Thème : Témoignages

Touché par la grâce

« Dès les premiers soins, j’avais eu cette sensation qu’en fait, je n’étais qu’un miroir dans lequel les êtres se voyaient. Plus le miroir est pur, plus celui qui se regarde dedans voit son propre éclat, sa beauté. C’est le premier pas vers la guérison. La vérité est la lumière de l’âme. »

Après deux années de lutte, l’auteur a accepté la grâce qu’il a reçue, lui, l’homme ordinaire touché par l’extraordinaire. Cette expérience, il en témoigne, lui a apporté la Liberté d’âme. La foi, les vertus et les dons qui lui ont été confiés, font de lui un Serviteur du Vivant, un messager de la bonne parole.

Le vent du changement

« Et d’invitation en invitation, les apéritifs s’enchaînent. Tout cela, malgré tout, reste dans la limite du raisonnable. Mais tout de même, c’est relativement répétitif. Je rencontre également les personnes qu’il considère comme sa seconde famille et, à chaque visite, nous ne buvons pas que de l’eau ! »

L’alcool est une boisson festive qui peut, insidieusement, devenir un problème. Si chacun a sa façon de faire face au quotidien, aux difficultés, d’exprimer ses émotions, l’héroïne de ce récit témoigne avec beaucoup d’honnêteté de l’addiction qui a été la sienne. Elle évoque son combat pour s’en sortir et partage avec le lecteur tous ses espoirs concernant sa nouvelle vie.

1940 Histoire d’une défaite : ses conséquences

« Le lendemain, je revois aussi les hommes réunis qui conversaient entre eux sur ce qu’allait être leur devenir… Ils parlaient de l’arme dans laquelle ils avaient fait leur service militaire et de leur affectation probable. Un jour ou deux après, je revois le maire de la commune fixant avec des clous sur une porte de grange l’affiche de la mobilisation générale.
Ainsi, le sort en est jeté »

Lorsque la guerre éclate en 1939, l’auteur a sept ans. Il est un adolescent lorsqu’elle s’achève. Aujourd’hui encore, il garde un souvenir très vif de toute cette période.
Il revient sur les événements et les figures les plus saillantes, Pétain et Laval notamment. Et soulève la brûlante question de la Collaboration : en quoi consistait-elle ? Qui étaient ses zélateurs ? Les dirigeants d’alors ont-ils composé avec l’ennemi pour servir la France ou au contraire la trahir ?
L’auteur replonge dans ce passé avec neutralité, en portant à la connaissance du lecteur les pièces à charge et décharge.

Mes nuits sont aussi belles que mes jours

« Une petite préférence à cette époque pour les femmes mariées délaissées ou en manque.
Un peu de psychologie pour les reconnaître et quelques phrases bien choisies pour les faire sourire et il arrivait que la rencontre se fasse.
Et me voilà reparti dans ce qui était devenu mon loisir. Le sexe, toujours le sexe, encore le sexe et toujours plus de sexe.
Aujourd’hui, avec le web, tout cela est simple.
À cette époque, il fallait du talent et du charme, et j’en avais. »

Ce livre propose une plongée dans la vie mouvementée du narrateur. Abusé lorsqu’il était jeune, il s’est ensuite découvert une passion pour le libertinage, ce qui n’a pas été sans répercussions sur sa vie personnelle. Il en garde pourtant de jolis souvenirs…

De l’Enfant intérieur

« Ouvre les yeux, Enfant, ne les ferme pas. Ouvre-les au monde entier, pour l’Amour de Dieu dans le cœur de chaque homme. Alléluia ! Que Dieu soit loué ! L’heure est proche, ne l’oubliez pas. Avance, ne doute pas, même si les apparences sont trompeuses. Les chemins sont tortueux et souvent déroutants, tu le sais, Enfant. Reste dans l’Amour ! Dieu te garde. »

« De l’Enfant intérieur » se présente comme un recueil de messages reçus par canalisation d’anges et d’archanges des hautes sphères ainsi que de l’Être de la rectitude en tant que flamme jumelle. Les encouragements succèdent aux mots d’amour, avec tendresse et douceur, dans le but de guérir l’âme de l’autrice.
Ce parcours, Véronique Klesse en fait part comme une inspiration à l’élévation et invite ses lecteurs à prêter attention au souffle divin.

