Thème : Poésie contemporaine

Dans les broussailles de mes émotions

« Direction le vieil embarcadère,
En bois et de mousse recouvert,
Je pars pour l’autre hémisphère.
J’aurai pour seuls bagages
Mes rêves en bandoulière
Et pour compagnons de voyage :
Les vagues, les mouettes, le vent
Et la mélancolie des soleils couchants…»

Dans ce nouvel opus, Philippe Pauthonier nous emmène à travers l’éventail coloré et imparfait, un peu brisé aux entournures, mais si époustouflant de sincérité que représentent les émotions humaines. Avec justesse, il nous décrit des moments, des instants volés, il peint des portraits de loin ou de près, dans une écriture tout en nuances et en trésors cachés.
Entre France et Pologne, Philippe Pauthonier vit ces échappées comme autant de sources d’inspirations à son écriture, pétrie d’humanisme. Ses poèmes et recueils sont régulièrement récompensés en concours de poésie. Dans les broussailles de mes émotions a reçu le prestigieux prix de poésie « Stephen Liégeard 2022 » décerné par « Les Poètes de l’Amitié et Poètes sans Frontières ».

Le monde merveilleux

« Coucou princesse girafe
Je suis grande
J’ai la tête dans les forêts
J’observe les feuilles vertes
Le ciel bleu
Le soleil jaune »

L’univers de la petite enfance est le cœur de ce recueil de poèmes, joyeux, tendre et coloré. Apprendre à compter, s’extasier sur une peluche ou devant la nature, autant de découvertes tout à la fois simples et essentielles qui sont racontées en rimes sautillantes.

La poésie est mon tableau

« Enfant un gâteau coulant
Des jeux dans le jardin content
Les mots appris grandissant

Musique douce apaisante
Chant compris dans l’élan
Danse à deux amusante »

Au fil des pages de ce recueil tendre et sincère, Isabelle Oggero dépose avec délicatesse des moments de sa vie. Des instants de grâce, des rencontres bouleversantes et des présences douces autour d’elle. Elle montre, simplement, que la beauté du monde se situe sous notre nez… si l’on prend le temps de l’observer avec l’œil du poète et de l’écouter chanter.

Ma conscience

« Avec lui nous sommes deux
Et je l’attendrai il reviendra
Dans nos cœurs de géants »

La Résistance, la filiation, l’amour… Ce recueil offre un panorama poétique de thèmes et de réflexions, dans un désordre savamment organisé. Les mots se livrent en toute fantaisie, les images fusent et se télescopent sans contrainte.

Origines

« Dans l’espace et le temps,
À la croisée des âmes,
En leur étoile,
Un seul, unique instant… »

Dans ce nouvel opus, Damien Schmit met à l’honneur l’immatériel et le présent. Le choc des éléments se bouscule dans ses rimes épurées et crée le mouvement, imperceptible d’abord, duquel aboutira la vie. Un voyage au cœur de la condition humaine au travers duquel on traversera les émotions, la sensation de petitesse face à l’univers, la sensation d’être des géants face à l’amour. Une ode à l’existence, dans toutes ses dimensions.
L’éternel cycle du vivant, le fracas des premiers instants, les soupirs et les éclats, la poésie de Damien Schmit est mélodique, mue par une pulsion aussi vibrante que vitale.
Il est l’auteur de plusieurs recueils singuliers, parus aux Éditions du Panthéon.

Passages secrets au milieu des tableaux

« Dorothea Tanning, splendide de beauté, tenait de sa main gauche la poignée de la première porte entrouverte. Elle les invitait à s’introduire dans son labyrinthe. »

Ces tableaux, ce sont ceux de Monique Baum, si tôt, trop tôt partie. Ils offrent une ouverture sur un monde infini et secret qu’il ne tient qu’à nous de découvrir. À travers poèmes et textes en prose, Nut Monegal retrace ces histoires avec douceur, se laissant entraîner par l’inspiration et les tendres souvenirs.
Monique Baum et Nut Monegal ont longtemps célébré leurs succès artistiques ensemble. Cet ouvrage est tout simplement un hommage rendu aux images de l’une par les mots de l’autre.
« Elle peignait, j’écrivais. »

les maux sur papier

« Il faut passer à travers l’éclat d’un bijou,
pour comprendre que la pierre est fausse ! »

À quinze ans seulement, Cédric Fernand déclenche, avec une rage pure connue de l’adolescence et embrasée par le deuil, la tornade d’émotions qui le dévore, et qui alimentera sa prose durant dix ans. Il choisit le papier pour dépeindre la dévastation, la peine qui creuse des sillons dans le corps et le cœur. Et il choisit aujourd’hui de l’offrir au monde, catharsis idéale, dans le silence tonitruant de l’écrit.

