Thème : Romans

Le journal d’un maire de campagne dans les territoires oubliés

« L’ancien maire, un soir de mairie où nous étions tous les trois réunis avec le secrétaire, m’avait simplement dit qu’il arrêtait. Nous n’en avions jamais parlé auparavant, mais j’avais pressenti à demi-mot qu’il était fatigué de cette administration de plus en plus imposante, de l’informatique qui commençait à tout envahir. Il se sentait dépassé par une nouvelle ère qui n’entrait pas dans ce qu’il maîtrisait.
« Je te laisse la place », m’avait-il dit sans nostalgie, mais avec la conviction qu’il avait fait son devoir, celui qu’il croyait juste. Il avait plus de quatre-vingts ans. »

Le narrateur de ce roman fait partie de ces maires qui se démènent dans des territoires ruraux qualifiés d’ « oubliés ». Avec une passion toute sincère pour son rôle dans les collectivités locales, il revient sur son parcours, ses victoires et ses déboires. Il met surtout en avant sa foi inébranlable en ses valeurs, partageant avec nous des difficultés illuminées de la joie du partage, et de l’amour de sa vie à la campagne.

Uapukun

« Cashew, sa mère et ses trois demi-frères habitaient à Maliotenam, de la réserve commune de Uashat Mak Mani-Utenam, près de Sept-Îles, sur la Côte-Nord au Québec.
La communauté autochtone des Premières Nations qui y habitait avait, au cours du temps, changé de nom à plusieurs reprises, c’était à l’origine des Sauvages, des Indiens, des Montagnais, des Amérindiens et finalement des Innus. »

« Uapukun » décrit le parcours d’une adolescente Innue, originaire de la communauté autochtone de Uashat Mak Mani-Utenam sur la Côte-Nord au Québec.
Entre la culture traditionnelle et la modernité, le roman souligne les obstacles rencontrés par Cashew (Uapukun) dans sa quête identitaire.
Malgré les drames humains, la souffrance et les violences, le texte se nourrit de couleur, de lumière et d’espérance.
Animé par la poésie, les métaphores et la nature toujours présente, « Uapukun » décrit une démarche douloureuse, mais intensément libératrice.

La Sainte Trinité amoureuse

« Son regard parcourait son mari et elle le voyait de plus en plus gris ; elle n’apercevait plus qu’un fantôme qui errait à travers sa vie. »

Dix ans de vie commune, une enfant, et l’érosion silencieuse du temps. Entre Élisabeth et Octave, l’amour s’est peu à peu effacé derrière la routine et les renoncements. Tandis qu’il se retire de son rôle d’époux et de père, elle s’acharne à préserver l’équilibre fragile du foyer.
En quête d’attention et de reconnaissance, Élisabeth se tourne vers deux hommes : Alfred, pianiste et confident, et Marc, collègue de travail avec qui elle entame une liaison. Mais ces échappées ne suffisent pas à combler le vide qui grandit en elle. Lorsque la vérité éclate, les certitudes s’effondrent et chacun doit faire face aux conséquences de ses choix.

Au milieu coule la Sioule

« Quant à la Sioule, il lui vouait un culte étrange. La rivière, selon lui, était têtue comme une mule. Elle recherchait l’océan. Elle musardait un jour, se répandait un autre, en poussant sa lame d’eau vers la plaine, mais elle voyait plus loin. »

Dans les Combrailles, la rivière ne se contente pas de couler : elle se souvient.
« Au milieu coule la Sioule » raconte les destins croisés de deux Olympe, deux époques, un même combat en faveur de l’environnement. Au XIXe siècle, Olympe s’oppose à l’exploitation des mines de plomb argentifère et parcourt la Sioule, symbole de liberté et de résistance. Deux siècles plus tard, Olympe Bourjois, venue de Paris, fait face aux tensions liées à l’ouverture d’une mine de lithium, confrontant convictions écologiques et enjeux économiques. La rivière devient le fil qui relie ces vies et interroge : progrès et nature peuvent-ils coexister ?

