Thème : Romans

La vie fascinante de Frenchie

« Juste avant de nous quitter mon père m’a offert un violon. Il m’a avoué qu’il désirait me voir poursuivre mes cours, et il m’a encouragée à continuer. Aussi, par la suite, quand je jouais, j’avais un peu l’impression qu’il m’accompagnait ; je sentais sa présence à mes côtés. »

Été 1971 : Caroline, jeune violoniste québécoise, part effectuer un stage à San Francisco où elle rencontrera Mick, photographe professionnel qui lui fera découvrir le monde du spectacle. Un an plus tard, elle le rejoint à Londres et fera la connaissance de musiciens qui bouleverseront son existence : ici commence la vie fascinante de Frenchie, pleine de belles et douloureuses expériences.

Catabase

« Juju descend la passerelle parmi une meute de prisonniers de guerre qui se précipitent, pressés qu’ils sont d’en finir avec ce périple. Lui ne se presse pas. La force lui manque pour cela. Il se met même à douter de la nécessité d’une telle hâte. Il n’y a pas de quoi se hâter. Il le pourrait qu’il ne le ferait pas. Une part de lui-même qu’il ne reverra jamais est restée dans les froidures du Brandebourg, derrière de hauts murs surmontés de barbelés, la foi en l’avenir. Et il rapporte de là-bas quelque chose qui l’encombrera le restant de ses jours, une angoisse morbide. »

Dans la Tunisie de 1938, les destins basculent. Les intrigues fascistes, le combat indépendantiste ainsi que la guerre frappent durement Lelle. Avec l’occupation par les forces de l’Axe, les situations individuelles ou collectives sont mises à dure épreuve. Ailleurs, à Londres, sous les bombardements, la lutte contre l’occupant nazi s’organise, dans la douleur parfois. Puis viendra le temps de la Libération, des GI’s, des bals, de la plage, du retour à l’insouciance. Mais lorsque l’on a connu la descente aux enfers, la joie de la vie retrouvée ne se fait pas sans qu’apparaissent de lourds stigmates.
Après « Giovinezza », Jeff Sestier poursuit l’histoire de ces personnages attachants et de leur mode de vie dans Tunis occupée. Dans une langue claire, avec le souci de la précision historique, il invite le lecteur à découvrir la façon dont la famille Sellier et son entourage ont vécu les affrontements entre Alliés et forces de l’Axe.

Lapis-lazuli la pierre de l’ange

« Durant les trois ans qui suivirent, Julius pensait à Angel à chaque fois qu’il se promenait sur la plage de Collignon.
À chaque fois qu’il dépassait les fameux rochers, son cœur battait plus vite et il revoyait dans sa mémoire le regard d’Angel. Ce regard bleu constellé de poussières d’or qui avait tellement touché son cœur, c’était un instant suspendu dans le temps, qui restait gravé dans sa mémoire. »

Pour s’être rebellé contre Dieu, en voulant aider des mortelles, Nathan perd ses ailes d’ange et se voit banni sur terre, amnésique et simple humain. Il devient Angel.
Un jour son chemin croise celui de Swann, celle qu’il avait voulu secourir dans une autre dimension. Une connexion furtive mais indélébile s’installe alors entre eux, les entraînant dans l’irrésistible désir de se revoir. Symbole de leur lien spirituel, un lapis-lazuli entre en possession de Swann.

De Cromagnon à la covid

« Quel modèle  ! Hippocrate prétend descendre d’Asclépios, le Dieu grec de la médecine. Son père l’a initié à la médecine sacerdotale et aux bases de l’anatomie issues des civilisations antérieures et principalement de l’égyptienne. Mais il s’est affranchi bien vite des considérations religieuses et magiques, révolutionnant les concepts et pratiques d’alors. Pour lui, tout doit être étudié selon une démarche rationaliste. Les maladies ont une cause qui se manifeste par des signes cliniques et elles s’expliquent sans faire appel aux dieux ou à la magie. »

