Thème : Poésie

Noir

« Tu n’auras donc connu que l’or de la jeunesse
Évitant par là même les affres de vieillesse
Et ta tombe aujourd’hui toute figée de blanc
Nous étouffe le cœur inévitablement. »

Entre lettres imaginaires, poèmes et illustrations, c’est toute la tristesse d’un père qui s’exprime dans cet ouvrage. Sa fille, Marion, a perdu la vie à l’autre bout du monde. Comme un fragile exutoire à la douleur, les mots, percutants, s’enchaînent avec une élégante pudeur, touchant le lecteur au cœur.

Dans le jardin de ma mélancolie

« De mon oisiveté germent mes écritures,
Mon esprit vagabonde au bout de l’Univers,
J’avance à petits pas, je sème mes ratures,
Et, sur mes feuillets blancs, s’épanouissent mes vers. »

Sonnets, pantoums, vers libres… L’auteur marie avec brio toutes les formes poétiques dans sa quête du terme qui saura exactement exprimer une émotion. Un rythme précis traverse toute l’œuvre de Philippe Pauthonier, toujours plus juste et plus exigeant.
Le cœur entre deux pays, la France et la Pologne, la passion des mots alliée à la rigueur scientifique, Philippe Pauthonier livre au fil des ans une œuvre poétique aussi singulière qu’attachante. Ses poèmes sont régulièrement récompensés en concours de poésie et ses recueils ont été primés à plusieurs reprises.

Poèmes d’un jour

« Images et nerfs sont de trop
Imaginaire nous dépasse
Imaginaire prend toute sa place
Ne laissant à nos nerfs
Que d’ultimes fragments »

Nicolas Guyot marche tel un funambule solitaire sur le fil entre le conscient et l’inconscient. Il nous emmène dans les contrées de l’imaginaire qui donnent naissance aux mots et, sans filet, les fait jongler dans le vide avec adresse. On explorera la noirceur de l’âme humaine mais aussi sa lumière, entre des lignes espiègles et des vers exaltés.

Fragments des deux rives

« Devant eux, flots rugissants
Vents puissants
Regards hagards
Visages blafards
Partir, effacer le passé »

Derrière ses vers sincères et délicatement ajourés, l’auteur expose les vicissitudes du monde moderne. Franchement engagé, toujours honnête, ce recueil offre un panorama de ces poussées de fièvre sociétales, pétries de liberté, de tonitruance, de malaises, de luttes inlassables et d’espoir.

Le parfum des étoiles

« Je t’ai longtemps cherchée
sur mes chemins de grande incertitude sans le savoir
sans le vouloir
j’allais vers toi »

Célébrant tour à tour les diverses facettes de l’âme humaine, Jacques Denniélou écrit des poèmes aussi littéraires que visuels. Il met à l’honneur la femme dans toute sa splendeur, à la fois fantasme, désir et puissance. Il parle avec douceur de la faiblesse de l’Homme, des étincelles du quotidien et des grandes et petites désillusions de l’existence.

L’œillade du plaisir

« Empreintes de ces pieds nus
Gigantesque statue de l’archange
Ombre à moi l’inconnu
Foulées à virevolter me met aux anges
Et ces remparts qui me défient »

Dans cet ouvrage aux multiples facettes, tantôt espiègle, tantôt lyrique, l’auteur nous emporte dans une folle danse de jeux de mots. Il nous fait visiter des lieux singuliers, où nous croiserons des personnages hauts en couleurs, toujours fantastiques, parfois irréels.

Sans Murmures

« Petit pays, je t’aime, quand tu pleures,
je meurs.
Petit pays, quand tu chantes, je souris. »

À travers sa poésie engagée, Salim Maabadi entend défendre des idées, des ambitions. Dans ses textes confondant de sincérité, il fait résonner la liberté et la prospérité pour tous. Il aborde également les thématiques délicates de la corruption, de la pollution ou encore l’exploitation des hommes et de la terre.

Rendez-vous dans mon cœur

« Nous disons aujourd’hui
Que nous ferons demain
Que nous pourrons demain
Mais demain nous demandera des comptes »

Dans ce recueil en cent poèmes, dits comme cent battements de cœur, Espérance Mwewa K. nous dévoile un jardin secret, un endroit où elle peut être vraie et ouvrir les vannes de ses sentiments. Dans ces pages, elle nous invite à converser avec soi, avec un amour naissant ou un autre perdu, à vivre une émotion ou un souvenir à travers les mots, les rimes. Surtout, elle nous convie à maintenir allumée cette flamme merveilleuse qui fait que la vie est vie, l’espoir.