Exécration

« Depuis ce temps-là, et pour de multiples raisons combinées, démographiques et sociétales, le crétacé du catholicisme, si j’ose dire, a eu lieu. La pratique s’est totalement effondrée, n’est plus que résiduelle. Dans la majeure partie du pays, cette religion est devenue inintelligible ; elle a disparu des débats d’idées, des références culturelles communes. C’est pourquoi l’occasion semble venue de préparer le grand nettoyage de printemps. Car ce patrimoine inusité grève lourdement le budget de l’État »

Dans un futur proche, l’État français ne sait plus que faire de ses milliers d’églises désertées. Dürthal, haut fonctionnaire au ministère des Cultures et des Différences, est chargé de piloter la réforme du Patrimoine cultuel transversal sédimenté : désaffecter, vendre, transformer, rentabiliser.
Produit abouti de la noblesse d’État et de son relativisme utilitaire, Dürthal aborde ce chantier comme un simple exercice de gestion. Mais la désacralisation programmée de Notre-Dame de Paris, assortie de l’exigence d’une cérémonie d’exécration, fissure ses certitudes. Confronté aux dilemmes moraux et à sa propre vacuité intérieure, il voit vaciller les valeurs d’un monde qu’il servait sans les interroger.
Sotie d’anticipation corrosive, « Exécration » propose une critique sévère d’une modernité désenchantée, où le progrès se paie au prix d’un effacement du sens.

WAKHA

« Achnou (quoi ?)
C’est de la darija (marocain parlé et écrit aussi).
Le sens : quoi ? Mais aussi : qu’est-ce que tu veux ? Et qu’est-ce qui se passe ? Selon le contexte.
Tout est question de nuances et de subtilités. »

Immersion au cœur de la double culture marocaine et française, « Wakha », qui signifie « d’accord », est le septième ouvrage d’Abdenbi Rachadi. Il mêle le darija, l’arabe parlé dans le Royaume du Maroc, et la langue de Molière, tout en rassemblant les épisodes marquants vécus par Kenza et Sahibouna au fil des six précédents romans.
« Achnou », « RIAD – Un Éden pour mon frère », « Chamal », « Ayyam », « Kifach » et « Âalach » ont paru aux Éditions du Panthéon.

Dunkerque-Hollywood

« C’est important pour les gens, pour montrer qu’ils savent porter haut et fort leurs valeurs et leur faire voir l’avenir en grand format ;
C’est important pour l’histoire, pour braquer les projecteurs sur cette bataille de Dunkerque, l’opération Dynamo, souvent méconnue, voire totalement ignorée de la majorité des Français.
Plus rien d’autre que le film, maintenant ! »

À l’occasion du tournage du film Dunkerque de Christopher Nolan, la narratrice revient dans sa ville natale pour retrouver son fils Max, figurant sur le plateau. La reconstitution hollywoodienne fait surgir dans les mémoires la véritable évacuation de Dunkerque en 1940. Ce retour vers le passé la conduit à explorer l’histoire de son grand-père Julien, soldat français capturé et marqué par cinq années de captivité, et celle de Blanche, son épouse, restée seule avec leur enfant sous les bombardements. Amour brisé, malentendus et silences composent un secret de famille longtemps enfoui.
En croisant les regards de Max, Julien et Blanche, « Dunkerque-Hollywood » mêle mémoire individuelle et histoire collective, interroge la transmission et la possibilité d’une seconde chance.

