« Les vivants ne sont pas ceux qui respirent.
Les vivants sont ceux qui continuent malgré tout,
ceux qui avancent avec des morceaux en moins,
ceux qui portent des poids que personne ne voit. »
Ce récit explore ce que la mort laisse derrière elle : les silences, les colères, le manque et ces blessures invisibles que les vivants portent tout en continuant d’avancer. Il évoque ceux qui sourient pour tenir debout, ceux qui dissimulent leur douleur derrière des habitudes ou des mots trop courts. Témoignage présenté sous une forme poétique, « Les poids invisibles » observe les différentes facettes de l’absence. Sourde ou aiguë, omniprésente, elle devient l’ombre du vivant, la gardienne de son chagrin.
Antoine Achamana livre un recueil qui, jonglant avec poésie et prose, parle avec pudeur et finesse du deuil. La force de ceux qui restent s’y dévoile page après page, dans les silences surmontés et les larmes taries.
Un témoignage qui observe le deuil dans ce qu’il a de plus silencieux : les habitudes qui masquent la douleur, les mots retenus, les absences qui continuent d’habiter les vivants. Entre prose et poésie, Antoine Achamana écrit avec retenue, laissant apparaître, page après page, la fragilité comme la résistance.