Rencontre avec... Lamia Bennouna
1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?
Une voix sous la peau est un récit autobiographique dans lequel je raconte une vie faite de contrastes, de rencontres, de réussites, mais aussi de blessures profondes. J’y évoque mon enfance dans un milieu privilégié à Casablanca, les relations familiales complexes, la violence, la maternité, ma carrière et les épreuves qui ont façonné la femme que je suis devenue.
Ce n’est ni un règlement de comptes ni une quête de compassion. C’est le récit d’une femme qui a longtemps cherché sa place et qui a fini par comprendre qu’elle pouvait la créer elle-même.
2. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?
Qu’il ne faut jamais se fier aux apparences. On peut avoir une vie qui semble enviable et traverser des souffrances que personne ne soupçonne.
Je voudrais aussi rappeler que nos origines, notre éducation et les blessures de notre enfance ne doivent pas nécessairement déterminer le reste de notre existence. Nous avons parfois beaucoup plus de pouvoir sur notre destinée que nous ne l’imaginons.
3. Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Les êtres humains, avant tout. Leurs contradictions, leurs comportements, leurs silences, leurs fragilités. J’ai toujours été fascinée par la psychologie humaine.
Les rencontres m’inspirent énormément, tout comme les voyages, les conversations et l’observation de la société. Je suis curieuse de tout, particulièrement de ce qui se cache derrière les apparences.
4. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?
Je ne peux pas attribuer mon envie d’écrire à un livre en particulier. J’ai toujours aimé les mots et leur capacité à traduire ce que l’on ressent parfois sans parvenir à l’exprimer.
J’admire les écrivains qui savent parler de la condition humaine avec justesse, sans artifices. Mais mon envie d’écrire est surtout née d’un besoin personnel : mettre des mots sur une histoire que j’avais longtemps gardée en moi.
5. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?
Intuitive, passionnée, entière.
Je fonctionne beaucoup à l’instinct, je ne sais pas faire les choses à moitié et j’ai toujours vécu mes émotions avec une grande intensité.
6. Quelle est votre citation favorite ?
« La liberté commence là où la peur s’arrête. »
Cette phrase me parle particulièrement. La peur nous fait parfois accepter l’inacceptable, renoncer à nos envies ou rester dans des situations qui ne nous correspondent plus. S’en affranchir est une conquête personnelle extraordinaire.
7. Quel est votre rituel d’écriture ?
Je n’ai pas de rituel à proprement parler. Je ne suis pas de celles qui s’installent chaque matin à heure fixe devant une page blanche.
J’écris lorsque quelque chose s’impose à moi, lorsqu’un souvenir remonte ou qu’une émotion mérite d’être racontée. J’aime particulièrement le calme de la nuit, lorsque le téléphone cesse de sonner et que les pensées prennent toute leur place.
8. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Pour l’instant, j’ai surtout envie de voir ce premier livre rencontrer ses lecteurs et de découvrir ce qu’ils y trouveront d’eux-mêmes.
Je n’exclus absolument pas d’écrire à nouveau. J’ai encore beaucoup de choses à raconter, notamment sur les relations humaines, les femmes et les contradictions de notre époque. Mais je préfère laisser les envies venir naturellement plutôt que de me fixer un programme.
9. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?
Je souhaitais avant tout que ce manuscrit devienne un véritable livre, qu’il puisse sortir du cadre intime dans lequel il avait été écrit et rencontrer un public.
J’ai choisi de confier ce projet à une maison d’édition qui me permettait de concrétiser cette démarche. C’est une première expérience éditoriale, avec tout ce qu’elle comporte de découvertes et d’apprentissage.
10. Le mot de la fin ?
J’aimerais que les lecteurs referment ce livre avec une réflexion, une émotion ou simplement le sentiment d’avoir rencontré une femme dans toute sa complexité.
Je n’ai jamais prétendu être exemplaire. J’ai fait des erreurs, pris de mauvaises décisions, accordé ma confiance à des personnes qui ne la méritaient pas. Mais j’ai aussi beaucoup aimé, beaucoup travaillé, beaucoup appris.
Et si je devais retenir une seule chose de mon parcours, ce serait celle-ci : une vie ne se résume jamais à ce que l’on a subi, mais aussi à tout ce que l’on a choisi d’en faire.











