Thème : Témoignages

Les 39 marches – Journal d’un confiné aux Sables-d’Olonne

« Je suis allé errer cet après-midi, la sortie pour « prendre l’air », c’est le cas de le dire, en terrain déjà conquis, dans le périmètre autorisé, avec l’attestation datée où figurait mon heure de départ. Impressions étranges. Une ville presque à l’arrêt. Le ciel bleuissait à vue d’œil, avec une luminosité étonnante. »

Entre le 18 mars et le 2 juin 2020, Hervé Macé a tenu son journal, un jour sur deux.
Chaque marche représente une étape, une évolution, un instant saisi et contemplé à la lumière de cette étrange période. L’actualité est passée en revue, croquée par la plume exigeante de l’auteur. Et si ces pages sont au présent, elles relatent un passé recomposé, avec subtilité et une certaine ironie.

Trahisons

« Ma mère ne m’aimait pas. Elle me négligeait. Ne me manifestait aucune affection ni aucun geste tendre. Elle était frustrée, car elle aurait préféré un garçon. J’étais la petite fille non désirée et rejetée. La première enfance détermine la personnalité de l’adulte, dit-on. Jamais je n’ai compris la raison de cette méchanceté à mon égard et j’en souffre encore aujourd’hui. »

Dans ce témoignage bouleversant, Anne Dumont nous livre l’histoire d’une petite fille devenue femme qui n’aspirait qu’à l’amour. L’amour. Être aimée, aimer à son tour. Et pourtant… Naïve, fragile, elle a souvent été abusée, trahie, manipulée, mais s’est toujours relevée et continue malgré tout de croire en l’homme et en la beauté de l’existence.

Faces cachées

« Durant le week-end, je n’en ai pas parlé à mes parents, car je pensais que ce n’était qu’une histoire de filles, et je ne voulais pas les inquiéter pour rien. Mais dès le retour au lycée le lundi, les filles ont recommencé. Pendant les cours, elles me disaient des petites phrases par-ci par-là. Elles me jetaient des petits trucs dessus, me donnaient des coups de pied dans les jambes, écrivaient sur mes cours…
– Vous pouvez arrêter, s’il vous plaît ? C’est plus drôle, maintenant.
– Si, c’est super drôle. Hein, les filles, c’est drôle ? »

Stella est aux anges lorsqu’elle apprend son admission au lycée Saint-Joseph, où elle pourra exprimer pleinement sa passion pour le karaté dans un club réputé. Mais très vite, le rêve tourne au cauchemar : plusieurs élèves de sa classe se liguent contre elle et la harcèlent sans raison apparente. Au plus mal, la jeune fille cherche simplement à survivre à son année scolaire, mais elle n’est pas au bout de ses peines… Une prise de conscience bouleversante qui met en lumière les dangers du harcèlement scolaire.

Mon aventure tabac

« Il m’est arrivé bien des fois de fumer une cigarette en solitaire, par habitude sans doute. Et lorsqu’un ami ou une simple connaissance se joint à moi, me demande du feu et allume une cigarette, le plaisir vient. La cigarette a-t-elle changé de goût ? En réalité, le plaisir ressenti est le plaisir d’être avec quelqu’un, en connivence avec lui. La cigarette n’y est pour rien.»

Dans ce témoignage instructif, l’auteur partage un nuage obscur de son passé : celui formé par les milliers de cigarettes qu’il a fumées. À travers ce prisme il retrace une partie de sa vie, le contexte, ce qui a rendu possible cette addiction dans son existence… Et puis le combat pour s’en défaire, après le diagnostic d’un cancer du poumon.

Une vie reconstruite par une force intérieure

« L’organisation et le fonctionnement de notre société ont relégué la femme au second plan, comme étant le sexe faible. Elle reste à la maison pour s’occuper des tâches ménagères, ainsi que de l’éducation et l’entretien des enfants. Bien évidemment, c’est une vision erronée de la femme, car aujourd’hui, les femmes sont dans toutes les sphères (une femme peut être à la fois maman, chef d’entreprise, femme accomplie dans la société et épanouie dans son couple). »

Dans cet ouvrage intime et sincère, Nasdène Kodia partage avec le lecteur un moment terrible de son existence, alors qu’elle était encore étudiante. La violence conjugale est un mal sournois, qui s’installe sans que l’on s’en aperçoive et détruit des vies, parfois sans bruit. Ce témoignage vise à trouver le courage de ne pas se laisser dépasser par ce mal, ou à se retrouver après y avoir échappé.
Pour celles d’entre vous qui subissez ce fléau, ce texte propose une série de recommandations qui peuvent vous éviter d’avoir à affronter une situation encore plus dégradée. Pour celles qui ont déjà fui, il vous aidera à changer votre perception de la vie et à vous reconstruire. La résilience est au bout, ne la quittez pas des yeux.

