Rencontre avec... N’Zi N’Diore
1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?
Sous les cendres du monde est un roman d’anticipation qui explore un futur proche où le dérèglement climatique est devenu irréversible. Face à l’effondrement annoncé, l’humanité doit choisir entre disparaître et repenser radicalement son rapport à la Terre.
À travers des débats scientifiques, des décisions politiques cruciales et des destins humains bouleversants, j’ai voulu écrire à la fois un avertissement écologique et une œuvre d’espoir.
Ce livre est une méditation sur notre responsabilité collective, mais aussi sur ce que la science peut encore nous offrir si nous avons le courage de l’utiliser à bon escient
2. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?
Le message principal de ce roman est simple : nous ne sommes pas propriétaires de la Terre, nous en sommes les dépositaires temporaires. Si nous refusons d’agir, d’autres agiront à notre place — peut-être des machines, peut-être le silence. L’inaction est le seul véritable danger.
3. Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Mes sources d’inspiration sont doubles.
D’une part, il y a les rapports scientifiques sur le réchauffement climatique et les grands sommets internationaux consacrés au dérèglement climatique. Ces rencontres, souvent médiatisées mais rarement suivies d’actions suffisantes, m’ont profondément marqué. Étant tous embarqués dans le même bateau, je ne pouvais pas rester indifférent. Alors j’ai traduit en fiction cette tension entre l’urgence scientifique et l’inertie politique.
D’autre part, pour la dimension des humanoïdes, je me suis inspiré des écrits d’Isaac Asimov. Sa réflexion sur les robots et les lois qui les régissent m’a toujours fasciné. Il posait déjà une question essentielle : que devient l’humanité lorsqu’elle confie son avenir à des intelligences artificielles ?
Mon roman s’inscrit à la croisée de ces deux influences : la réalité scientifique contemporaine et l’imaginaire visionnaire de la science-fiction classique.
4. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?
Je n’ai pas été inspiré par un livre en particulier. Ce qui m’a poussé à écrire, c’est la réalité elle-même. Les crises climatiques, les incendies, les sécheresses, les débats répétés sans décisions concrètes… Tout cela m’a profondément interpellé.
À un moment, je me suis dit que la fiction pouvait peut-être dire avec plus de force ce que les chiffres ne parviennent plus à faire entendre. Écrire est devenu une manière de transformer l’inquiétude en réflexion.
5. Si vous deviez vous décrire en trois mots ?
Inquiet, réfléchi et espérant.
Inquiet, parce que je suis profondément conscient de la gravité des enjeux climatiques actuels.
Réfléchi, parce que je crois que l’émotion seule ne suffit pas : il faut analyser, comprendre, structurer des solutions.
Et espérant, parce que malgré tout, je reste convaincu que l’humanité possède encore les ressources intellectuelles et morales pour se redresser.
6 – Quelle est votre citation favorite ?
Ma citation favorite est une phrase qui ouvre mon livre :
« La Terre n’appartient à personne, mais chacun porte en lui la responsabilité de sa survie. »
Elle résume toute ma pensée. Nous avons longtemps agi comme des propriétaires. Il est temps de redevenir des gardiens.
7 – Quel est votre rituel d’écriture ?
Je n’ai pas de rituel rigide. J’écris dès que l’inspiration se présente. Il m’arrive même, lorsque je suis au travail, de noter rapidement une idée dans un carnet pour la développer plus tard.
Mais mes véritables moments d’écriture sont surtout la nuit. Lorsque tout devient silencieux, que le monde ralentit, je peux me concentrer pleinement. Le calme nocturne me permet d’entrer profondément dans l’univers du roman.
8 – Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je souhaite continuer à explorer les enjeux climatiques, car ce sujet est loin d’avoir livré toutes ses dimensions humaines et philosophiques. Une suite à Sous les cendres du monde est déjà envisagée, afin de prolonger la réflexion sur l’avenir de l’humanité et les choix qui s’imposent à elle.
J’ai également en tête d’autres romans engagés, peut-être sur des thèmes différents mais toujours liés aux grandes questions contemporaines.
Bien sûr, la manière dont ce premier livre sera accueilli influencera la suite de mon parcours, mais l’envie d’écrire, elle, est bien présente.
9 – Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?
J’ai choisi les Éditions du Panthéon pour plusieurs raisons. Il y a bien sûr une dimension symbolique : être publié par une maison d’édition reconnue est toujours une fierté pour un auteur.
Mais au-delà du prestige, j’ai surtout été sensible à leur écoute, à leur accompagnement et à leur ouverture face à la problématique développée dans mon manuscrit. Ils ont compris l’urgence et la portée du message que je voulais transmettre. Cette compréhension mutuelle a été déterminante.
10 – Le mot de la fin ?
Nous avons encore le choix. L’histoire n’est pas écrite d’avance. Mais le temps, lui, ne nous attend pas.











