Thème : Témoignages

Parkinson, ma renaissance grâce à la neurostimulation

« Je suis comme une fusée sur son pas de tir et le décompte pour le lancement est démarré. Pourvu qu’il n’y ait pas de souci imposant l’arrêt de ce compte à rebours. »

Daniel Schmitt est atteint de la maladie de Parkinson. Un jour, il se laisse convaincre de tenter une SCP ou stimulation cérébrale profonde, une opération lourde qui comporte des risques importants… mais qui peut atténuer ses symptômes et donc, changer sa vie. À travers ce témoignage, il cherche à convaincre les personnes atteintes de son mal de ne pas se laisser intimider par cette intervention grâce à laquelle il a repris goût à l’existence.

Un prêtre au pays du Carnaval

« Un prêtre au pays du Carnaval » est le récit fidèle d’un parcours remarquable révélé par une rencontre déterminante dans un cadre tropical envoûtant. L’auteur, en mission culturelle au Brésil, croise le chemin d’un prêtre français, Père José, curé d’une paroisse dans la banlieue ouvrière de São Paulo. Une amitié naît…

Le Brésil est un pays immense aux beautés naturelles fascinantes. Son dynamisme industriel a de quoi étonner. Il est toujours prêt à faire la fête… Et pourtant, une grande partie de sa population vit dans des conditions difficiles comme en témoignent les favelas.

Bernard Lucquiaud raconte, dans un style fluide et sur le ton de la conversation amicale, l’engagement total du Père José au service des plus pauvres, surtout pendant la dictature militaire. Il rend hommage à l’humanisme généreux de ce prêtre et à son action infatigable dans un Brésil profond, infortuné, pathétique et parfois violent sous son apparente nonchalance.

Les aventures et les réflexions de Bernard Lucquiaud et du Père José éclairent en outre sur deux composantes de la vie des Brésiliens : l’extravagant phénomène Carnaval et le spiritisme occulte issu du métissage indien (les indigènes), portugais (les conquérants) et africain (les esclaves).

Une histoire vécue ; un livre captivant…

Avoir un don

« Extrêmes, dualités, visions, violences, découvertes, joie, enseignements, spiritualité, paranormal, voilà quelques mots-clés de cet ouvrage parmi tant d’autres ! Lorsque nous parlons de la vie ou de la société en général, nous nous référons à des situations bien précises, concrètes, mesurables et réelles, visibles, en d’autres termes. Mais qu’en est-il des choses invisibles ou de l’inexplicable par l’Homme rationnel ? »

De l’enfance à l’âge adulte, Marina Tomasic retrace le parcours de son existence pour dévoiler la qualité de sa force morale. Une résilience cathartique essentielle pour conseiller toute personne démunie face aux instabilités de la vie.

D’une plume résolue, guidée par un esprit philanthrope, elle dessine le chemin allant vers la Lumière. Une façon pour elle de révéler sa dévotion mais également de nous accompagner dans l’acceptation de soi.

Mi-ombre, mi-lumière

« Ce rituel se faisait chaque jour et fumer un joint à cette époque était encore occasionnel.
Après avoir fini, j’étais décontractée, seule. Je pris le chemin qui me donnait l’accès à mon travail. »

En 2005, Claire Chardin voit sa vie basculer : sa consommation quotidienne de cannabis l’entraîne progressivement dans une schizophrénie délirante. Cette maladie du cerveau affecte sa pensée, ses sentiments et ses comportements.

Encore troublée mais désireuse de lever le voile sur l’un des épisodes les plus noirs de sa vie, elle détaille avec sincérité les souvenirs marquants de sa psychose chronique et souhaite sensibiliser les jeunes et leurs familles à cette maladie trop souvent sous-estimée.

Regardons vers la lumière

« Dans toute relation, à un moment ou à un autre de notre vie, nous avons fait des promesses, il nous en a été fait, pour la plupart non tenues.
Tout notre être a été animé de joie ou de déception selon les circonstances.
Nous vivons au rythme de ces espérances. L’espoir, c’est bien cela qui guide notre vie. « L’espoir fait vivre », dit-on, mais que signifie cette expression ? Que nous devons croire aveuglément en quelqu’un ou à quelque chose ? »

Dans ce livre, Catherine Mirande explore les croyances qui nous privent d’un bonheur et créent des souffrances inutiles. Le chemin est tortueux et semé d’embûches, mais quelle satisfaction de parvenir à dépasser le stade des illusions perdues. C’est dans un ensemble structuré, qu’elle démontre comment se libérer du conditionnement collectif afin de retrouver un enthousiasme et la voie de sa propre liberté intérieure.

