Thème : Romans

La vieille dame et l’enfant

« Julie sourit. Ses pensées l’amenèrent au jour où elle avait découvert qu’elle était enceinte et où, finalement, elle avait pris la décision de garder le bébé qui avait squatté son ventre sans permission préalable. »

Julie est une mère célibataire qui élève seule son fils Jonathan. Le petit garçon est très intelligent et mature pour son âge, mais il fait aussi des cauchemars répétitifs et a des idées qui paraissent un peu farfelues à sa maman. Suite à un déménagement, des rencontres fortuites au premier abord vont pourtant apporter à cette dernière des éclaircissements mais aussi bouleverser toutes ses croyances.

Caprice et Conséquences

« À ce moment précis, je devais avoir le regard figé et un sourire à peine dessiné, un peu comme dans ces films où l’on devine que le héros est sur le point de dégainer quelque chose d’extraordinaire ou de complètement insensé ; en ce qui me concerne, prenez plutôt la deuxième option… »

Ambroise Lemarly aime son métier, ses voyages et sa vie provinciale. Mais un jour, au retour d’un voyage d’affaires, il décide pour pimenter son quotidien devenu ennuyeux de se faire passer pour l’un des clients attendus par un chauffeur dans le hall d’arrivée de l’aéroport… Une mascarade qui va l’entraîner dans une folle aventure entre Bergame, Genève et Paris, et qui va bien vite le dépasser.

Morendo

« Vivre par procuration, en me constituant un petit panthéon de héros personnels, me suffisait amplement. J’aimais les acteurs de théâtre, les écrivains, certains athlètes de haut niveau. Pour prendre une métaphore sportive, j’admirais les joueurs mais me contentais d’être un supporter. »

Les idéaux sont-ils les accords mineurs qui se jouent morendo dans notre partition intime, qui s’épuisent et s’éteignent petit à petit ?
Un homme, né au milieu des années 1930, dans une famille communiste de Montmartre. Très vite, il sort des sentiers battus, s’engage dans des combats dont il maîtrise à peine les desseins.
Vient l’après-guerre : un temps ouvrier, il naviguera de l’Italie aux Amériques en quête de stabilité et d’un but à une existence qui ne cesse de lui échapper, malgré sa richesse. En toile de fond à son histoire, nous découvrirons notre si récent vingtième siècle où la liberté n’est qu’un leurre, où l’équilibre est trompeur.
Sous la plume de Christophe Agogué, les anti-héros ont du vague à l’âme et une évidente tendance à l’échec. Humains, si humains, ils prennent corps avec toute la force que peut revêtir une fin de partie.

Au tribunal de Wamy – Tome I

« Bon, voilà : j’ai été affectée dans le tribunal du stupre. Pourtant, je priais le bon Dieu d’aller dans celui de L’Utopie, vois-tu ! Pas bien loin de la vision de Thomas More. »

À travers ce roman épistolaire, Valencia Iloki Engamba nous relate l’histoire de Wamy, jeune magistrate pleine de courage qui fait face aux dures réalités de son métier. Elle tente d’améliorer les choses grâce à des courriers anonymes dénonçant tout ce qui la révolte et voit ses efforts violemment contrés par la corruption et la nonchalance procédurière de ses pairs… Aidée par un amour retrouvé, arrivera-t-elle à faire triompher la vérité et la justice ?

Réverbération

« Je ne veux pas que l’on me sauve. Je n’ai pas envie d’attendre pendant cent ans qu’un prince charmant vienne me réveiller. Je n’ai pas envie d’attendre qu’il daigne se pencher sur mon cadavre, qui aurait déjà dû commencer son processus de putréfaction, pour embrasser mes lèvres grouillantes afin de me ramener à la vie. Je n’ai pas envie d’attendre qu’un inconnu vienne me libérer de ma tour perdue. J’ai peur, mais je n’ai pas besoin d’être secourue et si je devais mourir, laissez-moi en paix. »

Clarisse se cherche, comme beaucoup d’adolescents. Souffrant de l’absence de ses parents, elle se réfugie dans ses amitiés et ses amours, son quotidien entravé par un perfectionnisme étouffant, désespéré, presque maladif… Oscillant sur le fil de la prose et résolument onirique, l’histoire nous dévoile les atours sombres que peut revêtir un esprit jeune marqué par le malheur. Clarisse trouvera-t-elle la cause de ses tourments ?

