Thème : Poésie

Sept jours de réflexion

« Semaine n° 1
Le miroir ne reflète pas la réalité, mais parfois il te fait comprendre la vie. »

Coucher sur le papier ses états d’âme, c’est prendre le temps d’aller à la rencontre de soi. Armée d’une feuille, d’un crayon et de son esprit, Amandine Petit se prête à l’exercice de l’introspection pour en extraire ses propres maximes. Sa façon singulière de grandir, mûrir ou peut-être de s’approprier son existence…

Ainsi, ce recueil effeuille le rythme de la vie et révèle que l’écriture de soi jaillit d’une nécessité de trouver les traces de l’intime dans l’idée de faire passer des messages. Trouver un écho n’est pas la question, mais simplement une façon de dévoiler ses failles, anciennes traces du passé, pour démontrer qu’on s’en est finalement relevé.

Pensées pansées

L’écriture d’Annabelle Ducret est fluide, directe, sans détour. La jeune autrice possède un don à décrire des émotions fortes qui, si elles sont réelles, ont l’air d’avoir joué un rôle dans sa destinée.

« Une femme est la plus authentique quand elle ressemble le plus à ce qu’elle a elle-même rêvé d’être »

À la volée… une éternité

Édji wélé wélé
Et je voudrais encore nous voir danser sous les gouttes de pluie Tant attendues depuis des jours, rire aux éclats du bruit du tonnerre Tout en sursautant de peur, enfance, ignorance pourtant sagesse

Édji wélé wélé
Retourne aux belles années des cheveux mouillés par l’eau Tombe sur ma terre, irrigue-la de nouveauté et de grâce
Perce le mystère de la douceur aux allures princières
(…)

Édji dja !

Ce recueil composé de trente-huit poèmes vous conduit au fil des pages comme une clepsydre compte le temps qui file. Pas de point à l’endroit ni de point à l’envers, tout est cousu sans faufil. La liberté des vers que l’on prend plaisir à lire à haute voix vient à souligner la cadence des strophes où le lecteur se plonge d’un seul souffle, sans ponctuation.

Les mots coulent en rythme comme s’ils étaient ces grains de sable lancés à la volée, que la main ne peut retenir. Ce recueil célèbre la Vie avec toutes ses couleurs, et les strophes s’enchaînent comme la respiration d’un cœur bien animé. (…) Non dénuée d’humour, l’auteur a des éclats de rébellion, tant face aux drames de la vie que face au temps qui, inexorablement, efface les traces des pas dans la boue rouge. Sa poésie est alors oiseau (…)

Violence des petits riens

L’émoi se noie au détriment des innocents
Musique de couleurs, spectacle vivant ;
La dinde s’est invitée à Noël, les dindons, c’est nous,
farcis allègrement.
Tu veux du sens, de la culture, mais les cheminots
de l’ignorance
Ont pour itinéraire les cimetières de la connaissance.

Dans un ensemble audacieux et singulier, Jérémie Muller explore avec adresse les afflictions ravageant son monde. Politique, amoureuse, métaphysique ou sociale, chacune des épreuves traduites renferme une vérité violente, exprimée en une prose sensible dont on parvient à discerner quelques alexandrins résistants. Une opposition séduisante qui révèle un style authentique.

Ainsi, sa langue tendre et acerbe se soulage en associant une préciosité surannée à un langage ordurier, et nous dévoile un tout profondément humain.

Au fil des jours…

Le cafetier s’affaire derrière son comptoir,
Quelques consommateurs, ivrognes d’un soir,
Échangent des propos bien péremptoires,
Accoudés au bar, leur sinistre abreuvoir.
Ils refont le monde d’une façon improvisée,
Au fil des tournées sans jamais s’en lasser ;
Ont la solution à tous les maux de la terre,
Incapables de voir leur propre misère…

Emporté par ses émotions, Philippe Pauthonier reprend sa plume impulsive et déverse la pureté de ses passions et réflexions. À la façon d’un journal intime, ce recueil, très éclectique, articule des poèmes d’autodérision, des interrogations ontologiques ou encore des raisonnements face à l’actualité.