Là où la Blague frôle l’Imaginable

« Un jour, nous quitterons ce monde. Mais certaines histoires, certaines blagues, elles, nous survivront.
Elles se glissent dans les silences, s’accrochent aux mémoires, ressurgissent dans un éclat de rire qu’on croyait être oublié.
J’ai rassemblé ici quatre fragments de vie, vécus dans quatre villes, sur quatre continents. »

Et si une simple blague ouvrait la porte d’une destinée ? De Mécheria à Cancún, de Paris à Riyadh, Bachir Habiballah nous entraîne dans un roman inspiré d’histoires vraies, où l’humour est art de vivre et outil de vérité.
À travers quatre récits empreints d’humanité, il met en scène des personnages unis par leur sens du respect, de la dignité et de la parole donnée.
Drôle et émouvant, « Là où la Blague frôle l’Imaginable » explore ces instants où le rire dépasse la simple plaisanterie pour révéler la beauté du lien humain.
Un roman qui fait sourire, réfléchir… et réconcilie avec la vie.

Dis LÏA

« Dans un léger halo de lumière, c’est tout LÏA qui venait de s’éveiller. C’est alors qu’une petite voix discrète, fluette et pleine de retenue, sortit de son téléphone et, tout en murmure, dit :
– Ne sois pas triste, Irlande, si tu veux, je peux t’aider. »

Irlande, 14 ans, quitte le Vermont pour s’installer à Boston avec son père. Depuis la disparition de sa mère, les questions restent sans réponse et le silence pèse. Toujours connectée à son téléphone, Irlande s’y réfugie plus qu’elle ne communique… jusqu’au jour où une voix inattendue lui répond. LÏA n’est pas un simple assistant virtuel : elle comprend, ressent et guide Irlande dans une quête intime faite de souvenirs et d’objets retrouvés.
« Dis LÏA » explore le deuil, la filiation et la construction de soi à l’âge sensible de l’adolescence. Un roman lumineux, coloré de fantastique, où l’on apprend que poser les bonnes questions – aux autres comme à soi-même – peut ouvrir le chemin de l’apaisement.

Les âmes absentes

« J’ai compris que, déraciné que j’étais, je le resterais jusqu’à mon dernier jour. Je ne suis plus de mon pays, mais je ne serai jamais vraiment de celui-ci. Je suis de nulle part et c’est bien ainsi : les départs sont plus faciles. »

Correspondance tissée de fiction, « Les âmes absentes » entrelace les messages d’amis retrouvés ou volontairement perdus de vue. Missives que l’auteur a rêvé d’envoyer à de tristes sires ou tendres épîtres reçues, c’est le tableau d’une vie qui se dessine entre les lignes de chaque message.
En contrepoint, la seconde partie poétique dit la beauté du Sud et les éclats de la couleur sur la palette en un vibrant hommage à la joie d’exister.

Mémoire

« Ah, ce que j’envie l’oublieuse mémoire du commun des mortels vivant leur petite vie banale, quand, moi, je suis exposé à une aventure exceptionnelle en raison de mes facultés ! »

Dans un XXIIe siècle fracturé entre utopie et tyrannie, la mémoire peut-elle devenir l’arme la plus redoutable – et la plus humaine – qui soit ?
Ulysse possède une mémoire absolue née du traumatisme. Prisonnier d’un Empire autoritaire opposé à la Nation, utopie fondée sur la coopération, il devient une pièce maîtresse d’un affrontement idéologique décisif. Depuis sa cellule, il révèle peu à peu le rôle singulier qu’il entend jouer.
Roman philosophique et engagé, « Mémoire » interroge liberté, justice et responsabilité collective, et esquisse l’espoir d’un monde plus solidaire. Êtes-vous prêts à découvrir le plus pacifique, et peut-être le plus machiavélique, Cheval de Troie de l’Histoire ?

