Thème : Témoignages

Des Mots… sur mes Maux

« Je me souviens de ma vie…
Je me souviens quand le soir, je m’asseyais sur la dernière marche de l’escalier, attendant que tout le monde dorme, et dans ce silence, descendre les marches doucement pour aller me blottir dans le lit auprès de maman. Plus de bruit ni de cris, je pouvais m’endormir sereine dans les doux bras de ma mère. »

Fille d’une famille où le destin de la mère a basculé dans les affres de la seconde guerre mondiale, et où l’alcool a fait des ravages, Marie Bouquet livre aujourd’hui ce témoignage bouleversant où elle raconte son expérience.
Une famille heurtée, baignant dans les non-dits et les mensonges, des enfants stigmatisés par le vécu de leurs aînés, qui perpétuent une lugubre tradition… L’histoire de nos parents et leurs souffrances se transmettent, même inconsciemment, et peuvent empêcher les générations suivantes de connaître le bonheur. Comment aller de l’avant, quand tout nous attire vers le fond ?

Délire sur Dieu écrit par un bipolaire

« Ce n’est pas tant les choses qui nous affectent, mais la manière dont on les interprète.
Verre à moitié vide ou à moitié plein. »

En 2004, Daniel Cunha, souffrant de bipolarité, perçoit un message psychique contenant le mot « Dieu ». Depuis, il n’aura de cesse de découvrir le sens profond de ce message qui a bouleversé son existence. Dans cette autobiographie patinée de fantaisie, l’auteur, à travers son journal de délire, nous dévoile son quotidien régi par la maladie et le teinte d’espoir en s’adressant à l’Éternel comme à l’Univers.

Une vie assassinée ou La vie d’un homme simple assassinée par un pédophile ordinaire

« Et puis en sa qualité d’enseignant, n’était-il pas toujours entouré d’enfants ? Cet être aussi malsain ne disposait-il pas d’un grand terrain de jeux ? Un pédophile est et restera pédophile. Et l’un de mes buts était de faire cesser les agissements de cet homme même si je ne savais plus ce qu’il faisait. Et je pensais que la justice était de mon côté. »

Enfant timide, réservé, le narrateur est, à 11 ans, capturé dans les mailles d’un enseignant pédophile. Sa vie bascule. Il échappe de justesse à la délinquance parce que sa vocation est d’aider les autres.
Épanoui professionnellement, il est brutalement rattrapé par le souvenir des sévices subis. Il décide alors d’entamer une procédure contre son bourreau. Pour déjouer l’absurdité de la règle – les faits sont prescrits – il contacte associations et ministres, se démène mais est débouté en appel. Est-ce le début d’une nouvelle chute ?

Vive la vie, plus que jamais

« C’est une partie de moi que j’ai perdue, mais j’ai l’impression que je vais devoir me reconstruire en entier. Me reconstruire sans toi me semble tellement impossible ! »

La maladie, éprouvante pour le patient et pour ses proches, est aussi, comme le montre cet ouvrage, une opportunité d’accompagnement. Au-delà de la souffrance qui accable Eric, le dévouement de Samuel à son chevet va leur permettre à tous les deux de tisser des liens encore plus solides.

Chute Libre – Tome I – Le précipice

« Ces étranges personnes m’avaient probablement déjà tout dit sur les raisons de ma présence dans cette chambre d’hôpital, mais aucun souvenir d’une quelconque conversation avec l’une ou plusieurs d’entre elles ne m’effleura l’esprit. Je me confortai dans mon idée de cauchemar, et ce durant plusieurs jours. Des blouses blanches qui bougèrent dans tous les sens. Un peu comme des fourmis qui se pressent lorsque leur fourmilière est détruite et qu’il faut déplacer les œufs. Je ne compris pas ma présence dans ce lit ni pourquoi tous ces gens couraient partout. »

À travers ce témoignage désarmant de sincérité, l’autrice met en lumière les conditions de travail déplorables de certains apprentis dans un monde qui, à force de piétiner les rêves de ses jeunes, pourrait bien mener la société du vingt et unième siècle à être peuplée de personnes désertées par l’espoir, sans envies et sans attentes de l’existence. Priscilla livre aujourd’hui un ouvrage d’une justesse troublante, qui manque parfois à ses contemporains…

Douleur silencieuse

« Confusion, illusion, permets-moi de t’offrir ma réalité.
Trahison, mensonge, permets-moi de t’aimer comme personne n’a jamais su le faire.
Laisse-moi réparer chaque morceau de ce cœur brisé. »

L’autrice, victime de viol, dévoile dans ce poignant témoignage les affres de la souffrance subie après son agression, mais aussi et surtout les étapes de sa reconstruction. Dans l’espoir de donner de la force aux personnes qui, comme elle, ont vécu ce genre d’expérience traumatique, elle exprime sans fard ce qu’elle a vécu tout en montrant que, chacune et chacun à son rythme, nous pouvons sortir de cette spirale de douleur.

