« Et dans ce cas, l’immigration est la conséquence de la colonisation, qui est la cause racine de l’immigration. Et dans le cas de l’immigration, les racines prennent toute leur dimension et leur sens profond. N’est-ce pas ?
Les racines de l’immigré dérangent souvent. Tu imagines Kenza, un immigré sans racines ? C’est comme un arbre sans racines ! »
Aller de la France au Maroc, à pied : Kenza et son époux Sahibouna décident un beau jour de tenter cette folle aventure. Eux qui, quelques décennies auparavant, ont fait le trajet inverse, veulent maintenant entreprendre ce retour aux sources. Depuis La Chapelle-sur-Edre ils vont ainsi rallier Témara, main dans la main et sacs au dos, en une longue et magnifique transhumance. Après « Chamal » (2023), dans lequel les deux héros découvraient un étrange manuscrit, Abdenbi Rachadi imagine la suite de leurs aventures comme métaphore du lien entre deux continents.
Abdenbi Rachadi vit avec bonheur sa double culture franco-marocaine, qu’il fait découvrir aux lecteurs avec passion. Il est également l’auteur d’« Achnou » et « RIAD - Un Éden pour mon frère », parus aux Éditions du Panthéon.
Dans ce nouveau récit fascinant, Abdenbi Rachadi nous entraîne aux côtés de Kenza et Sahibouna dans une odyssée unique, de la France au Maroc, à pied. Une aventure humaine et poétique, riche en émotions et en découvertes.
À travers ce voyage plein de poésie, Abdou nous ouvre les yeux sur une réalité qui méritait d’être soulignée : mais qui étaient donc les premiers immigrés, ceux qui portaient alors un tout autre nom ?
Ayyam, le cocktail d’humour, de tendresse et de vérité de ce beau voyage.
Cette nouvelle oeuvre de M. Rachadi est aussi charmante et intéressante que les autres. Seulement ,ici ,l’ auteur analyse un autre phénomène dans sa narration. En effet, en plus de raconter le déroulement de quelques évènements de la vie des personnages, l’auteur traite le sujet de l’ immigration depuis plusieurs perspectives et divers points de vue .L’immigration est, en fait , non seulement géographique, mais aussi lingüistique, socio- culturelle, intellectuelle…Finalement, M. Rachadi nous montre, avec un style simple et passionnant, que malgré tout, l’être reste attaché à ses racines et à ses traditions. Personnellement, j’ apprécie sa manière d’ écrire, car on a l’ impression d’ entendre sa voix nous racontant et nous décrivant les événements.
J’applaudis bien fort cette nouvelle oeuvre de Abdou ,où il decrit minutieusement l’aventure extraordinaire que réalise Sahibouna avec Kenza ,son épouse.
En parallèle, il exprime le sentiment que ressent chaque immigré à la recherche de ses racines . En effet , un arbre qui perd ses racines meurt.
Bravo Abdou