Feu intérieur

« Depuis que j’ai 14 ans, je n’ai raté que deux Grands Prix à Monaco. Deux fois seulement en dix ans. C’est mon rituel, mon rendez-vous annuel. Mon moment à moi. Et cette année, malgré les béquilles, malgré la douleur, malgré tout… je suis là. J’y retourne. »

Sapeur-pompier à Paris, Elia a vu sa vie basculer lorsqu’un accident en intervention a mis fin à la carrière qu’elle s’était juré de mener. De retour auprès des siens, elle tente de se réapproprier sa vie.
Une opportunité inattendue la propulse alors dans l’univers exigeant de la Formule 1. Dans ce monde où la performance, la rigueur et la passion se mêlent à la vitesse, Elia devient préparatrice physique pour une écurie prestigieuse. Elle y découvre de nouvelles façons de se dépasser et de puiser dans sa force intérieure pour avancer.
Roman vibrant sur la résilience et la renaissance, « Feu intérieur » célèbre le courage de se relever et d’oser rêver à nouveau.

L’avenir c’est maintenant

« Confucius a dit : « Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie. » J’ai toujours eu ce besoin de comprendre comment le monde fonctionne à grande échelle, et les marchés sont un miroir brutal, mais fascinant, de la réalité économique et humaine. Le trading, c’est une façon de naviguer dans ce chaos avec mes propres règles. »

Quitter la terre ferme, c’est choisir l’inconnu. Antoine, ingénieur et trader indépendant, décide de tout abandonner pour vivre sur les flots, entre ciel et mer, liberté et vertige. À bord de son catamaran, il poursuit son métier tout en explorant le monde.
Avec Nancy, rencontrée en Floride, il traverse l’Atlantique, affronte les tempêtes, les pirates et les pièges invisibles du cyberespace. De Miami aux côtes du Roussillon, leur voyage devient une aventure à la fois intime et haletante, où se mêlent amour, risque et quête de sens.

Inventaire de Silences

« Une lettre sans timbre, sans signature, juste une enveloppe beige, fatiguée, pleine de mots qui piquent et sentent la fin. Je l’ai lue en silence, comme on lit un adieu qu’on comprend un peu trop bien. »

Après une relation aussi fusionnelle que destructrice, Jeanne se replie sur elle-même, écrasée par la honte et les silences. Dans un appartement trop étroit pour contenir la douleur, chacun tente de tenir debout : des parents aimants mais démunis, une petite sœur discrète, et le narrateur, Maxime, le grand frère qui observe… et agit trop tard.
Maxime retrace les failles d’une famille et la lente disparition de Jeanne derrière les apparences. À distance, il écrit pour comprendre ce qui s’est brisé, et tenter de sauver ce qui peut l’être. Mais à qui s’adresse-t-il vraiment ? Et pourquoi semble-t-il parfois n’exister que dans les marges des souvenirs ?
À mesure que le récit avance, une autre vérité affleure. Car « Inventaire de Silences » est aussi l’histoire d’une voix inventée pour renaître – et du pouvoir de l’écriture quand plus rien ne tient.

Réussite d’un enfant mal aimé

« Ainsi, l’odeur du charbon stocké dans ce maudit placard tout noir où l’on m’enfermait sans raison, si ce n’est par manque de patience, me révulse encore. Et que dire de ces privations alimentaires intolérables qui obéissaient au comportement d’un père tyrannique ? Très vite, j’ai su me forger une carapace pour me protéger de ses agressions douloureuses. »

Un homme revient, dans ce roman, sur une enfance marquée par la solitude, la peur et le manque d’amour. À dix-sept ans, il décide de fuir un foyer devenu insupportable et de se construire ailleurs, loin des blessures du passé.
Commence alors un long chemin d’émancipation, pavé d’efforts, de découvertes et de remises en question. Porté par une volonté farouche de s’en sortir, il apprend à transformer la douleur en force et à faire de sa liberté le socle de son existence.

Ne plus aimer, jamais

« Il est là, dans ce square, assis en semi-équilibre sur un banc comme si cet endroit était le dernier de sa vie. Son teint pâle et ses yeux écarlates au regard vide laissent deviner l’horrible annonce que l’on vient de lui faire au téléphone, il n’y a pas plus d’une dizaine de minutes. »

Il a tout perdu dans le crash du vol AR521. Sa fiancée adorée puis son âme.
Pour ne plus souffrir, il a accepté de laisser le mystérieux Professeur effacer à jamais sa faculté d’aimer. Mais on ne renonce pas à l’amour sans renier son humanité. Lorsque le pacte diabolique commence à se fissurer apparaissent également les incohérences de cet accident d’avion, qui n’en était peut-être pas un.