Le vent de la colère

« Le président Bouteflika devient ainsi la «  figurine de bois  » manipulée par une bande «  mafieuse  » cachée derrière les rideaux. Ce cercle restreint, bien organisé au sommet de l’État, utilise des personnalités publiques et des responsables dans les administrations « au passé sulfureux  » pour leur imposer de sales besognes. Ils sont appelés à faire pression sur les fonctionnaires pour récolter leurs signatures au profit de Bouteflika. »

Dans ce témoignage, Lotfi Sid nous décrit et analyse les événements de février 2019 à Alger. Avec précision et détail, ce journaliste en place au moment de cette révolution retrace les étapes ayant engendré ce soulèvement populaire, fruit d’une colère longtemps rentrée… et totalement imprévu par le gouvernement alors en place. Il définira ainsi les éléments qui ont permis l’accession à la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, successeur de Bouteflika.

Je ne voulais pas mourir, juste revivre

« Pensant que l’apparence compenserait le manque, je fus l’acteur principal de ma perte. Tout n’était qu’une sordide comédie dont la fin fut des plus tragiques.
Je m’appelle Luc. J’ai dix-neuf ans et, malgré mon jeune âge, j’écris un livre, le livre de ma vie. J’en commence l’écriture, installé au bureau de ma chambre d’hôpital. »

« Si j’avais su que j’allais souffrir autant, je referais tout de la même façon »
Dans ce témoignage poignant, Luc Rouquette nous conte une vie qu’il a brûlée par les deux bouts : voyages, excès, luxe et volupté… Au bord du danger, cette vie de flambeur a eu un prix : l’addiction, l’anorexie, la dépression. Une spirale infernale dont l’auteur a tenté de sortir par lui-même, mais la vie l’a gardé. Aujourd’hui, il raconte sans fards la vie qui l’a consumé, sans regrets.

Whashintoc

« J’allais être libérée de ce cousin, de cette force de l’habitude qui commençait à m’embêter sérieusement. Je cherchais une issue ! Je cherchais à m’échapper à tout prix, maintenant. Je pensais vraiment qu’il allait arrêter, que ça allait être la fin ! Qu’avais-je fait de mal pour subir tout ça ? »

Une enfance dévastée, une vie de femme en demi-teinte. Jeanne Chappee raconte le viol subi enfant et le combat qu’elle ne cesse de mener depuis. Combat contre l’incompréhension, contre ce souvenir qui la hante.
En mots simples et percutants, elle dit sa farouche volonté d’avancer tête haute.

Certainement plus jamais

« Là où il y a avantage, il y a inconvénient, c’est ce qu’on dit et c’est ce qu’il se passe. »

Jean Adelle a connu les abus, les affres de la rue, le rejet, la prostitution et surtout, il a connu le désespoir. À soixante-quinze ans, l’auteur revient avec sincérité et une bonne dose de courage sur un passé, une destinée qui l’ont changé à jamais… Mais dont il est sorti sauf, et qui ont fait de lui la personne qu’il est aujourd’hui. Un mot d’excuse, un message d’espoir, un besoin de partage ? Vous trouverez tout cela dans ce poignant témoignage.

Isabelle, 10 ans, la grande guerrière de la paix

« Je vais commencer par le début de mon histoire. Je me suis retrouvée à l’hôpital psychiatrique du Valmont à Valence dans la Drôme en juin 2018, enchaînée, comme Jésus sur sa croix, sur un lit, avec deux bracelets de chaque côté des bras et aux pieds, avec des bleus sur chaque bras. Je suis persuadée d’avoir tué ma fille, mon mari et tous les gens du monde, sauf moi, attachée là, dans ces murs blancs pour toujours, sans manger ni boire. »

La petite Isabelle vit un véritable choc le jour où elle apprend l’histoire de Jésus. Suite à un songe où elle se voit libérer le messie, sa vie change, des accidents se succèdent… Elle comprendra très vite la mission qui lui est confiée : œuvrer pour la paix dans le monde.