Avec la même singularité passionnante que révélait son premier ouvrage, ce second recueil est à l’image d’un arc-en-ciel, fruit du soleil et de la pluie, et propose une large palette de couleurs. Sans aucune contrainte de style ou de règles, l’auteur se livre au seul plaisir d’écrire, porté par sa liberté de ton et son désir de partager ses sensations.

Mon cœur en poèmes

Toutes ces années envolées,
Des larmes et des joies insensées.
Anonyme vers le passé,
Je me suis retourné.
Un visage ridé, mon dos voûté,
À ma canne accroché, j’ai contemplé.
Que vais-je retenir ? Que vais-je laisser ?

Voici quelques pensées saisies par un homme au cœur désireux de les partager. D’une courte réflexion à une pleine introspection, le poète, qu’il soit sombre ou plein d’espoir, nous mène systématiquement à ce que nous sommes : une éternelle question.

Le temps, la mort, l’amour, la folie se croisent, sans jamais pouvoir se quitter. Du clair à l’obscur, les rimes se touchent puis se lâchent pour parsemer quelques notes de grâce. Quelle est l’issue de cet état ? Un mouvement de l’esprit qui fait sens, finement dispersé par une âme en quête de cohérence.

Dans ses vers, Fabrice Forriere se répand avec sagacité. Pour lui, les mots ne sont que des lettres, et, associées, elles forment une promesse magique. Bénéfique ou maléfique, à chacun de choisir… Heureux possesseurs d’états d’âmes finalement anonymes.

Cathédrale de mots

« Tout en montant la montagne de ma vie,
Je trouve l’espoir dans une obscurité transie,
Je tricote la peinture de ta résonance dans laquelle je suis emmêlée…

Enlace-moi et laisse-moi dans la noirceur
Qu’un jour je puisse déblayer les étoiles vivant en moi
Que les nuages ne peuvent pas couvrir. »

Ce recueil dévoile l’ampleur de l’amour et de ses tourments, formant une symbiose lyrique prête à toucher l’être le plus insensible. Mais l’écho de cette immensité constitue en réalité la pierre angulaire de la poésie d’Olesea Cegodari.

Un ouvrage dont les poèmes sont dédiés à l’amour absolu et à un romantisme agonisant. Ces vers sont le reflet de sentiments intimes mêlant solitude, nostalgie et mélancolie. Une rythmique d’une beauté rare puisqu’elle distille une éloquence sans équivoque.

Des Ombres à la Lumière

« Quelle violence intérieure qu’un échec
L’immobilisme des peurs de l’autre
La crainte d’être rejeté comme un rien
Le doute si fort qu’il vous cloue sur place »

Au fil des mots, poétiques ou percutants, s’expriment d’intenses émotions enfouies depuis l’enfance. Des maux du corps et de l’âme envahissants, des passions brûlantes, une recherche incessante du sens de la vie. Le temps passe. La colère, l’amour et le deuil aussi. Pourtant l’ensemble laisse des traces… et se trouve ainsi mêlé aux vibrations intimes de l’auteur.

Ces lignes dessinent le reflet d’une transition, du passage de la souffrance à la libération, des derniers pas accomplis d’un long chemin initiatique pour simplement redevenir soi, une personne optimiste et amoureuse de la vie.

L’inachevable

Sinueux vestiges d’une passion insoumise,
Prend et meurt,
Il n’est de bonheur.
Illisibles sentiers des souvenirs effondrés
L’incite permanente des portes refermées
De l’amour et de sa joie,
N’existe que ma foi,
Satan étiole le suc de mes déboires
Où l’arrogance sans vertu s’effeuille,
Empreinte l’existence et triomphe le veule ;
Enclin par l’indifférence : l’oubli.
Il n’est de réconfort, la pensée s’envole.

Quand les souffrances de l’âme se transforment en muse pour un poète, les révéler au grand jour devient une preuve de résilience. Dans ce recueil, Nicolas Keisser dévoile toute son essence et libère ses stigmates avec adresse.

