Thème : Poésie contemporaine

La vie

« Le mal strident de vivre trop intensément
La joie silencieuse de rêver sereinement
L’enfer des autres exigeants et impatients
La joie de la méditation ici et maintenant »

Dans ses textes, le poète porte un regard lucide sur notre époque et ses bouleversements. Les crises environnementales, les injustices et les inquiétudes face à l’avenir nourrissent une poésie engagée, sans concession.
Mais cette vision sombre laisse aussi place à la beauté du monde. La nature, la solidarité et les joies simples invitent à retrouver l’essentiel. Une écriture sensible qui interroge notre rapport au temps, à la vie et à sa fragilité.

Le sillon des poèmes

« Le bon tempo
celui de la vitesse d’écriture,
ne plus réfléchir
et laisser les mots dérouler sur la feuille
être en harmonie »

Les textes d’Olivier Levin invitent à suivre le fil d’une écriture libre, où les mots se répondent, se transforment et ouvrent des horizons inattendus. Guidée par les sonorités, les images et l’imaginaire, sa poésie explore la quête d’harmonie, le rapport au vivant et la part de mystère qui habite chacun.
Le verbe devient un souffle, une manière d’accueillir les fragilités comme les élans, de regarder le monde autrement et de laisser au lecteur la liberté d’inventer son propre chemin.

Espoir, malgré tout

« Haïti traverse ces pages comme une blessure ouverte, mais aussi comme une promesse jamais tout à fait éteinte. On y croisera des figures disparues, des peuples trahis, des amours perdues, et des hommes fatigués de devoir être forts. »

Ce recueil de poèmes et de fragments explore la douleur, l’espoir et la mémoire, avec une attention particulière portée à Haïti, omniprésente comme une blessure et une promesse. Né d’un besoin vital d’expression, cet ouvrage fait de la poésie un espace de résistance face au silence et à la perte.
« Espoir, malgré tout » interroge l’histoire et l’identité, et rend hommage à des figures majeures de la culture haïtienne comme Frankétienne, Jacques Stephen Alexis et Mikaben.

En attendant l’aube

« Ceux qui écrivent des poèmes
sont d’éternels randonneurs.
Nous portons des sacs à dos
remplis de mots,
de vers qui crient ou crachent,
qui se révoltent
contre l’obscurité qui épouvante »

Dans une écriture traversée de silence et de visions, ce recueil explore la mort comme un lieu, et la solitude comme une frontière. Une pièce sans issue, une vitre entre deux mondes, des silhouettes qui passent sans se regarder : autant d’images pour dire ce qui se défait.
Entre poussière, souffle et mémoire, quelque chose s’échappe – ou se transforme. Et demeure, peut-être, une trace.

Au vent de Saturne

« Mais le temps a passé, une vie presque entière
C’est ainsi que tout va, j’ai grandi en marchant
Le réel a occis bien des enchantements
Je ne la ferai plus l’école buissonnière. »

La mémoire, l’amour, la nature et la révolte se répondent à travers les pages de ce recueil. Une poésie de l’intime et du monde, portée par une voix qui s’émerveille, aime et s’indigne, tandis que les mots tentent de retenir ce qui disparaît.

Dans le miroir de mon âme

« Ne soyez pas déçus, je suis sur le départ
Pour retrouver enfin ma chère solitude.
Je vais braver les flots vers le sud au hasard,
Rêver sous le soleil, goûter sa plénitude. »

Avec « Dans le miroir de mon âme », son treizième recueil, Philippe Pauthonier déploie toute l’étendue de sa maîtrise poétique. À travers une grande diversité de formes – du vers libre aux structures classiques comme le sonnet, le rondel, le triolet ou même le poème traditionnel japonais, le haïku – il explore ses émotions et son rapport au monde.
Nourrie par ses voyages notamment entre le Hoggar, les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et, surtout, la Pologne, pays de son épouse où il réside régulièrement, sa poésie oscille entre touches d’humour, regard critique et réflexion sur la marche du monde.

Aux sources de la joie

« J’ai compris que les paysages
Les plus beaux, les plus apaisants,
Sont de très loin les doux visages
Dont le souvenir est présent. »

Dans un monde souvent traversé par le bruit, l’agitation et les inquiétudes, l’auteure choisit de suivre le chemin discret de la joie. Elle collectionne ainsi les instants simples qui illuminent l’existence : un sourire échangé, la chaleur d’une présence ou la beauté fugace d’un souvenir.
« Aux sources de la joie » rappelle que le bonheur véritable se découvre dans l’attention portée au monde, la gratitude et l’élan du cœur. Un recueil de poèmes apaisant qui invite à ralentir et à retrouver la lumière cachée dans le quotidien.

Une nouvelle Grande Lutte des Ténèbres a-t-elle déjà commencé ?

