Thème : Romans

Le chalet dans la brume

« Pourquoi s’entête-t-il dans une quête vaine qui jusqu’à présent ne lui a apporté que rhumes et rhumatismes ? Cette question, il se la pose chaque fois qu’il quitte la chaleur bienfaisante de l’Auberge de la Sérénité pour s’engager dans ce brouillard intense. Et, chaque fois qu’il rentre, dépité, Joshua, le propriétaire de l’auberge l’attend, une tasse de thé brûlant à la main »

Quatre personnages venus d’horizons divers se retrouvent dans un endroit perdu, en quête de rédemption et de paix intérieure.
Leur retraite, fondée sur une légende indienne de la tribu des Klallam, suppose humilité et volonté de repentir. Mais qui se présente dénué de ces sentiments, dans cette région sauvage d’Olympic Mountain, risque gros, y compris perdre son âme.

L’enfant qui voulait être pauvre

« Frédéric devait vouvoyer ses parents, il devait dire « mère » à sa mère et « père » à son père ; lorsqu’il avait commencé à aller à l’école, ses camarades se moquaient de lui.
– Si tu dis « vous » à la dame qui vient te chercher, c’est que c’est pas ta mère !
Frédéric ne comprenait pas, pourquoi n’avait-il pas le droit d’appeler sa mère « maman », comme tous les autres enfants ? »

Frédéric de Saint-Rémi est né dans un berceau drapé de soie et de dentelles. Ces symboles de rang social sont devenus un carcan au fil du temps, au point qu’il envie les enfants des fermiers. « Des pauvres », comme les désigne sa grand-mère. Mais eux jouent sans la crainte de se salir, alors que lui, avec sa chemise blanche et ses chaussures vernies, ne peut que les regarder. Frédéric jalouse surtout l’affection qu’ils reçoivent de leurs parents. Alors, à dix-huit ans, il va se rebeller, au grand dam de sa famille.
Mettre au jour les ressorts psychologiques, dénouer les fils d’une trame et en souligner les accrocs, Simone Bourcier dépeint les faux-semblants d’une caste à la dérive.

Alors pourquoi tu veux pas m’aimer ?

« C’est pire que ça… C’est carrément un amour impossible vu nos âges respectifs… Impossible & même illégal & immoral…
C’est dur à porter comme sentiment & comme émotion pour être honnête… »

Sophie Duchêne a 14 ans. Après le divorce de ses parents, elle et sa mère s’installent dans un petit village où elles ne connaissent personne. Ado solitaire et passionnée par la musique et la littérature bien plus que par Internet, Sophie ne cherche pas forcément à se faire des amis. Une rencontre inattendue va pourtant bouleverser sa vie.

Les caprices du destin

« Au commencement, Dieu créa le monde, dont la terre, et sur elle, il fit naître la vie. Celle des végétaux et des animaux. Il jugea nécessaire par la suite de créer l’homme ; un être qu’il dota de facultés exceptionnelles : une conscience, une intelligence, une capacité d’analyse…, un réel privilège, à ce qu’il paraît.
Aussi assigna-t-il à cet homme, son élu, le rôle de préserver tout le reste.
On oserait ainsi dire, sans se tromper, que l’avenir du monde dépend de la conscience humaine. »

La quête du bonheur, constante chez l’humain, adopte des stratégies différentes selon les générations. Si les plus jeunes se sont longtemps inspirés de leurs aînés pour s’épanouir, il semble à l’auteur que ce temps soit révolu.
Certes, il faut vivre avec son époque, mais Salmane Diallo déplore que les besoins fondamentaux soient dévoyés au profit de l’assouvissement d’envies capricieuses. Il en fait la démonstration au travers de ce roman qui suit les pas de la famille Baldé, dans tous les soubresauts de son chemin.