Elle révèle ainsi des éléments essentiels pour transformer sa perception de la vie. Du temps des promesses à celui des regrets, du temps du pardon à celui de l’oubli, Catherine Mirande nous entraîne dans la quête de la sérénité.

À l’avenir

« Qu’est-ce que l’amour ? L’amour est une énergie sentimentale, une canaille qui nous joue des tours. Sans retenue, nous la dépensons, et lorsque nous en sommes épuisés, nous en sommes les premiers étonnés. L’amour est également une sensation, ou plutôt un composé de sensations, qui nous change, qui nous met dans un autre état. »

Carnet intime aux accents sensibles, cet ouvrage dévoile les grands thèmes de l’existence : l’amour, la foi, la philosophie. Une invitation à écouter les adagios qui s’écrivent sous la plume délicate de l’auteur.

Tableaux successifs de l’intimité d’une vie, c’est une ode à l’hédonisme et au lâcher-prise. C’est un condensé de pensées touchantes, à la fois voyage intérieur et porte ouverte sur l’autre, une façon d’éclairer les émotions de son auteur.

Ainsi, Nicolas Beauclercq nous transporte vers un ailleurs le temps d’une lecture. Vrai, sentimental, lumineux, il témoigne de sa profondeur.

Les prédateurs de la République

« Pour l’ASE, peu importe que le placement soit justifié ou non, pourvu qu’il y ait placement et que chaque enfant placé lui rapporte sept mille euros par mois, voire plus. Et, plus le placement de l’enfant s’inscrit dans la durée, plus ça lui rapporte en termes financier et organisationnel. »

Tenir une chronique sur le rapt institutionnel de son enfant est une épreuve représentant toute la profondeur du cauchemar vécu : rapports mensongers, bulletins de notes falsifiés, faux certificat de scolarité, fausse audience tenue par des inconnus, faux jugements, usurpation de noms de magistrats pour rédiger un faux arrêt, faux en écritures publiques, violations délibérées des lois de la République, intimidations, harcèlements, violences… Cette liste ne renferme que quelques exemples des infractions et crimes commis par des représentants de l’Aide Sociale à l’Enfance et leurs complices camouflés dans les institutions.

C’est en décrivant rigoureusement et magistralement chaque événement que l’auteur retrace ainsi le placement abusif de son fils. Un récit déroutant qui révèle combien les placements d’enfants, financés à coups de milliards d’euros, sont source de dérives extrêmement dangereuses.

Suisse – Dictature du cerveau gauche ! Pourquoi ?

A. Analyse : faits et chiffres
Suisse de 60 ans, j’écris le premier livre sur la dictature cachée. Mon expérience au chômage et aux services sociaux dans les cantons de Genève et de Vaud démontre que du jour au lendemain, suite à la privation de mon emploi et un divorce, j’ai tout perdu : femme et fille, logement, économies et cela a engendré des dettes jusqu’à ma mort. J’ai été exclu de la société par ceux payés pour défendre nos droits = politiciens, fonctionnaires, policiers et juges.

B. Opération : règles et lois
Nous devons tous connaître et appliquer l’adage « Nul n’est censé ignorer la loi », signifiant que l’on ne saurait invoquer son ignorance pour pouvoir s’y soustraire. Constitutions des 26 cantons, même texte que ceux de la Constitution fédérale :
Art.7 Respecter la dignité humaine.
Art.8 Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Nul ne doit subir de discrimination du fait, notamment, de sa situation sociale, son sexe ou de son âge.

C . Social : le bien de tous
J’ai été condamné par des procureurs partiaux qui défendent la minorité au pouvoir : peine de 6 mois de prison. J’ai démontré que les autorités font de la « Gestion déloyale des intérêts publics », les politiciens de tous les partis confondus ont effacé de nos constitutions l’article vital pour les Suisses et les Suissesses :
Droits fondamentaux =
Droits de l’homme et de la femme
Art.23 Toute personne a droit au travail.