« Chaque fois que je monte cet escalier en bois…
J’appelle votre pseudonyme d’artiste… Romanin…
Et puis votre nom de code… Max…
J’attends alors avec impatience d’être témoin
de la présence de votre fantôme…
Jean Moulin…
dans l’espoir d’un entretien secret à minuit… »

Dans un monde dominé par le matérialisme robotique et les réseaux numériques, ces poèmes interrogent la perte de sens et la rupture du lien qui nous unit à la nature, au cosmos et à notre destin commun. Avec une voix iconoclaste, ils cherchent à bousculer le flux des images et des messages abrupts contemporains.
À travers des visions inspirées par l’art, l’histoire et les traditions culturelles, Hall Gardner explore les fractures de notre temps, mais aussi les chemins d’une renaissance intérieure. La figure de Van Gogh, la beauté menacée du monde et la force du langage deviennent les signes d’une résistance à l’oubli, à la violence et au conformisme.

Le Chant des Absents

« Au sommeil de l’abîme, crépuscule de l’ennui
Dans l’ivresse du soupçon,
on brûle la nuit Voile noir, ivresse d’un matin doré
L’avenir dans ses yeux, l’espoir immaculé »

La mélancolie ou le choix de regarder le monde sans détour. Dans ces poèmes, elle devient une manière d’habiter le réel, là où la beauté et la tristesse se confondent. L’écriture ne cherche pas à embellir, mais à dire avec justesse ce qui blesse autant que ce qui élève.
Les textes traversent l’amour, la solitude, la perte et la mémoire, dessinant des paysages intérieurs faits de contrastes : présence et absence, espoir et désillusion.
Porté par une écriture libre, ce recueil progresse avec une saisissante sincérité.

La moisson d’une vie

« « Luétique, carcinomique ».
On sent là comme une caresse,
celle du fil de l’épée.
Mais sa lame ne vise pas votre chair,
elle coupera la trame du voile qui vous sépare du monde. »

Orphelin de mère à neuf mois, l’auteur porte en lui cette absence fondatrice. « La moisson d’une vie » traverse l’hérédité, le deuil et l’emprise du temps.
Le cancer y affleure, la mémoire des corps y persiste, la solitude y cherche sa forme.
Ces poèmes interrogent le vide et la perte sans renoncer à une possible clarté. Entre ombre et lumière, ils sondent ce qui demeure quand tout vacille.

L’Homme aimé ou Les quarantièmes rugissants

« Je pressentais le lieu
Le moment
La lune bleue
Comme si la mémoire précédait l’action »

Une tension traverse les poèmes de Maxime Crubilé-Vilmain. L’amour s’y trouble, la mémoire vacille, le temps entaille. Les images surgissent par à-coups, entre manque et débordement, pour tenter de retenir ce qui s’effondre ou fuit.
Théâtre de naufrages tragiques comme de navigations héroïques, souffle salé, vivant, organique, la mer, omniprésente, vient battre les pages.

Attente représailles

« À chant de mine ailes grimaçantes chaque pelletée de nuit déneige enflammée
Hélas grégaires frileux courent vers semblables pour ensemble par volées reconstruire milliards d’igloos qui dérobent à vue de sacre »

Ce recueil explore le tiraillement entre désir et renoncement à travers un voyage secret et pourtant ouvert au monde, la poésie devenant vaisseau vers la beauté et la conscience. Les tensions intérieures sont sublimées en images évocatrices et singulières, où la nature et le quotidien prosaïque deviennent miroirs ontologiques.
Dans ce souffle, la conscience poétique agit avec clarté et justesse, flèche guidée par l’instinct, atteignant sa cible sans calcul ni détours, unissant l’intime à l’universel dans une simplicité lumineuse.

L’oiseau du désert

« Oiseau du désert, recouvre-moi de ton plumage bigarré. Viens m’envelopper de ton duvet de plumes si tendre. »

Lyrisme et quête spirituelle s’entremêlent dans ce recueil où l’amour est la voie vers l’absolu. Les poèmes sont nos guides vers les territoires du désir et de la passion, invitant le lecteur à une brûlante traversée intérieure.
L’oiseau du désert, figure métaphorique, incarne l’amour idéal : libre et tourné vers l’éternité. Ses ailes traversent des paysages oniriques – déserts, mers, jardins, villes oubliées – où le visible et l’invisible se confondent, offrant à l’âme un espace de déploiement et de communion.