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« Il s’en voulait, mais c’était au-dessus de ses forces. Il espérait que Susan comprendrait. En effet, sa patience avait été mise à rude épreuve ces derniers mois. Scott désirait ardemment un résultat de ses recherches, une nouvelle qui justifierait ses absences, son détachement, son attitude. Il suivit des yeux la silhouette de son épouse qui s’estompait dans le couloir et lui adressa un geste de la main, accompagné d’un merci qu’il murmura à son attention. Des remords l’envahirent lorsqu’il pensa à Susan. »

Enjeux économiques, moraux et éthiques rythment ce thriller scientifique mené tambour battant.
Scott Bolster est issu du prestigieux Massachusetts Institute of Technology. Ses recherches visent à créer une énergie propre et renouvelable, nobles travaux, étroitement surveillés par divers organismes gouvernementaux. La découverte du secret de la fusion va ainsi paradoxalement mettre la vie de Scott en grand péril…

Seul dans un fossé

« C’est fou ce que les humains ratent comme rendez-vous surtout lorsqu’ils sont menacés par la guérison. Elle risque de faire s’écrouler tout l’édifice défensif qu’ils ont bâti. Cette muraille leur donne l’impression qu’ils sont vivants et en sécurité et ils se targuent d’être capables de communiquer alors qu’ils ne produisent que des plaintes. »

Dans ce roman, une âme vibre entre deux personnages. Elle voyage d’un Templier, durant le bas Moyen Âge, à un clochard vivant à la fin du XXe siècle dans la même région : le Périgord vert, riche de valeurs qui paraissent aujourd’hui se perdre.
Autour du héros, qui paraît supporter tout le fardeau des fautes de ses ancêtres, gravitent les bons samaritains qui vont œuvrer à sa résilience au sein d’une institution, et, par ricochets temporels, à la réhabilitation du Templier déserteur.
La spiritualité et la foi chrétienne font dans ce récit office de contrepoids à une société qui s’épuise et part en lambeaux.

Le projet

« – Encore faudrait-il qu’il soit introduit dans la population. Ce n’est pas notre rôle. Nous sommes là pour soigner des maux existants, non pour les propager.
– Bien entendu, admit-elle.
La réunion prit fin, mais le président se remémorait les paroles de Mary et y réfléchit longuement dans les jours qui suivirent. »

Deux laboratoires coordonnent leurs savoirs pour mettre au point un vaccin contre un virus dont le reste du monde ignore encore l’existence.
Deux meurtres sont commis à Dallas et l’inspecteur chargé de ces affaires ne tarde pas à comprendre les implications de l’industrie pharmaceutique dans ces crimes…
Mêlant suspense et une intrigue tirée au cordeau, ce roman nous entraîne à la recherche des origines d’un virus qui va bientôt mettre les habitants de la planète au pas. Cela ne vous rappelle rien ?

La vie fascinante de Frenchie

« Juste avant de nous quitter mon père m’a offert un violon. Il m’a avoué qu’il désirait me voir poursuivre mes cours, et il m’a encouragée à continuer. Aussi, par la suite, quand je jouais, j’avais un peu l’impression qu’il m’accompagnait ; je sentais sa présence à mes côtés. »

Été 1971 : Caroline, jeune violoniste québécoise, part effectuer un stage à San Francisco où elle rencontrera Mick, photographe professionnel qui lui fera découvrir le monde du spectacle. Un an plus tard, elle le rejoint à Londres et fera la connaissance de musiciens qui bouleverseront son existence : ici commence la vie fascinante de Frenchie, pleine de belles et douloureuses expériences.

[Per]version

« Au fur et à mesure de lire, de me renseigner, d’écouter des vidéos de psychologues, j’ouvrais peu à peu les yeux sur ce qu’il était. Quelque part, j’étais rassurée de comprendre que je n’étais pas responsable de cet échec, j’avais en réalité tout donné. »

L’instabilité que peut réserver la vie, apporte de lourds fardeaux à l’âme. L’héroïne de ce roman doit sa détermination sans failles au lot de responsabilités qui lui ont été confiées très tôt, notamment dans sa carrière : Gestionnaire de centre de profits, chargée d’affaires dans le transport. Elle voit les rencontres et les échanges comme une richesse qu’elle sait transcender par le verbe. Mais quelles sont ses limites dans l’adversité ? Comment cette ambitieuse acharnée, va-t-elle réagir dans la spirale d’une relation amoureuse toxique ?

