Thème : Témoignages

Mes rencontres sur les sites de rencontres

« Aujourd’hui, le couple idéal, c’est chacun chez soi et l’on se voit le week-end. Entre les gardes partagées, les week-ends sur deux, les pères qui passent leur tour et les couples en guerre, l’honneur est aux mecs sympas de mon style qui accueillent facilement chez eux, qui font un petit repas suivi d’un bon massage. »

Les relations hommes-femmes vues à travers les prismes des applications de rencontres : Sonny Séverin raconte les conquêtes, d’un soir ou de quelques nuits, les petits et grands arrangements avec la vérité. Sans concession pour les fausses pudeurs, il dévoile les rouages qui entraînent ces nouvelles mécaniques amoureuses : stratégies commerciales, consumérisme, marchandisation de l’autre.

Délire sur Dieu écrit par un bipolaire – Tome II

« Chaque chose viendra en son temps, pense d’abord à ta santé et garde contact avec le concret et la réalité car sinon tu risques de t’enfermer dans une prison psychique… »

Dans ce second opus, Daniel Cunha poursuit sa quête de sens à travers ce journal qui relate son quotidien avec la bipolarité, maladie invalidante qui teinte chacun de ses gestes. Sa réflexion porte sur le rôle de Dieu dans nos existences et sur l’origine de l’Homme sur Terre. L’auteur revient ensuite par strates à l’infime fil doré qu’est sa vie dans l’infinie pelote du destin, pour mieux se comprendre et cohabiter avec sa maladie.

Le chemin jusqu’à nous

« Cette réalité qui nous rattrape, celle où l’on s’aperçoit qu’on a tout faux, que l’on se trompe de chemin, que ce que l’on vit n’est pas en accord avec ce que l’on ressent, beaucoup de mamans l’ont vécu comme moi. Parfois, cette frustration existe parce qu’on n’a pas le choix. Il n’y a aucun jugement dans mes propos. »

À 30 ans, Alicia a passé plus de la moitié de sa vie à souffrir d’endométriose. Cette maladie a fait de sa vie un cauchemar durant des années. Pourtant, malgré les douleurs physiques, malgré les souffrances morales et psychologiques, elle a toujours conservé, défendu, entretenu la rage de gagner son bonheur et d’embrasser un jour la maternité. Pour autant, devenir parent n’est pas qu’affaire de gestation. Cela exige de s’apprendre soi-même, d’apprivoiser la confiance, la rendre éclairée.

C’est le Mektoub, Joseph…

« Quelle aventure à cette époque pour un gamin pas peu fier de ce privilège, que le vol au-dessus de la Méditerranée, dans le ventre impressionnant du gros DC4 à hélices, jusqu’à Marseille-Marignane ! C’est bien sûr aussi pour moi, la découverte de la France métropolitaine, celle de « nos ancêtres, les Gaulois » que nous enseignaient nos maîtres d’école, connue uniquement au travers des livres de géographie ou des bribes de récits saisis au vol des conversations de nos proches, anciens de l’Armée d’Afrique. »

L’Algérie, quittée il y a plusieurs décennies, brille de tous les feux du souvenir dans ce récit mêlant la grande et la petite histoire. Par le prisme d’une saga familiale dans lequel de nombreux Pieds-noirs se reconnaîtront, Gérard Guibilato restitue l’ambiance et les couleurs, comme les paradoxes et les fausses certitudes dans lesquels étaient enveloppés les habitants de la colonie.
Dans une histoire universelle du déracinement, depuis ses ancêtres napolitains qui émigrèrent en Afrique du Nord jusqu’au rapatriement de sa famille et son installation en France, l’auteur brosse ce portrait d’un peuple, évoque un pays qui n’existe plus et une guerre qui mit fin à un rêve, en une toile de fond encore prégnante de nos jours.

Coquille.

« Il serait plus humaniste de viser un épanouissement collectif plutôt que de constamment prôner un développement personnel. »

L’autrice nous fait entrer dans sa coquille qui, comme un kaléidoscope, se révèle sous ses mille et une facettes. Exploration des sens et des émotions sous forme d’un journal poétique, Coquille. nous mène à toucher délicatement le voile ténu qui se forme sur l’existence pour qui connaît ce bonheur douloureux du trouble de la personnalité limite ou borderline et de l’hypersensibilité en résultant. Un triptyque marquant 365 jours d’une évolution, plongée vers l’intérieur, renversée vers l’extérieur.
Émotions à foison, souvent intenses, quelquefois socialement inadaptées, forment le quotidien d’Odeline Flore Cerisier. Écrire canalise ce flux, écrire introduit de la distance là où régnait un maelström de sensations.