Cet ouvrage évoque des phases marquantes dans l’évolution des connaissances et des pratiques médicinales.
Savr, jeune et vaillant chasseur cromagnon, est grièvement blessé à la tête au cours d’une spectaculaire chasse au mammouth. Maag, le vieux médecin-sorcier, le trépane avec succès. L’exploit est fêté dans la liesse. Batitep, héros de la construction de la pyramide de pharaon, aspire à devenir prêtre-médecin. Il se forme à une discipline caractérisée par la symbiose du vivant et du divin qui se traduit par l’embaumement. Avicenne, disciple des grands médecins grecs, est un savant omniscient. Il développe une médecine expérimentale enfin libérée de la magie.
Les récits vrais (et souvent cocasses) de patients montrent le travail au quotidien de nos services de santé actuels, hautement « technologisés », mais pris au dépourvu par la covid.
L’auteur s’appuie sur une documentation solide et pertinente. Il fait vivre en situation, avec des descriptions particulièrement réalistes, les grandes étapes de l’odyssée médicale. De Cromagnon à la covid est une aventure à la fois instructive et plaisante.

Un jour, une autre vie ! Une deuxième naissance dans un fracas de tôles

« Il était gentil et doux et ne pouvait pas faire de mal à une mouche. Recruté par le précédent magistrat de la ville, il a fait partie des cadres qu’Antoinette avait gardés contre l’avis de plusieurs de ses collègues. Avec le recul, elle avait fait le bon choix et avait pris la bonne décision. »

Originaire de Mauritanie, le jeune Bangali arrive à Paris pour ses études universitaires. Passionné par l’administration, il se consacre corps et âme à sa carrière… jusqu’à un tragique accident de la route. C’est ce destin bouleversé que l’auteur met en lumière dans cet ouvrage sincère et poignant. Un être lumineux fauché en plein vol, et sa renaissance, douce, lente. Ponctuée de tout ce qu’on ne voit pas jusqu’à ce qu’on flirte avec la mort.
Tout comme son héros, l’auteur a vu le jour en Mauritanie, avant de rejoindre la France pour un doctorat d’urbanisme et un troisième cycle de sociologie. Profondément attaché à ses traditions, Bangali a toujours conservé, malgré la distance et le temps, les valeurs inculquées durant l’enfance qui guident et déterminent ses rapports à autrui et à l’existence.

Une putain de rencontre

« Tu pensais vraiment y échapper, pauvre fou que tu es ? Tu pourras mettre tous les onguents que tu voudras sur le visage, t’ingurgiter les potions miraculeuses que tu veux, soulever l’acier dans les salles, courir comme un dément, il est là, sournoisement, il se distille comme le goutte-à-goutte d’une perfusion qui t’inocule un poison lentement. Il s’est installé dans les fibres de tes pensées, imperceptiblement, sans que tu le sentes arriver vraiment.
Le temps… »

Si une vie n’est finalement qu’un enchevêtrement de souvenirs plus ou moins marquants, il suffit parfois d’une seule rencontre pour tout bouleverser. Un homme, une femme et c’est tout un passé avec lequel il faut régler ses comptes…

La mère d’Arnold

« La mère est assise près du poêle à bois et la bassine à ses pieds est vide. Sur ses genoux, Neptune dort roulé en boule dans les plis de la robe noire. Il lève sa petite tête en entendant les garçons entrer dans la cuisine et saute sur le carrelage pour aller se frotter aux bas de pantalon de ses deux amis. Doucement, Arnold prend sa mère dans les bras et la berce. Ils ne se disent rien, ils ne pleurent pas, mais la tristesse est palpable au-dessus d’eux. Jean-Charles se dit qu’il pourrait toucher leur malheur s’il tendait la main. »

Fresque familiale, rebrodée du fil de la fiction, La mère d’Arnold nous emporte des années 1920 à 1950. Saga émouvante qui voit des enfants s’émanciper du giron maternel et, adultes, connaître les affres du conflit mondial et le début des Trente Glorieuses.

L’Étranger de la nuit

« Mes doigts se sont séparés de la main. J’allume la lampe. Mon désir est immense. Le temps me fascine par la parfaite régularité de ses traits qui voilent mes yeux. Viendra le moment où je survolerai mes mots, où ma pensée ne se révélera plus par fragments, mais par l’unité, par moi. »

Dans une ville où le désir est omniprésent, Dimitri loue un modeste appartement. Il y vit de profondes angoisses. Dans son immeuble, le lecteur voyagera de résidente en résident, comme des moucherons qui se glissent entre les lattes du plancher pour observer des morceaux de vie brisée, recollée, mal recollée. D’échanges violents en torture psychique, le récit nous emmène dans les bas-fonds de l’esprit… à la recherche de l’Étranger.

