Thème : Témoignages

Vive la vie, plus que jamais

« C’est une partie de moi que j’ai perdue, mais j’ai l’impression que je vais devoir me reconstruire en entier. Me reconstruire sans toi me semble tellement impossible ! »

La maladie, éprouvante pour le patient et pour ses proches, est aussi, comme le montre cet ouvrage, une opportunité d’accompagnement. Au-delà de la souffrance qui accable Eric, le dévouement de Samuel à son chevet va leur permettre à tous les deux de tisser des liens encore plus solides.

Le vent de la colère

« Le président Bouteflika devient ainsi la «  figurine de bois  » manipulée par une bande «  mafieuse  » cachée derrière les rideaux. Ce cercle restreint, bien organisé au sommet de l’État, utilise des personnalités publiques et des responsables dans les administrations « au passé sulfureux  » pour leur imposer de sales besognes. Ils sont appelés à faire pression sur les fonctionnaires pour récolter leurs signatures au profit de Bouteflika. »

Dans ce témoignage, Lotfi Sid nous décrit et analyse les événements de février 2019 à Alger. Avec précision et détail, ce journaliste en place au moment de cette révolution retrace les étapes ayant engendré ce soulèvement populaire, fruit d’une colère longtemps rentrée… et totalement imprévu par le gouvernement alors en place. Il définira ainsi les éléments qui ont permis l’accession à la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, successeur de Bouteflika.

Je ne voulais pas mourir, juste revivre

« Pensant que l’apparence compenserait le manque, je fus l’acteur principal de ma perte. Tout n’était qu’une sordide comédie dont la fin fut des plus tragiques.
Je m’appelle Luc. J’ai dix-neuf ans et, malgré mon jeune âge, j’écris un livre, le livre de ma vie. J’en commence l’écriture, installé au bureau de ma chambre d’hôpital. »

« Si j’avais su que j’allais souffrir autant, je referais tout de la même façon »
Dans ce témoignage poignant, Luc Rouquette nous conte une vie qu’il a brûlée par les deux bouts : voyages, excès, luxe et volupté… Au bord du danger, cette vie de flambeur a eu un prix : l’addiction, l’anorexie, la dépression. Une spirale infernale dont l’auteur a tenté de sortir par lui-même, mais la vie l’a gardé. Aujourd’hui, il raconte sans fards la vie qui l’a consumé, sans regrets.

Whashintoc

« J’allais être libérée de ce cousin, de cette force de l’habitude qui commençait à m’embêter sérieusement. Je cherchais une issue ! Je cherchais à m’échapper à tout prix, maintenant. Je pensais vraiment qu’il allait arrêter, que ça allait être la fin ! Qu’avais-je fait de mal pour subir tout ça ? »

Une enfance dévastée, une vie de femme en demi-teinte. Jeanne Chappee raconte le viol subi enfant et le combat qu’elle ne cesse de mener depuis. Combat contre l’incompréhension, contre ce souvenir qui la hante.
En mots simples et percutants, elle dit sa farouche volonté d’avancer tête haute.

Certainement plus jamais

« Là où il y a avantage, il y a inconvénient, c’est ce qu’on dit et c’est ce qu’il se passe. »

Jean Adelle a connu les abus, les affres de la rue, le rejet, la prostitution et surtout, il a connu le désespoir. À soixante-quinze ans, l’auteur revient avec sincérité et une bonne dose de courage sur un passé, une destinée qui l’ont changé à jamais… Mais dont il est sorti sauf, et qui ont fait de lui la personne qu’il est aujourd’hui. Un mot d’excuse, un message d’espoir, un besoin de partage ? Vous trouverez tout cela dans ce poignant témoignage.

Isabelle, 10 ans, la grande guerrière de la paix

« Je vais commencer par le début de mon histoire. Je me suis retrouvée à l’hôpital psychiatrique du Valmont à Valence dans la Drôme en juin 2018, enchaînée, comme Jésus sur sa croix, sur un lit, avec deux bracelets de chaque côté des bras et aux pieds, avec des bleus sur chaque bras. Je suis persuadée d’avoir tué ma fille, mon mari et tous les gens du monde, sauf moi, attachée là, dans ces murs blancs pour toujours, sans manger ni boire. »

La petite Isabelle vit un véritable choc le jour où elle apprend l’histoire de Jésus. Suite à un songe où elle se voit libérer le messie, sa vie change, des accidents se succèdent… Elle comprendra très vite la mission qui lui est confiée : œuvrer pour la paix dans le monde.