Le Kyrios

« Si notre personne humaine s’interroge toujours, à un moment donné ou non défini de son existence, sur son origine, à un degré plus ou moins différencié, elle cherche aussi le sens profond de sa destinée, des particularités de sa condition, la signification inhérente à sa spécificité présente, pour un futur espéré, négligé, ou renié parfois. »

Penser que Dieu n’existe pas est une liberté que l’homme peut choisir. Penser le contraire, un choix tout autant légitime.
La foi reçue n’est pas un point de vue intellectuel mais une expérience vécue que tout un chacun peut connaître. Ne convient-il pas de donner à notre vie intérieure la place qu’elle mérite, pour ne pas courir le risque de devenir un exilé de notre conscience personnelle dans la finitude du temps ?

Comme un arc-en-ciel après la pluie

« Une partie de moi, certainement la partie consciente et raisonnée, voulait mettre un terme à ce cercle vicieux, sortir de la spirale infernale dans laquelle j’étais enfermée, mais une autre partie, inconsciente et déraisonnable, faisait barrage, et c’est elle qui avait le dessus la plupart du temps. Cette dualité permanente m’épuisait. »

À la suite d’un événement douloureux, la vie de Louise, alors déjà fragile, vole en éclats. En la suivant dans sa descente à travers les abysses de l’anorexie mentale, nous prenons conscience avec elle de ce moment clé où l’on se dit : « maintenant, il faut vivre ou mourir ».
Vers où ses pas tremblants vont-ils mener Louise ? C’est en lisant ce poignant récit que vous le découvrirez.

Parkinson, ma renaissance grâce à la neurostimulation

« Je suis comme une fusée sur son pas de tir et le décompte pour le lancement est démarré. Pourvu qu’il n’y ait pas de souci imposant l’arrêt de ce compte à rebours. »

Daniel Schmitt est atteint de la maladie de Parkinson. Un jour, il se laisse convaincre de tenter une SCP ou stimulation cérébrale profonde, une opération lourde qui comporte des risques importants… mais qui peut atténuer ses symptômes et donc, changer sa vie. À travers ce témoignage, il cherche à convaincre les personnes atteintes de son mal de ne pas se laisser intimider par cette intervention grâce à laquelle il a repris goût à l’existence.

Un prêtre au pays du Carnaval

« Un prêtre au pays du Carnaval » est le récit fidèle d’un parcours remarquable révélé par une rencontre déterminante dans un cadre tropical envoûtant. L’auteur, en mission culturelle au Brésil, croise le chemin d’un prêtre français, Père José, curé d’une paroisse dans la banlieue ouvrière de São Paulo. Une amitié naît…

Le Brésil est un pays immense aux beautés naturelles fascinantes. Son dynamisme industriel a de quoi étonner. Il est toujours prêt à faire la fête… Et pourtant, une grande partie de sa population vit dans des conditions difficiles comme en témoignent les favelas.

Bernard Lucquiaud raconte, dans un style fluide et sur le ton de la conversation amicale, l’engagement total du Père José au service des plus pauvres, surtout pendant la dictature militaire. Il rend hommage à l’humanisme généreux de ce prêtre et à son action infatigable dans un Brésil profond, infortuné, pathétique et parfois violent sous son apparente nonchalance.

Les aventures et les réflexions de Bernard Lucquiaud et du Père José éclairent en outre sur deux composantes de la vie des Brésiliens : l’extravagant phénomène Carnaval et le spiritisme occulte issu du métissage indien (les indigènes), portugais (les conquérants) et africain (les esclaves).

Une histoire vécue ; un livre captivant…

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« Extrêmes, dualités, visions, violences, découvertes, joie, enseignements, spiritualité, paranormal, voilà quelques mots-clés de cet ouvrage parmi tant d’autres ! Lorsque nous parlons de la vie ou de la société en général, nous nous référons à des situations bien précises, concrètes, mesurables et réelles, visibles, en d’autres termes. Mais qu’en est-il des choses invisibles ou de l’inexplicable par l’Homme rationnel ? »

De l’enfance à l’âge adulte, Marina Tomasic retrace le parcours de son existence pour dévoiler la qualité de sa force morale. Une résilience cathartique essentielle pour conseiller toute personne démunie face aux instabilités de la vie.

