Thème : Romans

Pas de manuel utilisateur pour être maman

« Alain fondit en larmes lorsque Margot posa la main sur son ventre et que l’enfant bougea. Margot fut touchée par l’humanité de son compagnon. Un homme viril comme lui qui n’a pas peur de pleurer est remarquable. Elle lui serra la main très fort et lui chuchota un « je t’aime » furtif. »

Après «  Rhapsody in Grey  » (Éditions du Panthéon), Suzie Wath nous embarque à nouveau sur les pas de Margot devenue maman, en voyage de noces aux Bahamas. Le cadre idyllique deviendra bientôt le théâtre d’une intrigue policière haletante à laquelle notre héroïne prendra part malgré elle… Son couple nouvellement scellé par les liens du mariage est-il en danger  ? Saura-t-elle être une mère exemplaire  ?
Jonglant entre informatique, littérature et comptabilité, Suzie Wath possède une curiosité toujours en éveil. Elle excelle à croquer sur le vif personnages et situations, à les doter d’une profondeur touchante. Dans ses romans, la vie a les couleurs de la réalité, changeante, radieuse et déchirante tour à tour.

Daba

« « Un oiseau ne vole pas avec une seule aile. »
La femme rurale est l’épine dorsale de tout programme de développement. Le monde rural volera avec ses deux ailes quand il aura pleinement autonomisé ses femmes à travers des postes à responsabilités et dans l’entrepreneuriat. »

Daba, d’origine sérère, veut être un modèle positif pour les jeunes femmes. Ce roman imagine le parcours de cette personnalité qui prouve par l’exemple que chaque fille, chaque femme possède la force nécessaire pour accomplir ses projets. Transmettre au plus grand nombre ses idées concernant la scolarisation des filles, l’entreprenariat et le leadership féminin, notamment en milieu rural, voici l’ambition de Daba.

Poussière rouge

« L’abandon était devenu étrangement son seul compagnon. Il correspondait parfaitement à la définition d’un véritable ami : présent, loyal et honnête. L’abandon lui révélait sans pincettes combien il était difficile de supporter une fille comme elle tout en énumérant ses défauts tout au long d’une nuit bercée par l’insomnie. Mis à part ce compagnon de vie qui, la nuit, venait la rejoindre dans les draps, Dahlia était indéniablement seule. »

Dans cet ouvrage empreint de mélancolie et de puissance, Ines Touijar peint le délicat chaos d’une existence bousculée.
Dahlia, fille d’immigrants, ne cesse de chercher sa place dans ce monde. Pour se trouver, elle plonge et nous emmène dans une intimité difficile à contempler, une identité dont elle ne sait pas quoi faire, une sexualité source de questions existentielles. Dahlia est une fleur fragile et forte à la fois, tout en nuances et en innocence malgré l’adversité.

L’incroyable histoire de Wolfram Bajard

« Malheureusement, il arrive fréquemment que des enfants portent les fautes perpétrées par leurs parents. En eux, ils trimballent la fatigue psychique de la détresse, de l’abjection, des remords et de la honte que tout cela leur cause. Dans ce rêve qui allait bientôt prendre fin, Wolfram pouvait finalement décoder les réactions et comportements de son père, lorsqu’on le questionnait sur son enfance. »

Pour certains, le hasard n’existe pas : ce serait le fait de Dieu, qui garderait l’anonymat… Ainsi, comment expliquer les rencontres singulières que fera Wolfram Bajard, récemment héritier d’un aïeul méconnu, et qui vont le mener loin de tout ce qui lui est familier ? Une épopée loufoque et palpitante au cours de laquelle se croisent des destins incroyables.
Philippe Billard a banni tous les « si » de son existence, pour vivre au présent et non plus au conditionnel. Il savoure pleinement chaque instant, conscient de leur merveilleuse valeur.

Petit-Blanc

« Mon sang s’est glacé dans mes veines. Qu’est-ce que c’est que cette histoire !? Non ! Je ne veux pas aller en Afrique ! L’Afrique c’est le pays d’Idi Amin Dada ! J’avais envie de crier et pourtant j’étais incapable de prononcer un mot, j’étais stupéfait. Ils avaient tous l’air si enthousiastes, si heureux de cette nouvelle. Ma maman disait qu’elle allait venir en aide à des enfants dans le besoin, mon papa qu’il allait soigner les Africains, mon frère qu’il allait voir des lions et moi, je voyais toute ma vie, toute mon ancienne vie, filer entre mes doigts sans que je puisse la retenir. »

Le petit Olivier est heureux dans sa paisible ville de Lausanne… Du moins, lorsqu’il n’entend pas de nouvelles histoires sur Idi Amin Dada, son ogre, qui le terrifie au plus haut point. Un jour, une étrange lettre marquée d’un éléphant arrive chez Olivier. La vie du petit Helvète va soudain basculer vers l’autre bout du monde, dans un pays aux coutumes inconnues où il va devoir trouver de nouveaux repères et se construire… différemment.

