Rencontre avec... Saint-Julot des Prés
1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?
Julot est un promeneur contemplatif qui vous emmène dans ses balades familières, imagées et imprégnées de leur environnement. C’est un récit qui alterne entre humour mordant ou absurde et réflexions plus sensibles sur l’amitié, la liberté, le temps qui passe et les contradictions du monde contemporain. Julot est à la fois lucide et désabusé et incarne une forme de poésie du réel, où l’errance devient une manière d’exister auprès des siens ou de résister à d’autres au milieu d’une époque vacillante.
2. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?
Soyez curieux, achetez-le !
3. Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Avant tout ce sont mes vies, mes rencontres, mes amours, mes emmerdes. La contemplation de celles des autres, proches ou inconnus. Décortiquer les vies (surtout celles qui présentent des ornières) et l’époque, s’autoriser en regard scrutateur, ironique, nostalgique ou même envieux.
4. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?
Étrangement ce ne sont pas les livres qui me donnent envie d’écrire, hormis L’agent seventeen de John Brownlow qui m’a donné l’étincelle nécessaire à entamer l’écriture d’un polar que j’avais en tête depuis en moment. Pour le reste les envies viennent plutôt de la chanson (française), Brassens pour la langue et les jeux des mots, les allitérations, Hubert Felix Thiéfaine pour la poésie et la profondeur de ses personnages sombres et survivants (Loreleï sebasto cha, Une fille au rhésus négatif, Exil sur planète fantôme… ). Aussi et beaucoup l’univers des films français des années 50, 60, 70. Les Audiard, Grangier, Lautner…
5. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?
Le bon, la brute et le galand.
6. Quelle est votre citation favorite ?
« Depuis Adam se laissant enlever une côte jusqu’à Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont foiré étaient basées sur la confiance. »
Michel Audiard pour Le cave se rebiffe.
7. Quel est votre rituel d’écriture ?
« À m’asseoir sur un banc cinq minutes avec toi et regarder les gens tant qu’y en a… » Ce n’est pas très éloigné de ça, mais plutôt attablé à une terrasse avec vue panoramique sur la foule de passage. Très souvent chez mes amis Aveyronnais au carrefour de l’odéon (au relais de l’odéon) ou en plus de m’y sentir en famille, je dispose d’une vue à la fois imprenable et discrète sur une société entière en mouvement ou assise juste à côté de moi. Contemplatif donc.
8. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Julot du Lavandier comme son titre l’indique fait référence à un personnage et un lieu. La suite des aventures de Julot est déjà écrite en trois nouveaux lieux… Il y a aussi un polar très contemporain et sanglant en écriture et des chroniques pour un magazine féminin en ligne, dont j’anime la rubrique : le cœur des hommes dans l’air du temps. ( www.tastylifemagazine.com)
Aussi des nouvelles, au gré de mes humeurs sur mon site internet et pourquoi pas des commandes qui pourraient esquiver certains automatismes naissants…
9. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?
Le choix s’est fait par préférence liée à la disponibilité et la réactivité lors de nos premiers échanges. La capacité du réseau de distribution et le fait que la maison d’édition soit investie dans un partenariat avec l’association Coup de pouce ont été un plus.
10. Le mot de la fin ?
À très bientôt.










