Thème : Poésie contemporaine

Dans les broussailles de mes émotions

« Direction le vieil embarcadère,
En bois et de mousse recouvert,
Je pars pour l’autre hémisphère.
J’aurai pour seuls bagages
Mes rêves en bandoulière
Et pour compagnons de voyage :
Les vagues, les mouettes, le vent
Et la mélancolie des soleils couchants…»

Dans ce nouvel opus, Philippe Pauthonier nous emmène à travers l’éventail coloré et imparfait, un peu brisé aux entournures, mais si époustouflant de sincérité que représentent les émotions humaines. Avec justesse, il nous décrit des moments, des instants volés, il peint des portraits de loin ou de près, dans une écriture tout en nuances et en trésors cachés.
Entre France et Pologne, Philippe Pauthonier vit ces échappées comme autant de sources d’inspirations à son écriture, pétrie d’humanisme. Ses poèmes et recueils sont régulièrement récompensés en concours de poésie. Dans les broussailles de mes émotions a reçu le prestigieux prix de poésie « Stephen Liégeard 2022 » décerné par « Les Poètes de l’Amitié et Poètes sans Frontières ».

Jamais je ne t’oublierai mais je te laisserai partir

« la douleur me rappelle
que je t’étreins toujours
ta chaleur, ton regard,
ton amour me manque
tu es partout
et nulle part à la fois »

Collection de moments perdus, les poèmes de ce recueil sont les facettes d’un même sentiment : l’amour. Lorsqu’il s’est envolé, bafoué par l’autre, il reste ces instants précieux que l’on pétrit avec douleur.
L’auteure dit la passion obsédante, la torture que l’on s’inflige à soi-même à force de ressassements. Elle raconte aussi les moments lumineux qui ravivent l’espoir, comme une balise dans la nuit.

Au commencement était le regard !

« Impression au soleil couchant, des grandes décorations.
Moi, je m’immergeais, année après année dans
Les nuages, reflets verts où les deux saules,
Le matin éclairant les deux arbres. »

Écrire l’espace, peindre les creux et les absences, tout fait sens dans l’œuvre de Marc Michiels. En poèmes visuels, il recherche la sensation qui fera le lien avec l’invisible. Une quête aussi fragile qu’une rêverie, aussi insaisissable que les jeux de la lumière sur l’eau. Fluide, célébrant le passage et la métamorphose, sa mélodie invite à retrouver sens et sérénité, une sensation d’ême, entre un état d’être et un état d’âme…

Ma conscience

« Avec lui nous sommes deux
Et je l’attendrai il reviendra
Dans nos cœurs de géants »

La Résistance, la filiation, l’amour… Ce recueil offre un panorama poétique de thèmes et de réflexions, dans un désordre savamment organisé. Les mots se livrent en toute fantaisie, les images fusent et se télescopent sans contrainte.

Ma vie en poèmes

« Cette métamorphose, dans mon cœur
Au gré des saisons
Se joue de moi, entre pluie et marée
Les colères de Poséidon
Versent dans mon cœur
Les larmes d’abandon
Dans mon cœur rempli d’épées »

L’auteure exprime sans fards la tristesse et la colère après une rupture amoureuse ; elle dit surtout le pardon qui mène, pas à pas, à la résilience et à une paix nouvelle. Un hommage à l’humain et à sa capacité de rebondir après chaque épreuve et à retrouver foi en l’amour, grâce à l’énergie de ses proches et de l’univers.

CHTELDEFOR suivi de trois recueils

« Un caillou
Rouge
Qui traîne
Inflammation de l’horizon
Sous nos paupières lourdes »

Vivre, aimer, se souvenir des mots et des sensations. Ces textes nous rappellent combien la substance de l’écriture est proche de nos êtres intimes, combien nous pensons et respirons en compagnie des mots.

Intuitions poétiques

» Près de l’âtre, l’autre soir, quand le silence est d’or,
Tu murmurais dans un effort presque inhumain
Que les choses ont changé, que nous sommes demain.
Mes yeux berçaient les tiens, en même temps, le décor.
Nous étions rapprochés, nos mains semblaient danser. »

Pour Aurélie Wantz, la poésie est une amie, une confidente, une compagne de voyage du quotidien. Depuis son plus jeune âge, elle met en bouteille ses sensations, ses sentiments, pour les libérer plus tard sous forme de vers pleins d’une puissante sincérité et de douceur. À travers ce recueil, elle confie son cœur à nu au lecteur tout en rendant hommage à l’acte de transcrire l’émotion par les mots.