Les gens bizarres, la déchéance d’Arthur

« Il posa le tiroir par terre et s’approcha de l’armoire qui avait un peu vacillé. Il regarda au-dessus et fut un peu déçu de ce qu’il vit… Un vieux cahier corné à certains endroits. Du haut de ses douze ans, il adorait la lecture… Mais celle des romans, pas d’un cahier. Il le prit tout de même en main, l’ouvrit et fut surpris, en le feuilletant, de voir que c’était le journal intime de son père, Arthur deuxième du nom. Il saliva en essayant de choper quelques mots. Cela avait l’air croustillant. »

Arthur décède dès le début de l’ouvrage et pourtant, il reste présent : on le rencontre, le connaît, le reconnaît. On découvre sa vie, sa famille, ses amitiés, à travers les yeux innocents de son fils, Junior. On dévoilera aussi des secrets derrière les parois lisses des sourires. Dans ce deuxième opus, Jean-Jacques Sautron a souhaité lever le voile à toutes les questions soulevées par Arthur dans le premier tome, « Arthur ou la belle vie ».

Ces traces indélébiles

« Oui, pour Leo, son fils, cela ne peut rester ainsi. Il doit faire le nécessaire pour qu’elle puisse lever ses yeux et regarder en face et sans honte les gens mal intentionnés, et les autres devront payer le mal fait à toute sa famille. Oui, il va mettre les points sur les i à ces criminels. »

Au long des années et à travers les générations, les abus sexuels impriment leur sceau épouvantable. Suivons les pas d’Olivia, Leo ou Mila, dont les vies portent la terrible empreinte de sévices subis enfant ou adolescent.
Comment dévoiler la face des prédateurs, cachés derrière les sourires rassurants ? Surtout, comment chasser les vieux démons pour que ces jeunes filles et jeunes gens passent du statut de victime à celui d’adulte épanoui ?
Soledad Payno y Galvarriato apporte son regard bienveillant et lucide à ces drames encore trop quotidiens.
Esprit libre, attachée au respect des droits, Soledad Payno y Galvarriato fait paraître ce second roman, après « Renaître par ses rêves et ses cauchemars » (Éditions du Panthéon, 2020).

Pour autre chose

« Pour tout être vivant, sa vie est un mystère à vivre, sa vie avec pour échéance sa mort. Nous évoquions alors le pourquoi de ce léopard retrouvé mort dans les neiges éternelles du Kilimandjaro. Allait-il consciemment chercher sa mort dans ce milieu qui lui était hostile ? Ou sa curiosité pour découvrir autre chose que sa condition et celle de ses congénères l’a-t-elle mené à sa mort ? Chaque humain a-t-il des limites à ne pas franchir ? »

Mady, grand reporter, est terrassée de chagrin à l’annonce du décès de Kevin Mas, cascadeur vedette qui fut son amant et véritable amour.
Il était au sommet de la gloire, demandé par les plus importantes sociétés de production de films pour la témérité de ses cascades. Durant leur idylle, elle avait peu à peu découvert la personnalité complexe de cet homme qui avait un compte à régler avec la mort. Cascadeur par défi, ses motivations reposaient sur tout autre chose que l’argent et la notoriété. Il exprimait sa forte personnalité en posant des questions sur de grands thèmes d’actualité et en pourfendant la pensée unique avec des arguments politiquement très incorrects.
Leurs dialogues complices sont aussi l’occasion de dresser les portraits de personnages réels, exceptionnels ou imaginaires et minables, décrits sans complaisance…
Des sentiments, des découvertes, de l’érotisme, un mystère. Telle fut leur histoire qu’elle raconte…

L’ivresse bleue

« La seule chose dont je me souvienne de cette fin de journée fut l’horizon. Il avait changé lui aussi. Sa teinte azur avait disparu pour laisser place à une couleur sombre et lunaire. La ligne qui séparait le ciel de la mer était brouillée. Son agitation se mêlait au chaos du ciel pour ne laisser qu’une impression de vague nébuleuse. L’horizon était devenu ce que l’adolescence est à l’enfance et l’âge adulte. Une limite poreuse, partagée entre innocence perdue et volonté de ne pas avancer. » »

Dans ce premier roman aux touches impressionnistes, Margaux Vincent nous transcrit avec une délicate minutie le passage de l’enfance à l’âge adulte, l’ambiguïté d’un sentiment naissant et les milliers de pensées qui se dessinent dans nos esprits avec pour toile de fond la mer. Autant d’images qui résonnent en nous comme la promesse d’une évasion certaine.

