Thème : Romans

L’amour est-il soluble dans les eaux glacées du calcul égoïste ?

« En fait, le véritable choix dans la vie n’est pas celui entre des idéaux, mais bien celui entre des moyens. Le mauvais choix des moyens interdit d’atteindre l’idéal. »

En quatorze chapitres, correspondant aux étapes d’un voyage en voiture, le narrateur, chef d’entreprise soumis à des difficultés judiciaires aussi brutales qu’imprévues, s’interroge sur son parcours professionnel, ses motivations profondes mais aussi sur ses relations avec les femmes.
S’est-il fourvoyé ? Ce chemin de croix est pour lui l’occasion d’une « auto » -analyse au regard de quelques « questionnements » majeurs de notre époque.
L’auteur, par profession, côtoie, depuis longtemps, le monde des affaires qu’il décrit dans sa complexité, mais toujours avec distance et humour.

Mariage par correspondance

« Je crois que durant ton séjour, nous nous sommes mieux connus. Et c’est la raison pour laquelle je t’ai fait une proposition de mariage. Pour moi, les paroles que je t’ai dites, face à face, les yeux dans les yeux, sont sacrées. Maintenant, j’attends impatiemment ta décision. »

Siriman, Français d’origine malienne, rencontre et tombe amoureux de Nagnouma, qui le lui rend bien. Dans ce roman, l’auteur nous emmène explorer les effets de leur culture et de leur environnement social sur deux personnes qui s’aiment… L’endroit où ils ont grandi sera-t-il un obstacle à leur mariage, ou en sera-t-il le ciment ? L’amour est-il une question d’idées ? Vous le découvrirez entre les lignes…

Le livre d’Émile

« Rien de plus régénérateur pour Émile que de se promener sur la berge, le long des maisons grises et des quais animés. Le regard se charge alors de réalité, plus enivrante qu’un opium. »

Dans ce nouvel opus, l’auteur explore l’époque de sa jeunesse, plus particulièrement de son adolescence, qui se déroule en province belge francophone, pendant les glorious ou swinging sixties.
Au vu de sa propre expérience et de sa vision de la vie, le narrateur, à l’âge des bilans, s’interroge sur son passé et son cheminement, dans ce récit dense aux multiples angles d’approche, en introduisant des personnages semi-fictifs de la classe ouvrière et moyenne lesquels ne déparent nullement la réalité et l’authenticité du témoignage serti de pointes d’humour et d’irrévérence aux modes ainsi que de multiples allusions littéraires et musicales.
Jean-Hubert Mabille ne se lasse pas d’observer ses semblables et de les dépeindre d’une plume aussi sensible que reconnaissable dans ce roman foisonnant qui s’inscrit dans une saga familiale toujours à prospecter, située dans la chaîne et la trame du temps.

La vieille dame et l’enfant

« Julie sourit. Ses pensées l’amenèrent au jour où elle avait découvert qu’elle était enceinte et où, finalement, elle avait pris la décision de garder le bébé qui avait squatté son ventre sans permission préalable. »

Julie est une mère célibataire qui élève seule son fils Jonathan. Le petit garçon est très intelligent et mature pour son âge, mais il fait aussi des cauchemars répétitifs et a des idées qui paraissent un peu farfelues à sa maman. Suite à un déménagement, des rencontres fortuites au premier abord vont pourtant apporter à cette dernière des éclaircissements mais aussi bouleverser toutes ses croyances.

Caprice et Conséquences

« À ce moment précis, je devais avoir le regard figé et un sourire à peine dessiné, un peu comme dans ces films où l’on devine que le héros est sur le point de dégainer quelque chose d’extraordinaire ou de complètement insensé ; en ce qui me concerne, prenez plutôt la deuxième option… »

Ambroise Lemarly aime son métier, ses voyages et sa vie provinciale. Mais un jour, au retour d’un voyage d’affaires, il décide pour pimenter son quotidien devenu ennuyeux de se faire passer pour l’un des clients attendus par un chauffeur dans le hall d’arrivée de l’aéroport… Une mascarade qui va l’entraîner dans une folle aventure entre Bergame, Genève et Paris, et qui va bien vite le dépasser.