La poésie est mon tableau

« Enfant un gâteau coulant
Des jeux dans le jardin content
Les mots appris grandissant

Musique douce apaisante
Chant compris dans l’élan
Danse à deux amusante »

Au fil des pages de ce recueil tendre et sincère, Isabelle Oggero dépose avec délicatesse des moments de sa vie. Des instants de grâce, des rencontres bouleversantes et des présences douces autour d’elle. Elle montre, simplement, que la beauté du monde se situe sous notre nez… si l’on prend le temps de l’observer avec l’œil du poète et de l’écouter chanter.

L’antichambre

« Dis-moi comment sont les fleurs à Palerme
Dis-moi comment font les lèvres qui se ferment
Le soir, lors du crépuscule
Quand deux corps se basculent. »

Dans ce recueil, poésie et prose se mêlent pour conter l’amour, la rencontre et la beauté. Le lecteur navigue entre récit et imagination, sans toujours distinguer le vrai du faux, en une exquise hésitation.

Origines

« Dans l’espace et le temps,
À la croisée des âmes,
En leur étoile,
Un seul, unique instant… »

Dans ce nouvel opus, Damien Schmit met à l’honneur l’immatériel et le présent. Le choc des éléments se bouscule dans ses rimes épurées et crée le mouvement, imperceptible d’abord, duquel aboutira la vie. Un voyage au cœur de la condition humaine au travers duquel on traversera les émotions, la sensation de petitesse face à l’univers, la sensation d’être des géants face à l’amour. Une ode à l’existence, dans toutes ses dimensions.
L’éternel cycle du vivant, le fracas des premiers instants, les soupirs et les éclats, la poésie de Damien Schmit est mélodique, mue par une pulsion aussi vibrante que vitale.
Il est l’auteur de plusieurs recueils singuliers, parus aux Éditions du Panthéon.

Ours en peluche

« Jamais un cœur n’a été aussi vide et plein simultanément
Mais je n’ai pas le temps de m’y attarder car le crépuscule arrive enfin.
Les sentiments ne doivent pas être négligés si impunément.
Mais il est déjà trop tard car le soleil s’endort et cette journée prend fin. »

Sous ce titre faussement rassurant se dissimule un recueil de textes pétri d’humour noir et de morales absurdes. La cruauté des situations y côtoie des réflexions faussement contrites sur la marche de notre monde. Cet ours-là n’a rien de l’inoffensif jouet, il griffe, charge et mord, sauf ceux qui sauront l’apprivoiser.

les maux sur papier

« Il faut passer à travers l’éclat d’un bijou,
pour comprendre que la pierre est fausse ! »

À quinze ans seulement, Cédric Fernand déclenche, avec une rage pure connue de l’adolescence et embrasée par le deuil, la tornade d’émotions qui le dévore, et qui alimentera sa prose durant dix ans. Il choisit le papier pour dépeindre la dévastation, la peine qui creuse des sillons dans le corps et le cœur. Et il choisit aujourd’hui de l’offrir au monde, catharsis idéale, dans le silence tonitruant de l’écrit.

Passages secrets au milieu des tableaux

« Dorothea Tanning, splendide de beauté, tenait de sa main gauche la poignée de la première porte entrouverte. Elle les invitait à s’introduire dans son labyrinthe. »

Ces tableaux, ce sont ceux de Monique Baum, si tôt, trop tôt partie. Ils offrent une ouverture sur un monde infini et secret qu’il ne tient qu’à nous de découvrir. À travers poèmes et textes en prose, Nut Monegal retrace ces histoires avec douceur, se laissant entraîner par l’inspiration et les tendres souvenirs.
Monique Baum et Nut Monegal ont longtemps célébré leurs succès artistiques ensemble. Cet ouvrage est tout simplement un hommage rendu aux images de l’une par les mots de l’autre.
« Elle peignait, j’écrivais. »

Coron’air

« En quarantaine,
Le chef d’orchestre,
Est aux abonnés absents.

Les aiguilles s’affolent,
La tension monte,
Le temps est compté,
À chacun son solde de tout compte. »

Assiya Jerrari rend hommage à l’humanité à travers la peinture saisissante d’une existence en temps de Covid. Une période bouleversante qui a cependant amené chacun à mettre sa vie en perspective et à réfléchir profondément. Une invitation à méditer sur des thèmes universels tels que la solitude, l’amour, les nouvelles technologies et la liberté. Une liberté qui a dû redéfinir ses contours au fil du temps.