Le mystère d’Albert

« Vous voyez, le soleil envoie de l’énergie sous forme de lumière, commença-t-il, presque comme s’il racontait une histoire. Ces panneaux, faits de cellules photovoltaïques, captent cette énergie et la transforment en courant électrique. Ce courant, je l’utilise pour faire fonctionner tout le chalet : l’éclairage, le chauffage, même les télescopes. »

Chaque été, Gaspard quitte Paris pour retrouver Marius, dans les Alpes. Mais cette fois, leur rencontre avec Albert, un homme féru de sciences, va bouleverser les vacances des garçons. Curieux et déterminés, les deux amis plongent dans une aventure faite d’énigmes, de messages codés… et de découvertes scientifiques inattendues.
« Le mystère d’Albert » mêle amitié, mystère et éveil à la curiosité. Grâce à des explications claires sur l’énergie solaire, les barrages, les étoiles ou encore la vie des marmottes, il rend accessibles des notions complexes et invite les jeunes lecteurs à mieux comprendre le monde qui les entoure.

Le Pain en Écritures

« Le four à bois crépitait, il s’en dégageait une chaleur qui servit à faire lever les baguettes et pendant que celles-ci gonflaient tout doucement, on demanda aux apprentis de faire au choix des croissants ou des brioches.
Claude, sans hésiter, prit l’option brioche. Il la réussissait tellement bien chez son père qu’il était sûr du résultat. »

Claude, né dans la farine et élevé au fournil, considère la boulangerie comme une véritable vocation. Dans un petit village de Bourgogne, avec son épouse Émilie, il façonne un pain qui nourrit autant les corps que les âmes.
À travers joies, épreuves et rencontres, leur vie illustre le combat des artisans face à l’industrialisation et à la malbouffe, tout en célébrant l’amour, la passion et le lien humain. Jusqu’à son dernier souffle, Claude demeure un chantre du levain et du véritable artisanat.

Les fêlures d’un funambule rêveur

« Au milieu de la nuit qui recouvre Paris, dans le silence troué de loin en loin par les beuglements d’imbéciles probablement imbibés, jubilant peut-être de réveiller les dormeurs, les pensées affluent, se bousculent. Le prénom de celle qui n’est pas là résonne dans la pénombre, appel, cri, prière, ne recevant aucune réponse. »

Sur le fil de ses souvenirs, Vincent avance, funambule en quête de lumière. Marqué par les blessures du temps et les amours perdues, il revisite ses amitiés, sa famille, ses passions, et se laisse hanter par l’ombre d’Anya, cette femme insaisissable qui a bouleversé sa vie. Dans une société qu’il juge déshumanisée, il s’accroche à l’art, à la littérature et à la musique, refuges qui apaisent ses tourments et prolongent ses rêves. Mélancolie et désir d’espérance se mêlent dans cette quête intime de sens, guidée par la beauté fragile du monde.

Vols d’espoir

« Lara, le cœur rempli de nostalgie, écoutait attentivement les paroles de sa mère, cherchant du réconfort dans sa présence. Les histoires qu’elle racontait n’étaient pas seulement des narrations d’un passé lointain, mais devenaient le tissu même de leurs espoirs, de leurs aspirations. »

Lara, jeune Palestinienne, voit son monde s’effondrer lorsque la guerre emporte son père. Avec sa mère et ses frères, elle prend le chemin de l’exil vers la Jordanie, portée par l’espoir d’une vie en paix.
Arrachée à son enfance, elle doit affronter la perte, la solitude et les blessures du déracinement. Peu à peu, l’écriture et l’art deviennent pour elle un refuge, une manière de reprendre souffle et de se reconstruire.