Thème : Poésie contemporaine

Un vertige sans nom

« Si vous saviez comment cette rage me détruit à petit feu ! Je me sens envahie par cette envie de crier, de frapper, et la peur d’atteindre mes limites.
Cette colère vient probablement du fait que j’ai acheté la paix en me reniant pratiquement toute ma vie. »

Récit poétique et introspectif, « Un vertige sans nom » plonge au cœur de la dépression et de l’anxiété avec une sincérité bouleversante. Suivant une structure en U – la chute puis la remontée – l’auteure met en mots la perte, la colère, la quête de sens et la lente reconstruction de soi.
Écrits au plus sombre de l’épreuve, ses textes rappellent qu’il est possible de se relever, de se pardonner et d’apprendre à s’aimer malgré les blessures.

Et puis, j’ai souri

« Douce mélodie, viens donc me bercer la nuit. Dans un océan de pensées, viens éclaircir mon esprit. M’emportant dans un doux rêve, transporte-moi dans une illusion. Loin du chaos du monde réel, évade-moi dans un lieu imaginaire où règne la tranquillité. »

Traversée victorieuse de la terre des idées noires, « Et puis, j’ai souri » évoque en mots choisis la lente reconstruction de soi. Dans une langue pudique et vibrante, l’auteure transforme l’intime en partage universel. Par ses poèmes en prose, elle témoigne d’un combat silencieux et obstiné contre le découragement.

Les latences du loup de Casablanca

« Le chemin est enivrant
Qui mène à la source du Verbe
Et l’âme tourmentée ne l’est plus
Quand les mots par la grâce
Du rythme sur les feuillets
De l’aube sont écrits »

Ce recueil explore les zones sensibles où l’être humain se confronte au doute, au temps qui passe, à l’amour, à la perte et à ce qui, en lui, cherche à s’élever. Grâce à une poésie qui scrute les mouvements intérieurs et les élans spirituels, l’auteur met en lumière les tensions entre le visible et l’invisible, entre le monde matériel et ce qui le dépasse. Contemplation et questionnement intime, chaque poème ouvre un espace de réflexion et d’écoute, invitant le lecteur à s’approcher de ce qui habite l’existence en profondeur.

Fragments d’une vie pensée

« Savoir écouter, c’est chausser l’habit de l’élégance
Savoir écouter, c’est une faculté de perception et d’intellection
Le respect d’autrui, c’est, de l’autre, savoir apprécier les doléances
Le respect d’autrui, c’est le refus de l’indifférence »

Dans ce nouveau recueil, Philippe Romy explore des thèmes essentiels : la guerre et la paix, la beauté, la sagesse, le temps qui passe. D’une plume à la fois critique et sensible, il dénonce les dérives de notre société et célèbre la liberté, l’amour et la dignité humaine. Une invitation à réfléchir, à écouter.

Poétique afropolitaine

« L’écrivain aime son écritoire, les livres, ses compagnons,
Assis, debout, ou couché presque à plat ventre,
Postures impératives pour lui, pour elle,
Pour des œuvres à pondre, des mondes à peindre. »

Voyage lyrique au cœur des identités plurielles, « Poétique afropolitaine » célèbre la diversité, la paix et l’humanisme. À travers une langue vibrante, l’auteur évoque son enfance africaine, l’exil, la nature et les défis du monde contemporain.
Ce recueil, à la fois chant et témoignage, invite à transcender les frontières et à embrasser la beauté fragile du vivant.

Le cri de l’invisible, battements d’une âme

« Face au miroir sans tain,

Seule face au miroir sans tain,
Je cherche un regard, une main,
Mais mon reflet reste figé,
Comme mon cœur abandonné. »

Voyage intérieur, « Le cri de l’invisible, battements d’une âme » invite à une traversée poétique. Grâce à des vers et des textes empreints de spiritualité, Prisca-Francine Flore Atsain explore l’amour, la solitude, la foi et la quête de soi. Chaque poème est une prière, une respiration, un battement d’âme adressé à Dieu et à l’humanité.
Ce recueil parle de blessures et de renaissances, de silences qui guérissent et de mots qui sauvent. Il invite à écouter ce que l’invisible murmure en chacun de nous : la force de se relever, de croire encore, d’aimer toujours.