Au fil des pages, simplement les rimes enlevées d’un homme dont les méandres de l’esprit sont à la recherche de la beauté absolue. De l’amour à la mort, de la tristesse à la renaissance, la plume dévoile l’authenticité naturelle des épreuves d’une vie.

Nicolas Keisser est passionné d’escrime et de littérature. C’est au travers d’une sombre lucidité qu’il exprime la quintessence de la réalité-humaine dans ce premier recueil paru aux Éditions du Panthéon.

Recueillir

Je vais très bien,
Toute vérité n’est pas bonne à dire,
J’espère que mon mensonge te plaît.

Conçu comme une sonate, ce recueil est une série de notes dissonantes qui composent une partition à l’image de la vie. De la lucidité d’une réflexion à la beauté d’un ressenti, l’âme du poète se dessine puis se colore dans un ensemble témoignant d’un esprit humain qui dépasse toute mesure.

Fruit d’une introspection conjuguée au besoin de se libérer, cet ouvrage porte ainsi le signe d’une profonde sincérité. Celle des pensées qui traversent Ousseyn Abd. Hassane. Ses confessions mèneront-elles à sa résilience ? Quelle qu’en soit la finalité, c’est détaché de toute contrainte stylistique que le poète confie ses tourments pour en révéler la substantifique moelle de son humanité.

Une partie de ma vie

« Un jour tu découvriras cette perle magnifique…
Un jour tu rencontreras cet amour idyllique…
Un jour tu recevras des graines que tu as semées…
Un jour tu auras cette paix intérieure tant méritée… »

Que reste-t-il de nos expériences vécues ? Désireux de transmettre son empirisme, Éric Vallet met en partage ses moments d’introspection et offre généreusement toutes ses clefs pour accéder à la réalisation de soi.

Avec une maîtrise du rythme et une virtuosité sans pareil, le poète transcrit les grands thèmes de l’existence : l’amour, la confiance, la liberté, la tolérance… et délivre ainsi une démarche philosophique tout en vers et en rimes !

Après avoir connu des épreuves terribles, lesquelles, au fil du temps, ont forgé sa force intérieure, le poète choisit aujourd’hui de partager des valeurs universelles afin de préparer chacun à traverser les aléas du temps.

De mes amertumes, à mes idées et réflexions

Les humains, bien assis sur leur trône
D’intelligence, en créations…
Règnent en roi sur toute la faune,
Mi-bienfaiteur, mi-tyran point bon ;

Aux bêtes : à leurs besoins… innés
Communs de procréation, survie…
Mais parfois, malgré leur force armée,
L’un d’eux, par un vassal, perd sa vie…

Malheur enfui, désolation en question, apaisant bonheur, les émotions humaines offrent à Michel Taysse l’inspiration nécessaire pour couvrir la richesse des sentiments. Au cours de votre existence, avez-vous déjà ressenti sans exprimer?

C’est dans ce recueil que se retrouvent de brèves histoires de tristes passions, de désillusions et de regrets innomés. Le poète y dévoile d’une plume affirmée ses pensées sur le monde terrestre, en s’inscrivant dans le déroulement de l’existence.

Dans la continuité de ses premiers recueils, tous parus aux Éditions du Panthéon, Michel Taysse nous réouvre les portes de son univers poétique pour enfin questionner le temps qui passe.

Écriture vagabonde

« La Terre est ronde !
Pour fuir la misère du monde
Je suis parti, tout droit devant moi.
J’avais oublié que la Terre est ronde,
Je me suis retrouvé au même endroit ! »

D’une page à l’autre, au fil du temps, de ses coups de cœur à ses colères, errante, la plume de Philippe Pauthonier se laisse porter par le tourbillon de la vie et de ses émotions. Ambulante, impulsive, elle est le filtre de ses peines, le témoin de ses passions, de ses valeurs et le porte-parole de ses réflexions. À la façon d’un journal intime fait de rimes et de jeux de mots, ce recueil articule des poèmes d’autodérision, des déclarations pleines de tendresse et des raisonnements face à l’actualité. Sans aucune contrainte de style ou de règles, l’auteur se livre au seul plaisir d’écrire, porté par sa liberté de ton et de mot.