Le cœur, l’essence de ma plume

« Prends-moi la main, emmène-moi loin, pour un meilleur avenir, un meilleur demain.
La vie m’a appris ce que c’est la mélancolie, je gardais espoir d’avoir une meilleure vie, les larmes ont fini de couler, il est temps d’avancer, sans se retourner. »

Shary Lion dévoile dans des vers poignants et pleins de sensibilité son chemin le long de la frontière entre imaginaire et réalité. Explorant les méandres des émotions, les éclats comme les recoins sombres, l’auteur porte un regard empreint de mélancolie sur la société contemporaine en traitant de sujets sensibles tels que l’injustice, le harcèlement ou encore la guerre.

Une veine racine

« Un vent léger me vit naître
Il était fort et maladroit
Il bousculait tout sur son passage
Un dimanche l’exode d’une neige du lundi »

Un rêve de terre promise, la possibilité de s’enraciner dans un lieu, autant de messages murmurés dans les vers de Jamel Mouaouya. Mêlant jeux de mots et tendres déclarations, ce nouveau recueil chante encore la quête d’absolu : absolu de l’amour, absolu de la paix.
Aimer, partager, reconnaître. Jamel Mouaouya martèle ces verbes de recueil en recueil avec l’espoir fou qu’un jour le monde entendra.

J’ai aimé

« Et je suis seul comme toujours
J’espère depuis tant de jours
Le messager de mon amour
Et j’erre épuisé par l’attente »

Dans « J’ai aimé », Ebbo Salomon rend hommage au sentiment à la fois le plus pur et le plus chaotique que l’on puisse ressentir dans sa vie : celui des premiers émois amoureux de l’adolescence. En véritable ode à ses amours de jeunesse, il dépeint le feu, la passion, les vertiges et la douleur, que l’on croit infinie, jusqu’au jour où l’on sourit à nouveau.

Pour quelques brins de soleil…

« En ce matin de brume
J’écoute ces paroles
Qui se bousculent, se heurtent
Et se calment

La rosée du matin qui orne les pétales vierges
Se mêle à l’eau du ciel pour me submerger
Dans cette valse de mots et de chimères »

Avec « Pour quelques brins de soleil… », Neekeea Ramen expose son âme à nu, en quête de la lumière, intérieure et divine. Dans ses vers, il nous emmène dans un voyage intime, peuplé d’émotions, de sensations et de surprises. Sur ce chemin, il se découvre lui-même peu à peu et nous invite à chercher, nous aussi, notre propre vérité, à nous interroger sur nos illusions et désillusions.

Le silence de mes sourires

« nous sommes de ceux qui font avec. Avec des bleus au cœur et des cicatrices à l’âme. Avec la peur de chaque instant et avec le flou à l’intérieur. Nous sommes de ceux à l’esprit un peu trop nuageux. »

Les mots ont su se faire douceur, se faire caresse et baume au cœur pour l’autrice de ce recueil. Dans une valse de papier à la fragilité douce-amère, elle nous emmène au milieu de ses silences si éloquents, qui évoquent la douleur de vivre et de tenir dans un corps que l’on ne veut pas habiter. Elle nous chuchote aussi l’espoir. Même recroquevillé dans un coin de la vie, il sait quand se déployer à nouveau pour porter notre regard vers des jours plus heureux.

Les Dits de Silence à des fragments du chaos mêlés

« Amis, vous êtes mon repos, ma convalescence.
Vous êtes le grand détour que j’ai aimé faire pour venir vous retrouver.
Je voudrais retenir longtemps encore, délicatement,
entre mes mains, le visage des nuits tièdes de l’été,
parce que vous vous tenez juste derrière.

Écrire une belle histoire,
c’est d’abord en connaître la fin.
Vivre, est une belle histoire,
si on n’en perd pas de vue la fin.

Et la fin sera belle,
parce que jusqu’à la fin,
vous serez là. »

Dans ce recueil, des mots rares côtoient des mots précieux au creux de vers libres parfaitement agencés, transmettant un message d’espoir, d’amour et de solidarité. Quand l’attention à l’autre est portée par une si belle expression, c’est la magie de la poésie qui prend vie.