« J’étais à Gaborone, au Botswana. En plein Kalahari. Cela faisait déjà six semaines que nous sillonnions l’Afrique. Un groupe de sept. Le minimum pour pouvoir accéder aux tarifs aériens de groupe. Cinq musiciens, un régisseur et Maximilien. Ah, Maximilien ! Un ami peintre exceptionnel. « Le septième ».
On le faisait passer pour mon psychanalyste, histoire de lui donner utile fonction, alors que visiblement, il n’en avait aucune dans cette tournée. »
Au cœur de ces nouvelles, des souvenirs réels ou oniriques, comme autant de variations sur l’envol du temps. L’enfance algéroise et la fuite, l’âge adulte et ses rencontres autour de la musique, Jean Louis Mechali feuillette cet agenda d’une existence qui est peut-être, ou non, la sienne.
Les émotions, les voix des êtres aimés sont confiées aux mots, ils en étirent et en prolongent la mélodie, comme une vibration poétique de la mémoire. Ils permettent aussi l’improvisation, si chère au cœur du musicien qu’est l’auteur.
Jean Louis Mechali est batteur de jazz, percussionniste en musique ancienne et contemporaine. Il a composé pour le théâtre, la danse, le cinéma, la radio (prix Italia de l’Union Européenne de radio 96) et le disque (lauréat de deux grands prix du disque et de deux grands prix de l’Académie Charles Cros). Il a été producteur de collections pour l’INA et le label Le Chant du Monde, professeur au Conservatoire de Musique de Bagnolet, responsable de l’enseignement de la musique de jazz en Seine-Saint-Denis. Il a également occupé les fonctions de directeur musical de la Maison des Métallos pour le compte de la Mairie de Paris, et créé l’association Lutherie Urbaine, dont il a assuré la direction artistique jusqu’en 2012.
« Un compositeur qui écrit, et qui passe des notes de musique aux mots avec gourmandise. Évasion garantie… »