Que reste-t-il ?

« Que reste-t-il que la vieillesse
N’a pas miné, n’a pas détruit ?
Que reste-t-il de ma jeunesse
Depuis longtemps évanouie ?

Que reste-t-il que la vieillesse
N’a pas usé, n’a pas meurtri ?
Que reste-t-il sinon les restes
De ma jeunesse inassouvie ? »

Quelles traces laissons-nous après notre passage sur Terre ? Que gardons-nous après une histoire amoureuse, qu’est-ce qui subsiste quand la vieillesse et la maladie fatalement nous gagnent ?

Par le filtre de la poésie et de la musique, Jang Martel questionne l’amour, la vie et la mort. En s’intéressant à ces thèmes universels et immuables, piliers de notre société et de nos existences, il ouvre le champ des possibles. Sous sa plume, le point d’interrogation sonde, scrute et ausculte. Nos consciences, nos souvenirs, notre âme. De tout cela, que reste-t-il ?

Notes poétiques

« Ce matin, l’horizon révèle un charme coloré,
Soleil coquin s’accroche à la voûte d’un ciel rouge doré,
Des nuages cotonneux immaculés s’étendent
Sur un monde bigarré.
La rosée perle sur l’herbe mouillée
Et des feuilles aériennes papillonnent au vent d’un air léger,
Elles tombent afin de joncher les allées et les sentiers. »

Le souffle d’une âme, chuchoté à travers le fin papier d’un recueil. Une marque d’humanité, tracée à l’encre lumineuse d’une plume gorgée d’amour. Un instant de vie, capté par l’œil du poète et retranscrit dans toute sa richesse. Ce sont tous ces petits riens, ces simples nuances du quotidien que traduit Lynda Haboudi, par le prisme de la poésie et de la légèreté. Dans une ronde sur un chemin de mots maîtrisés et choisis pour leur sincérité, elle s’enveloppe d’une onde lumineuse et met des couleurs partout où elle passe, entrouvrant le sens profond de l’existence, dans l’espoir rarement déçu d’y trouver la paix, l’amour et l’amitié. D’une rime à l’humeur d’un instant, la poétesse nous tend une main fraîche et malicieuse. La suivrez-vous ?

Un peu de tout, un peu de rien et autres textes

« L’une s’appelait Prune, et l’autre, c’était Claire.
L’une avait la peau douce et l’autre, l’avait claire.
Le regard était brun, pareil à ses cheveux,
Mais la blonde crinière adoucissait les yeux.

Joyeuses, dans le temps, rieuses dans le monde,
L’harmonie est au cœur où elle vagabonde.
L’aurore est éblouie à perdre ses rayons,
Et nous sommes tous prêts à bannir nos raisons. »

À la lueur du clair de l’une, et parfois celle d’une autre, Raymond Augé déploie ses poèmes avec minutie et élégance, entretenant savamment l’ambiguïté de ses tranches de vie. En choisissant la forme délicate du sonnet, il appose la rigueur de l’exercice sur des blessures anciennes ou contemporaines, et travaille l’âme humaine par un usage méticuleux de la langue. En questionnant le monde, c’est lui-même qu’il interroge. Premier destinataire de ses interrogations, il sonde notre société et ses maux qu’il convoque en face-à-face. Divertissant, résolument singulier, voilà un recueil écrit avec le cœur, l’esprit et l’instinct.

Poèmes de mon cœur

« Savoir que je t’attends,
Attendre de te revoir,
Bien que tout ceci soit illusoire,
Image voilée, égarée du temps,
Néanmoins, je conserve mes sentiments
Et c’est si bon de le savoir. »

Lorsque la voix n’y parvient plus, lorsque les sons se tarissent et que la gorge reste muette, la plume se fait le mot de l’artiste, le chantre du poète.
Intenses, profonds, les mots s’assemblent et grondent les émotions, comme autant de thèmes chers à l’auteur. La mort, l’amour, la naissance d’un enfant, la famille, les rêves, le voyage…

À travers ce recueil, José A. González tend une main pour que chacun puisse s’y retrouver, dans la joie ou la tristesse, dans sa propre vie.