D’une plume résolue, guidée par un esprit philanthrope, elle dessine le chemin allant vers la Lumière. Une façon pour elle de révéler sa dévotion mais également de nous accompagner dans l’acceptation de soi.

Mi-ombre, mi-lumière

« Ce rituel se faisait chaque jour et fumer un joint à cette époque était encore occasionnel.
Après avoir fini, j’étais décontractée, seule. Je pris le chemin qui me donnait l’accès à mon travail. »

En 2005, Claire Chardin voit sa vie basculer : sa consommation quotidienne de cannabis l’entraîne progressivement dans une schizophrénie délirante. Cette maladie du cerveau affecte sa pensée, ses sentiments et ses comportements.

Encore troublée mais désireuse de lever le voile sur l’un des épisodes les plus noirs de sa vie, elle détaille avec sincérité les souvenirs marquants de sa psychose chronique et souhaite sensibiliser les jeunes et leurs familles à cette maladie trop souvent sous-estimée.

Regardons vers la lumière

« Dans toute relation, à un moment ou à un autre de notre vie, nous avons fait des promesses, il nous en a été fait, pour la plupart non tenues.
Tout notre être a été animé de joie ou de déception selon les circonstances.
Nous vivons au rythme de ces espérances. L’espoir, c’est bien cela qui guide notre vie. « L’espoir fait vivre », dit-on, mais que signifie cette expression ? Que nous devons croire aveuglément en quelqu’un ou à quelque chose ? »

Dans ce livre, Catherine Mirande explore les croyances qui nous privent d’un bonheur et créent des souffrances inutiles. Le chemin est tortueux et semé d’embûches, mais quelle satisfaction de parvenir à dépasser le stade des illusions perdues. C’est dans un ensemble structuré, qu’elle démontre comment se libérer du conditionnement collectif afin de retrouver un enthousiasme et la voie de sa propre liberté intérieure.

Elle révèle ainsi des éléments essentiels pour transformer sa perception de la vie. Du temps des promesses à celui des regrets, du temps du pardon à celui de l’oubli, Catherine Mirande nous entraîne dans la quête de la sérénité.

À l’avenir

« Qu’est-ce que l’amour ? L’amour est une énergie sentimentale, une canaille qui nous joue des tours. Sans retenue, nous la dépensons, et lorsque nous en sommes épuisés, nous en sommes les premiers étonnés. L’amour est également une sensation, ou plutôt un composé de sensations, qui nous change, qui nous met dans un autre état. »

Carnet intime aux accents sensibles, cet ouvrage dévoile les grands thèmes de l’existence : l’amour, la foi, la philosophie. Une invitation à écouter les adagios qui s’écrivent sous la plume délicate de l’auteur.

Tableaux successifs de l’intimité d’une vie, c’est une ode à l’hédonisme et au lâcher-prise. C’est un condensé de pensées touchantes, à la fois voyage intérieur et porte ouverte sur l’autre, une façon d’éclairer les émotions de son auteur.

Ainsi, Nicolas Beauclercq nous transporte vers un ailleurs le temps d’une lecture. Vrai, sentimental, lumineux, il témoigne de sa profondeur.

Suisse – Dictature du cerveau gauche ! Pourquoi ?

A. Analyse : faits et chiffres
Suisse de 60 ans, j’écris le premier livre sur la dictature cachée. Mon expérience au chômage et aux services sociaux dans les cantons de Genève et de Vaud démontre que du jour au lendemain, suite à la privation de mon emploi et un divorce, j’ai tout perdu : femme et fille, logement, économies et cela a engendré des dettes jusqu’à ma mort. J’ai été exclu de la société par ceux payés pour défendre nos droits = politiciens, fonctionnaires, policiers et juges.

B. Opération : règles et lois
Nous devons tous connaître et appliquer l’adage « Nul n’est censé ignorer la loi », signifiant que l’on ne saurait invoquer son ignorance pour pouvoir s’y soustraire. Constitutions des 26 cantons, même texte que ceux de la Constitution fédérale :
Art.7 Respecter la dignité humaine.
Art.8 Tous les êtres humains sont égaux devant la loi. Nul ne doit subir de discrimination du fait, notamment, de sa situation sociale, son sexe ou de son âge.

C . Social : le bien de tous
J’ai été condamné par des procureurs partiaux qui défendent la minorité au pouvoir : peine de 6 mois de prison. J’ai démontré que les autorités font de la « Gestion déloyale des intérêts publics », les politiciens de tous les partis confondus ont effacé de nos constitutions l’article vital pour les Suisses et les Suissesses :
Droits fondamentaux =
Droits de l’homme et de la femme
Art.23 Toute personne a droit au travail.