L’histoire de Stéphanie et de mes petits-enfants

« Quatre ans sans voir ma fille ni mon petit-fils, c’est long. De plus, je ne devais même pas essayer de les contacter, encore moins tenter quelque démarche pour obtenir un droit de visite sur mon petit-fils, car il menaçait de me faire passer pour « folle ». Étant très doué dans l’art du mensonge et de la manipulation, il n’aurait pas eu de mal à convaincre des juges. »

Stéphanie n’a que dix-sept ans lorsqu’elle tombe enceinte de son petit ami. Très vite, celui-ci la pousse à quitter père et mère et à le rejoindre… pour mieux détruire les liens qu’elle entretient avec ses proches et assurer son emprise sur elle. Dans ce témoignage bouleversant, Sophie Dautz raconte sans fard comment sa fille a remis son propre destin et celui de toute sa famille entre les mains d’un pervers narcissique.

De l’Indochine au Périgord

« Ma mère n’a pas d’autre choix que de fuir, de quitter Hanoi et de dissimuler son état. Elle marche et ne pense plus. Sa peine est grande, son but est d’aller se terrer dans un endroit où personne ne la dénoncera, elle a décidé de rejoindre le village où habite sa famille paternelle à Tien-Lan, près d’Haiphong.
La route depuis Hanoi est longue et, pendant des jours et des jours, elle marche pieds nus, sans aucun bagage, les mains vides, avec comme seul habit celui qu’elle porte. »

Cette saga familiale voit le jour dans l’Indochine coloniale.
Après le coup de force japonais, en mars 1945, et la fin de la deuxième guerre mondiale vient l’insurrection Viet Minh du 19 décembre 1946 qui marque le début de la guerre d’Indochine.
Dans cette terre lointaine, mêlée de beauté, de guerre et de souffrance, naît une belle histoire d’amour, entre un militaire français et une jeune Vietnamienne. Leur chemin se poursuit à partir de 1956 dans le Périgord où la famille, ayant réussi à fuir Hanoi, se trouve unie et où les enfants grandissent sereinement.
Ce récit trouve ses racines dans ce que l’on nommait autrefois le Tonkin et nous emporte sur l’aile de la mémoire en un hommage ému aux parents-courage et à la terre d’accueil qui sut donner forme aux rêves. Il retrace une histoire peu ordinaire dans la grande Histoire et parlera à tous ceux qui ont dû traverser des épreuves, avec parfois des choix de vie douloureux.
Au-delà de sa valeur de témoignage, « De l’Indochine au Périgord » se veut être aussi un message d’espoir pour tous ceux qui, partagés entre deux cultures et amenés à faire face à l’adversité, peuvent néanmoins réussir à construire une vie heureuse en respectant des valeurs humaines, inculquées avec affection et bienveillance.

Mon père, en toute subjectivité

« Depuis tant d’années, je porte en moi bien des choses au sujet de ce papa si différent, si particulier, Marcel Barbu. Que n’ai-je entendu à son sujet  ! En bien pour les uns, en mal pour les autres… Que de propos réducteurs ou excessifs le concernant… »

À travers ce témoignage sincère et poignant, Jean-Marie Barbu rend hommage à l’homme d’exception que fut son père. Comment a-t-il été amené à se présenter aux présidentielles de 1965 ? Qui était Marcel Barbu ?
Les réponses à ces questions amèneront le fils à se dévoiler à travers la peinture faite du père, dans une volonté de transparence et les mots s’alignant pour dessiner une catharsis personnelle, aussi bien qu’une main tendue à ceux qui vivent ce mal connu mais peu reconnu qu’est la dépression.

Le fabuleux destin d’un autodidacte

« Choisir un métier où vous ne verrez pas les journées défiler est le plus important. Peu importe l’image et l’argent qu’il dégage, la passion, le plaisir sont essentiels pour une vie professionnelle réussie. »

Alors qu’il a arrêté ses études très tôt, Philippe Soulat a connu une ascension professionnelle extraordinaire : à force de travail et de persévérance, il a évolué d’un poste de magasinier à celui de directeur d’exploitation France au sein de la filiale de distribution du Groupe Renault. Ayant toujours la volonté de s’améliorer, il n’a jamais cessé de se perfectionner dans différents domaines et est fier de partager sa progression, celle d’un autodidacte, avec ses lecteurs qui pourront trouver dans cet ouvrage une motivation à la hauteur de leurs ambitions.

Les 39 marches – Journal d’un confiné aux Sables-d’Olonne

« Je suis allé errer cet après-midi, la sortie pour « prendre l’air », c’est le cas de le dire, en terrain déjà conquis, dans le périmètre autorisé, avec l’attestation datée où figurait mon heure de départ. Impressions étranges. Une ville presque à l’arrêt. Le ciel bleuissait à vue d’œil, avec une luminosité étonnante. »

Entre le 18 mars et le 2 juin 2020, Hervé Macé a tenu son journal, un jour sur deux.
Chaque marche représente une étape, une évolution, un instant saisi et contemplé à la lumière de cette étrange période. L’actualité est passée en revue, croquée par la plume exigeante de l’auteur. Et si ces pages sont au présent, elles relatent un passé recomposé, avec subtilité et une certaine ironie.

