Thème : Nouvelles

Tout s’est passé comme prévu… ou presque

« Je suis née très tôt un matin, information officielle confirmée plusieurs fois par ma mère, qui s’en souvient visiblement très bien. Depuis, j’ai développé quelques passions : les animaux, le bricolage et le jardinage. Les gens… un peu moins, mais on fait avec. Disons que je pratique la sélection naturelle : je choisis soigneusement qui m’entoure. »

La vie, cette farceuse s’amuse à jouer des tours aux pauvres humains que nous sommes. Mieux vaut en rire et garder l’élégance de l’humour. C’est en tout cas l’attitude qu’a décidé d’adopter l’auteure, qui relate avec une flagrante autodérision quelques épisodes vécus.
Cette nouvelle décidément autobiographique conjugue souvenirs d’adolescence, petits et grands tracas de la vie de famille et une volonté revendiquée d’éviter toute forme de rumination mentale.

Histoires de femmes

« Les gens s’étaient rassemblés autour d’elle, submergés par l’émotion. Ils venaient aux nouvelles, mais la détresse d’Ana n’avait besoin ni de mots ni d’explications. »

Ana, Raymonde, Jeanne, Annick et les autres : une lignée de femmes au cœur de ces nouvelles. Noms murmurés, photographies anciennes, parfois un simple prénom comme seule trace. À partir de ces fragments familiaux, l’autrice tisse des histoires où mémoire et fiction se rejoignent. À travers les époques, ces femmes portent l’amour, la perte, la violence, mais aussi l’élan de survie. Le quotidien devient récit, révélant des existences longtemps restées dans l’ombre.
Hommage à des vies trop souvent tues, « Histoires de femmes » éclaire leurs combats, leurs silences, et rappelle que chaque existence mérite d’être contée.

L’un et l’autre

« Il n’y avait rien à remuer dans sa tasse en porcelaine. Beaucoup moins que dans sa tête alourdie par cette satanée mélancolie qui n’avait de cesse de bouleverser ce qu’il lui restait de sérénité et faisait tanguer tout son être dans une oscillation quasi permanente. »

Au fil de trente-deux textes, l’auteur explore avec sensibilité les chemins parfois tortueux de l’existence.
Femmes et hommes, jeunes ou vieillissants, rêveurs, artistes, voyageurs… croisent le lecteur dans des récits où se mêlent espoirs, deuils, rencontres et renaissances.
Portée par une plume fluide et imagée, cette mosaïque de destins éclaire aussi bien les failles que les élans de l’âme.

Des ombres qui passent

« On m’a demandé la semaine dernière ce que je faisais ? Je n’ai pas su quoi répondre. Je n’ai même pas d’adresse à donner. »

La vie n’est qu’un instant fugace, que chacun traverse à sa manière, entre routines rassurantes, sentiments d’insatisfaction et questionnements personnels. Avec ce premier recueil de nouvelles, l’auteur explore les moments où les personnages, se heurtant à cette réalité, cessent de se fuir pour chercher un sens à leur existence.
Mêlant quotidien et rêveries, ces héros confrontent dans la solitude, désirs et regrets, offrant une réflexion poétique sur la condition humaine.

Constellations intérieures

« J’étais gaie, optimiste, comme chaque fois que je pars en voyage. La vie de détective commençait à me plaire, avec ses surprises, ses doutes, ses joies lorsqu’une hypothèse se confirmait, ses impatiences quand de nouvelles pistes apparaissaient. »

« Gémeaux » s’ouvre sur l’histoire d’une jeune détective privée, fraîchement installée à Paris, qui part à la recherche d’une femme disparue depuis près de trente ans. Rapidement, les indices la mènent bien au-delà des archives et des certitudes. Son enquête devient alors un voyage intérieur, une traversée à la découverte d’elle-même.
Autour de cette nouvelle fondatrice s’ouvrent onze autres récits aux voix et aux époques multiples. Du siège médiéval de Châlus au Paris de l’Occupation, du désert tunisien aux paysages imaginaires d’un futur incertain, chaque texte explore une fracture, une mémoire, une solitude ou un basculement. Fil délicat de cette constellation d’histoires, les questions d’identité, de sens et de vérité innervent ce recueil singulier.