Jus de tête

« Si tu étais
Tu ne seras plus
Mais si tu fus
Je serai
Alors, reste celui que tu es
Car à jamais
Je resterai
Ce que tu étais. »

Entre aventures de petites souris espiègles, facétieuses sentences sur la vie, exploration du péché de gourmandise ou encore danses sur des rimes musicales pour le bonheur du mot, Julien Bonnamy nous entraîne dans un univers dense, coloré et hétéroclite. Atteint d’une maladie qui l’immobilise, il trouve fascination dans tout ce qui l’entoure, jusqu’à l’humble faucheux qui court, et partage avec ferveur son imaginaire doux amer.

Le Dilemme de la Falaise

« Assise dans un coin à fixer le mur,
Je t’aperçois me tendre la main
Et dans le silence, tu me murmures :
« Il faut que nous dansions sans fin. »
Et on tourne et vacille dans l’univers,
Je suis la reine de ton royaume,
Si on vit dans cet estival hiver,
Ainsi nous dansons en binôme. »

Dans ce recueil illustré, Eloïse Colardeau décrit avec une sincérité désarmante les épreuves et les fragilités du quotidien d’une adolescente. Les peines de cœur, les joies de l’amitié, les douceurs et les douleurs du monde et des relations, dans toute leur diversité, sont dépeintes tantôt en vers, tantôt en prose, mettant en lumière la beauté de l’émotion nue. Description des premiers pas, chancelants mais déterminés, vers l’âge adulte.

L’Obsédé Textuel

« Puis, le conte de fées s’éteint dans un éclair,
Les nuages déformés en chimères géantes
Léchaient la pauvre lune embrunie et amère,
Je restais là figé, dans ma chair tremblante.»

Les mots s’entrechoquent, se heurtent ou se caressent dans ce recueil volontiers débridé. La sensualité brute y affleure, sans fard, tempérée par une forme de douceur inattendue. L’humour baigne l’ensemble en un malicieux tourbillon.

Murmures des voix

« Loin de moi tout idéal despotique.
e n’existerai que par le mot pur,
Forgé et inscrit dans le fer rouge.
Ma main suit ses traces perdues. »

Au fil de vers portés par la simplicité, Luc Debacker nous peint avec mélodie le trajet métaphorique d’un samouraï en quête de paix. Avançant sur les voies épineuses, griffues, tordues, pointues de l’existence, il devra se trouver, se comprendre et se connaître afin de surmonter d’inénarrables angoisses et d’atteindre son but, oscillant sur un fil ténu entre sa réalité, et sa vérité…

Nature et Humanité – Essai poétique

« Frisson imperceptible de l’eau calme
Un moment de détente
Se laisser bercer
Libéré de toutes pensées
Beauté des couleurs de la mer »

Au fil des pages sont semés des souvenirs, comme un tapis de fleurs fraîches qu’on aime à respirer. Véritable ode à la nature dans son essence la plus pure, la célébrant comme l’écrin de toute vie, « Nature et Humanité » nous emmène dans les espoirs secrets et les rêves doux de Christiane Cassagnes-Zicaro. Des rêves à partager en buvant des yeux un paysage tendre qu’on œuvre à préserver, dans le cœur comme dans la vie.
Recueillir précieusement ces instants magiques qui font le sel de notre existence, Christiane Cassagnes-Zicaro excelle à cette collecte des émotions et des sensations que sa plume magnifie. Artiste-peintre, elle illustre son recueil de ses créations.
Elle est l’auteure d’« Enfer et paradis » et « L’homme providentiel », également parus aux Éditions du Panthéon.

De rage et d’amour

« Sur ce chemin :
Il faut voler les moments de plaisir du temps désarticulé Chaparder des bonheurs
Éviter les naufrages – tricher avec le cœur
Gribouiller des couleurs sur des murs délabrés »

Ce recueil d’extrême et moyenne raison induit l’ambivalence de la posture devant la société tout en embrassant la nécessité de vivre et renouveler le regard sur l’autre.
Découvrir la ville pour aimer la forêt, aimer les musées pour construire sa propre identité et reconnaître l’obligation du savoir.