Ainsi Bouddha me donna un fils

« Notre histoire était peut-être écrite à l’avance, mais je ne me doutais pas qu’elle se matérialiserait un jour. Improbable pour moi à une époque de penser vivre une aventure si incroyable au-delà des mers. Mais nos vies nous ont menés sur un même chemin. »

Diane est une jeune fille qui abandonne brusquement ses études en cours d’année. Son destin la projette du jour au lendemain dans le monde des mannequins. C’est son parcours qui est relaté ici, du début de sa carrière à sa passion pour le Tibet, en passant par sa quête de spiritualité et la fondation d’une famille peu conventionnelle. Diane nous entraîne sur les chemins de sa vie, arpentant les pays et les années avec bravoure.

Quand l’amour rencontre le bonheur

« Ils ne voulaient pas parler trop fort, car ils savaient que les regards et oreilles de la salle étaient tous dirigés dans leur direction, attentifs à leurs moindres faits et gestes.
Pas de maladresse alors.
Mais quand l’amour converse avec le bonheur, tout va bien. »

La quête du bonheur est universelle, même si elle est pour chacun différente. Il n’est pas toujours facile de rencontrer l’amour et de faire fonctionner une relation, mais le narrateur s’y emploie de toutes ses forces, tirant les leçons qui s’imposent des péripéties qu’il rencontre.

L’éclosion

« Elles marchent sur le gravier qui crisse sous leurs pas. Cela fait dix minutes qu’elles n’ont pas échangé la moindre phrase. Parfois, un silence comme celui-là peut durer plusieurs heures. Il est déjà arrivé à Laura de partir en larmes et de s’enfermer alors dans son studio au septième étage. Puis d’écouter le téléphone sonner plusieurs fois avant que la voix d’Amy ne résonne sur le répondeur… Mais aujourd’hui, Laura n’a pas envie de se sauver. Au contraire, elle a besoin d’Amy, elle a besoin de lui parler. »

Laura est étudiante en Lettres Modernes. Au hasard d’une visite chez une voyante, elle apprend que sa mort est imminente et commence à remettre en question différents aspects de sa vie, tout en poursuivant l’écriture de son premier roman. Troublée depuis longtemps par un secret de famille, elle retourne à son village natal en espérant y trouver des réponses. Les surprises sont parfois douloureuses et, pour surmonter doutes et remises en question, elle se laisse guider par sa ravissante meilleure amie, l’espiègle Amy.

Le manège

« Il parla donc enfin du Manège, qu’il désigna comme son chef-d’œuvre, « véritable clé de voûte de l’activité économique de toute la région ». Il fit de curieux gestes, de ceux-là que la passion ne contrôle pas, en commentant la forme de sa fabuleuse couverture. Il récita avec délectation ses dimensions monstrueuses, son coût gigantesque, et la durée « inadmissible » de sa construction. Il vanta le soin extrême apporté à la conception de sa structure, énuméra ses multiples fonctions. »

2040, Europolis. Cette ville du sud de la France apparaît comme une oasis de paix dans son pays en proie à de graves tensions économiques et sociales. Théo, écolomiste chargé par l’Europe d’identifier les ressorts tenus secrets de cette étonnante réussite, subit dès le début de sa mission une tentative d’assassinat, et découvre qu’il n’est pas le premier à qui cette cité porte malheur… Qui est derrière tout cela ? Et que se passe-t-il au Manège, cette énorme entreprise vue par tout un chacun comme le fer de lance de l’économie locale ?

Morendo

« Vivre par procuration, en me constituant un petit panthéon de héros personnels, me suffisait amplement. J’aimais les acteurs de théâtre, les écrivains, certains athlètes de haut niveau. Pour prendre une métaphore sportive, j’admirais les joueurs mais me contentais d’être un supporter. »

Les idéaux sont-ils les accords mineurs qui se jouent morendo dans notre partition intime, qui s’épuisent et s’éteignent petit à petit ?
Un homme, né au milieu des années 1930, dans une famille communiste de Montmartre. Très vite, il sort des sentiers battus, s’engage dans des combats dont il maîtrise à peine les desseins.
Vient l’après-guerre : un temps ouvrier, il naviguera de l’Italie aux Amériques en quête de stabilité et d’un but à une existence qui ne cesse de lui échapper, malgré sa richesse. En toile de fond à son histoire, nous découvrirons notre si récent vingtième siècle où la liberté n’est qu’un leurre, où l’équilibre est trompeur.
Sous la plume de Christophe Agogué, les anti-héros ont du vague à l’âme et une évidente tendance à l’échec. Humains, si humains, ils prennent corps avec toute la force que peut revêtir une fin de partie.