Un prince nègre à Paris

« En quittant le village Fombou dont son père, Sa Majesté François Ngamabia, était le chef depuis trois décennies, Bernard Ngamabia avait suscité de grands espoirs en ses proches. Ce fils du souverain de ce village de deux cent mille habitants avait été très tôt attiré par les charmes de la capitale du Bangosland, le pays qui l’avait vu naître et grandir. Quand il décida donc de plier ses affaires pour déposer ses valises à Coumbala, Bernard Ngamabia avait fait à ses parents la promesse de poursuivre ses études commencées au village. »

Bernard Ngamabia est un jeune Africain, fils du chef du village de Fombou. Après le lycée, il déménage chez son oncle, à la capitale, pour étudier… mais il fait la rencontre en ligne d’une jeune Française qui le convainc de tout abandonner pour la rejoindre à Paris. Ce faisant, il renie sa culture africaine, ses traditions, jusqu’à son propre nom. Lorsque son père décède, il est appelé à hériter de ses fonctions… Retournera-t-il à Fombou ? Qu’adviendra-t-il de son mariage ? Une fable contemporaine sur la tolérance et l’acceptation de l’autre.

Dépérissement ? Il est encore temps !

« A 80 ans, il était peut-être temps de réfléchir à sa situation, à son long passé et son court futur, en principe. Il avait des sensations, des sentiments, des vagues souvenirs, des vécus, des actes dont il ne se souvenait pas, connus par ceux qui l’avaient vu grandir et qui le lui rappelaient quelquefois en souriant.
Il voulait se plonger dans les racines de son existence, faire des efforts de mémoire, se remémorer les images fugaces stockées là dans les profondeurs de son cerveau et qui revenaient de temps en temps comme des lames de fond au plus profond de son inconscient.»

Dans ce roman Jacques se remémore les grandes pages de sa vie. Mêlant l’universel et l’intime, avec ses carnets et lettres issus des archives familiales, son récit nous invite à nous interroger sur notre condition humaine et les enjeux de nos sociétés.
À travers cette fiction chronologique, près de deux siècles d’évolutions, et de révolutions, sont abordés. Lumières et liberté de pensée, progrès techniques et scientifiques, vécus à travers les expériences tout à la fois singulières et ordinaires du narrateur.

Jean-Christophe Sauvé au pied du mont Sinaï

« Les prêtres se regardèrent un instant, sans un mot de plus, mais après, pour toute réponse, leurs yeux se tournèrent en même temps vers le monastère, comme si cette réalité incommensurable venait tout juste de frapper leurs esprits. Ils croyaient fermement que cet Homme de lumière était bel et bien Jésus-Christ et que ces gens, avec eux, sur cette Terre sainte, faisaient partie, effectivement, des heureux détenteurs du plus grand cadeau que pouvait recevoir un être humain. »

Jean-Christophe, le personnage central de ce roman, surgit d’une manière insolite aux yeux de nombreux touristes et pèlerins comme Jésus-Christ lui-même revenu sur terre. Beaucoup y croient fermement alors que d’autres, plus récalcitrants, refusent cette annonce. Parmi eux, un homme devient le plus grand rival de Jean-Christophe ; on le connaît sous le nom d’Omar et il cherche à tout prix à se débarrasser du « maudit Québécois ».
À travers eux, c’est le combat de la lumière contre les ténèbres qui est raconté. D’un côté la paix, de l’autre la destruction de tout un peuple par un homme dominé par l’intégrisme religieux. Qui sera le vainqueur ?

2027

« J’ai choisi de défendre les causes justes sans contrainte. Ne pas faire à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. J’ai un proverbe que je cite très souvent auprès de mes confrères.
« On ne défend pas toutes les causes justes avec un arc très tendu. » J’aime la vie, la nature, mon ami Dany, mon amie Clara qui ne fait plus partie de ce monde, elle me manque énormément. »

2027 : la population est de plus en plus vulnérable. Les libertés sont bafouées, sous contrôle quotidien. Le taux de suicide bat des records effroyables…
Après la mort entourée de mystère de Clara, qui s’était donnée corps et âme dans la défense des opprimés, Éloïse va mener son enquête pour découvrir le fin mot de l’histoire. Bien déterminée à dévoiler la vérité au péril de sa vie, elle croisera le chemin de personnes sombres, torturées autant que tortionnaires.

