« La population a apparemment été informée de l’arrivée imminente des Garibaldiens. Une partie des Calabrais est hostile à la venue de ces prétendus libérateurs, et commence à s’organiser pour prêter main-forte à l’armée du royaume. Par contre, une autre partie semble s’en accommoder, voire soutenir ce débarquement. »
Bruno, le héros de « Mongiana » (Éditions du Panthéon, 2024), est devenu un avocat respecté à Reggio de Calabre. Mais en cet été 1860, l’avancée de Garibaldi et de ses Mille balaie toutes les certitudes. Craignant pour sa famille, Bruno prend la route de Mongiana, son village natal, espérant y trouver refuge.
L’exil tourne pourtant à l’épreuve. Sur les chemins des Serres et de l’Aspromonte, Bruno et les siens affrontent une succession de dangers et de drames qui les lient inexorablement à la tourmente de l’unification italienne. À Mongiana, les mercenaires garibaldiens et les groupes de partisans s’affrontent, tandis que les habitants s’organisent pour résister.
Pris entre fidélité, douleur et courage, Bruno voit même ses fils rejoindre ces groupes de partisans. À travers leur destin, c’est toute la dignité des Calabrais des montagnes qui ressurgit, entre solidarité farouche et désir de liberté.
Après « Mongiana », récit initiatique d’un jeune apprenti parti sur les traces de son frère, Pascal Diano poursuit sa fresque historique et familiale. Nourri de la mémoire de ses parents, émigrés calabrais, il redonne vie à une terre rude, dont les destins individuels ont souvent été engloutis par l’Histoire.
Un roman puissant mêlant histoire et destins humains, au cœur de l’unification de l’Italie. Entre drames et espoirs en Calabre, une fresque émouvante et vibrante.