Recta Linea

« En refermant la porte, il baissa les yeux machinalement et vit une enveloppe coincée sous son pied. C’était une enveloppe blanche de taille moyenne qui ne comportait rien d’autre qu’une inscription écrite à la main : Gabriel. À l’intérieur, une petite carte en bristol et une lettre. Sur la carte, on pouvait lire ceci : Gabriel, cette lettre est la première d’une longue série. Tu aurais dû la recevoir depuis bien longtemps. Pardonne-moi. Ta marraine.
Il n’avait pas le souvenir d’avoir jamais eu de marraine. »

Gabriel commence un matin à trier de vieux souvenirs lorsqu’un bruit étrange derrière la porte attire son attention. Intrigué, il ouvre la porte et découvre une mystérieuse lettre… Dans « Recta Linea », Emmanuel de Reynal nous livre une enquête palpitante au cœur de la vie martiniquaise, rythmée par des découvertes étonnantes au fil des lettres reçues par notre héros. Les secrets de famille se dévoilent… et bien d’autres encore.

Comme sable entre les doigts

« D’une démarche souple de citadine habituée aux encombrements de la rue, elle évite les passants, se glisse entre eux avec une grâce féline et, dans la tiède après-midi d’un hiver au nom trompeur, se hâte vers… lui. »

Saïgon, 1953. Enceinte et rejetée par son fiancé, une jeune fille est envoyée par ses parents chez sa tante à Monaco. Son fils y voit le jour. Bien qu’attirée par un journaliste dont elle a fait la connaissance, elle se refuse à un nouvel engagement amoureux.
Alors qu’elle vient d’hériter d’une belle fortune, son ancien fiancé réapparaît et revendique, en tant que père de leur fils, cet argent. Dans un déchaînement de violence, une arme est dégainée, une balle frappe l’enfant… Le destin et la justice sont en route.
Robert Roc nous emporte dans cette fresque romanesque, menée tambour battant, aux côtés de son héroïne aussi belle qu’attachante.

Au tribunal de Wamy – Tome I

« Bon, voilà : j’ai été affectée dans le tribunal du stupre. Pourtant, je priais le bon Dieu d’aller dans celui de L’Utopie, vois-tu ! Pas bien loin de la vision de Thomas More. »

À travers ce roman épistolaire, Valencia Iloki Engamba nous relate l’histoire de Wamy, jeune magistrate pleine de courage qui fait face aux dures réalités de son métier. Elle tente d’améliorer les choses grâce à des courriers anonymes dénonçant tout ce qui la révolte et voit ses efforts violemment contrés par la corruption et la nonchalance procédurière de ses pairs… Aidée par un amour retrouvé, arrivera-t-elle à faire triompher la vérité et la justice ?

Le dernier baiser du papillon

« En à peine quelques secondes, toute ma vie avait volé en éclats ; et pourtant, je crois bien que la chance avait frappé à ma porte ce jour-là. Je reviens sur ce que j’ai dit précédemment, le talent n’est pas une offrande venue du ciel. Il est en vous. Allez le chercher au plus profond de vous-même. Le vrai talent est celui de s’accrocher à l’idée que l’après, un « autrement », existe. Il vous bouscule, vous heurte, vous blesse parfois, mais sans ce contact brutal presque animal, vous pourriez le voir passer et filer sans jamais le voir revenir. »

La santé d’Ariane Parse l’oblige à quitter le monde de l’opéra malgré sa grande renommée. Elle se réfugie en bord de mer dans la villa Pandora, maison qui dévoilera peu à peu ses secrets… Dont celui de l’existence d’une jeune femme au destin mystérieux. L’ancienne cantatrice part sur les traces de cette inconnue à travers les lettres intimes que cette dernière a laissées derrière elle. Les rencontres atypiques et les péripéties s’enchaînent, nous faisant passer du sourire aux larmes avec délicatesse et subtilité.
Sous la plume caractéristique de Nathalie Pivert Chalon, l’âme humaine dévoile ses méandres, ses pans d’ombre et de lumière. Les voix des personnages qui résonnent entre les pages nous renvoient à nos propres interrogations et à nos doutes, à cette quête qui nous permet d’avancer, nous, humains.

Réverbération

« Je ne veux pas que l’on me sauve. Je n’ai pas envie d’attendre pendant cent ans qu’un prince charmant vienne me réveiller. Je n’ai pas envie d’attendre qu’il daigne se pencher sur mon cadavre, qui aurait déjà dû commencer son processus de putréfaction, pour embrasser mes lèvres grouillantes afin de me ramener à la vie. Je n’ai pas envie d’attendre qu’un inconnu vienne me libérer de ma tour perdue. J’ai peur, mais je n’ai pas besoin d’être secourue et si je devais mourir, laissez-moi en paix. »

Clarisse se cherche, comme beaucoup d’adolescents. Souffrant de l’absence de ses parents, elle se réfugie dans ses amitiés et ses amours, son quotidien entravé par un perfectionnisme étouffant, désespéré, presque maladif… Oscillant sur le fil de la prose et résolument onirique, l’histoire nous dévoile les atours sombres que peut revêtir un esprit jeune marqué par le malheur. Clarisse trouvera-t-elle la cause de ses tourments ?