Coron’air

« En quarantaine,
Le chef d’orchestre,
Est aux abonnés absents.

Les aiguilles s’affolent,
La tension monte,
Le temps est compté,
À chacun son solde de tout compte. »

Assiya Jerrari rend hommage à l’humanité à travers la peinture saisissante d’une existence en temps de Covid. Une période bouleversante qui a cependant amené chacun à mettre sa vie en perspective et à réfléchir profondément. Une invitation à méditer sur des thèmes universels tels que la solitude, l’amour, les nouvelles technologies et la liberté. Une liberté qui a dû redéfinir ses contours au fil du temps.

Le cœur, l’essence de ma plume

« Prends-moi la main, emmène-moi loin, pour un meilleur avenir, un meilleur demain.
La vie m’a appris ce que c’est la mélancolie, je gardais espoir d’avoir une meilleure vie, les larmes ont fini de couler, il est temps d’avancer, sans se retourner. »

Shary Lion dévoile dans des vers poignants et pleins de sensibilité son chemin le long de la frontière entre imaginaire et réalité. Explorant les méandres des émotions, les éclats comme les recoins sombres, l’auteur porte un regard empreint de mélancolie sur la société contemporaine en traitant de sujets sensibles tels que l’injustice, le harcèlement ou encore la guerre.

Divagations d’un aspirant

« Il doit y avoir du vrai dans ce mirage
Cette image étrange obsède
Et pourtant jamais n’excède

Il y a du faux dans ce visage
Un secret, que l’iris révèle
Et qui discrètement appelle »

Dans ce recueil inspiré de son vécu d’adolescent, Matias Picard couche sur le papier ses pensées, ses songes et autres divagations afin de les fixer dans le temps. Un moment suspendu, immortel, pour raviver une époque révolue pour bien des gens. Un rappel ému des amitiés et autres amours, un hommage scintillant des instants d’exaltation et de doutes de la jeunesse, sublimés sur l’autel de la mémoire.

Une veine racine

« Un vent léger me vit naître
Il était fort et maladroit
Il bousculait tout sur son passage
Un dimanche l’exode d’une neige du lundi »

Un rêve de terre promise, la possibilité de s’enraciner dans un lieu, autant de messages murmurés dans les vers de Jamel Mouaouya. Mêlant jeux de mots et tendres déclarations, ce nouveau recueil chante encore la quête d’absolu : absolu de l’amour, absolu de la paix.
Aimer, partager, reconnaître. Jamel Mouaouya martèle ces verbes de recueil en recueil avec l’espoir fou qu’un jour le monde entendra.

J’ai aimé

« Et je suis seul comme toujours
J’espère depuis tant de jours
Le messager de mon amour
Et j’erre épuisé par l’attente »

Dans « J’ai aimé », Ebbo Salomon rend hommage au sentiment à la fois le plus pur et le plus chaotique que l’on puisse ressentir dans sa vie : celui des premiers émois amoureux de l’adolescence. En véritable ode à ses amours de jeunesse, il dépeint le feu, la passion, les vertiges et la douleur, que l’on croit infinie, jusqu’au jour où l’on sourit à nouveau.

Charivari Charrie

« Tu désirais parler :
Seul, le silence est.
Qu’importent les mots
Quand il y en a trop… »

Avec ce troisième recueil, Émilie Würz fait quelques infidélités au facétieux Chat pour aborder d’autres thèmes qui lui sont chers : les animaux, la nature, la vie de tous les jours. Vraies histoires et anecdotes se côtoient, en rime comme en prose, dans ce recueil délectable qui fait du quotidien un terrain de découvertes toujours renouvelées.

Pour quelques brins de soleil…

« En ce matin de brume
J’écoute ces paroles
Qui se bousculent, se heurtent
Et se calment

La rosée du matin qui orne les pétales vierges
Se mêle à l’eau du ciel pour me submerger
Dans cette valse de mots et de chimères »

Avec « Pour quelques brins de soleil… », Neekeea Ramen expose son âme à nu, en quête de la lumière, intérieure et divine. Dans ses vers, il nous emmène dans un voyage intime, peuplé d’émotions, de sensations et de surprises. Sur ce chemin, il se découvre lui-même peu à peu et nous invite à chercher, nous aussi, notre propre vérité, à nous interroger sur nos illusions et désillusions.