D. Créatif : idées et projets
Suite à mon exclusion, j’ai écrit aux autorités et je les ai confrontées. J’ai découvert l’incroyable réalité : ils ne sont pas capables d’appliquer les articles de loi, base de leur responsabilité. J’ai été banni du canton de Genève, car avant les « Accords bilatéraux avec l’Europe » de 2002, les frontaliers avaient déjà accès à nos emplois. J’ai été exclu du chômage du canton de Vaud, par des fonctionnaires incapables de proposer des emplois.

Un Printemps à Paris

« (…) le sujet est techniquement inépuisable, sinon affectivement indispensable, empli de richesses inouïes, de petites et de grandes histoires, d’une identité en constante réévaluation. Paris vaut bien encore un petit ajout, une modeste contribution. Et c’est l’énergie qui motive ces quelques évocations. »

À chacun son Paris et son imaginaire parisien. Ville fétiche, ville lumière, Paname vit de son histoire et de ses multiples facettes. Capitale politique, économique, culturelle, cosmopolite, carrefour des idées et itinéraire des artistes, Paris est riche de tout ce qui la caractérise.

Véritable promenade au cœur d’un Paris qui n’appartient qu’à l’auteur, ces pages racontent ainsi des siècles d’urbanisme, les variations imperceptibles du temps, de la vie des quartiers et des monuments. Au fil de la balade s’entremêlent alors un chapelet d’anecdotes et mille détails qui font battre le pouls d’une grande cité.

«Un Printemps à Paris» est la déclaration de Christophe Agogué à sa ville natale, avec toute la tendresse et l’humour distancié qu’on lui connaît.

Chaque jour un peu moins

« Le manque de spontanéité est pallié par une réflexion dont la résolution est souvent limitée à une simple approbation ou désapprobation, mais qui bien souvent me suffit : en gros, je ne parle plus pour ne rien dire. Je deviens une sorte de moine qui mûrit sa réflexion sur le monde qui l’entoure, y compris sur mes interlocuteurs de réseau qui me procurent un feed-back appréciable. La communication écrite m’a toujours plu, anyway. »

En 2015, Olivier Brenkman se heurte à un diagnostic implacable : il est atteint de la maladie de Charcot. Comme sa main ne peut plus écrire et que sa voix l’abandonne, il commence à communiquer à l’aide d’un ordinateur. Grâce à son œil, les lettres et les mots peuvent alors se former et plus que tout, lui permettre d’entretenir le lien avec ceux qu’il aime.

C’est ainsi qu’il nous emporte dans le tourbillon de ses pensées. De la perte d’autonomie à la découverte de contrées lointaines, il raconte la solidarité d’un village, la force des liens qui l’entourent et son corps devenu une prison pour son cerveau. Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution des siens, il entame un nouveau combat, celui d’une nouvelle vie, une façon pour eux comme pour lui de repousser l’inéluctable.

Son cerveau déborde d’intelligence et son œil vif réagit à tout, scrute l’entourage, manie l’humour, la dérision, les jeux de mots… Car au-delà de tout, Olivier Brenkman est un homme lucide et profondément vivant.

La dernière rose

« Un bouquet de roses rouges, dans un vase en cristal de Baccarat, se détache très nettement sur la commode en bois noirci.
Par la pensée, Anne remercie Jean d’avoir choisi ces fleurs magnifiques ; étendue sur son sofa, elle berce du regard Christophe, son nouveau-né qui dort tranquillement dans son berceau. »

À sa naissance, Christophe semble jouir d’un destin heureux. Ses parents sont unis, profondément amoureux et portent une attention toute particulière au premier fruit de leurs entrailles. Mais un jour le doute s’installe, le bonheur se désintègre, puis la chance bascule et prend progressivement ses distances…

L’ironie du sort est-elle la face cachée du destin ? Et le destin est-il hasard ou fatalité ? Une seule certitude demeure : l’avenir finit toujours par rattraper ceux qui tentent de lui échapper. Ainsi, d’une plume fluide et sincère, l’auteur confie le récit d’une existence tourmentée comme rappel à cette réalité éclatée.

Michèle Le Cunff-Bosetti révèle ici l’histoire romancée d’un être cher. C’est un message, une preuve de la fragilité de l’existence. Mais c’est aussi, et surtout, l’hommage caché d’une femme envers son ami perdu.