L’histoire de Stéphanie et de mes petits-enfants

« Quatre ans sans voir ma fille ni mon petit-fils, c’est long. De plus, je ne devais même pas essayer de les contacter, encore moins tenter quelque démarche pour obtenir un droit de visite sur mon petit-fils, car il menaçait de me faire passer pour « folle ». Étant très doué dans l’art du mensonge et de la manipulation, il n’aurait pas eu de mal à convaincre des juges. »

Stéphanie n’a que dix-sept ans lorsqu’elle tombe enceinte de son petit ami. Très vite, celui-ci la pousse à quitter père et mère et à le rejoindre… pour mieux détruire les liens qu’elle entretient avec ses proches et assurer son emprise sur elle. Dans ce témoignage bouleversant, Sophie Dautz raconte sans fard comment sa fille a remis son propre destin et celui de toute sa famille entre les mains d’un pervers narcissique.

De l’Indochine au Périgord

« Ma mère n’a pas d’autre choix que de fuir, de quitter Hanoi et de dissimuler son état. Elle marche et ne pense plus. Sa peine est grande, son but est d’aller se terrer dans un endroit où personne ne la dénoncera, elle a décidé de rejoindre le village où habite sa famille paternelle à Tien-Lan, près d’Haiphong.
La route depuis Hanoi est longue et, pendant des jours et des jours, elle marche pieds nus, sans aucun bagage, les mains vides, avec comme seul habit celui qu’elle porte. »

Cette saga familiale voit le jour dans l’Indochine coloniale.
Après le coup de force japonais, en mars 1945, et la fin de la deuxième guerre mondiale vient l’insurrection Viet Minh du 19 décembre 1946 qui marque le début de la guerre d’Indochine.
Dans cette terre lointaine, mêlée de beauté, de guerre et de souffrance, naît une belle histoire d’amour, entre un militaire français et une jeune Vietnamienne. Leur chemin se poursuit à partir de 1956 dans le Périgord où la famille, ayant réussi à fuir Hanoi, se trouve unie et où les enfants grandissent sereinement.
Ce récit trouve ses racines dans ce que l’on nommait autrefois le Tonkin et nous emporte sur l’aile de la mémoire en un hommage ému aux parents-courage et à la terre d’accueil qui sut donner forme aux rêves. Il retrace une histoire peu ordinaire dans la grande Histoire et parlera à tous ceux qui ont dû traverser des épreuves, avec parfois des choix de vie douloureux.
Au-delà de sa valeur de témoignage, « De l’Indochine au Périgord » se veut être aussi un message d’espoir pour tous ceux qui, partagés entre deux cultures et amenés à faire face à l’adversité, peuvent néanmoins réussir à construire une vie heureuse en respectant des valeurs humaines, inculquées avec affection et bienveillance.

Mon père, en toute subjectivité

« Depuis tant d’années, je porte en moi bien des choses au sujet de ce papa si différent, si particulier, Marcel Barbu. Que n’ai-je entendu à son sujet  ! En bien pour les uns, en mal pour les autres… Que de propos réducteurs ou excessifs le concernant… »

À travers ce témoignage sincère et poignant, Jean-Marie Barbu rend hommage à l’homme d’exception que fut son père. Comment a-t-il été amené à se présenter aux présidentielles de 1965 ? Qui était Marcel Barbu ?
Les réponses à ces questions amèneront le fils à se dévoiler à travers la peinture faite du père, dans une volonté de transparence et les mots s’alignant pour dessiner une catharsis personnelle, aussi bien qu’une main tendue à ceux qui vivent ce mal connu mais peu reconnu qu’est la dépression.

Le fabuleux destin d’un autodidacte

« Choisir un métier où vous ne verrez pas les journées défiler est le plus important. Peu importe l’image et l’argent qu’il dégage, la passion, le plaisir sont essentiels pour une vie professionnelle réussie. »

Alors qu’il a arrêté ses études très tôt, Philippe Soulat a connu une ascension professionnelle extraordinaire : à force de travail et de persévérance, il a évolué d’un poste de magasinier à celui de directeur d’exploitation France au sein de la filiale de distribution du Groupe Renault. Ayant toujours la volonté de s’améliorer, il n’a jamais cessé de se perfectionner dans différents domaines et est fier de partager sa progression, celle d’un autodidacte, avec ses lecteurs qui pourront trouver dans cet ouvrage une motivation à la hauteur de leurs ambitions.