D. Créatif : idées et projets
Suite à mon exclusion, j’ai écrit aux autorités et je les ai confrontées. J’ai découvert l’incroyable réalité : ils ne sont pas capables d’appliquer les articles de loi, base de leur responsabilité. J’ai été banni du canton de Genève, car avant les « Accords bilatéraux avec l’Europe » de 2002, les frontaliers avaient déjà accès à nos emplois. J’ai été exclu du chômage du canton de Vaud, par des fonctionnaires incapables de proposer des emplois.

Les prédateurs de la République

« Pour l’ASE, peu importe que le placement soit justifié ou non, pourvu qu’il y ait placement et que chaque enfant placé lui rapporte sept mille euros par mois, voire plus. Et, plus le placement de l’enfant s’inscrit dans la durée, plus ça lui rapporte en termes financier et organisationnel. »

Tenir une chronique sur le rapt institutionnel de son enfant est une épreuve représentant toute la profondeur du cauchemar vécu : rapports mensongers, bulletins de notes falsifiés, faux certificat de scolarité, fausse audience tenue par des inconnus, faux jugements, usurpation de noms de magistrats pour rédiger un faux arrêt, faux en écritures publiques, violations délibérées des lois de la République, intimidations, harcèlements, violences… Cette liste ne renferme que quelques exemples des infractions et crimes commis par des représentants de l’Aide Sociale à l’Enfance et leurs complices camouflés dans les institutions.

C’est en décrivant rigoureusement et magistralement chaque événement que l’auteur retrace ainsi le placement abusif de son fils. Un récit déroutant qui révèle combien les placements d’enfants, financés à coups de milliards d’euros, sont source de dérives extrêmement dangereuses.

Un Printemps à Paris

« (…) le sujet est techniquement inépuisable, sinon affectivement indispensable, empli de richesses inouïes, de petites et de grandes histoires, d’une identité en constante réévaluation. Paris vaut bien encore un petit ajout, une modeste contribution. Et c’est l’énergie qui motive ces quelques évocations. »

À chacun son Paris et son imaginaire parisien. Ville fétiche, ville lumière, Paname vit de son histoire et de ses multiples facettes. Capitale politique, économique, culturelle, cosmopolite, carrefour des idées et itinéraire des artistes, Paris est riche de tout ce qui la caractérise.

Véritable promenade au cœur d’un Paris qui n’appartient qu’à l’auteur, ces pages racontent ainsi des siècles d’urbanisme, les variations imperceptibles du temps, de la vie des quartiers et des monuments. Au fil de la balade s’entremêlent alors un chapelet d’anecdotes et mille détails qui font battre le pouls d’une grande cité.

«Un Printemps à Paris» est la déclaration de Christophe Agogué à sa ville natale, avec toute la tendresse et l’humour distancié qu’on lui connaît.

Chaque jour un peu moins

« Le manque de spontanéité est pallié par une réflexion dont la résolution est souvent limitée à une simple approbation ou désapprobation, mais qui bien souvent me suffit : en gros, je ne parle plus pour ne rien dire. Je deviens une sorte de moine qui mûrit sa réflexion sur le monde qui l’entoure, y compris sur mes interlocuteurs de réseau qui me procurent un feed-back appréciable. La communication écrite m’a toujours plu, anyway. »

En 2015, Olivier Brenkman se heurte à un diagnostic implacable : il est atteint de la maladie de Charcot. Comme sa main ne peut plus écrire et que sa voix l’abandonne, il commence à communiquer à l’aide d’un ordinateur. Grâce à son œil, les lettres et les mots peuvent alors se former et plus que tout, lui permettre d’entretenir le lien avec ceux qu’il aime.

C’est ainsi qu’il nous emporte dans le tourbillon de ses pensées. De la perte d’autonomie à la découverte de contrées lointaines, il raconte la solidarité d’un village, la force des liens qui l’entourent et son corps devenu une prison pour son cerveau. Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution des siens, il entame un nouveau combat, celui d’une nouvelle vie, une façon pour eux comme pour lui de repousser l’inéluctable.

Son cerveau déborde d’intelligence et son œil vif réagit à tout, scrute l’entourage, manie l’humour, la dérision, les jeux de mots… Car au-delà de tout, Olivier Brenkman est un homme lucide et profondément vivant.