Le camion à ordures et le porte-conteneurs

« Samuel s’éclipsa en faisant un signe de la main à Manon-la-Puce qui le lui renvoya. C’était fini. Elle appréciait que cela se fasse en douceur, il se désolait que cela se fasse. »

Montréal, quelques années avant l’Expo 67. La beauté et la tendresse peuvent-elles sauver l’innocence de deux enfants ? Samuel et Luc s’épaulent et s’aiment à leur façon, entourés de prostituées et de jeunes gens que le destin a mis sur leur route, tentant de survivre dans un monde qui leur est hostile.
Dans ce roman, Pierre Bourbonnais met en valeur des thèmes à la fois d’actualité et intemporels : l’identité sexuelle, l’amour et l’amitié.

Chambre 55

« Ils m’ont attaché, car ils me trouvaient agressif. Je suis agressif, mais je ne veux pas être traité comme un animal. Enragé, mais pas au point d’être piqué. C’est contraire à la loi. Dans quelques jours pourtant, s’il n’y a aucune amélioration de mon état, je ne serais pas surpris qu’ils me débranchent. »

Sédaté, intubé et le corps rongé par l’alcoolisme, Noah aimerait que son esprit soit lui aussi anesthésié. Mais il doit se résoudre à faire face à ses souvenirs. En un chassé-croisé entre délire médicamenteux et lucidité grinçante, il imagine le livre de sa vie. Ses monologues intérieurs, modèles d’ironie et de drôlerie méchante, disent ce que fut le terreau de sa relation avec les autres : le sarcasme et l’insulte.
Paradoxalement, sa fille Ella l’accompagne, lui, le père destructeur. Remontant à la source de la douleur, le récit nous projette dans les années 60 lorsque l’enfance de Noah s’est fracassée, au décès de son père.
La fin de vie et son cortège d’indignités sont là, dans ce roman uppercut qui entrecroise les thèmes du pardon, de l’euthanasie et de l’addiction. Pour échapper à sa souffrance, à quelle tentation sommes-nous prêts à succomber ?

Le Maître de l’humain

« Les fantômes des cinq dépouilles me hantaient. Que dis-je ! Ceux des dix corps emportés dans un jeu d’une indescriptible cruauté ! La complexité des scènes lugubres s’opposait définitivement à la culpabilité d’un seul. Tout conduisait à penser que des hommes à la solde du Temple ou de Terria perpétraient l’occision du menacé pour, ensuite, être fendus eux-mêmes par un tiers. Cette version me plaisait. »

An 1250. Ysabel, l’épouse de Jehan de Malfort, met au monde trois enfants. Deux des nouveau-nés sont peu après cruellement assassinés. Le troisième, Bertrand, échappe au massacre. Pour une raison incompréhensible, Jehan annonce à sa femme la mort des trois enfants. Terrassée par le malheur, Ysabel se suicide.
Vingt années plus tard, Jehan décide de confier l’éducation de Bertrand au moine Terria de Torilite. C’est ainsi que l’ecclésiastique et le fils du seigneur vont parcourir les terres de Malfort durant deux années. Mais leurs fréquentes disputes mettent à mal leurs relations et inclinent Bertrand à se défier de Terria. Qui plus est, le moine annonce des morts atroces à des gens et les prédictions se réalisent, presque immédiatement. La curiosité de Bertrand est alors piquée : qui est vraiment Terria ? Le moine est-il un meurtrier ? De sombres affaires demandent à être mises en lumière…

Le Théâtre des Aveugles

« Personne ne s’est probablement jugé auparavant avec autant de colère que moi. Les supplications d’un homme fantôme et le dernier sourire d’un assassin insufflent la direction de mon futur dans la même pièce. Je ne sais pas si ce sont les dernières années de ma vie, mais je poursuis mon chemin comme n’étant rien pendant toute cette durée. Le désir de destruction et de disparition grandit davantage chaque jour en moi et je remplis à la lettre les désirs insatiables de mes pensées. »

Un homme observe et écrit la vie qui glisse autour de lui. Il cherche à comprendre le sens de l’existence, celle des autres et de la sienne. Dans une écriture ciselée, acerbe et sublime, il nous fait comprendre que personne ne pourra être sauvé, et qu’il en est ainsi. Grave, absurde, éprouvant, son récit nous entraîne dans les abîmes de l’esprit humain.