Au-delà des rapides

« Il a le sentiment de payer aujourd’hui l’addition de tous ses errements passés. Sans se positionner vraiment en victime, il s’est toujours comporté comme si on lui devait cette réparation de la mort brutale de ses parents. À force de recevoir, il a oublié de donner. »

Guillaume Bontemps mène sa vie avec désinvolture. Errant d’emplois intérimaires en histoires d’amour écourtées par sa volonté de ne pas s’engager, il végète, jusqu’au jour où un fait divers sanglant lui donne envie de revenir dans sa ville natale. Mais on ne remonte pas toujours impunément le courant de son existence. La beauté des souvenirs ne résiste pas au temps qui passe…
Enseignant à l’IUT de Saint-Nazaire, Jean-Claude Samoyeau a dans d’autres vies été agriculteur, intermittent du spectacle et a travaillé dans la presse. Après « Le Chapeau », son premier roman, il suit les pas d’un nouveau héros, ballotté au gré des événements.

Sogué

« Elle avait compris qu’elle n’avait besoin de personne pour être heureuse. Elle y croyait tellement qu’elle se disait qu’elle n’avait besoin de personne et ça commençait à être dangereux. »

Sogué est une jeune fille brillante dont on attend beaucoup. Concentrée et ambitieuse, elle va cependant rencontrer des épreuves en chemin. En soussou, le prénom Sogué signifie « soleil » et, à son image, l’héroïne s’apprête à tout illuminer autour d’elle, malgré quelques courtes périodes de désespoir.

Un amour à toute épreuve

« Un dimanche après-midi, j’ai remarqué une jeune femme qui avait un regard triste et l’air perdu. Cela m’a choqué, je suis allé m’asseoir à côté d’elle et je me suis permis de lui demander ce qui n’allait pas. Elle s’est retournée vers moi et son regard a fait vibrer mon cœur. »

Dans les années soixante, John, 16 ans, monte un groupe de rock avec des amis. Lors d’une représentation, il rencontre celle qui va bouleverser sa vie : Angélica. Ce livre relate leur belle histoire d’amour.

Malika l’étrangère

« En réalité, je suis à la recherche de mes origines maternelles. C’est le but de mon voyage. Ma mère biologique est morte en me mettant au monde. Elle était kabyle. J’ai été adoptée et élevée par un couple de Français vivant à Montpellier. Mais depuis toute adolescente, j’avais besoin de connaître ma vraie famille, mes origines. Je connais seulement le nom du village qui fut le sien et son nom de famille. »

D’un côté Malika, française d’origine kabyle et adoptée suite au décès de sa mère en la mettant au monde, se met dès l’enfance en quête de ses origines. De l’autre Kendji, issu d’une famille de gitans, recherche les racines de son peuple à travers les continents et les siècles. Ces deux destins morcelés se croisent et s’attirent, prompts à se découvrir… Pour le meilleur et pour le pire.
Né à Alger, Pierre Naulin a quitté son pays natal à l’indépendance. Toulouse qui l’a accueilli, lui a permis de retrouver une certaine sérénité. Après Les deux volets des « Angoisses de ma jeunesse », il suit les pas de jeunes gens à la conquête d’eux-mêmes.

Mystère à la manif

« Pour quels gens ? Ceux que vous appauvrissez ou ceux qui vous manipulent ? Car, permettez-moi de vous le dire, vous utilisez le mot « économie » sans en connaître le sens et encore moins la manière dont elle fonctionne. Quant à la notion de grand capital, alors là, vous en avez une idée aussi précise que celle que vous avez de la nomenclature des œuvres détenue par le musée Louvre. »

Alors qu’un nouveau gouvernement vient tout juste d’être formé, les manifestations se poursuivent pour protester contre cette fracture sociale toujours présente. Lors d’un défilé, un homme s’écroule de façon inexpliquée. Pour résoudre ce mystère et assurer la sécurité des citoyens, le ministre de l’Intérieur doit se résoudre à faire appel à un expert, le physicien Julien Fleury.

Bird

« Et j’allais replonger la tête dans l’eau. L’anorexie est une tique suçotant notre sang, elle nous bouffe de l’intérieur et s’accroche à nous aussi fort qu’un homme amoureux de la vie au bord d’une falaise. »

L’anorexie est une maladie dévastatrice et bien souvent silencieuse. Chloé Dole relate ici le combat d’une jeune fille, ses espoirs, ses rechutes, sa volonté et sa victoire, célébrée par son entrée dans la vie d’adulte.

