Louise de Montvalon aborde le thème de la transmission avec délicatesse, touche par touche, à la manière des peintres impressionnistes. Elle partage avec nous ces moments suspendus, ces souvenirs singuliers mais surtout universels.

DE L'AUTEUR
PRIX PAPIER
18,90 En Stock

PRIX NUMÉRIQUE
12,99 En Stock

Rencontre avec... Louise de Montvalon

  1. Pouvez-vous nous présenter votre livre ?

 

« La Maison des petits bonheurs » un ensemble de souvenirs dans la maison de mes grands-parents et leur grand jardin dans la région lyonnaise. Des souvenirs évoqués touche par touche comme le ferait un peintre impressionniste. Ce sont mes madeleines de Proust. Une odeur, une couleur, une fleur ou le plat de ma grand-mère. Ces souvenirs sont avant tout universels. Le lecteur est invité par la narratrice à faire ce grand voyage au milieu de ces souvenirs.

 

  1. Quel message voulez-vous transmettre au lecteur ?

 

Les souvenirs de la narratrice dans la maison de ses grands-parents et leur jardin sont universels. Chacun peut s’y retrouver d’une manière ou d’une autre. Le plat de sa grand-mère, les framboises et les murs au fond du jardin, la boîte à bonbons, etc. Ces souvenirs sensoriels, touches par touches comme une peinture impressionniste, peuvent rappeler au lecteur ses propres souvenirs d’enfance. Il peut ainsi s’identifier et partager les mêmes souvenirs.

 

  1. Quelles sont vos sources d’inspirations ?

 

Mes sources d’inspiration ont été La première gorgée de bière de Philippe Delerm, Enfance de Nathalie Sarraute, Le sel de la vie de Françoise Héritier, De pain et de lait de Karolina Ramqvist, Tout le monde n’a pas la chance d’aimer la carpe farcie d’Élise Goldberg. Ils ont plus été des livres de chevet que j’aimais lire en parallèle lors de l’écriture de mon livre que des sources d’inspirations. Le sujet de mon livre est ancré en moi depuis toujours. J’aimais lire d’autres auteurs qui ont écrit sur des sujets similaires. On a tous eu des grands-parents, une maison de famille à laquelle on est attaché. Pour moi, le sujet est vraiment universel.

 

  1. Quel est le livre qui vous a donné envie d’écrire ?

 

Il est difficile de répondre à la question. J’ai toujours aimé écrire et lire. Les livres font partie de moi. Tout au long de l’écriture de mon livre, j’ai beaucoup relu La première gorgée de bière de Philippe Delerm. C’est peut-être un de mes livres préférés. Sa musicalité, ses mots justes et cette manière singulière d’écrire. Je l’avais découvert au collège comme beaucoup. J’ai appris à l’aimer bien plus tard en dehors du cadre scolaire.

 

  1. Si vous deviez vous décrire en trois mots, quels seraient-ils ?

 

J’écris et lis depuis toujours. J’ai grandi au milieu de pans de murs entiers remplis de livre. J’ai écrit dès mon plus jeune âge et n’ai jamais cessé de le faire. Ce livre est l’aboutissement d’un long chemin d’écriture.

Je suis passionnée par l’art, la peinture, les peintres impressionnistes, les couleurs, le cinéma, la photographie et les parfums. Je dessine, peins, cuisine et fais aussi de la céramique.

 

  1. Quelle est votre citation favorite ?

 

« Et dès que j’eus reconnu le goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que me donnait ma tante […] aussitôt la vieille maison grise sur la rue, où était sa chambre, vint comme un décor de théâtre […] et avec la maison, la ville, la Place où on m’envoyait avant déjeuner, les rues où j’allais faire des courses depuis le matin jusqu’au soir et par tous les temps, les chemins qu’on prenait si le temps était beau […] et les nymphéas de la Vivonne, et les bonnes gens du village et leurs petits logis et l’église et tout Combray et ses environs, tout cela qui prend forme et solidité, est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé. » (Marcel Proust, « Combray », Du côté de chez Swann, A la recherche du temps perdu).

 

  1. Quel est votre rituel d’écriture ?

 

J’écris le matin tôt ou tard le soir. Quand le temps me le permet. J’essaie autant que possible d’écrire pour garder un rythme. J’écris seule, au calme, à mon bureau. J’ai aussi une vieille écritoire en bois qui a appartenu à mon grand-père, médecin. J’écrirai peut-être dessus mes prochains livres avec.

 

  1. Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

 

Depuis la publication de mon livre « La maison des petits bonheurs », je continue d’écrire. Des nouvelles, un roman et un livre témoignage. J’ai aussi prévu d’adapter pour la jeunesse « La maison des petits bonheurs ».

 

 

  1. Comment s’est fait le choix de votre maison d’édition ?

 

J’ai choisi ma maison d’édition pour plein de raisons. J’écrivais ce livre depuis plus de 10 ans et je voulais le publier d’une manière ou d’une autre. Il est l’aboutissement d’un long chemin. Il était impensable pour moi de le laisser dormir plus longtemps au fond d’un tiroir et qu’il ne puisse jamais voir le jour.

 

  1. Le mot de la fin ?

 

Mon histoire est aussi et surtout celles des lecteurs. On a tous d’une manière ou d’une autre des souvenirs d’enfance en commun. On a tous au fond de nous des souvenirs que l’on garde précieusement. Des madeleines de Proust qui se réveillent tôt ou tard. Une odeur ou un parfum même sur un inconnu au croisement d’une rue me replonge en arrière. Ces souvenirs sensoriels, touche par touche, font partie de nous et nous habitent au quotidien. Et on est ce que l’on est grâce à ces souvenirs d’enfance, notre lien avec des parents et grands-parents. C’est toute la question de la transmission que j’ai voulu mettre en avant dans mon livre.