Au Bout des Presqu’îles

« Alors une ombre émerge et s’enfuit en vitesse ;
Semble me saluer, mais disparaît soudain,
Emportant son mystère. Est-ce un monstre marin ?
C’est un dauphin joueur, plein d’ardeur et de liesse. »

« Au Bout des Presqu’îles » invite le lecteur à s’avancer jusqu’à l’extrémité du continent, là où la terre s’efface pour laisser place à l’imaginaire. Nourri par la carrière maritime de son auteur, ce recueil explore l’océan comme espace de mouvement, de mémoire et de transmission.
À travers des vers de structure classique et des poèmes aux accents musicaux, Hugues Péguet fait dialoguer impressions marines, souvenirs personnels et évocations historiques. Appareillages, missions, quarts de nuit et retrouvailles jalonnent ces textes où s‘entremêlent figures emblématiques – Surcouf, Tabarly, Saint-Exupéry – spectacle du grand large ou traits de côte, de l’Iroise à la Sicile, en passant par la mer Rouge et le golfe d’Aden.
Les illustrations de Camille de Dumast donnent corps aux images suggérées par les vers, par des traits dynamiques qui parviennent à saisir l’ambiance ou l’instant, apportant à la création une heureuse résonance visuelle.

Un vertige sans nom

« Si vous saviez comment cette rage me détruit à petit feu ! Je me sens envahie par cette envie de crier, de frapper, et la peur d’atteindre mes limites.
Cette colère vient probablement du fait que j’ai acheté la paix en me reniant pratiquement toute ma vie. »

Récit poétique et introspectif, « Un vertige sans nom » plonge au cœur de la dépression et de l’anxiété avec une sincérité bouleversante. Suivant une structure en U – la chute puis la remontée – l’auteure met en mots la perte, la colère, la quête de sens et la lente reconstruction de soi.
Écrits au plus sombre de l’épreuve, ses textes rappellent qu’il est possible de se relever, de se pardonner et d’apprendre à s’aimer malgré les blessures.

Et puis, j’ai souri

« Douce mélodie, viens donc me bercer la nuit. Dans un océan de pensées, viens éclaircir mon esprit. M’emportant dans un doux rêve, transporte-moi dans une illusion. Loin du chaos du monde réel, évade-moi dans un lieu imaginaire où règne la tranquillité. »

Traversée victorieuse de la terre des idées noires, « Et puis, j’ai souri » évoque en mots choisis la lente reconstruction de soi. Dans une langue pudique et vibrante, l’auteure transforme l’intime en partage universel. Par ses poèmes en prose, elle témoigne d’un combat silencieux et obstiné contre le découragement.

Les latences du loup de Casablanca

« Le chemin est enivrant
Qui mène à la source du Verbe
Et l’âme tourmentée ne l’est plus
Quand les mots par la grâce
Du rythme sur les feuillets
De l’aube sont écrits »

Ce recueil explore les zones sensibles où l’être humain se confronte au doute, au temps qui passe, à l’amour, à la perte et à ce qui, en lui, cherche à s’élever. Grâce à une poésie qui scrute les mouvements intérieurs et les élans spirituels, l’auteur met en lumière les tensions entre le visible et l’invisible, entre le monde matériel et ce qui le dépasse. Contemplation et questionnement intime, chaque poème ouvre un espace de réflexion et d’écoute, invitant le lecteur à s’approcher de ce qui habite l’existence en profondeur.

Fragments d’une vie pensée

« Savoir écouter, c’est chausser l’habit de l’élégance
Savoir écouter, c’est une faculté de perception et d’intellection
Le respect d’autrui, c’est, de l’autre, savoir apprécier les doléances
Le respect d’autrui, c’est le refus de l’indifférence »

Dans ce nouveau recueil, Philippe Romy explore des thèmes essentiels : la guerre et la paix, la beauté, la sagesse, le temps qui passe. D’une plume à la fois critique et sensible, il dénonce les dérives de notre société et célèbre la liberté, l’amour et la dignité humaine. Une invitation à réfléchir, à écouter.

Poétique afropolitaine

« L’écrivain aime son écritoire, les livres, ses compagnons,
Assis, debout, ou couché presque à plat ventre,
Postures impératives pour lui, pour elle,
Pour des œuvres à pondre, des mondes à peindre. »

Voyage lyrique au cœur des identités plurielles, « Poétique afropolitaine » célèbre la diversité, la paix et l’humanisme. À travers une langue vibrante, l’auteur évoque son enfance africaine, l’exil, la nature et les défis du monde contemporain.
Ce recueil, à la fois chant et témoignage, invite à transcender les frontières et à embrasser la beauté fragile du vivant.

Le cri de l’invisible, battements d’une âme

« Face au miroir sans tain,

Seule face au miroir sans tain,
Je cherche un regard, une main,
Mais mon reflet reste figé,
Comme mon cœur abandonné. »

Voyage intérieur, « Le cri de l’invisible, battements d’une âme » invite à une traversée poétique. Grâce à des vers et des textes empreints de spiritualité, Prisca-Francine Flore Atsain explore l’amour, la solitude, la foi et la quête de soi. Chaque poème est une prière, une respiration, un battement d’âme adressé à Dieu et à l’humanité.
Ce recueil parle de blessures et de renaissances, de silences qui guérissent et de mots qui sauvent. Il invite à écouter ce que l’invisible murmure en chacun de nous : la force de se relever, de croire encore, d’aimer toujours.