Femmes éternelles

« Même si son attitude est plus naturelle que provocante, cette jeune beauté semble parfaitement consciente d’être représentée à la fois comme une créature de rêve et une femme bien réelle. Elle est beaucoup plus que belle. »

Apolline Lenoir est conservatrice au musée du Louvre et prépare une exposition qu’elle espère être le point d’orgue de sa carrière, consacrée aux « Femmes d’exception ». Adoptant un angle original, elle souhaite mettre en lumière non seulement les modèles, mais également les artistes et s’intéresse donc à l’existence de chacune. En parallèle, elle expérimente quelques bouleversements dans sa vie personnelle, peut-être pour mieux embrasser féminisme et féminité…

La guerre des générations

« Ah  !!! Cette génération n’a aucun respect pour ses aînés. N’cho  ! Tu ne mérites pas d’être un Bala. Désormais, je te considérerai comme ton vaurien de frère qui pense être assez bien pour être le président de cette stupide jeunesse… Cela n’a pas d’importance. Et tu sais quoi  ? Je ne t’ai pas mis à l’école pour que tu t’opposes à moi, ton propre père. »

Nous faisons tous des erreurs, c’est inévitable et nous devons nous les pardonner. À travers cet ouvrage, l’auteur cherche à nous faire prendre conscience d’un écart entre la génération des anciens, celle qui a commis des erreurs dans le passé, et celle des jeunes qui sont amenés à en commettre et ne veulent pas l’entendre. Dans une démarche pacifique, il cherche à apaiser les âmes en proposant un dialogue entre les générations, afin de mieux se comprendre, de se pardonner mutuellement et d’avancer ensemble dans la paix.

Les angoisses de ma jeunesse – Tome II

« Le soir venu, après un frugal repas pris en hâte, la mère d’Albert ferma un à un les volets de la maison familiale comme pour un soir ordinaire et laissa une lumière allumée qui symbolisait l’âme de la famille, dans le hall d’entrée. Le père réunit tout le groupe, dit tout haut une prière d’adieu et fit signe que l’heure du départ était arrivée. »

Dans ce second opus de l’histoire de Jean, celui-ci voit son désir de vengeance vis-à-vis de son père s’effacer peu à peu pour faire place aux regrets : celui d’avoir quitté son Algérie natale, celui de voir la séparation entre son pays et la France devenir abysse, malgré une intégration possible… Enfin, le regret amer de constater le déni des événements dans lequel vivent les générations actuelles, un aveuglement qui entraîne des aberrances sociales et historiques sans précédent.

Un voyant à Paris

« Qui sera l’heureux élu ? Louis Riva devait désigner son successeur, comme guide suprême de la Ligue des voyants, avant la fin du mois de mai de l’an deux mille seize. Le deux juin il partira vivre en Grèce définitivement sur une île de la mer Egée, dont le nom n’a pas été dévoilé aux vingt-deux autres membres de cette Ligue. »

Avril 2016 : Louis Riva décide de quitter les paisibles rives du lac d’Annecy pour finir sa vie sur une île. Mais avant de partir, le guide spirituel de la Ligue des Voyants a une dernière tâche à accomplir : celle de désigner son successeur. De sa chambre d’hôtel parisienne, il soulèvera cette question et bien d’autres encore quant à l’essence de l’humain avec ses compagnons de la Ligue et autres figurants de son existence. Reste-t-il des voyants de nos jours ?
Auteur prolifique de poèmes, saynètes et récits philosophiques, Marc Moulines privilégie la forme dialoguée dans ses textes. L’éclectisme de ses passions littéraires donne le jour à l’expression d’une pensée refondatrice.

Le dernier chaman

« I have a dream, et c’est ce rêve, quotidien et ô combien réaliste, celui d’un gorille au pied d’un arbre fantastique, qui avait eu raison de moi en m’attirant ici, dans cette région du monde où je m’engageais dans un périple programmé jusqu’à la légendaire source du Nil à la rencontre des grands singes d’Afrique, et durant lequel j’espérai dur comme fer comme une aiguille, malgré la botte de foin en forme de forêt, retrouver l’origine de ce rêve que je soupçonnais d’être prémonitoire quand j’y pensais. »

Ce récit retrace le destin d’un orphelin Homo sapiens sapiens contemporain, son existence guidée depuis l’aube même de sa naissance par un chaman Homo sapiens neanderthalensis, et son épopée… dopée par un rêve prémonitoire jusqu’au cœur de la forêt primaire équatoriale africaine.