Le silence de mes sourires

« nous sommes de ceux qui font avec. Avec des bleus au cœur et des cicatrices à l’âme. Avec la peur de chaque instant et avec le flou à l’intérieur. Nous sommes de ceux à l’esprit un peu trop nuageux. »

Les mots ont su se faire douceur, se faire caresse et baume au cœur pour l’autrice de ce recueil. Dans une valse de papier à la fragilité douce-amère, elle nous emmène au milieu de ses silences si éloquents, qui évoquent la douleur de vivre et de tenir dans un corps que l’on ne veut pas habiter. Elle nous chuchote aussi l’espoir. Même recroquevillé dans un coin de la vie, il sait quand se déployer à nouveau pour porter notre regard vers des jours plus heureux.

Les Dits de Silence à des fragments du chaos mêlés

« Amis, vous êtes mon repos, ma convalescence.
Vous êtes le grand détour que j’ai aimé faire pour venir vous retrouver.
Je voudrais retenir longtemps encore, délicatement,
entre mes mains, le visage des nuits tièdes de l’été,
parce que vous vous tenez juste derrière.

Écrire une belle histoire,
c’est d’abord en connaître la fin.
Vivre, est une belle histoire,
si on n’en perd pas de vue la fin.

Et la fin sera belle,
parce que jusqu’à la fin,
vous serez là. »

Dans ce recueil, des mots rares côtoient des mots précieux au creux de vers libres parfaitement agencés, transmettant un message d’espoir, d’amour et de solidarité. Quand l’attention à l’autre est portée par une si belle expression, c’est la magie de la poésie qui prend vie.

Superficie

« Le soleil d’ici
C’est même pas l’ombre de l’ambre de ta peau
C’est juste le soupir
D’un hiver qui n’en finit pas,
Un espoir cent fois brûlé
Que se plaisent à éteindre
Les averses assassines. »

Dans « Superficie », Olivier Smeyers établit un « inventaire poétique » contenant un éventail d’émotions aux couleurs changeantes. Entre cri du cœur et réflexions, entre évasion réelle et saut dans l’imaginaire, il nous emmène en voyage pour toucher du doigt la beauté d’un instant, dans la courbe d’un sourire gracieux.

L’ange blanc

« Jamais ce s’ra la fin
Tatoué sur mes mains
Sur mes ailes d’archange
De démon car je change
Jamais ce s’ra la fin
Je vol’ vers toi enfin ! »

Sous une plume lapidaire, compte-gouttes effréné d’émotions nues, la poésie féline s’installe dans un tonitruant silence. Celui de la nuit, des étoiles et des aubes colorées, celui de l’amour qui éclôt dans un cœur qui se croyait désabusé. Dans les montagnes russes de la vie, Vols de Nuit embarque le lecteur les yeux fermés, le sourire féroce accroché aux lèvres.

Le singulier pluriel

« Déjà l’heure du flibustier
Qui vient ôter le bustier
De soie, les dentelles
De sa toute belle

Comme était beau cet hier
Pour l’aventurière,
Une vraie prière
De grande guerrière »

Musicale et résolument vivante, la poésie de Catherine Salzborn Chenuz est versatile  : tantôt elle se garde jalousement, comme un secret qui fait du bien, tantôt elle se partage pour diffuser un peu de cette douceur espiègle qui s’en dégage. Au fil des vers, on marche à pas lents sur un rivage sensuel et enchanteur, le sourire aux lèvres et les yeux mi-clos pour y enfermer le soleil.

La Comptine des Lucioles

« Se railler de la gloire, de la religion, de l’amour, de tout au monde est une grande consolation pour ceux qui ne savent que faire : ils se moquent par-là d’eux-mêmes et se donnent raison tout en faisant la leçon. Et puis, il est doux de se croire malheureux lorsqu’on n’est que vide et ennuyé. »

« La Comptine des Lucioles » devait à l’origine être un roman. Le projet ayant évolué au fil des années, il est devenu recueil de poèmes, miroir et écho d’une libre pensée artistique. Un regard acéré sur sa génération et une expérience plus personnelle, voire sentimentale, sous-tendent ces textes assurément singuliers.