Giovinezza

« Les Garnier, métropolitains parisiens, peu habitués à se livrer amicalement de manière aussi immédiate, n’en reviennent pas… Gilles ne peut pas croire que ce monde, si pittoresque et si sincère, est sous le coup des terribles menaces dont ils ont fait état. Clothilde se dit qu’à Paris, en presque quarante ans, elle n’a probablement pas établi des relations aussi franches et ouvertes que celles dans lesquelles elle est entrée en quelques heures. Le cosmopolitisme si décrié ne serait-il pas une bénédiction ? »

Dans la Tunisie de l’entre-deux-guerres, Lelle est amené à quitter ses amis lorsque sa famille déménage à Tunis. Là, il se formera au métier de mécanicien et verra naître sa conscience politique, entre la montée de l’indépendantisme dans la colonie sous protectorat et celle du fascisme en Italie. Alors que la crise économique de 1929 fait des ravages, il lui faudra de solides appuis pour espérer trouver un travail, au prix, parfois, de quelques compromissions.

C’est tout ce qui est encore bien présent parmi nous…

« Il est vrai également que les démêlés de ceux arrivés de Sainte-Suzanne, Le Borgne ou encore Fort-Liberté semblaient quelquefois ne pas avoir d’issue. La débrouille qui leur « collait à la peau » constituait trop souvent une entrave à toute réelle motivation, les jours qui passaient se ressemblaient et eux restaient là face à l’adversité, face à une prédestination supposée qui semblait avoir déjà scellé leur sort défavorablement. »

Nous rentrons par la petite porte dans la vie et les aventures du quotidien de Fresnel, Haïtien récemment devenu Parisien. Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Victor Gilbert Faraux nous raconte la vision de l’Homme par l’Homme. Comment appréhender autrui, se défaire de l’insécurité ressentie face à l’inconnu ? Comment faire au mieux pour vivre en harmonie, cohabiter avec la différence et l’accueillir dans sa vie sans la rejeter ? Ce livre est un premier pas.
Travailleur social, formé également à la psychologie, à l’anthropologie et à l’art-thérapie, Victor Gilbert Faraux nous propose de tomber ces murs qui nous barricadent dans une impossibilité, de nous libérer de nos préjugés, de nos idées reçues et autres a priori.
Il est l’auteur de « Chronique insulaire » (Éditions du Panthéon, 2019) et « Et ce fut “l’opportunité” d’un exil… » (2020).

Rhapsody in Grey

« Rhapsody, c’est son chien, un gros gris, un braque de Weimar, celui qui lui donne sa force mentale. Tous les jours, elle et lui marchent environ 5 km pour aérer les quelques neurones de Margot, comme elle se plaît à le penser. Elle n’a pas eu une vie facile jusque-là. »

Margot aime par-dessus tout son chien, Rhapsody. La jeune femme va faire la rencontre de deux hommes que tout oppose, l’un sincère et bon, l’autre menteur et manipulateur… deux hommes qui vont se disputer son cœur. Prise malgré elle dans les rouages d’une enquête policière dont les enjeux la dépassent, Margot va se retrouver face à un choix : saura-t-elle faire le bon ? Il en ira de la vie de Rhapsody, et pas seulement…

Ne te retourne pas

« Elle se leva très facilement, poussée par le goût du flirt, le piment de l’aventure naissante. Elle prit plus de temps pour se préparer, s’attardant sur des détails, soignant chaque recoin de son visage, lissant et disciplinant chaque mèche de ses cheveux. Elle se sentait gaie, légère, prête à conquérir le monde. »

À 20 ans, Mathilde est une jeune femme brillante dans ses études et discrète en société. Elle ne soupçonne pas l’étendue de son charme… Mais d’autres sauront lui en faire prendre conscience. C’est une histoire de rencontres, incongrues, étonnantes mais toujours belles à leur façon. Grâce à ces destins qui croiseront le sien, Mathilde grandira en jouant avec les limites pour connaître la part d’elle qui sait se livrer… ou non, à la passion.

Hippolyte et la Princesse Mérovingienne

« – Eh bien, oui, le tissu a été analysé, et il est ancien, très ancien même, de l’ordre de 1 500 ans, sans qu’on puisse préciser davantage.
– Ce qui veut dire ?…
–  Ce qui veut dire que c’est de l’époque de Clovis, autour de l’an 500, donc mérovingien.
–  Enfin, nous y voilà  ! s’écria Hippolyte. Et alors, maintenant que nous connaissons l’époque, que fait-on ? On arrête les fouilles ?
A vrai dire, notre héros ne savait pas ce qu’il souhaitait lui-même. »

Imaginez ! Vous coulez une vie paisible dans le Var jusqu’au jour où votre quiétude est interrompue par l’arrivée d’un couple sympathique de professeurs d’histoire et d’archéologie. Ceux-ci viennent en effet vous convaincre que votre propriété dissimule un trésor ! C’est ce qui advient à notre héros en semi-retraite, Hippolyte Bousquet, dont l’emploi du temps consistait en quelques travaux des champs, repas roboratifs et relations campagnardes. Sa vie, mais aussi son terrain, vont être bouleversés par la recherche du trésor, source inépuisable de péripéties et de surprises.
La collision des deux mondes, paysans versus intellectuels, rats des champs contre rats des villes, est au cœur de cette fable narrée avec une verve toute pagnolesque. Elle s’accompagne d’une petite leçon d’histoire de France, en particulier sur nos ancêtres les Francs.