Catabase

« Juju descend la passerelle parmi une meute de prisonniers de guerre qui se précipitent, pressés qu’ils sont d’en finir avec ce périple. Lui ne se presse pas. La force lui manque pour cela. Il se met même à douter de la nécessité d’une telle hâte. Il n’y a pas de quoi se hâter. Il le pourrait qu’il ne le ferait pas. Une part de lui-même qu’il ne reverra jamais est restée dans les froidures du Brandebourg, derrière de hauts murs surmontés de barbelés, la foi en l’avenir. Et il rapporte de là-bas quelque chose qui l’encombrera le restant de ses jours, une angoisse morbide. »

Dans la Tunisie de 1938, les destins basculent. Les intrigues fascistes, le combat indépendantiste ainsi que la guerre frappent durement Lelle. Avec l’occupation par les forces de l’Axe, les situations individuelles ou collectives sont mises à dure épreuve. Ailleurs, à Londres, sous les bombardements, la lutte contre l’occupant nazi s’organise, dans la douleur parfois. Puis viendra le temps de la Libération, des GI’s, des bals, de la plage, du retour à l’insouciance. Mais lorsque l’on a connu la descente aux enfers, la joie de la vie retrouvée ne se fait pas sans qu’apparaissent de lourds stigmates.
Après « Giovinezza », Jeff Sestier poursuit l’histoire de ces personnages attachants et de leur mode de vie dans Tunis occupée. Dans une langue claire, avec le souci de la précision historique, il invite le lecteur à découvrir la façon dont la famille Sellier et son entourage ont vécu les affrontements entre Alliés et forces de l’Axe.

Lapis-lazuli la pierre de l’ange

« Durant les trois ans qui suivirent, Julius pensait à Angel à chaque fois qu’il se promenait sur la plage de Collignon.
À chaque fois qu’il dépassait les fameux rochers, son cœur battait plus vite et il revoyait dans sa mémoire le regard d’Angel. Ce regard bleu constellé de poussières d’or qui avait tellement touché son cœur, c’était un instant suspendu dans le temps, qui restait gravé dans sa mémoire. »

Pour s’être rebellé contre Dieu, en voulant aider des mortelles, Nathan perd ses ailes d’ange et se voit banni sur terre, amnésique et simple humain. Il devient Angel.
Un jour son chemin croise celui de Swann, celle qu’il avait voulu secourir dans une autre dimension. Une connexion furtive mais indélébile s’installe alors entre eux, les entraînant dans l’irrésistible désir de se revoir. Symbole de leur lien spirituel, un lapis-lazuli entre en possession de Swann.

De Cromagnon à la covid

« Quel modèle  ! Hippocrate prétend descendre d’Asclépios, le Dieu grec de la médecine. Son père l’a initié à la médecine sacerdotale et aux bases de l’anatomie issues des civilisations antérieures et principalement de l’égyptienne. Mais il s’est affranchi bien vite des considérations religieuses et magiques, révolutionnant les concepts et pratiques d’alors. Pour lui, tout doit être étudié selon une démarche rationaliste. Les maladies ont une cause qui se manifeste par des signes cliniques et elles s’expliquent sans faire appel aux dieux ou à la magie. »

Cet ouvrage évoque des phases marquantes dans l’évolution des connaissances et des pratiques médicinales.
Savr, jeune et vaillant chasseur cromagnon, est grièvement blessé à la tête au cours d’une spectaculaire chasse au mammouth. Maag, le vieux médecin-sorcier, le trépane avec succès. L’exploit est fêté dans la liesse. Batitep, héros de la construction de la pyramide de pharaon, aspire à devenir prêtre-médecin. Il se forme à une discipline caractérisée par la symbiose du vivant et du divin qui se traduit par l’embaumement. Avicenne, disciple des grands médecins grecs, est un savant omniscient. Il développe une médecine expérimentale enfin libérée de la magie.
Les récits vrais (et souvent cocasses) de patients montrent le travail au quotidien de nos services de santé actuels, hautement « technologisés », mais pris au dépourvu par la covid.
L’auteur s’appuie sur une documentation solide et pertinente. Il fait vivre en situation, avec des descriptions particulièrement réalistes, les grandes étapes de l’odyssée médicale. De Cromagnon à la covid est une aventure à la fois instructive et plaisante.