Six mois avec moi

« Aujourd’hui deux juin, ça fait six mois que je me suis mis à écrire un livre, je ne sais pas si c’est bien ou quoi, mais j’y ai mis mes humeurs et ce qu’il m’arrive et ce qu’il m’est arrivé, c’est la première fois que j’écris un livre, donc, vous verrez, je me suis un peu amélioré en écriture. Mais voilà, tout a commencé en septembre ou octobre dernier, je crois que c’est à cette période que je me suis mis à écrire quelques lignes, puis j’y ai pris goût, voilà, j’ai quand même beaucoup évolué en six mois, bon, pas trop non plus, mais j’ai pris beaucoup d’assurance dans l’écriture, donc voilà, pardonnez-moi si les premières lignes sont moins bien écrites. »

Plongeon sans artifices dans la vie d’un jeune homme de vingt-quatre ans, « Six mois avec moi » dessine les contours d’une photographie prise au cours d’une existence. Très attaché à sa famille et à ce qu’elle représente, Danni lui rend hommage à travers cet ouvrage où il livre son quotidien, avec ses hauts et ses bas, ses rires et ses cris, sa poésie et sa rudesse, parfois.

Covid expérience

« Premier réveil, et plus que quelques heures avant l’heure officielle du confinement. À midi, nous devrons restreindre au minimum nos déplacements (courses alimentaires, sport en solitaire à proximité du domicile, promener son chien, travail pour ceux qui n’ont pas d’autres choix).
J’ai très mal dormi, mal au ventre. Je mange quelques fruits, discute avec maman de ma tourmente ; elle aussi est stressée, elle se pose beaucoup de questions aussi. »

Contrainte à rentrer dans la maison de ses parents, en province, pour le confinement de mars à mai 2020, l’auteure nous livre avec sincérité et justesse ses impressions durant cette période étrange où le monde entier a retenu son souffle. Après la frénésie parisienne qui a fait son quotidien depuis plusieurs années, le foyer familial prend des airs de cocon régénérateur et l’expérience pourtant familière du retour aux sources devient théâtre d’une métamorphose humaine.

Mademoiselle de Maupassant je vous épouse !

« Cette belle jeune fille avait à sa façon cambriolé mon jardin intime, disons qu’inconsciemment, je rêvais d’elle ! Elle est entrée sans effraction dans mon existence, annihilant ainsi toutes mes facultés. Elle a passé ma porte, sans bruit, sans un mot, un seul regard a suffi. Elle m’est apparue comme un ange qui descend de son paradis pour attraper par le cœur la proie facile que j’étais alors »

Dans ce témoignage poignant et sincère, Claude Buisson conte sa rencontre et sa vie auprès de mademoiselle Catherine de Maupassant. Prédit par une voyante qui s’avérera avoir vu juste sur toute la ligne de vie, ce destin sera celui d’un amour sans failles malgré les remous et les frasques familiales. De belles mémoires, un fabuleux hommage à une femme d’exception préfacé par Olivier de Funès.

La lumière revient toujours

« Les minutes s’écoulaient lentement sans que Maman, imperturbable et immobile, dégage la moindre émotion. Soudain, elle me prit la main, se tournant légèrement vers moi, cherchant mon regard, une approbation peut-être, un peu de courage sans doute. Elle n’avait probablement pas fermé l’œil de la nuit. Incommensurablement triste, atomisée par cette perte, par cette douleur ardente qui vous submerge quand l’amour de votre vie n’a pas eu d’autre choix que de laisser la maladie l’emporter. »

Dans ce témoignage sincère et poignant, Céline Dovat Bise relate son existence à rebours. Après les obsèques de son père décédé prématurément, elle revient sur les points culminants de sa vie et celle de sa famille, qu’ils l’aient tirée vers le haut ou lui aient fait toucher les abysses, pour poser un regard serein sur la personne qu’elle est devenue aujourd’hui.

Trahisons

« Ma mère ne m’aimait pas. Elle me négligeait. Ne me manifestait aucune affection ni aucun geste tendre. Elle était frustrée, car elle aurait préféré un garçon. J’étais la petite fille non désirée et rejetée. La première enfance détermine la personnalité de l’adulte, dit-on. Jamais je n’ai compris la raison de cette méchanceté à mon égard et j’en souffre encore aujourd’hui. »

Dans ce témoignage bouleversant, Anne Dumont nous livre l’histoire d’une petite fille devenue femme qui n’aspirait qu’à l’amour. L’amour. Être aimée, aimer à son tour. Et pourtant… Naïve, fragile, elle a souvent été abusée, trahie, manipulée, mais s’est toujours relevée et continue malgré tout de croire en l’homme et en la beauté de l’existence.