Assistante maternelle : rompre avec le silence

« Encore une fois, je suis seule face à la situation. Si je ne dis rien, je suis témoin, non-assistance à personne en danger et donc complice. À l’inverse, si je dis quoi que ce soit, la maman peut se braquer et ne plus me faire confiance. »

Son CAP Petite enfance en poche, la narratrice commence sa carrière d’assistante maternelle. Elle découvre sa profession avec enthousiasme et une passion toujours renouvelée, jusqu’à ce mois de décembre 2020.
Que faire lorsque l’on se rend compte de maltraitance au sein d’une famille ? Comment agir au mieux des intérêts de tous, et de soi. Car l’assistante maternelle peut à son tour se voir accusée, y compris à tort.

Une minute

« On nous invite à rester dans nos fauteuils, pas trop loin du frigo et des cacahuètes. Les salles de sport sont fermées, les stades sont vides, la mer est prohibée. […] Il vaut mieux accepter nos petites détresses dans le silence de l’immobilité plutôt que d’expulser nos toxines en accélérant nos battements de cœur. Pourtant, les longues balades au soleil valent bien mieux que toutes les ordonnances de Lexomil. »

Trois semaines après le début du confinement du printemps 2020, l’auteur nous livre toutes les pensées qui lui traversent l’esprit au réveil. Le temps d’une longue minute, les doutes l’assaillent et les questions qui nous ont tous interpellés lors de cette période inédite lui viennent en tête. Dans ce texte bref et clair, il résume la peur, l’intolérance et les merveilleuses initiatives qui ont marqué ces quelques semaines… et le « monde d’avec ».
Acteur reconnu de la vie associative martiniquaise, Emmanuel de Reynal œuvre dans le domaine de la publicité régionale. Il est l’auteur de « Ubuntu, ce que je suis », (L’Harmattan) et de « Recta Linea » (Éditions du Panthéon).

De la Corrèze à Auvillar – L’histoire de Jean Riol

« Et des souvenirs, j’en ai à la pelle, à revendre. Alors, si vous le voulez bien, je vais vous narrer mon histoire. Installez-vous douillettement dans un bon fauteuil, une infusion, des charentaises, et venez me rejoindre dans mon monde merveilleux, celui de mon enfance, de mon adolescence, de ma vie d’adulte et de père de famille, de la Corrèze à Auvillar, dans le Tarn-et-Garonne, d’hier jusqu’à aujourd’hui. »

Thierry Gerdolle relate les aventures de Jean Louis Riol, dit Jeannot, né en 1927 en Corrèze. Une histoire de vie, celle d’un gavroche ayant subi les rudesses de la guerre et les ivresses de la terre, des belles rencontres et de l’amitié. Une ode tendre et sensible à la beauté parfois terrible mais toujours solidaire du monde paysan, en explorant les paysages variés des terres occitanes.

Ma vie de médium

« Il y a bel et bien une vie après la mort ; j’en veux pour preuves toutes les manifestations et les messages que je reçois. »

Joëlle Pfeiffer sait le rôle qui lui est échu : être le pont qui relie le monde visible et l’autre subtil. Elle raconte son histoire, son cheminement de mère endeuillée vers des expériences troublantes.
Parsemé de messages livrés par Hélène Myran, conteuse médiumnique lors de séances de channeling, son témoignage est un guide pour accompagner chacun sur le chemin qui est le sien.

L’Hypocrisie du Monde du Travail

« J’avais travaillé dur pour arriver à mon niveau de compétences !
J’avais travaillé et on nous jetait comme des malpropres… C’était une mesure politique au niveau national certes, mais ce que je n’ai jamais accepté, c’est que mon patron ne m’ait jamais prévenu.
Le monde hypocrite du travail et la lâcheté des hommes… »

Dans cet ouvrage, Vesta témoigne : née à la campagne, élevée à la dure, elle s’est très vite débrouillée seule et s’est exilée vers la grande ville pour y trouver son premier emploi. Avec une plume non dénuée d’humour, elle nous relate ses péripéties professionnelles.
Entre trahisons, désillusions et grandes joies, elle dévoile l’une après l’autre les strates de son existence, plusieurs petites vies en une seule. Un récit dans lequel tout un chacun peut se retrouver au coin d’une page.