Contes de Toronto

« La rue Yonge appartient à l’histoire du pays. Tombée dans l’oubli depuis la construction du réseau routier moderne, elle était destinée à relier les rives du lac Ontario, au sud de la province, au lac Simcoe et à la baie Georgienne, situés au nord. »

Ce recueil explore Toronto à travers ses quartiers, ses visages et ses clairs-obscurs. On y traverse une mosaïque de scènes de vie, où se mêlent hésitations, malentendus révélateurs et éclats d’humanité.
Ces récits dessinent une ville de contrastes, en perpétuel mouvement, et interrogent en filigrane l’identité et la complexité du vivre-ensemble dans une société multiculturelle.

Des Histoires qui racontent des Histoires

« Sa quête funeste touchait enfin au but. Après une longue hésitation diplomatique, il avait dû finalement obéir aux ordres et accomplir sa mission. Une mission pas du tout périlleuse, mais lourde de conséquences; car la conséquence était la mort. »

Chaque nouvelle de ce recueil est un miroir tendu vers une autre, et, peut-être, vers le lecteur lui-même. Un fil invisible les relie. Dans ce jeu de mise en abyme, les récits s’imbriquent, se répondent et se réfléchissent à travers des univers de science-fiction qui jouent avec les paradoxes. Libre arbitre ou algorithme tout-puissant, humanité ou intelligence artificielle : autant de frontières mouvantes que ces textes explorent, interrogent et brouillent.

Ephémères rencontres

« Quelle joie et quel bonheur pour elle ! Se retrouver face à lui, pouvoir enfin tout lui avouer… mais elle ne le fera pas. Elle a envie de lui dire, de l’embrasser… Premier baiser d’amoureux ? »

À travers une série de nouvelles intimistes, ce recueil explore la diversité des émotions humaines : amours naissantes ou contrariées, amitiés ambiguës, attirances inattendues, regrets tenaces.
Les personnages avancent au rythme de regards, de silences et d’instants suspendus, partagés entre désir et retenue, certitudes et doutes, en quête d’eux-mêmes.
Dans ce voyage littéraire, chaque moment, même éphémère, laisse une empreinte durable, rappelant que les sentiments les plus discrets sont souvent les plus révélateurs.

Nouvelles du temps qui passe

« Ce bateau reste une énigme. À l’origine, un corps mort, une annexe orange, un ancien voilier de rêve. Depuis des semaines, jour après jour, je l’observais. Rien. Pas le moindre mouvement. Comme un chien sans collier. Je m’y suis glissé, discrètement, à la nuit tombée. »

Avec ces « Nouvelles du temps qui passe », le lecteur découvre des histoires où se mêlent humour et désenchantement, amour et solitude au temps du Covid. Au fil de récits sensibles, l’auteur explore les silences du quotidien et les choix qui façonnent une existence.
Des réminiscences de l’enfance aux incertitudes de l’âge adulte, chaque nouvelle interroge le rapport au temps, aux autres et à soi-même. Empreint de mélancolie et de poésie, ce recueil invite à méditer sur la condition humaine et la fragilité des liens.

La carte postale

« La carte postale voyage, d’est en ouest, elle ne dit ni oui ni non, bien au contraire, elle subit d’aimables stylos donnant des dialogues, distribuant les rôles en émetteur de papier, et de son cœur d’encre, elle dit : « Tu es l’être cher et je t’embarque dans mon univers.  » »

Avec cette « Carte postale », Jamel Mouaouya nous entraîne dans un univers intime, fait de poésie, de souvenirs et d’émotions. Voyages, rêves d’enfance et réflexions sur l’amour, la famille et la mémoire s’y mêlent. La tartelette à la fraise, écho sucré, y symbolise une quête de douceur et de réconfort dans le quotidien. Chaque nouvelle devient ainsi une fenêtre ouverte sur l’âme humaine et ses aspirations profondes.

Mon enterrement

« – Tu ne pourras malheureusement pas te rendre à ton rendez- vous, car ici c’est un monde parallèle, bref pour nous un nouveau monde. Tu t’y feras.
– Je veux bien le croire, mais qui a pu dessiner ces montagnes de coton et ces charmes temporels sinon Yahvé ? Et ces voitures de pain d’épices roulant à coups de sucre dans le réservoir. Et ces trains amphibies sautillant entre ciel et mer où les grévistes fêtent parmi le monde Noël en famille ? »

Entre le monde terrestre et l’au-delà, les narrateurs de ces textes cheminent dans une semi-réalité. Portés par leurs souvenirs, ils reconstruisent leur existence telle qu’elle pourrait être, devrait être. Rythmé, presque slamé, ce recueil scande le doute et la spiritualité, l’amour et ses virevoltes.