Un Parfum de gougères

« Comme tous les ans, deux jours avant Noël, je prends une année. Quand j’étais enfant, je n’avais pas de cadeau. À l’orphelinat, on me donnait une orange et une écharpe en guise de cadeaux de Noël. On me disait : « Tu as de la chance, sois contente, tu reçois deux cadeaux, un pour Noël et l’autre pour ton anniversaire. »
Depuis que je suis seule, je continue à me fêter. J’achète une demi-bouteille de champagne au Markett, histoire de m’offrir quelque chose. Je me cuisine un petit plat. Je me sers une coupe, elle me fait la soirée. »

2031 : dans un monde où les saisons font désormais ce qu’elles veulent, Marie, douce retraitée aux rides pleines de sourires, raconte une année dans sa maison de campagne. Une existence peuplée de parties de scrabble et de gougères au fromage au goût de souvenirs, de couleurs et de nuages, de mélancolie, d’amitié et de tendresse. Une tranche de vie prise dans un hiver ensoleillé, qui appelle à la sagesse et à la foi après les tempêtes de « La neige assourdit mes tapages » (Éditions du Panthéon, 2019).
Annie-Gisèle Cousty a été enseignante de danse classique et directrice d’une salle de théâtre. Elle est également l’auteur de « La Fille du miel » (Éditions du Panthéon, 2017).

ARTÉMISE, voyage et mort du jeune Alfred Simon (1833-1854)

« Plusieurs jeunes marins, de dix-sept à vingt ans,
Montaient comme des chats enjamber une vergue,
Occupés aux huniers, cacatois, cabestans,
Ils mettaient, en chantant, leur courage en exergue.

L’un d’eux portait un titre, il en était si fier :
Aspirant de marine, et de deuxième classe !
C’était Alfred Simon. « L’honneur que l’on conquiert » :
Il voyait dans son sort le meilleur que Dieu fasse. »

1854 : Artémise, corvette de guerre, part de Cherbourg pour livrer bataille au Kamtchatka pendant la guerre de Crimée. À son bord, Alfred Simon, jeune aspirant de seconde classe plein d’avenir, effectue sa première grande traversée et rencontre tous les déboires qui l’accompagnent : tempêtes, maladies… Il mourra lors de ce voyage initiatique, et Artémise retrouvera le port de Cherbourg un an plus tard.
Une aventure épique, narrée en alexandrins, dans la fin d’un dix-neuvième siècle tumultueux.

Le Lien !

« Les larmes aux yeux, Méline ne pouvait s’empêcher de penser qu’il y avait eu une ombre ce jour-là. L’absence de sa mère. Pourquoi n’était-elle jamais revenue ? Elle ne pouvait pas effacer sa famille comme on gomme un dessin ! Méline ne pouvait pas oublier les dernières paroles qu’elle avait prononcées et elle s’en voulait encore tellement, après toutes ces années. Elle était si jeune et stupide, mais elle ne pouvait pas changer le passé. Ses copines se disputaient aussi avec leur mère et elle ne partait pas pour autant ! »

Janice disparaît un soir, laissant sa famille désorientée et anéantie par l’espoir tenace de la voir revenir un jour.
Devenue SDF, Janice croisera le chemin d’un mystérieux inconnu au passé douloureux, avec lequel elle nouera des liens indéfectibles et complexes. Mais elle devra retrouver ses enfants, qui partagent avec elle un fardeau terrible  : une maladie héréditaire qui les met tous en danger… Seulement, quelque chose empêche ces retrouvailles impératives  : Janice est amnésique.
L’amour est omniprésent dans ce roman où il guide en permanence les personnages sans qu’ils en soient conscients.

RIAD – Un Éden pour mon frère

« Nous profitons juste du moment présent. Simplement.
Le bonheur, c’est simple. C’est comme un verre d’eau quand tu as soif.
Tu apprécies ce moment pour ce qu’il est. »

Entremêlant fiction et réalité, Abdenbi Rachadi retrace et poursuit l’histoire de son frère disparu, lui rendant ainsi un vibrant hommage. Il souligne, avec des mots lumineux, la sincérité de l’amour qui unit les membres d’une famille, qu’elle soit de sang ou de cœur !