Au-delà des maux vers les mots de l’au-delà

« « Je vous vois… mais je sais parfaitement que vous n’êtes PLUS là…  »
Petit à petit, mes yeux se sont habitués à des apparitions soudaines, à des visites de courtoisie ou tout simplement à des manifestations spontanées gorgées de confidences…
Je peux vous parler, je peux vous entendre et nos rencontres sont exceptionnelles.
Je suis le fil conducteur, celui qui relie… nous… et les autres. »

Dans ce témoignage plein de sincérité, Danièle Deconi relate des expériences de soins spirituels menant à une communication avec les âmes de personnes décédées. Elle nous emmène dans les périples intérieurs qui lui ont permis de rencontrer des êtres suprêmes, nous décrit ses voyages astraux éveillés et met à disposition d’autrui ses compétences, afin de partager avec le plus grand nombre les acquis de ses expériences.

Un village briard pendant la dernière guerre

« Dans cette France rurale, les activités humaines étaient naturellement rythmées par le cycle des événements agricoles naturels  : le labourage avec des chevaux, le hersage, les semailles d’automne et de printemps, les récoltes… «  L’apogée  » de l’activité agricole se situait alors au cours de l’été, lorsque se fêtait, de ferme en ferme, «  le chien d’août  » marquant la fin des moissons. »

Ce témoignage d’un épisode de la vie rurale dans la Brie durant les années 1942 à 1945 montre combien les multiples difficultés familiales, alimentaires et sociales, n’empêchaient pas de connaître une jeunesse saine et heureuse. Une certaine forme de bonheur s’exprimait à la faveur d’une osmose avec toutes les ressources offertes par une vie à la campagne. Se plaindre aurait été malvenu, en ces temps troublés.

Abuelo

« Le ciel est devenu gris d’un coup, je le prends comme un signe. Je m’imagine que c’est parce que toi aussi tu es triste au même moment. Alors, si c’est le cas, Abuelo, ne pleure pas, je vais aller mieux, pas aujourd’hui, mais j’irai mieux, bientôt. Je te le promets. Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu sois éternellement fier de moi.»

Dans ce témoignage épistolaire, l’autrice emprunte le chemin du deuil et en cueille les fruits, âpres ou doux, à chaque pas. Le décès de son grand-père, personnage central dans la vie de Laure, l’amènera à vivre des émotions souvent poignantes. Elle apprendra à surmonter la douleur à travers les lettres qu’elle écrit au disparu bien-aimé et parfois à d’autres, mais au fond toujours un peu à elle-même.

Parkinson, mon quotidien depuis ma neurostimulation

« Dans ce laps de temps j’ai à nouveau pu vivre et rêver. Tout était possible, les voyages, les randonnées pédestres et les sorties le soir, ce qui donnait une certaine légèreté à mon quotidien. »

Dans un premier ouvrage, Daniel Schmitt dévoilait son vécu de la maladie de Parkinson et comment il avait accepté d’être opéré pour une stimulation cérébrale profonde (SCP), en 2019. Il partage ici son quotidien depuis cette intervention. Celle-ci a permis une véritable renaissance… mais pas aussi durable qu’il l’aurait voulu.

Ma mère, une femme extraordinaire

« Pourquoi me donna-t-on le nom de ma mère ? D’après cette dernière, il paraît qu’il y a une coutume qui veut que quand un couple fait des enfants d’un même sexe, pour conjurer le sort, à la grossesse suivante, il faut que l’un des partenaires donne son nom au bébé. Comme j’étais une fille c’est ainsi que ma mère me donna son nom. »

Quand une famille ne prend pas le temps de se réunir pour partager ensemble des moments de vie, il ne reste à ses membres qu’une intimité propre et forcée, dans laquelle se cacher et ruminer ses préjugés sur les autres…
À travers cet ouvrage autobiographique, Marcelline Boya Messina cherche à renouer ces liens délités et à retrouver les chemins de vie de chaque acteur de sa famille, afin de laisser une trace pour la postérité, notamment celle de sa mère, une femme dont le caractère exceptionnel aura marqué les esprits.
L’émotion, palpable, traverse ces pages, tant l’auteure y glisse avec pudeur toute une tendresse longtemps voilée.