Un jour, une autre vie ! Une deuxième naissance dans un fracas de tôles

« Il était gentil et doux et ne pouvait pas faire de mal à une mouche. Recruté par le précédent magistrat de la ville, il a fait partie des cadres qu’Antoinette avait gardés contre l’avis de plusieurs de ses collègues. Avec le recul, elle avait fait le bon choix et avait pris la bonne décision. »

Originaire de Mauritanie, le jeune Bangali arrive à Paris pour ses études universitaires. Passionné par l’administration, il se consacre corps et âme à sa carrière… jusqu’à un tragique accident de la route. C’est ce destin bouleversé que l’auteur met en lumière dans cet ouvrage sincère et poignant. Un être lumineux fauché en plein vol, et sa renaissance, douce, lente. Ponctuée de tout ce qu’on ne voit pas jusqu’à ce qu’on flirte avec la mort.
Tout comme son héros, l’auteur a vu le jour en Mauritanie, avant de rejoindre la France pour un doctorat d’urbanisme et un troisième cycle de sociologie. Profondément attaché à ses traditions, Bangali a toujours conservé, malgré la distance et le temps, les valeurs inculquées durant l’enfance qui guident et déterminent ses rapports à autrui et à l’existence.

Terreur dans le Pingaluit

« – Je suis Petter Paulosky, enquêteur au SCRS…
– C’tu une nouvelle chaîne de télé, ça ?
– C’est la première fois qu’on me la fait, celle-là. Non, c’est le Service canadien du renseignement de sécurité…
– Il s’en vient enquêter sur l’écrasement de la météorite, ou du satellite, ou de je ne sais plus trop quoi…
–  T’es sérieux, Dgynobé  ? Tu aurais dû me le dire avant. Pardon, monsieur l’enquêteur, je ne voulais pas vous manquer de respect. Est-ce que c’est la première fois que vous montez si haut dans le Nord ? »

Petter Paulosky passait des vacances paradisiaques à Varadero en compagnie de sa Cubaine adorée jusqu’à ce qu’on lui intime l’ordre d’écourter son séjour. Un attentat a été commis dans le Grand-Nord du Québec et la présence du meilleur agent du Service canadien du renseignement de sécurité est requise.
Entre les éléments qui se déchaînent et retardent son arrivée sur place et la présence d’un ours polaire dans les parages de la scène de crime, tout concourt à rendre l’enquête encore plus complexe. Aguerri aux situations de crise, Paulosky va pourtant devoir affronter des vérités incendiaires.
Polar venu du froid, « Terreur dans le Pingaluit » fait frissonner l’échine du lecteur. Et si cet incompréhensible attentat cachait une menace pour le sort de l’humanité entière ?

Une putain de rencontre

« Tu pensais vraiment y échapper, pauvre fou que tu es ? Tu pourras mettre tous les onguents que tu voudras sur le visage, t’ingurgiter les potions miraculeuses que tu veux, soulever l’acier dans les salles, courir comme un dément, il est là, sournoisement, il se distille comme le goutte-à-goutte d’une perfusion qui t’inocule un poison lentement. Il s’est installé dans les fibres de tes pensées, imperceptiblement, sans que tu le sentes arriver vraiment.
Le temps… »

Si une vie n’est finalement qu’un enchevêtrement de souvenirs plus ou moins marquants, il suffit parfois d’une seule rencontre pour tout bouleverser. Un homme, une femme et c’est tout un passé avec lequel il faut régler ses comptes…

La mère d’Arnold

« La mère est assise près du poêle à bois et la bassine à ses pieds est vide. Sur ses genoux, Neptune dort roulé en boule dans les plis de la robe noire. Il lève sa petite tête en entendant les garçons entrer dans la cuisine et saute sur le carrelage pour aller se frotter aux bas de pantalon de ses deux amis. Doucement, Arnold prend sa mère dans les bras et la berce. Ils ne se disent rien, ils ne pleurent pas, mais la tristesse est palpable au-dessus d’eux. Jean-Charles se dit qu’il pourrait toucher leur malheur s’il tendait la main. »

Fresque familiale, rebrodée du fil de la fiction, La mère d’Arnold nous emporte des années 1920 à 1950. Saga émouvante qui voit des enfants s’émanciper du giron maternel et, adultes, connaître les affres du conflit mondial et le début des Trente Glorieuses.