Ombres et Lumières

« Un modeste haïku :
Syllabes déterminent
Comme expliqué dans la pièce ci-dessus
Ses lignes enflant au gré des termes mathématiques qui l’animent. »

Dans la singulière lignée de Nulla dies sine Milena, Clément David poursuit son introspection poétique, sous une forme plus thématique. De l’ombre à la lumière en s’attardant sur le clair-obscur, cette articulation en triptyque brosse le chemin parcouru entre la douleur infinie du départ de sa fille et la reconstruction de sa vie ces dernières années. Cristallisées autour de cette lente mais nécessaire renaissance, s’y retrouvent des réflexions sur l’actualité, survenues durant les mois séparant la finalisation du premier opus et la mise en œuvre du deuxième.

Toujours soucieux de la forme, Clément David rend hommage aux canons littéraires à travers sonnets, rondeaux et autres ballades, mais s’aventure également vers des créations plus personnelles, notamment avec l’aide de la poésie fibonaccienne. Des langues étrangères, latin, anglais, allemand et italien, s’ajoutent à ce palmarès brillant, tandis que des partitions harmonisent ce recueil.

Espoir de nuit

« Dans les ténèbres brillent des âmes rouges vermeilles,
Par un ciel sans nuage scintillent les étoiles.
Pour le repos des yeux le noir est sans pareil.
S’écrit une nouvelle page quand le soleil se voile.

Au-delà des frontières, de la lumière diurne,
Se prolonge l’espoir d’un enfant de la Lune.
Tout seul face à l’abîme, cherchant une lueur.
Souvent il s’imagine qu’il n’a plus aucune peur. »

Telle une suite musicale, François Bagot explore avec adresse la souffrance et la traversée de la vie. De la magie à la réalité, le bonheur apparaît puis s’éloigne entre deux rimes croisées. Le fil conducteur suit la voie de la raison pour la lier à celle du cœur… Car de solution il n’existe, seule une profonde réflexion demeure.

Fruit d’une longue introspection, poussée aux confins de la métaphysique, cet ouvrage porte la vision d’honnêteté et d’humanisme du poète. Acérés, intimes, les mots s’assemblent et dévoilent finalement les émotions d’un homme en quête de constance et de stabilité.

À travers ces pages, François Bagot tend une main à chaque Homme soucieux de son existence. Tantôt subversive, tantôt traditionaliste, la plume est à l’image de son auteur : ambivalente. Un paradoxe plaisant qui tend vers un sentiment indicible… ou peut-être celui d’avoir trouvé un écho.

Soleil perdu

« Prête-moi Ton corps,
Soleil du matin,

Prête-moi Ton cœur,
Soleil de midi,

Donne-moi Ton souffle,
Soleil au crépuscule.

Donne-moi l’Amour et la Vie,
Soleil de minuit.

Toute la journée Tu emplis mon esprit,
Tu es l’énergie de ma vie.
Merci… »

Passionné, amoureux de la vie, Louis savoure son existence en épicurien qu’il est. Il rencontre Camille, son astre : ensemble, ils bâtissent un foyer qu’ils peuplent de trois enfants, symboles de leur union solaire, fusionnelle et charnelle. Mais un jour d’éclipse, Camille rencontre quelqu’un d’autre. En le quittant pour d’autres bras, elle le laisse crucifié. Voilé, le soleil se couche définitivement, le laissant seul dans l’obscurité de sa douleur. Vidé, absent, son âme s’éteint.

Spectateur de son malheur inéluctable, il prend la plume pour conter son ultime combat. À la première puis la troisième personne, c’est sa lutte, sa défaite, puis surtout, sa perte. Suivent des poèmes, fruits de son âme errante. Esseulé, il épanche son cœur et livre ses espoirs et désespoirs à livre ouvert. À cœur perdu…