Un amour en sommeil

« Je n’arrive pas à exprimer cette étrangeté qui émane de ce personnage qui m’est si proche, ni le sentiment que j’éprouve réellement pour lui. Il possède, pour tous ceux qui l’approchent, une protection qui rassure, une présence qui sauve. Une luminosité qui fait du bien. »

Maria, dix-huit ans, quitte son Autriche natale à la fin de la première guerre mondiale. Devant elle, une vie cabossée, haute en couleurs et en rebondissements, l’attend. Elle sera guidée sans interruption grâce à la correspondance entretenue avec un prêtre qui fut son ancien précepteur et demeurera son mentor.
Un amour platonique mais absolu s’installera à travers les nombreuses années, et persistera jusqu’à la fin de leur existence.
Troisième roman de Lily Sarey, après « Attends… encore quelques mots » et « Le porteur de secrets », « Un amour en sommeil » explore les thèmes fétiches de son auteure : le sentiment amoureux, l’exode, la beauté à travers le temps qui passe. Une fois encore, laissons-nous emporter par le lyrisme d’une plume déliée et profondément imaginative.

La valse des fragments

« Chères lectrices, Chers lecteurs, la mer n’en finira pas de nous bercer ;  ouvrons la porte sur la plage ! Ça partira dans tous les sens, on lira, on ne lira pas, là où l’on veut, il n’y a pas de direction, en bas en haut, en haut en bas, à gauche à droite, à droite à gauche.
Dans tous les sens, dans n’importe quel sens, peu importe le lieu, il importe de lire, dansons ! C’est une valse ! »

Une valse à tant de temps qu’on ne les compte plus. Dans ce septième opus, Jean-Joël Lemarchand nous entraîne à sa suite dans cette danse endiablée, faite de morceaux d’émotions, de chair, de tout. Les mots donnent le ton, la cadence et le rythme dans chacun de ces micro-récits qui forment un ensemble et célèbrent la mélodie de la prose en se glissant dans la peau d’une foule de protagonistes hauts en couleurs.
Originaire de Granville dans la Manche, anciennement élu en région parisienne, Jean-Joël Lemarchand voue aux mots une passion indéfectible. Retrouvons ici le mordant de sa plume si singulière.

La queue du lézard

« Il lui fallait toujours être impeccable, forte de ses compétences, susciter l’admiration, recevoir des compliments. Un besoin de reconnaissance chevillé au corps, porteur de tous les dépassements et responsable de toutes les détresses. Bientôt, elle pourrait faire taire cet impitoyable juge intérieur en arrêtant de se fixer des objectifs trop élevés. En limitant les «  il faut  » et les «  je dois  ». Bientôt, elle pourrait lâcher prise, enfin ! »

Avec «  La queue du lézard », Muriel Batave-Matton nous livre le septième opus d’une fresque humaine orchestrée de main de maître. On y retrouvera d’un côté Anne, sur le point de prendre sa retraite, et de l’autre Mathieu et Pauline, qui se questionnent sur le déroulement de leur futur. Quel est le rôle de la transmission, dans ces relations ? On observera à travers ces personnages aux émotions bien réelles, ciselées avec finesse, un cycle sans cesse renouvelé, celui de la vie humaine qui se prolonge à l’infini, déjouant la mort, au propre comme au figuré.
Muriel Batave-Matton reste fidèle aux auteurs réalistes du XIXème siècle qui ont baigné sa jeunesse et ses études littéraires. Analyste éclairée de ses semblables, elle excelle à traduire les sentiments de ses personnages avec lucidité et pertinence. Son écriture rythmée nous emporte dans son élan, de la première à la dernière page.

Au Pays de Monsieur Chapeau

« Comme si cela datait d’hier, je me souviens parfaitement de cet admirable et remarquable Djillo et de l’existence qu’il a menée, apaisée et assouvie à ses débuts, tempétueuse et tumultueuse ultérieurement, à la suite de travestissements et soubresauts involontairement subis avec sa communauté dans sa grande prairie qui l’a vu naître et grandir »

Djillo est un personnage intègre et attaché aux traditions. Un peu trop honnête, il sera amené à être trahi par des rapaces et des prédateurs affirmés, qui profiteront de sa crédulité pour servir leurs propres intérêts. Tout ira de mal en pis dans les sphères idéologiques comme socio-politiques de son peuple. S’installeront la corruption, la subversion et les travestissements des mœurs… jusqu’à ce qu’apparaisse la colombe, signe de paix et de temps changeants.
Djillo saura-t-il lire ce signe et reprendre son destin en main ?