Le syndrome de l’escaladeur

« Elle reste à sa place, elle a confiance en lui, elle se dit déjà que même s’il est diminué, ils poursuivront leur route, elle a toujours été chaotique, de toute façon, ils n’ont toujours aimé que les très hauts ou les très bas, elle pensait pas qu’elle irait si bas, ils seront exemplaires désormais, ils sauront grâce à leurs fibres complices réinventer des vibrations heureuses, réparer les maladresses et les souffrances »

Une trahison du corps et c’est le cœur qui se fissure. Il a toujours cherché à dépasser ses limites. Avant, et avec elle. Elle aussi veut l’atteindre, son sommet. Ils ne peuvent reculer, quitte à choisir la mauvaise voie. Mais le sort les fait exploser en vol. Finalement l’urgence n’est pas le plus dur à surmonter, c’est de se retrouver cloués au sol, face à face. Elle aurait tant voulu être protégée… Dans cette tragédie à deux regards, le désordre amoureux submerge. L’auteure en extrait avec sincérité les questionnements intimes d’une femme parmi d’autres.

L’Étranger de la nuit

« Mes doigts se sont séparés de la main. J’allume la lampe. Mon désir est immense. Le temps me fascine par la parfaite régularité de ses traits qui voilent mes yeux. Viendra le moment où je survolerai mes mots, où ma pensée ne se révélera plus par fragments, mais par l’unité, par moi. »

Dans une ville où le désir est omniprésent, Dimitri loue un modeste appartement. Il y vit de profondes angoisses. Dans son immeuble, le lecteur voyagera de résidente en résident, comme des moucherons qui se glissent entre les lattes du plancher pour observer des morceaux de vie brisée, recollée, mal recollée. D’échanges violents en torture psychique, le récit nous emmène dans les bas-fonds de l’esprit… à la recherche de l’Étranger.

Valérie ou l’instinct de survie

« Évacuer le stress encore une fois ! La peur qui l’habitait.
Comme pour défier le destin qui l’avait conduite ici, les démons ou tout autre habitant, faire comprendre à tous que c’était elle qui se trouvait là et que quiconque lui en voudrait aurait affaire à elle.
La pluie se mit à tomber, pour arranger les choses, une pluie froide, voire glaciale. »

Une adolescente est enlevée à la sortie de son lycée par un prédateur sexuel. Un fait divers épouvantable qui, dans ce roman, va tourner à l’avantage de la victime. Entraînée dans une forêt par son ravisseur, la jeune fille le tue et s’enfuit. Perdue, affolée, il lui faudra surmonter bien d’autres dangers avant de retrouver sa famille.

Un prince nègre à Paris

« En quittant le village Fombou dont son père, Sa Majesté François Ngamabia, était le chef depuis trois décennies, Bernard Ngamabia avait suscité de grands espoirs en ses proches. Ce fils du souverain de ce village de deux cent mille habitants avait été très tôt attiré par les charmes de la capitale du Bangosland, le pays qui l’avait vu naître et grandir. Quand il décida donc de plier ses affaires pour déposer ses valises à Coumbala, Bernard Ngamabia avait fait à ses parents la promesse de poursuivre ses études commencées au village. »

Bernard Ngamabia est un jeune Africain, fils du chef du village de Fombou. Après le lycée, il déménage chez son oncle, à la capitale, pour étudier… mais il fait la rencontre en ligne d’une jeune Française qui le convainc de tout abandonner pour la rejoindre à Paris. Ce faisant, il renie sa culture africaine, ses traditions, jusqu’à son propre nom. Lorsque son père décède, il est appelé à hériter de ses fonctions… Retournera-t-il à Fombou ? Qu’adviendra-t-il de son mariage ? Une fable contemporaine sur la tolérance et l’acceptation de l’autre.