« À quoi sert-il de pleurer pour la liberté ? Cette rebelle, fugace et déloyale. Son destin est d’être recherchée, capturée, apprivoisée. Elle est moins approchable que le bonheur lui-même, car on peut feindre le bonheur, vivre un bonheur partiel. Mais on ne peut pas prétendre être libre. La liberté est la seule vraie quiétude. Elle ne se mendie pas.
Elle se prend. »
Et si l’Histoire avait été cambriolée ?
Parmi les revendications de la nouvelle génération, une s’impose : la réappropriation, par le peuple noir, de son passé pour mieux bâtir son destin.
Pourquoi cette histoire est-elle si souvent réduite à la souffrance, à l’humiliation et à la défaite ? Pourtant, l’autrice n’y voit ni malédiction ni défaite. Bien au contraire…
À travers une réflexion historique et humaine, elle explore les mécanismes qui ont façonné les représentations du monde et, en particulier, celles du peuple noir, dont certaines traces, persistent encore aujourd’hui.
Au cours de ce voyage dans le temps, vous pourrez tantôt croiser, tout sourire, Martin Luther King Jr., tantôt vous retrouver face à l’énigmatique Patrice Lumumba, ou encore vous étonner de la présence de Nicolas Sarkozy.
Océane-Jordana Matane a pour citation favorite : « Dis-moi quelle jeunesse tu as, je te dirai quel pays tu seras. », d’Abdoulaye Wade.
Et si notre vision de l’Histoire reposait sur un récit tronqué ? Cet ouvrage invite à revisiter le passé du peuple noir, à interroger les représentations héritées et à redonner toute sa place à une histoire qui ne se résume ni à la souffrance ni à la défaite.