Patrick, récit d’une jeune vie brisée

« Arriva jeudi, le 18 septembre 1981. À 13 h 15, Patrick se rendait à l’école, comme toujours. Il a, d’après ce qu’on m’a dit, traversé la route sous la bonne garde des patrouilleurs scolaires. Lorsque la sonnerie de l’école retentit, ceux-ci plièrent bagage, laissant Patrick seul de l’autre côté. Et Patrick s’élança seul sur le passage clouté devant son école. Il n’avait pas remarqué la camionnette qui arrivait. Juste avant que Patrick mette le pied sur le trottoir, elle le renversa. Il y eut les marques de la tête de Patrick dans son pare-chocs. Patrick gisait 100 mètres plus loin, le sang lui coulant des oreilles. »

Ce témoignage est un besoin intime, viscéral, nécessaire. C’est à la fois la douleur, l’espoir mais surtout l’amour d’une mère qui revient sur le destin tragique de son fils. Avec un courage désarmant, elle raconte le combat quotidien d’une famille à l’espoir incommensurable. D’un premier accident survenu à 5 ans, lui laissant de graves lésions cérébrales, à une vie d’adulte, au quotidien articulé entre quête d’autonomie et hôpital psychiatrique, l’existence de Patrick Dumont ne fut que lutte acharnée.

Cet ouvrage est une histoire vraie, le récit authentique de la vie d’un fils. La voix d’une mère qui cherche à rester optimiste. C’est un message, une véritable preuve de la force d’un jeune garçon, d’une famille et d’un entourage. Mais c’est aussi, et surtout, un profond hommage caché dans le récit d’une jeune vie brisée.

Trahi

« C’est effroyable. Je me crois dans un cauchemar, je veux me réveiller. Cette trahison n’est pas réelle !
Comment n’ai-je rien vu ? Comment est-ce possible alors qu’elle vient de se marier avec moi, que nous rentrons d’un voyage que je ressentais comme extraordinaire de complicité et d’amour ? »

Les relations amoureuses provoquent des douleurs, des perturbations. Les passions et les déceptions sentimentales exaltent les sens.

Quand Karim rencontre Julie, son cœur explose, son corps frissonne. Il l’aime et elle n’a d’yeux que pour lui. C’est le début d’une belle histoire amoureuse. Alors qu’après dix ans de passion il se marie, Karim découvre l’impensable, Julie le trompe depuis de nombreux mois. Durant les deux années qui suivent ce choc émotionnel particulièrement déstabilisant, il raconte le cauchemar vécu et ses réflexions sur le couple, sur le sexe, sur l’amour. Peu d’hommes se sont livrés avec autant de vérité après avoir été trompés. Peut-on se remettre d’une infidélité ?

Peu conventionnel, presque irréel, entre le roman et l’analyse, cet ouvrage surprend par son originalité littéraire. Sa trame, structurée par des messages instantanés, est un écho à la réalité du XXIe siècle et nous montre les évolutions comportementales des hommes et des femmes dans leur vulnérabilité. Ainsi, l’auteur nous raconte sans retenue une histoire sentimentale et sensuelle, blessante et vécue.

J’en ai marre ! Je deviens con, raciste et intolérant

« Autres regards sur mon pays et les pays d’adoption. Regards sur la politique, les politiques, les alliances, les échanges, les contrats, les marchés de notre monarchie républicaine, fastueuse, au-dessus de ses moyens. Princes et Seigneurs médiocres et véreux qui nous tondent comme des moutons ? La langue de bois des journalistes, le silence des médias ? Ce qui n’est pas dit et que l’on devrait dire ? La gueulante que j’ai envie de dégueuler ? Le partage, la solidarité ? Que j’en ai marre ! Le raciste, le racisme qui a germé, poussé malgré moi ? Et toutes les saloperies, les conneries en images ou écrites… Ces cons pour qui nous faisons les putes, ces cons, négriers des temps modernes ? »

Cet ouvrage est le cri d’une âme profondément marquée par son époque. Amour, dégoût, révolte, autant de sentiments qui traduisent la violence d’un état. Une aperception construite sur des constats et exposée pour mieux confesser que le système a bien un impact sur chacun d’entre nous.