Les 39 marches – Journal d’un confiné aux Sables-d’Olonne

« Je suis allé errer cet après-midi, la sortie pour « prendre l’air », c’est le cas de le dire, en terrain déjà conquis, dans le périmètre autorisé, avec l’attestation datée où figurait mon heure de départ. Impressions étranges. Une ville presque à l’arrêt. Le ciel bleuissait à vue d’œil, avec une luminosité étonnante. »

Entre le 18 mars et le 2 juin 2020, Hervé Macé a tenu son journal, un jour sur deux.
Chaque marche représente une étape, une évolution, un instant saisi et contemplé à la lumière de cette étrange période. L’actualité est passée en revue, croquée par la plume exigeante de l’auteur. Et si ces pages sont au présent, elles relatent un passé recomposé, avec subtilité et une certaine ironie.

Six mois avec moi

« Aujourd’hui deux juin, ça fait six mois que je me suis mis à écrire un livre, je ne sais pas si c’est bien ou quoi, mais j’y ai mis mes humeurs et ce qu’il m’arrive et ce qu’il m’est arrivé, c’est la première fois que j’écris un livre, donc, vous verrez, je me suis un peu amélioré en écriture. Mais voilà, tout a commencé en septembre ou octobre dernier, je crois que c’est à cette période que je me suis mis à écrire quelques lignes, puis j’y ai pris goût, voilà, j’ai quand même beaucoup évolué en six mois, bon, pas trop non plus, mais j’ai pris beaucoup d’assurance dans l’écriture, donc voilà, pardonnez-moi si les premières lignes sont moins bien écrites. »

Plongeon sans artifices dans la vie d’un jeune homme de vingt-quatre ans, « Six mois avec moi » dessine les contours d’une photographie prise au cours d’une existence. Très attaché à sa famille et à ce qu’elle représente, Danni lui rend hommage à travers cet ouvrage où il livre son quotidien, avec ses hauts et ses bas, ses rires et ses cris, sa poésie et sa rudesse, parfois.

Covid expérience

« Premier réveil, et plus que quelques heures avant l’heure officielle du confinement. À midi, nous devrons restreindre au minimum nos déplacements (courses alimentaires, sport en solitaire à proximité du domicile, promener son chien, travail pour ceux qui n’ont pas d’autres choix).
J’ai très mal dormi, mal au ventre. Je mange quelques fruits, discute avec maman de ma tourmente ; elle aussi est stressée, elle se pose beaucoup de questions aussi. »

Contrainte à rentrer dans la maison de ses parents, en province, pour le confinement de mars à mai 2020, l’auteure nous livre avec sincérité et justesse ses impressions durant cette période étrange où le monde entier a retenu son souffle. Après la frénésie parisienne qui a fait son quotidien depuis plusieurs années, le foyer familial prend des airs de cocon régénérateur et l’expérience pourtant familière du retour aux sources devient théâtre d’une métamorphose humaine.

Mademoiselle de Maupassant je vous épouse !

« Cette belle jeune fille avait à sa façon cambriolé mon jardin intime, disons qu’inconsciemment, je rêvais d’elle ! Elle est entrée sans effraction dans mon existence, annihilant ainsi toutes mes facultés. Elle a passé ma porte, sans bruit, sans un mot, un seul regard a suffi. Elle m’est apparue comme un ange qui descend de son paradis pour attraper par le cœur la proie facile que j’étais alors »

Dans ce témoignage poignant et sincère, Claude Buisson conte sa rencontre et sa vie auprès de mademoiselle Catherine de Maupassant. Prédit par une voyante qui s’avérera avoir vu juste sur toute la ligne de vie, ce destin sera celui d’un amour sans failles malgré les remous et les frasques familiales. De belles mémoires, un fabuleux hommage à une femme d’exception préfacé par Olivier de Funès.

La lumière revient toujours

« Les minutes s’écoulaient lentement sans que Maman, imperturbable et immobile, dégage la moindre émotion. Soudain, elle me prit la main, se tournant légèrement vers moi, cherchant mon regard, une approbation peut-être, un peu de courage sans doute. Elle n’avait probablement pas fermé l’œil de la nuit. Incommensurablement triste, atomisée par cette perte, par cette douleur ardente qui vous submerge quand l’amour de votre vie n’a pas eu d’autre choix que de laisser la maladie l’emporter. »

Dans ce témoignage sincère et poignant, Céline Dovat Bise relate son existence à rebours. Après les obsèques de son père décédé prématurément, elle revient sur les points culminants de sa vie et celle de sa famille, qu’ils l’aient tirée vers le haut ou lui aient fait toucher les abysses, pour poser un regard serein sur la personne qu’elle est devenue aujourd’hui.