Chroniques du mépris ordinaire – Placements abusifs

« Dans cette matière qui désormais est ma maison règne le silence, en raison du huis clos que l’on impose, car il s’agit d’enfants. Pas de public, pas de journalistes aux audiences, pas de proches, pas plus aux rendez-vous avec les services, le silence est la loi. Un silence qui vient parfois, souvent, trop souvent, couvrir des dérapages inacceptables et violents, qui viennent détruire la vie des gens. Alors, depuis un peu plus de deux ans, je témoigne de ce que j’ai vu. De ce que j’ai entendu, de ce qui est l’horreur que vivent les parents d’enfants placés. »

330 000 enfants relèvent de l’aide sociale à l’enfance et 226 000 sont placés en famille d’accueil ou en foyer.
Maître Michel Amas, avocat au barreau de Marseille, défend les familles d’enfants placés. Il dresse un état des lieux accablant des institutions chargées de protéger ces mineurs. Au travers de 50 cas, 50 dossiers, il surligne les problèmes et les errements de ce système à bout de souffle.Il formule surtout des propositions pour que les enfants placés soient en France véritablement accompagnés, sauvés et soutenus.

Bestiaire « d’animamitié »

« Il y a des zoos qui ont assez d’espace pour créer des zones de semi-liberté pour les animaux et ces derniers souffrent moins que dans les zoos où ils n’ont qu’une cage ou un petit espace pour vivre. Ces lieux restent cependant des prisons pour les animaux. L’ours tourne en rond dans une petite cage, ce qui, comme le lion, le rend fou. Les éléphants, grands marcheurs à l’état naturel, se balancent tout le jour de droite à gauche en signe d’ennui profond. »

Animamitié ? L’auteure a forgé ce néologisme pour désigner l’amitié qui devrait exister entre les animaux quels qu’ils soient et l’homme, en évitant toute prédation. Ginette Dubouis prend le parti de la condition animale et narre dans ce manifeste sa relation avec eux, cigale, pie, chien, chat, lapins… Eux tous, nos égaux, de chair et de sang, ayant leur psychologie et vie sociale propres.

Mémoires d’une enfance rurale

« Nous sommes deux décennies après la fin de la Seconde Guerre mondiale, époque où les îles sont fortement rurales, la décolonisation s’instaure dans la plupart des pays du tiers-monde, et l’urbanisation en est à ses balbutiements.
Un petit garçon naît et découvre très tôt ce monde rural, avec les travaux des champs, le rythme des saisons bien marqué aux Antilles, l’hivernage correspondant à la période des pluies de juin à décembre, et le carême à la période sèche de janvier à mai, c’est à cette période que la récolte de la canne à sucre bat son plein. »

L’auteur se laisse voguer au gré des souvenirs et des émotions soulevés par les paysages de Guadeloupe. Il évoque ses jeunes années à Basse-Terre, dans un environnement agricole – son père dirigeait une exploitation cannière -, puis au Lamentin dans le village de sa mère.
Témoignage précieux d’usages maintenant quasi disparus, « Mémoires d’une enfance rurale » fait revivre entre ses pages les activités et traditions populaires qui rythmaient alors la vie agraire.

Journal d’un soignant soigné

« Pourtant, de mon point de vue d’infirmier, les patients ont tous besoin de renseignements, ils doivent tout comprendre et savoir là où ils vont avec leur problème de santé. Je comprends que si les explications sont obsolètes ou les raisons du problème encore inconnues à ce moment-là, il existe des solutions pour rassurer le patient, on ne le laisse pas sortir de l’établissement comme ça, avec un problème inconnu en pleine face »

Récit d’un infirmier en oncologie passé du statut de soignant à celui de patient, ce journal intime apporte le point de vue du malade. Errance médicale – le comble lorsque l’on fait partie de la maison – prescripteurs manquant de la plus élémentaire psychologie, douleurs, Michaël Séry exorcise à travers ces pages les angoisses et les souffrances de la chimiothérapie. Il y rend également hommage à son entourage dont la chaleur et la sollicitude le portent.

Transaction suspendue

« La journée est riche en émotions. Notre offre d’achat en main et à demi complétée, nous nous dirigeons vers notre future acquisition accompagnée des deux petits derniers. Tony fume devant le garage à notre arrivée. Il nous fait entrer par cette porte qui s’ouvre sous l’action d’une télécommande sans-fil. Les grands panneaux se referment aussitôt derrière nous. Nous attendons, les yeux écarquillés, au milieu de ce qui ressemble à un atelier, de connaître la raison de ce mystérieux accueil. »

La crainte de tout acheteur d’un bien immobilier a pris corps pour la famille de l’auteur. En quelques minutes, le futur emménagement est compromis, femme et enfants errent désemparés. Un vendeur malhonnête et qui multiplie les faux-fuyants, les mensonges de toutes sortes et a même dupé un notaire, voilà le triste sire auquel a dû se confronter Steve St-Onge.