Cris

« Dans vos têtes de termites
la folie s’appelait
verre poli transformé
par autant de zeugites
que vos têtes de termites »

Pourquoi des cris ? Parce que, quelquefois, les mots ne suffisent plus. Dans ce recueil dense et brut, Michel Bravos donne voix à une conscience en lutte, traversée par la mort, l’amour, la solitude et la révolte. Ses poèmes résonnent comme autant de silences brisés, portés par un rythme âpre.
Écrits à la marge du poétique et nourris d’une profonde lucidité, ces textes mêlent mémoire intime et critique sociale, dans un geste de résistance face à l’absurde. Ce n’est pas une poésie de confort : c’est une parole qui saigne, qui se dresse, qui cherche.

En vers et contre tout

« Les années sont passées, la vie m’a emporté
Dans son tourbillon qui nous est si puissant,
Mais, parfois, le souvenir vient me hanter
De ce compagnon ailé qui me manque tant. »

Un voyage poétique au cœur des émotions humaines, entre douceur, mélancolie et éclats de vie. Ces vers, empreints de tendresse et de profondeur, capturent l’instant, interrogent l’âme et célèbrent la beauté fragile du monde, tout en évoquant avec finesse les courants qui agitent notre société : nostalgie des empires passés, vie par procuration via les écrans, perte de spiritualité.

Les portes

« Une porte puis une autre
Une autre vie
Une autre porte
Ainsi de suite
Et à la fin
Elles représentent le monde entier »

Et si chaque porte ouverte n’était qu’une autre énigme ? Un passage vers une autre vie, une autre mémoire, une autre perte… ou une nouvelle naissance ?
Entre éclats de souvenirs, visions surréalistes et réflexions métaphysiques, l’auteur nous emporte dans une errance à la fois intime et universelle. Ses portes ne s’ouvrent pas seulement sur des lieux, mais sur des états d’âme, des vertiges, des absences, des révoltes. Dans ce recueil foisonnant, entre prose poétique et méditation existentielle, le quotidien se déchire pour révéler des mondes enfouis. Les mots y tâtonnent, trébuchent parfois, mais toujours poursuivent une quête : celle du sens, celle de soi.

Mes souvenirs

« Donne ton amour, donne ta vie.
Donne ta chaleur, ne reste pas dans l’oubli.
L’oubli c’est comme un jour sans fin »

Ce recueil poétique est une exploration intime des émotions humaines et des souvenirs du temps jadis. À travers les thèmes universels de l’amour, de la solitude et de la nature, il célèbre la beauté fragile du monde tout en reflétant les échos de la douleur et de l’espoir. Chaque poème est une invitation à ressentir, à rêver et à s’émerveiller sur ce qui nous entoure, qu’il s’agisse d’un paysage imaginaire ou du charme verdoyant de la Suisse normande.

Rupture

« De la boue gélatineuse
Aux insectes bourdonnants,
De cette chaleur poisseuse
Au charbon noir et ardent,
Je prends tout et savoure »

Lorsque l’amour a fui, s’emparer des mots pour dire combien il a été beau, combien son souvenir, même douloureux, garde encore son éclat. En vers de feu, l’auteure raconte les émotions au bord des yeux, le cœur brisé mais qui bat, la vie qui continue. Et si certaines s’effondrent en larmes, Raya, elle, préfère écrire toute sa douleur.

Impressions

« Les souvenirs anéantis par le son d’un piano
Les murmures s’estompant le temps d’un soupir
Le silence est musical, propice à la méditation
Une harmonie humaine de regards figés »

Émotions fugaces et impressions éphémères sont soigneusement collectées dans ce recueil qui en fait miroiter tout l’éclat. Le poète, ambassadeur de la mémoire, nous invite ainsi à garder les yeux grands ouverts pour capter l’instant et saisir la beauté.

Ces graines du temps

« Debout les gentils, les oubliés du destin,
Des cupides, des avides brisez les ambitions,
De l’humanité ils encombrent les chemins.
Debout les gentils, tracez la voie de l’union. »

La poésie est dans ce recueil une méditation sur le temps qui passe, sur l’humanité lorsqu’elle sait encore rester belle.
À cloche-pied, d’un souvenir et d’une émotion à l’autre, l’auteur feuillette le grand livre de sa vie. Personnes aimées, actualité brûlante, figures héroïques, toutes ont laissé leur empreinte et permis aux rimes et aux vers de voir le jour.

