. Tu portais ces rêves-là. »
J’écris pour que plus tard, en me relisant, je retrouve la même lumière intérieure, la même sincérité.
Parce qu’au fond, écrire, c’est continuer à être soi, même quand le monde change autour.











