« Une lettre sans timbre, sans signature, juste une enveloppe beige, fatiguée, pleine de mots qui piquent et sentent la fin. Je l’ai lue en silence, comme on lit un adieu qu’on comprend un peu trop bien. »
Après une relation aussi fusionnelle que destructrice, Jeanne se replie sur elle-même, écrasée par la honte et les silences. Dans un appartement trop étroit pour contenir la douleur, chacun tente de tenir debout : des parents aimants mais démunis, une petite sœur discrète, et le narrateur, Maxime, le grand frère qui observe… et agit trop tard.
Maxime retrace les failles d’une famille et la lente disparition de Jeanne derrière les apparences. À distance, il écrit pour comprendre ce qui s’est brisé, et tenter de sauver ce qui peut l’être. Mais à qui s’adresse-t-il vraiment ? Et pourquoi semble-t-il parfois n’exister que dans les marges des souvenirs ?
À mesure que le récit avance, une autre vérité affleure. Car « Inventaire de Silences » est aussi l’histoire d’une voix inventée pour renaître – et du pouvoir de l’écriture quand plus rien ne tient.
Issue d’une formation scientifique en biologie, Louise Véron ne se destinait pas à l’écriture. Pourtant, ce roman s’est imposé comme une nécessité : transformer le silence en narration, et faire de la fiction un acte de survie. « Inventaire de Silences » est né de ce besoin vital.
Un roman poignant sur les fictions que l'on se crée pour rester en vie.
Entre silences, culpabilité et mémoire fragmentée, « Inventaire de Silences » explore avec justesse la fragilité des liens et la puissance salvatrice de l’écriture.