La dernière rose

« Un bouquet de roses rouges, dans un vase en cristal de Baccarat, se détache très nettement sur la commode en bois noirci.
Par la pensée, Anne remercie Jean d’avoir choisi ces fleurs magnifiques ; étendue sur son sofa, elle berce du regard Christophe, son nouveau-né qui dort tranquillement dans son berceau. »

À sa naissance, Christophe semble jouir d’un destin heureux. Ses parents sont unis, profondément amoureux et portent une attention toute particulière au premier fruit de leurs entrailles. Mais un jour le doute s’installe, le bonheur se désintègre, puis la chance bascule et prend progressivement ses distances…

L’ironie du sort est-elle la face cachée du destin ? Et le destin est-il hasard ou fatalité ? Une seule certitude demeure : l’avenir finit toujours par rattraper ceux qui tentent de lui échapper. Ainsi, d’une plume fluide et sincère, l’auteur confie le récit d’une existence tourmentée comme rappel à cette réalité éclatée.

Michèle Le Cunff-Bosetti révèle ici l’histoire romancée d’un être cher. C’est un message, une preuve de la fragilité de l’existence. Mais c’est aussi, et surtout, l’hommage caché d’une femme envers son ami perdu.

Patrick, récit d’une jeune vie brisée

« Arriva jeudi, le 18 septembre 1981. À 13 h 15, Patrick se rendait à l’école, comme toujours. Il a, d’après ce qu’on m’a dit, traversé la route sous la bonne garde des patrouilleurs scolaires. Lorsque la sonnerie de l’école retentit, ceux-ci plièrent bagage, laissant Patrick seul de l’autre côté. Et Patrick s’élança seul sur le passage clouté devant son école. Il n’avait pas remarqué la camionnette qui arrivait. Juste avant que Patrick mette le pied sur le trottoir, elle le renversa. Il y eut les marques de la tête de Patrick dans son pare-chocs. Patrick gisait 100 mètres plus loin, le sang lui coulant des oreilles. »

Ce témoignage est un besoin intime, viscéral, nécessaire. C’est à la fois la douleur, l’espoir mais surtout l’amour d’une mère qui revient sur le destin tragique de son fils. Avec un courage désarmant, elle raconte le combat quotidien d’une famille à l’espoir incommensurable. D’un premier accident survenu à 5 ans, lui laissant de graves lésions cérébrales, à une vie d’adulte, au quotidien articulé entre quête d’autonomie et hôpital psychiatrique, l’existence de Patrick Dumont ne fut que lutte acharnée.

Cet ouvrage est une histoire vraie, le récit authentique de la vie d’un fils. La voix d’une mère qui cherche à rester optimiste. C’est un message, une véritable preuve de la force d’un jeune garçon, d’une famille et d’un entourage. Mais c’est aussi, et surtout, un profond hommage caché dans le récit d’une jeune vie brisée.

J’en ai marre ! Je deviens con, raciste et intolérant

« Autres regards sur mon pays et les pays d’adoption. Regards sur la politique, les politiques, les alliances, les échanges, les contrats, les marchés de notre monarchie républicaine, fastueuse, au-dessus de ses moyens. Princes et Seigneurs médiocres et véreux qui nous tondent comme des moutons ? La langue de bois des journalistes, le silence des médias ? Ce qui n’est pas dit et que l’on devrait dire ? La gueulante que j’ai envie de dégueuler ? Le partage, la solidarité ? Que j’en ai marre ! Le raciste, le racisme qui a germé, poussé malgré moi ? Et toutes les saloperies, les conneries en images ou écrites… Ces cons pour qui nous faisons les putes, ces cons, négriers des temps modernes ? »

Cet ouvrage est le cri d’une âme profondément marquée par son époque. Amour, dégoût, révolte, autant de sentiments qui traduisent la violence d’un état. Une aperception construite sur des constats et exposée pour mieux confesser que le système a bien un impact sur chacun d’entre nous.

Au fil des rencontres, des croyances, des rêves, des espoirs, mène-t-on réellement la vie que l’on souhaite ? Ou sommes-nous les illusionnistes de notre propre vie afin de la rendre meilleure face aux attentes d’une gouvernance, d’une société, d’un monde qui nous échappent, que nous ne comprenons plus, dont nous ne voulons plus ? Allons-nous tous devenir des cons, racistes, intolérants ?

C’est en admettant ce qu’il y a de plus insoutenable à reconnaître, qu’Antoine Félix nous amène à nous interroger sur le fonctionnement de notre propre vie dans le système. Ainsi, chacun de ses raisonnements sonne comme une confrontation et dénonce les failles d’un monde façonné, bien loin de l’humanité que l’on pouvait encore espérer.