Agenda de mon aventure au Club Med

« Ce livre est une invitation à se lancer dans l’aventure.
Ce livre est encore destiné à tous mes amis GO qui apprécie- ront de se revoir dans une aventure identique.
De plus, au fur et à mesure de mon avancement au Club, je décris les différents postes que j’ai occupés.
Là encore, le travail et les responsabilités des GO ont évolué. »

Travailler dans la banque, très peu pour lui ! L’auteur a su très tôt qu’il n’était pas fait pour rester derrière un bureau. Recruté par le Club Med au début des années 70, il va y effectuer une grande partie de sa carrière. D’abord GO, puis directeur de village, il accomplit un parcours sans-faute, alliant un engagement professionnel sans faille et la reconnaissance de ses pairs.

Simple et merveilleux

« Je suis quelqu’un qui a toujours vécu dans l’extrême, j’en ai besoin pour avoir l’impression de vivre. Je n’ai jamais ménagé mon corps parce que j’étais infatigable. J’ai toujours été dur dans mes jugements envers les autres et exigeant, mais je l’ai été tout autant envers moi-même, cela n’aurait pas eu de sens autrement. »

L’auteur s’est toujours perçu comme différent, atypique. Depuis l’enfance jusqu’à sa vie professionnelle, il a ressenti la souffrance d’être largement incompris.
Sa bouée de sauvetage a pris la forme d’une quête spirituelle qui lui a permis de restaurer son identité, mais également d’apprendre à venir en aide à ses semblables, grâce à des capacités ignorées jusqu’alors.

La résistante

« C’est la première fois que nous passons Noël à l’hôpital.
Une sensation d’irréalité, de non-réel, d’impossible, s’empare de moi. Personne ne me téléphone, ne m’écrit, ne me rend visite. Je n’existe pas, mon fils n’existe pas depuis notre hospitalisation. »

Le personnage principal de ce récit lutte pour sauver son fils des griffes d’un père abusif, combat pour faire entendre sa voix contre le mur de services sociaux sourds à ses requêtes. Comment tout cela est-il arrivé ? Et comment réparer un être humain qui a subi autant de violences durant son enfance ?

Je m’appelle ANNA – Du Bénin au Havre, 50 ans de la vie d’une femme

« Je m’appelle Anna. C’est mon histoire à moi, née en 1963 à Djégbamé, petit village de près de cent cinquante habitants au Bénin. Djé en langue fon veut dire « sel ». Le Village est situé au bord de la lagune de Cotonou, dans le golfe de Guinée. Le sol est salé. Le village est composé de maisons en terre rouge, la latérite, aux toits de paille. »

Anna a quitté son village du Bénin à l’âge de 3 ans. D’abord au Gabon puis au Sénégal et enfin en France, son parcours l’a amenée d’Afrique au Havre. Anna est une « invisible », elle appartient à cette armée de personnes indispensables au bien-être des autres, mais que seule l’actualité met sur le devant de la scène.
Sa rencontre avec Alain Vassor et Matthieu Brasse et leurs échanges ont fait naître ce récit d’une vie étonnante. L’après FrançAfrique, la mondialisation, la vie dans les cités, l’acculturation : autant de sujets passionnants, et brûlants, qu’Anna aborde dans ce témoignage unique.

Le cœur plus fort que le crabe

« je suis hospitalisée, car le lendemain, je vais subir une très longue opération de plus de six heures ! Il y a en effet beaucoup de travail à faire, mon corps est un immense chantier, et le professeur A. est un excellent maître d’œuvre ou un magicien, je ne sais plus ! Au programme, une hystérectomie (enlèvement de l’utérus), réparation de la fis- tule, et reconstruction de mon uretère droit avec mise en place (pour de vrai) d’une sonde JJ. »

2020, Maryline Dona apprend qu’elle souffre d’un adénocarcinome, un cancer du col de l’utérus. Alors que la pandémie de Covid-19 s’emballe, elle lutte pour garder la tête hors de l’eau, préserver ses deux enfants et vivre, surtout vivre. Elle raconte également le paradoxe de cette période, qui fut à la fois la plus sombre et la plus extraordinaire. L’amour, celui avec un grand A, est venu alors frapper à sa porte, et décupler sa volonté d’en finir avec le mal.