Au fil des rencontres, des croyances, des rêves, des espoirs, mène-t-on réellement la vie que l’on souhaite ? Ou sommes-nous les illusionnistes de notre propre vie afin de la rendre meilleure face aux attentes d’une gouvernance, d’une société, d’un monde qui nous échappent, que nous ne comprenons plus, dont nous ne voulons plus ? Allons-nous tous devenir des cons, racistes, intolérants ?

C’est en admettant ce qu’il y a de plus insoutenable à reconnaître, qu’Antoine Félix nous amène à nous interroger sur le fonctionnement de notre propre vie dans le système. Ainsi, chacun de ses raisonnements sonne comme une confrontation et dénonce les failles d’un monde façonné, bien loin de l’humanité que l’on pouvait encore espérer.

La roue libre

« Au début du voyage à vélo d’Helsinki à Tampere, je me rends compte rapidement que je manque d’entraînement ayant assez vite mal aux jambes, heureusement que je n’avais prévu qu’une cinquantaine de km les premiers jours pour rejoindre Tampere. Avant le départ, j’avais bien étudié la carte en relevant les routes et les croisements. Mais malgré cela, me dirigeant à l’aide de la carte et de la boussole, je me perds souvent. Dans les jours suivants, je découvrirai l’usage de « Google Maps » sur ma tablette et bien que n’ayant pas pris d’abonnement à Internet, le tracé au plus près de ma route me permettra de m’y reconnaître plus facilement. »

Seule sur son vélo, François Dion décide de parcourir l’Europe le long de ses frontières en traçant une ligne descendante de la Norvège au sud de la Roumanie. Son unique certitude : il lui faut voir l’île de Vardo. Un nom qui l’attire depuis toujours. Cette île, à l’extrême nord-est de l’Europe, se trouve au-dessus du cercle polaire, à quelques encablures de la Russie, l’opportunité d’y voir enfin le soleil de minuit…

C’est d’une plume vive et sincère que l’auteur raconte ainsi un voyage incroyable au cœur d’une Europe multiple. Elle dévoile avec adresse le bonheur de rouler, mais aussi les moments difficiles éprouvés. Des confessions qui révèlent avant tout l’intime conviction d’avoir trouvé sa plénitude sur une « petite reine ».

À 67 ans, seule, et en quatre mois, Françoise Dion a parcouru plus de 4 000 kilomètres à vélo. De la mer de Barents à la mer Noire, elle nous invite à la suivre dans une aventure courageuse où le dépassement de soi représente son ultime fer de lance.

Toute une vie en valses de crises bipolaires

« Prendre conscience que l’on tient entre ses mains sa propre vie, savoir qu’on est seul maître à bord, est une sensation assez agréable, assez palpitante. Je ne lutte plus contre et avec mes démons, je ne veux plus les combattre, je les laisse venir à moi. Que diriez-vous d’un duel ? »

Tara est bipolaire. Au détour d’un deuil qui frappe la jeune femme, la maladie balaie tout sur son passage et refait violemment surface. À travers son quotidien semé d’embûches et sa relation épistolaire avec son ami Pascal, elle nous raconte son combat contre ce mal qui la ronge.

Entre sautes d’humeur inexpliquées et épisodes dépressifs impromptus, Tara devra affronter un quotidien chaotique qu’elle ne sait pas encore nommer. C’est grâce à un entourage attentif à ses maux, et forte des judicieux conseils prodigués qu’elle apprendra à vaincre ses démons, au jour le jour.

Ma vie vouée à l’intégration

« Un aller sans retour vers une destination inconnue. Il y avait un si beau soleil, ce matin-là. C’était au temps de la guerre froide et après un périple de vingt-deux heures d’avion et plusieurs escales pour éviter les espaces aériens des pays du bloc communiste ; la Corée du Sud puis le Japon où j’avais changé d’avion, ensuite l’Alaska, sans escale ; mon vol atteignait sa dernière étape, Amsterdam, avant d’arriver enfin à Paris. La France, ce territoire inconnu, si loin de ma terre natale. Tout était nouveau et vierge dans mon esprit. »

D’une enfance volée à une vie d’adulte prématurée, Luc Chen dévoile l’histoire de son intégration en France. Arrivé malgré lui dans le Paris des années soixante-dix, il revient sur sa conquête d’indépendance, son combat de tous les jours sur une terre inconnue et son besoin vital d’assimilation de la culture française.