Jeu d’ombres et de lumière dans mon soleil couchant

« Dans ma chambre le soir, pensif, je m’interroge,
Pulsations du temps, mais pour quels lendemains ?
 
C’est un vertige inné, un malaise impalpable,
Ce tic-tac incessant, triste compte à rebours,
Même en serrant les doigts, comme file le sable,
Nous n’inverserons pas, des rivières, le cours. »

Mélancolie, regrets et germes d’espérance. Placé sous le signe de la nostalgie, ce douzième recueil de Philippe Pauthonier évoque les réminiscences de la lointaine enfance, l’ombre des jours passés, la fuite du temps inexorable. En contrepoint, l’humour, les éclats de la lumière et les rires qui émaillent de tendresse sa poésie délicate.

Rien ne bouge les détails

« Bonjour
Puis-je m’asseoir à vos côtés
Un doux frisson parcourt
Les herbes infoulées
Est-ce vrai
Que ce train s’arrêta à mon nez
Au sifflet
De l’amour passager »

Un carnet retrouvé et c’est l’esprit de la grand-mère de l’auteur qui revit au fil de ses écrits. Rédigés entre 1944 et 1949, les poèmes minutieusement retranscrits célèbrent la continuité de la vie, envers et contre tout. Sensibilité à la nature, à la marche des saisons, générosité, élégance du cœur, Louise Mordelet s’exprime librement, au-delà des années.

Petit brin de nature

« Dessin sur la neige
Un paysage paisible
Imagination »

Capturer au vol l’instant et rendre grâce à sa beauté par la magie du haïku. Cet art suspendu à la délicatesse d’un mot et au vertige du silence est mis en valeur dans ce recueil dédié à la douceur, au charme, à l’intemporel.

Journal de bord 365+1

« Regarder la vie dans sa diversité,
La voir en son cœur,
La force de sa liberté… »

Sous la forme de réflexions poétiques et philosophiques, ce recueil s’interroge sur la Vie et son caractère éphémère. Mémento éclairé de cartels et d’œuvres graphiques de l’auteur, ce journal de bord suit la courbe des pensées qui hantent les hommes : vie, perte, amour, deuil, joie. Une oscillation infinie.

Des hauts, des bas, vice-versa

« Je vous confie des choses de ma vie. De celles que l’on dit,
De celles que l’on cache,
Celles de la lumière,
Et celles aussi de l’ombre.
Donnez-leur la couleur de vos yeux. »

Adversité, joies, peines, évolutions sociétales, saisons, sont le sel de la vie. Contre vents et marées nous sommes les acteurs de cette vie. Ces textes sont une ode à l’acceptation de tous ces cycles : « Des hauts, des bas », c’est l’essence même de la vie. L’espoir y est toujours présent. Apprivoiser le Mot, sa magie, ses multiples facettes, reste une démarche essentielle.

En corps

« Et sur ma tête un oiseau solitaire
Tournoie autour de moi vagabond
Comme les herbes frôlent la terre
L’attente des portraits dans ce souffle long. »

Égrénés sous la forme d’un journal de bord, les poèmes d’ « En corps » déploient les émotions d’une jeune auteure. Tendresse, mélancolie et admiration pour le vivant chantent dans ses vers. Dessinant un univers intérieur aussi vaste que le monde du rêve, le recueil invite à prendre son élan pour voguer librement.

SARCINES

« Dans l’arrogance de crinière mal tissée,
Parure de la dame qui n’a d’oiselle
Si on s’entête à ne voir leur beauté :
Des fils de coton, d’or, de miel, de spinelles. »

« Sarcines » est un voyage poétique à travers les recoins les plus profonds de l’imaginaire humain. Divisé en trois parties – Phantasia, Écho et Phantasma – le recueil explore l’amour, la mort, la quête de soi et les obsessions qui façonnent nos vies. Entre rêves éveillés, réalités déformées et passions dévorantes, chaque poème invite à une réflexion intime et bouleversante.