Témoin de vie

« J’aime mon travail. Mais au fil des années, je suis las et fatigué. Aujourd’hui, j’ai un objectif en ligne de mire : rendre ce carnet à Clara, cette femme rencontrée brièvement dans le train, avec cette sensation qu’une fois retrouvée, ma vie changera. Enfin, je l’espère…»

Patrick est un célibataire au mal-être latent, toujours par monts et par vaux. Il découvre par hasard dans un train le journal de Clara, une mère de famille heureuse, jusqu’au jour où l’annonce d’un cancer a bouleversé son existence. Dans « Témoin de vie », Marguerite Quillet nous raconte une rencontre décisive, deux personnages que tout sépare et dont les destins vont finir mystérieusement liés…

Les chevaux sauvages – Tome 1 : Une sacrée famille

« On passait des journées à rire et à monter nos juments de concours. Nous les avions reçues toutes les trois en même temps, comme cadeaux d’anniversaire. »

Noa et Alycia sont deux sœurs vivant dans un centre équestre. Elles adorent passer du temps avec leur meilleure amie, Samantha ; toutes les trois sont inséparables. Mais un tragique accident va tout changer, bouleversant le cours de leur vie, et elles seront amenées à découvrir des secrets de famille depuis longtemps enfouis.

Coup d’Harmattan sur les Combrailles

« Il faut bien l’avouer, les parents de Nénette formaient un couple singulier, même à Manzat, où, par tradition, on aimait les révoltés et les pas commodes. On trouve encore aujourd’hui en France des êtres, souvent courageux et rares, qui se distinguent de leurs semblables, non par provocation mais par bonté de cœur et indignation envers les injustices. Des gens précieux en somme »

Dans l’entre-deux-guerres, la station thermale auvergnate de Châtel-Guyon accueillait des curistes du monde entier, notamment les colons revenus d’Afrique. L’arrivée, un jour, d’une famille du Dahomey bouleversera les mœurs et les esprits de la petite cité. La galerie de portraits singuliers et touchants qui s’entrecroisent, tant avec douceur qu’avec fracas, est une ode à la tolérance et une invitation au questionnement sur la condition humaine.

La fille de la mère

« Ce n’était plus la petite fille spontanée, pleine de vie ou de rancœur, qui animait ce foyer de ses rires, de ses colères, de ses bouderies, de ses remarques acerbes. Plus rêveuse, moins expansive, elle ne venait plus se blottir tendrement dans les bras de sa grand-mère. Carmen sentait qu’une autre Anita émergeait sans pouvoir mettre de mots sur cette métamorphose. »

Née au cœur de la médina de Tanger dans les années cinquante, Anita n’a pas toujours eu la vie facile. Dans cette ville alors à son apogée où les cultures arabe, juive et chrétienne se côtoient en toute harmonie, la petite fille va devoir surmonter de dures épreuves pour enfin se transformer en une jeune femme épanouie.
Après les récits de ses périples à vélo, c’est aujourd’hui une autre traversée qu’entreprend Françoise Dion. Inspirée par le récit d’une amie, elle a rejoint Tanger pour s’imprégner de l’atmosphère de la ville. Entremêlant avec habileté histoire et souvenirs, elle crée pour le lecteur une aventure rythmée, humaine et tendre.

Achnou

« Tu quittes ton pays pour poursuivre tes études ou pour travailler.
Tu as un bagage : ta double culture, ta langue maternelle et le français, appris au pays, ton histoire, ta personnalité et tes rêves de jeunesse. »

Sahibouna partage avec le lecteur ses souvenirs se déroulant tantôt en France, tantôt au Maroc. Cette ode à la tolérance, écrite en français, est soulignée de quelques mots en darija, l’arabe parlé au Maroc, pour le plus grand plaisir des curieux !

Marthe et Mathilde

« Marthe et Mathilde
Se revirent…
Se revirent…
Et se revirent encore et encore,
Avec le même bonheur… »

L’impact de la maladie sur une vie peut être important, mais il n’est pas toujours celui qu’on attend. Il est question ici d’une rencontre entre deux femmes, une patiente, artiste, et son médecin. Au fil des entrevues se noue une relation particulière, tout en délicatesse.