Des roses au crépuscule

« Tout crépuscule appelle une aube…
Que nous le voulions ou non, il y a toujours
un lendemain, des heures à vivre, à survivre.
Rien ne s’éteint jamais au crépuscule
qui ne se rallume pas à l’aube. »

Dans ce recueil à la prosodie désarmante de tendresse, Marie-Suzel Tabard rend hommage à la vieillesse, ce crépuscule de la vie qui demeure, malgré tout, la vie. Promenons-nous à pas lents le long de cette galerie de portraits touchants, beaux, fragiles et intenses. Des moments photographiés proches de la fin, ces moments où l’on se souvient, où l’on chérit son propre souffle… la voix basse mais les yeux pétillants, avec pudeur et élégance.

Entre chien et loup

« Fleurs aux corolles bleues
Bouquets frais paresseux
Vous restez au soleil
Où viennent les abeilles »

L’été toujours éclatant et l’automne mélancolique forment comme le partage de nos vies, de l’aube au crépuscule. Ils sont aussi nos repères, nous ramenant vers les être aimés.

Entrepôt à vers

« Tu sais comment m’éprendr(e),
Mais j(e) sais qu(e) je peux t(e) reprendr(e) ;
Va t(e) lever ou dormir,
Je sais qu(e) tu crains d(e) moisir.
J(e) m’ennui(e) quand tu r(e)viens là
Et n’import(e) quand t(e) voilà ;
C’est pourtant rassurant
Et aussi exaltant ! »

Avant toute chose, les poèmes d’Alex Blagorodnyy sont intérieurs. Profonds, intenses, lapidaires, ils nous ramènent à nos ressentis, nos émotions, nos substances. Ce que l’on veut, ce que l’on aime. Ce qui fait que nos vies sont ce qu’elles sont, à travers nous ou à cause de nous. Dans cet entrepôt à vers, il fait résonner sa voix sur les murs de papier, s’adressant à lui ou à nous, à elle ou à vous, mais toujours avec la plus désarmante sincérité.

Les émotionnelles apnées

« La beauté vraie des solitudes,
celle des espaces infinis,
ces territoires de silence pur
gagnés de vertiges reconstruits. »

Dans « Les émotionnelles apnées », Timothy Hagelstein nous offre ses pensées, tour à tour lumineuses et torturées. À travers ces poèmes et textes en prose, dépouillés et intenses, il part à la recherche de la Beauté et de la Mélancolie, de la Colère et de l’Amour. Il les veut sans artifices, sans parures. Bruts et sans armure.
Timothy Hagelstein vit dans le sud de la France. Auteur-compositeur-interprète de nombreux succès, en particulier en Belgique et au Portugal, il est également peintre et poète. Il allie à la fulgurance poétique une rythmique caractéristique, captivante et sincère.

Le buvard de mes mots trop bavards

« Cette route inédite est en réalité une étape de mon futur,
Et j’ai sauté à pieds joints dans cette nouvelle aventure.
Maintenant, c’est en regardant droit devant que j’avance,
Et le regard des autres, franchement, je m’en balance. »

Dans ce nouvel opus, Elise Boyer porte à la fois un regard tendre et intime sur ses proches, et un regard frais, neuf, sur la société contemporaine. Elle s’arme de mots sincères pour décrire le quotidien, les émotions ordinaires qui ne le sont jamais vraiment tout à fait. À travers la poésie, elle nous fait découvrir son refuge et nous laisse nous y blottir, le temps d’un vers, d’une rime, d’un son.

À défaut de cannabis…

« Les mots de ta gorge – guitare mélodique – ont doucement jailli, merveilleuse musique. J’ai été saisie, pétrifiée, anesthésiée un instant non par la peur, mais par l’étonnement.
Tu sais, j’ai prononcé ces mots-là si souvent que, profondément émue, je suis restée sans voix pour la première fois. »

Entre les vers de Karin Pohlmann, tour à tour oscillant entre la langue de Molière et celle de Shakespeare, se dévoilent avec langueur ses années d’étudiante passées aux États-Unis, un joint entre les deux coins du sourire. Sa prose nostalgique nous emmène au fil de ses voyages et des rencontres qui les ont parsemés… à défaut de cannabis.