Au-delà des rapides

« Il a le sentiment de payer aujourd’hui l’addition de tous ses errements passés. Sans se positionner vraiment en victime, il s’est toujours comporté comme si on lui devait cette réparation de la mort brutale de ses parents. À force de recevoir, il a oublié de donner. »

Guillaume Bontemps mène sa vie avec désinvolture. Errant d’emplois intérimaires en histoires d’amour écourtées par sa volonté de ne pas s’engager, il végète, jusqu’au jour où un fait divers sanglant lui donne envie de revenir dans sa ville natale. Mais on ne remonte pas toujours impunément le courant de son existence. La beauté des souvenirs ne résiste pas au temps qui passe…
Enseignant à l’IUT de Saint-Nazaire, Jean-Claude Samoyeau a dans d’autres vies été agriculteur, intermittent du spectacle et a travaillé dans la presse. Après « Le Chapeau », son premier roman, il suit les pas d’un nouveau héros, ballotté au gré des événements.

Sogué

« Elle avait compris qu’elle n’avait besoin de personne pour être heureuse. Elle y croyait tellement qu’elle se disait qu’elle n’avait besoin de personne et ça commençait à être dangereux. »

Sogué est une jeune fille brillante dont on attend beaucoup. Concentrée et ambitieuse, elle va cependant rencontrer des épreuves en chemin. En soussou, le prénom Sogué signifie « soleil » et, à son image, l’héroïne s’apprête à tout illuminer autour d’elle, malgré quelques courtes périodes de désespoir.

Un amour à toute épreuve

« Un dimanche après-midi, j’ai remarqué une jeune femme qui avait un regard triste et l’air perdu. Cela m’a choqué, je suis allé m’asseoir à côté d’elle et je me suis permis de lui demander ce qui n’allait pas. Elle s’est retournée vers moi et son regard a fait vibrer mon cœur. »

Dans les années soixante, John, 16 ans, monte un groupe de rock avec des amis. Lors d’une représentation, il rencontre celle qui va bouleverser sa vie : Angélica. Ce livre relate leur belle histoire d’amour.

Malika l’étrangère

« En réalité, je suis à la recherche de mes origines maternelles. C’est le but de mon voyage. Ma mère biologique est morte en me mettant au monde. Elle était kabyle. J’ai été adoptée et élevée par un couple de Français vivant à Montpellier. Mais depuis toute adolescente, j’avais besoin de connaître ma vraie famille, mes origines. Je connais seulement le nom du village qui fut le sien et son nom de famille. »

D’un côté Malika, française d’origine kabyle et adoptée suite au décès de sa mère en la mettant au monde, se met dès l’enfance en quête de ses origines. De l’autre Kendji, issu d’une famille de gitans, recherche les racines de son peuple à travers les continents et les siècles. Ces deux destins morcelés se croisent et s’attirent, prompts à se découvrir… Pour le meilleur et pour le pire.
Né à Alger, Pierre Naulin a quitté son pays natal à l’indépendance. Toulouse qui l’a accueilli, lui a permis de retrouver une certaine sérénité. Après Les deux volets des « Angoisses de ma jeunesse », il suit les pas de jeunes gens à la conquête d’eux-mêmes.

Mystère à la manif

« Pour quels gens ? Ceux que vous appauvrissez ou ceux qui vous manipulent ? Car, permettez-moi de vous le dire, vous utilisez le mot « économie » sans en connaître le sens et encore moins la manière dont elle fonctionne. Quant à la notion de grand capital, alors là, vous en avez une idée aussi précise que celle que vous avez de la nomenclature des œuvres détenue par le musée Louvre. »

Alors qu’un nouveau gouvernement vient tout juste d’être formé, les manifestations se poursuivent pour protester contre cette fracture sociale toujours présente. Lors d’un défilé, un homme s’écroule de façon inexpliquée. Pour résoudre ce mystère et assurer la sécurité des citoyens, le ministre de l’Intérieur doit se résoudre à faire appel à un expert, le physicien Julien Fleury.