Et si c’était à refaire

« Et si tout était à refaire ? Si notre destin, notre vie, ne tenait qu’à quelques instants ? Décisions prises à la hâte sans avoir conscience qu’elles détiennent toutes les clés, toutes les solutions, et que notre existence prend un virage à 180 degrés.
Si tout était à refaire, bien qu’adorant l’aventure, je ne changerais rien. Pas une décision, ni même celles des autres, pas une virgule, pas un point. Rien. Absolument rien. »

Avez-vous dit « normalité » ? Voici bien un état auquel Pauline Janin ne s’est jamais sentie associée. À 23 ans, elle a compris pourquoi sa vie était une suite de tourments, pourquoi elle se sentait envahie par le chaos et les démons de la maladie.

Faces cachées

« Durant le week-end, je n’en ai pas parlé à mes parents, car je pensais que ce n’était qu’une histoire de filles, et je ne voulais pas les inquiéter pour rien. Mais dès le retour au lycée le lundi, les filles ont recommencé. Pendant les cours, elles me disaient des petites phrases par-ci par-là. Elles me jetaient des petits trucs dessus, me donnaient des coups de pied dans les jambes, écrivaient sur mes cours…
– Vous pouvez arrêter, s’il vous plaît ? C’est plus drôle, maintenant.
– Si, c’est super drôle. Hein, les filles, c’est drôle ? »

Stella est aux anges lorsqu’elle apprend son admission au lycée Saint-Joseph, où elle pourra exprimer pleinement sa passion pour le karaté dans un club réputé. Mais très vite, le rêve tourne au cauchemar : plusieurs élèves de sa classe se liguent contre elle et la harcèlent sans raison apparente. Au plus mal, la jeune fille cherche simplement à survivre à son année scolaire, mais elle n’est pas au bout de ses peines… Une prise de conscience bouleversante qui met en lumière les dangers du harcèlement scolaire.

Dans ma peau – « journal intime d’une passagère venue d’ailleurs »

« À sept ans j’ai pris la décision de partir en France. Je peux dire « j’ai décidé » car cette idée ne vint de personne d’autre que moi. En 1980, de Pointe-Noire nous sommes retournés vivre à Brazzaville. J’avais cinq ans. Je n’y étais pas vraiment à mon aise. À l’École Élémentaire de la Fraternité, c’étaient brimades sur brimades ! Tous les jours ou quasi, pour des broutilles, le maître d’école nous faisait frapper avec une règle en fer, soit sur les doigts joints, soit sur le bas des cuisses en pied-avant, mains au sol et jambes surélevées. Pour des futilités, des détails comme des chuchotements, l’oubli d’une gomme ou d’un stylo-couleur, nous étions matés, corrigés durement.»

Gwladys Berliocchi nous livre avec sincérité et ferveur un témoignage bouleversant sur son propre parcours. Née à Brazzaville une décennie après l’indépendance, poursuivie, happée par des événements plus que sombres, ballottée entre France et Congo, malmenée par des situations improbables autant que par les conséquences des décisions pas toujours bonnes qu’elle fut amenée à prendre pour leur résister, elle exorcise sur le papier ses expériences, ses joies et ses douleurs. Elle nous parle au cœur et particulièrement au cœur de ceux qui, comme elle, ont traversé la vie dans les cahots et les heurts, avec cette certitude née de l’espérance que seul un retour à l’authentique de soi peut nous libérer de ce que l’on nomme trop souvent la fatalité.

L’intimité d’un journal

« J’aimerais être allongée dans l’herbe à regarder le ciel étoilé et les signes qui s’y forment, j’aimerais penser à l’avenir, sourire à la vie et me dire que demain ne sera que meilleur, j’aimerais avoir ma tête posée sur l’épaule de celui que j’aime et qu’il me parle du futur, de nos projets, des voyages, du travail, des enfants, j’aimerais vouloir vivre. J’aimerais pleurer, sécher mes larmes et puis me dire que ça passera, que ce n’est rien, que toutes les étapes de la vie ne sont là que pour nous faire grandir. J’aimerais croire. J’aimerais être bien. »

Dans ce journal tenu sur une année, Meryem Jaouhari met à nu sans fards et sans retenue sa bataille quotidienne contre la dépression, qui révèle à demi-mots son envie de vivre à travers les pulsions de mort. Recherchant la lumière dans ce couloir obscur qu’est parfois l’existence, elle fait part de ses ressentis, de ses réflexions et nous mène vers sa vérité : la résilience.