Ainsi, d’une plume vive et ardente, il conte son voyage au cœur de l’hexagone. Au fil du temps, son réel optimisme lui a permis d’apprivoiser une population encore inhabituée à l’immigration et de devenir un citoyen à part entière. L’homme d’aujourd’hui se souvient alors de l’enfant timide et introverti, nous laissant entrevoir les films les plus intimes de sa vie.

Ça m’exaspère ! … Pas vous ?

« Si j’ai bien compté, voici neuf mois que je m’exaspère, le temps d’une gestation et c’est peut-être suffisant. D’autant plus que je risque de me répéter : Renaud n’en finit pas de faire son retour, le franglais fait florès dans la publicité, l’orthographe n’existe définitivement plus, la téléréalité ne se lasse pas d’abrutir les foules et les jeans déchirés résistent à l’apparition du froid ! »

Caustique, personnel et à la limite polémique, le premier ouvrage d’Anne-Chantal retranscrit avec éloquence les petits et gros travers de ses contemporains. Qu’elle s’insurge contre l’addiction aux smartphones, les dérives d’un certain art contemporain, la perte de l’esprit critique et plus généralement contre la sensiblerie et le conformisme ambiant, l’auteur n’épargne rien ni personne.

C’est d’une plume intenable qu’elle fait le récit de l’année 2016. À la fois convaincue et convaincante, elle tisse la trame d’un journal rempli d’indignations et de constats atterrants. Entre actualité corrosive et exaspérations de la vie quotidienne, chacun y trouvera son compte.

Esclave de son étoile

« Quoique petite, 2 kilos 200 grammes, j’étais un fort joli bébé modelé à la perfection, sans ride aucune, faisant risette sur risette au bout de huit jours et menais bientôt tout mon petit monde à la baguette. Ainsi passais-je de bras en bras, de genoux en genoux et j’en redemandais, car j’adorais déjà les câlins.
L’abbé venu rendre visite à la parturiente qu’était Maman ne put que s’attendrir sur mon petit visage encadré de cheveux mordorés. La famille tout entière avait participé au choix des prénoms de filles et de garçons, l’échographie n’existait pas encore. Je naquis fille et me prénommai Évelyne, prénom que j’ai toujours aimé porter puisque correspondant au nom de la première femme de l’humanité selon la religion catholique. »

Dévoiler sa vie, repenser ses souvenirs, évoquer ses moments forts, c’est le travail brillamment accompli par l’auteur. D’une enfance choyée à la campagne, aux années étudiantes effectuées dans une grande ville, jusqu’à l’âge adulte où l’innommable fait son apparition et s’incruste, l’on suit les réalités d’une femme décidée et déterminée à exorciser ce qu’il y a de plus douloureux en elle.

C’est d’une plume précise et singulière que des réminiscences font ainsi surface, comme le prolongement d’une réalité si particulière. Des émotions posées et reposées sur le papier pour mieux préserver, valoriser, accepter un passé des plus chargés.

Évelyne Jallon libère ainsi un récit vivant qui sonne comme autant de leçons à assimiler au cours d’une existence. Elle puise dans son expérience pour démontrer que des racines solides, un esprit de révolte et l’aide inconditionnelle des soignants et des proches permettent de s’en sortir.

Avec elle, vous êtes tranquilles

« Je me souviens de la première fois où je suis allée la chercher. Son regard perdu, son visage rougi par les larmes. Je ne m’y attendais pas. Au moment de la laisser, Camille m’avait embrassée et s’était tout de suite tournée vers les jouets. Le changement de nounou avait l’air de se dérouler sans problème. J’étais partie l’esprit tranquille, persuadée que tout irait bien. »

Voici l’histoire d’un combat. Celui qu’une mère n’a pas su mener. De ses observations à ses ressentis, elle balaye chacune de ses rencontres avec la nourrice de ses enfants. Rien de grave ne s’est vraiment produit, et pourtant, elle se retrouve presque dévastée face à celle qui la fait douter de tout. Et principalement de son rôle de mère.

Derrière les apparences de la courtoisie, ces deux femmes n’ont jamais fait jeu égal. De sa difficulté à s’affirmer, Violaine Ascarel a développé une méfiance, une vacillation, jusqu’à la tourmente. Comment s’est-elle délivrée de ce sentiment ? De quelle façon s’est achevée cette relation toxique ? Et les enfants dans tout ça ?