Deux hommes dans la tête

« Dans leur malheur, heureusement, les enfants vivent au présent et leur manque de recul est en réalité une extraordinaire ressource qui permet de former dans leur mémoire des successions d’instants et d’épars et vagues souvenirs. C’est vrai, j’étais pétri de peur sur le moment, mais une fois en activité sur les aires de jeux, mes souvenirs s’effaçaient à mesure des moments vécus. »

De l’exaltation démesurée à la mélancolie profonde, l’état d’esprit de Jan Melinelo fluctue suivant un cheminement qui lui est souvent inexplicable.
Alors, plutôt que s’attarder sur l’étiquette de bipolaire qui lui est commodément apposé, il préfère s’attacher à des moments de vie, ordinaires ou intensément intimes.
Jan Melinelo revendique le fait de pouvoir exposer ses blessures, chanter ses propres louanges ou se dénigrer. Tant pis pour les fâcheux, ici la discrétion n’est pas de mise.

Mon chemin de croix

« Quand le directeur du centre rendait une visite à notre fermière, il fallait dire que tout allait bien. Que nous étions bien traités. Ce jour-là, elle nous apprêtait avec soin. Quelle perversité ! »

Brutalisée par un père alcoolique, placée chez les sœurs puis traitée en esclave et abusée par ses familles d’accueil, le calvaire de Brigitte Diez se poursuit dans un schéma qui se répète. L’homme qui partagera sa vie se révélera lui aussi en proie à l’alcool et malade. Grâce à la présence lumineuse de ses deux enfants et à une force de caractère extraordinaire, elle atteint une forme de résilience et dévoile une existence portée par l’espoir indéfectible en des jours meilleurs.

La quintessence des âmes désincarnées

« Ainsi, en commençant à transcrire cet ouvrage, j’ai l’aile de mon Ange et l’attention toute particulière des Cieux afin qu’aucune marque de poids n’assombrisse nos propos. Nous allons accueillir diverses âmes ayant parcouru le monde en y semant de belles graines d’espoir. Pour beaucoup d’entre elles, il est important de passer en ce livre afin d’apposer la pleine lumière de leurs visions de ce qui a été dit, et qu’elles constatent comme plus ou moins justes, une fois parcourues, leurs voies d’élévation, et qu’elles aient vu le monde comme pleine lumière de leurs richesses d’êtres aimants. »

Florence Messager, médium, se fait vecteur pour permettre à des âmes lumineuses de s’exprimer à travers sa plume bienveillante. Elle transcrit des messages qui lui ont été confiés lors d’échanges avec ces êtres, pour la plupart issus du début du vingtième siècle et dont les énergies demeurent parmi nous, sources d’espoir, de découverte et de foi.
Le monde invisible, celui des esprits, est le quotidien extraordinaire de Florence Messager. Elle exprimait déjà dans « Sortilèges et conventions » (Éditions du Panthéon, 2020) son absolue certitude en ces âmes élues qui peuvent tant nous apprendre. Elle poursuit son chemin, guidée par leurs murmures.

Les Perles et les Émeraudes – Tome I

« Cœur brisé,
Père attristé,
Mère affligée,
Fratrie meurtrie,
Famille
Blessée,
Vidée,
Consumée ! »

Premier de trois tomes, cet ouvrage rend hommage aux parents et à la fratrie défunte de l’auteur. Les enseignements reçus de ces proches tant aimés, Farid Tatat les redistribue à son tour sous forme de maximes. Cet ouvrage érudit définit d’ailleurs les proverbes et sentences de façon exhaustive, pour le plus grand plaisir du lecteur passionné.

Kandja – L’enfant Sarakollé en Guinée

« Il fut un moment, c’était moi qui aidais mon grand-père à s’occuper des autres petits apprentis. Les matins, le vieux se contentait de renouveler les écritures sur les planchettes et, moi, je leur faisais répéter pendant les nuits. Je coordonnais aussi, en tant que l’enfant qui connaissait le mieux le Livre Saint islamique dans ce groupe, les activités champêtres et désignais chaque jour le groupe qui surveillait les vaches en les empêchant d’entrer dans les champs des autres paysans. »

Ibrahima Manda Doukouré nous raconte ses origines à travers, tout d’abord, le chemin parcouru par ses grands-parents, qui quittèrent le Mali pour s’installer en Guinée où l’enfant grandira et étudiera dans un climat compliqué. Il nous expose aussi les problèmes liés à l’éducation dans ce pays qui l’a vu grandir et évoluer, et compare la politique et les mœurs guinéennes à celles du Sénégal, qu’il connaît bien. Une autobiographie aux allures didactiques.