Le fruit de l’arbre

« Ce temps-là ! Ne pouvant plus dire un mot ni parler, après tant de méditations, il fait couler les larmes sur son visage de sage, symbole de longévité, ce visage qui est désormais dans nos esprits, dans notre être, ce visage qui a pris une poche par le poids de l’âge ! Signe d’un long parcours de vie. »

Mêlant souvenirs, anecdotes et maximes, « Le fruit de l’arbre » scande l’attachement aux racines. Avec ferveur, l’auteur déroule tout un pan de son histoire familiale, là-bas, à Berberati, en République centrafricaine.

Hors norme

« Malgré les trente-six années écoulées depuis ce mercredi 7 novembre 1984 où il m’a bien fallu apprendre à accepter l’inacceptable, à vivre sans cette somptueuse présence, l’image de mon père ne m’a jamais quitté.
Elle m’apparaît notamment en récital, lorsque je ferme les yeux pour trouver le son idéal, lorsque je viens puiser au plus profond de moi l’indispensable énergie qui me permettra de me libérer de mes peurs… »

Hors norme… Deux parcours de vie, un père, un fils, un fil rouge qui les unit : vivre sans compromis ! Tous deux sont animés par la même soif d’humanité, d’amour et de liberté… L’auteur emmène son lecteur dans les méandres de leurs deux âmes en dévoilant une partie des écrits de cet homme charismatique qu’était son père. Se dévoile au fil des pages comment Marcel, ce petit garçon né en 1907 dans une famille éclatée, a forgé sa personnalité, ses convictions, ses valeurs, œuvrant concrètement pour la dignité humaine.
Ce père qui savait parler à la singularité de chaque être, a su voir en Jean-Marie un talent extraordinaire et une sensibilité exacerbée qui ne demandaient qu’à s’exprimer à travers la musique. C’est grâce à lui que Jean-Marie trouve sa voie. Pourtant, ce dernier nourrit secrètement une peur profonde. Cette peur le rongera des années durant jusqu’à l’effondrement et l’internement psychiatrique… puis la Résurrection.
Ces deux êtres ont connu la souffrance extrême et la captivité… l’un dans les Camps, l’autre au bord de la folie. En acceptant de regarder la Mort en face, ils ont trouvé la Vie et nous l’ont offerte.

Une vie sans histoire

« La maison était pleine d’enfants de tout âge. Nous avons vite compris que nous y resterions et que nous n’étions pas ici pour passer les vacances, même si on nous avait dit le contraire, comme ce fut à chaque fois le cas lorsque nous nous faisions déplacer de famille en famille. »

D’une enfance émouvante passée sur le continent africain à une adolescence et une vie d’adulte turbulentes sur le sol européen, les pierres d’achoppement étaient multiples pour l’auteur de ce récit. Il relate ces trente années où il a rencontré le meilleur et le plus triste, et décidé que tolérance et respect seraient au cœur de son éthique personnelle.

Anne recherche Colette

« Je n’ai pas de courage. Je ne pousse pas à bout mon entourage pour savoir jusqu’où il m’aime. J’ai trop besoin de leur amour. Je suis Anne, fille liane. J’entoure, j’enserre. Je m’étends, je me fau- file, je m’enroule, je m’accroche. À leurs bras, à leurs jambes, à leurs cous. Tout est prétexte. »

Bébé, Colette est adoptée et devient Anne. Un jour, elle cherche à assembler les pièces du puzzle de ses racines. Quête de ses origines, mais également quête de soi. Elle s’exprime tantôt avec la voix d’Anne, tantôt avec celle de Colette. Pour retrouver cette petite fille dont l’état civil lui a échappé des années auparavant. Pour faciliter la réconciliation de ses identités familiales. Au commencement de son périple sur le chemin de son histoire, elle est loin d’imaginer ce qui l’attend…

Merveilleux

« Faisons ce qui est à la portée de tout un chacun : vivre ensemble avec des rêves. Ces rêves qui sont facteurs d’évolution de notre condition. Ce sont parfois des rencontres, des situations, qui nous permettent de réaliser nos rêves et ainsi d’évoluer et de changer de rang social. »

Se jouant de la frontière entre le réel et l’imaginaire, l’auteur retrace à grands traits son parcours. Il s’appuie également sur ses rêves et ses prémonitions pour décrire notre environnement en pleine mutation et dire ses espoirs.