Pas de fumée sans feu

« Tel est le cas d’un pauvre aventurier qui s’était retrouvé en terre inconnue. À son arrivée, le dépaysement des lieux l’avait tellement changé psychologiquement qu’il s’était trompé de sac en achetant un sac d’écolier pour y mettre ses documents d’étudiant post-baccalauréat. Il partait ainsi aux cours sans même réaliser que cela paraissait tout à fait étrange aux yeux de ses collègues. »

En terre inconnue, il ne suffit pas d’avoir des diplômes ou de la volonté pour se faire une place. À travers une série de récits marqués par l’exclusion, le harcèlement et l’arbitraire, ces nouvelles retracent le parcours d’un homme confronté à l’adversité, au sein de l’école, de l’entreprise et même de la justice. Entre humiliations silencieuses et sabotages assumés, il résiste, vacille, mais ne renonce jamais. Malgré les échecs et les trahisons, l’espoir renaît, porté par la dignité et quelques rencontres salvatrices. Ce livre dévoile, sans filtre, les rouages invisibles de la marginalisation et la force tranquille de ceux qui tiennent, envers et contre tout.

Bienvenue bon port la nouvelle

« Dans mon rêve, la maison du bonheur
comporte le toit blanc comme
Les ailes d’un goéland, des volets verts, espoir,
et des murs ouverts sur son jardin
Aussi beau que le parc Montsouris »

Prose et poésie s’entrechoquent dans cette nouvelle qui suit le fil d’une vie chahutée. Rêves de Far West, souvenirs d’enfance, amours sont capturés en quelques lignes mélodiques. Et par-dessus tout, un hommage à la mère de l’auteur, tendre et douloureux.

Devenir Shipibo

« Les personnes qui réalisent des actes remarquables ne sont pas nécessairement reconnues dans les sociétés. Et ce ne sont pas non plus toutes les causes défendues et reconnues qui suscitent de l’intérêt et de l’admiration.
La personne dont je vais vous parler ne voulait pas de reconnaissance ni d’adulation, pourtant, elle en a eu. Donner sa vie pour une cause n’impressionne pas au point de prendre l’affiche sur les réseaux de communication, comme peut le faire un événement sportif ou politique.
Et pourtant, c’est arrivé. »

Dans un monde contemporain qui fait de l’instantanéité son dieu, l’auteur choisit de considérer le passé. Le gouvernail de nos actions, c’est en effet lui, et non le fil de nos réseaux sociaux.
En huit nouvelles sont convoquées l’émotion, la nostalgie et l’image du Père trop tôt disparu. C’est lui qui ouvre ce recueil, homme de foi qui partagea la vie des Shipibos au Pérou et prit fait et cause pour ce peuple premier.
Dans ces nouvelles aux allures de fables, toute la puissance de nos souvenirs, personnels et communs, est révélée en une vertigineuse mise en perspective.

Les récits de l’absurde

« Il est, d’ailleurs, tout à fait conscient que la rêverie, inspirée par des images séduisantes, par des illusions d’un bonheur plus ou moins intense, n’est pas une vacuité de l’esprit, mais plutôt le don d’une heure qui connaît la plénitude d’un sentiment.
Parfois, il essaie de donner un sens à ses rêveries inconscientes, il lui arrive de dépasser les limites de la raison commune, s’amusant à inventer de toutes pièces un pseudo-passé ou un pseudo-futur, tous les deux colorés d’absurde et de mystère. »

L’absurde, c’est le réel qui se heurte au déraisonnable, à ce qui enfreint les règles. En sept nouvelles, les certitudes des personnages vacillent au fil de rencontres pour le moins perturbantes.
Non sans malice, l’auteur s’amuse de ces hasards qui jettent de respectables citoyens dans la gueule de plus fou qu’eux.

Du fin fond des océans aux étoiles en passant par la Provence

« Je venais subitement de réaliser que mon ami viendrait tous les jours à la même heure pour casser la graine et que si par malheur j’oubliais, lui ne m’oublierait pas. Gare aux piaillements en perspective. Mais cet état de fait ne me gênait pas du tout, car je m’attachais de plus en plus. »

Dan Nivlac tisse un recueil de nouvelles où le réel et l’imaginaire s’entrelacent harmonieusement. À travers des récits empreints de poésie et de mystère, il nous convie à explorer des univers variés, allant des paysages de la Provence aux profondeurs insondables des océans, et jusqu’aux confins des galaxies. Chaque histoire, portée par des personnages confrontés à des dilemmes ou des situations extraordinaires, dévoile des fragments d’humanité, des émotions universelles et des instants de grâce.

Des coups de foudre et des grenouilles

« Certains matins, dans le reflet trop net d’un miroir trop propre, les vérités s’invitent et nos regards s’évitent, le tien, le mien, le nôtre. Le passé dans la tête et le présent devant les yeux.
L’angoisse naît, la peur grandit, la vie vaut-elle encore, et que vaut la vie ?
Elle change de camp, elle change de but, elle change encore et encore, mais on se dit que tant qu’elle change, elle vit. »

Nos voix intérieures, leurs délibérations et leurs ruminations, sont conviées dans ces nouvelles qui célèbrent les petits riens. En pastilles tendres et humoristiques, l’auteur raconte ces instants d’existence qui concentrent le suc de la vie. Coups de cœur, coups de foudre et retournements de situation sont au programme de ces saynètes sautillantes.

Fantasmes

« Je dois avouer que, de façon parfaitement involontaire, presque à mon corps défendant, j’avais eu accès à certains de ses secrets. Mais était-ce ma faute à moi, si elle me faisait trop confiance ? Si elle me donnait l’occasion de fouiller ses poches, de consulter ses messages, de l’espionner, de la pister dans ses déplacements et, à force d’investigations, de découvrir ses aven- tures ? Est-ce ma faute à moi si elle n’appréciait pas le résultat de ses propres insouciances ? »

Un auteur confronté à la douleur de la page blanche reçoit la visite de Calliope, la muse de la poésie épique et de la littérature. Un voyageur se laisse envahir par les plus exquis et extraordinaires fantasmes durant son trajet. Un homme rencontre une personne décédée depuis des décennies…
En 10 nouvelles, l’imagination se déploie dans une atmosphère proche de l’onirisme. Mais toujours subsiste un doute – rêve ou réalité – qui emporte chacun de ces épisodes aux lisières du fantastique.

Histoires courtes du Pacifique et d’ailleurs

« Imaginez un coin perdu du Pacifique, une île qui fait fantasmer les Occidentaux, les gens de la vie normale inondés d’informations convenues, d’emplois délétères et d’un quotidien banal.
Là-bas, la vie s’écoule plutôt paisiblement, le réveil se fait au chant du coq, les fruits et légumes se récoltent dans le jardin, les femmes demandent à leurs «hommes» d’aller pêcher un poisson pour le repas. »

Parti d’une seule histoire restée au chaud dans la tête de l’auteur durant des années, ce recueil de micro-nouvelles puise son inspiration dans les eaux changeantes et multicolores du Pacifique, au cours d’un voyage en solitaire sur un cargo reliant la France au Brésil. Le quotidien du bateau, le réel forment une trame de fond à ces histoires tantôt rocambolesques, tantôt émouvantes ou drôles, qui font voyager les yeux comme l’esprit.

Automaterrien

« Pour rendre l’hypothèse d’un univers-tableau crédible, il nous faudrait bénéficier d’une toile en constante évolution. Concevoir un tableau mouvant, qui se dessine et se redessine à chaque instant. C’est ici que la technologie intervient. Émergeant d’un océan de câbles et de circuits, elle se dresse comme un pont entre l’imaginaire et le réel. Car il existe bel et bien un outil capable de donner vie à l’univers-tableau en question : l’ordinateur. »

Un feuillage rose bonbon en forme de nuage, l’arbre sur la couverture de ce livre n’existe pas ? Détrompez-vous : il existe. Cultivé sous les rayons d’un soleil jamais levé, dans le monde informatique où il a été conçu, il peut bourgeonner et fleurir. Ahm3d et Sim/on, éclats d’imagination, vous emmènent à la rencontre d’une question étonnante : tout comme cet arbre virtuel aux allures de friandises, vivons-nous, nous aussi, dans un ordinateur ?
Votre réalité est sur le point d’être redéfinie.
Entrez dans « Automaterrien ».