Thème : Poésie

Des Poèmes pour Chaque Saison

Dans la furie du temps, le tourbillon sans cesse,
Des fausses priorités, de l’émoi, des promesses,
Des esprits tourmentés, fourbus par la vitesse,
Obsédés par l’Avoir, brisés par la tristesse,

L’ennui s’est répandu comme la poudre à canon,
Le malheur est partout, il hante les maisons,
Il explose et jaillit, il casse et il détruit,
Les espoirs et les rêves et le goût de la vie.

Ce recueil est l’expression des découvertes, des expériences et des engagements de l’auteur. Ces poèmes sont réunis au fil des saisons pour marquer leur caractère temporel et éphémère correspondant aux 52 semaines de l’année. Ils ont chacun leur histoire, leur couleur et leur musicalité propre.

D’une construction classique, ces vers nous invitent à redécouvrir nos sentiments, le moment présent et la beauté de la nature avec une tonalité toute contemporaine. Un appel à nos cinq sens et un certain parfum d’enfance.

Je marche d’un pas qui se veut désillusionné

Elle s’évanouit dans l’ombre,
Du silence.
Se perdant à jamais dans de sombres,
Réminiscences.

À l’idée de lui plaire,
Je crois qu’il faudra s’y faire,
Je m’ébauche en ce que je ne suis pas.

Série de poèmes dénudés, aux vers et à la prosodie étincelante, ce recueil est un voyage intérieur et une porte ouverte sur l’existence. Une suite de mots aux allures de Haïku, ces courts poèmes japonais dont l’homme mourant se saisissait pour laisser un dernier sentiment face à la vie.

Au fil des pages, le poète dévoile ainsi un murmure, une histoire, un parfum. Il transmet une parole humble et pourtant hardie, nous laissant presque trop conscients des choses. Un ensemble synthétisant un vécu authentique et profondément sincère.

Vivre ensemble

Le jeu est de suivre le fil de ma pensée
Ma prise de recul, assez distante ou pas
Ça permet d’évoquer une réalité
Pour anticiper, peut-être même au-delà.

Manifeste philosophique et poétique, ce recueil met en évidence la complexité de l’esprit humain et son organisation. Rudimentaire, l’homme est souvent l’auteur d’une communication violente établie sur un rapport de force. Conflit d’ego ? Individualisme exacerbé ? Peur irrationnelle ? Le poète dépasse l’affirmation et dépose au fil des pages les conciliations nécessaires en vue d’une vie épanouie.

Regard sur la société

Afin de pouvoir vivre en toute sérénité,
Il ne faut pas garder les yeux sur le passé,
Savoir se souvenir des merveilleux instants,
Et bannir à jamais les douloureux moments.

En révélant son regard sur la société, Jean-Marc Dubois déverse toute la profondeur de son âme au cœur des pages de ce recueil. Fruit d’une longue introspection, poussée aux confins de son être, ses poèmes portent ainsi sa vision sensible.

Doux, intimes, les mots s’assemblent, les rimes se croisent et les vers dévoilent des émotions sincères. Parfois naïfs, toujours engagés, ses tableaux poétiques nous donnent à voir les multiples facettes de sa créativité.

souffrir d’amour

je sens encore
ton empreinte
sur ma peau
ton odeur est la mienne
se sont-elles unies
ou est-ce mon odeur
qui a changé
lorsqu’elle a rencontré
la tienne

Lorsque les sons se raréfient et que la gorge reste nouée, la plume devient alors la voix de l’artiste. Délivré avec effervescence, souffrir d’amour est un recueil de poèmes mélancoliques traduisant les émotions d’une femme dont l’éloquence séduit in extenso.

C’est avec une diversité de rythme et une construction originale qu’Énaïro Ballden offre ainsi une musicalité à son œuvre. Elle décrit la violence des sentiments liés à l’attachement amoureux, nous entraînant dans un tourment sensible inexplicable.

Pensé comme un cri du cœur, ce recueil est une façon d’offrir un réconfort précieux à ses semblables, face aux états d’âmes qui bouleversent les épisodes d’une vie.

Passage

L’eau, la lumière, le souffle du vent
Sont passeurs de la vie.
L’art, la parole, le regard
Sont passeurs des hommes.
Ils disent ainsi
L’horreur et la beauté du monde.

Toujours à l’écoute de la beauté, encore trop souvent de l’horreur, Michel Roux laisse son âme s’imprégner de ce monde contrasté. Du ressenti à la réalité, le bonheur apparaît puis s’éloigne entre deux vers déliés. Le fil conducteur suit la voie de la raison et rejoint subtilement celle du cœur.

Ce recueil porte ainsi la vision sincère du poète. Rares, délicats, intimes, les mots s’assemblent pour finalement révéler un homme désireux de dire ses sentiments.

Au travers de ses vers, Michel Roux expose sa sensibilité sans effet de style ni faux semblant et ses mots, comme des notes, composent une partition harmonieuse. Il nous offre ainsi sa musique de la vie.

Mémoires Transhumantes et conversations avec Douglas

Quand j’entre chez toi,
je m’assois souvent face à un tableau ;
on y voit la mer et un bateau qui chavire
au milieu d’une forte tempête.
La lumière qui glisse sur l’eau allumant les ténèbres,
est plus attrayante que le noir de l’effroi.
Elle est la survivante,
elle est la vie (…)

Dans ce recueil, chaque poème passe du présent au passé, d’une ville à un lieu, d’un sentiment à un état. Les poètes se déplacent avec une pléiade de souvenirs, jouant entre nostalgie et conscience de la réalité, nous emportant dans un dialogue poétique délicat. C’est leur mémoire transhumante…

Ainsi, chaque mouvement est une musique, chaque vers, un tableau, chaque paragraphe, un film… Leurs paroles deviennent continuellement images et sons, et s’envolent pour composer un chant à deux voix aux correspondances secrètes du souffle de vie.

Une rythmique qui mène à ressentir des pièces d’humeur, des instantanés photographiques de la vie quotidienne, des concentrés d’énergies contradictoires et d’émotions multiples. Une poésie prête à surfer sur les larmes d’autrui, sur les siennes propres, les pieds noyés, la tête bourdonnante de dentelle.

Sept jours de réflexion

« Semaine n° 1
Le miroir ne reflète pas la réalité, mais parfois il te fait comprendre la vie. »

Coucher sur le papier ses états d’âme, c’est prendre le temps d’aller à la rencontre de soi. Armée d’une feuille, d’un crayon et de son esprit, Amandine Petit se prête à l’exercice de l’introspection pour en extraire ses propres maximes. Sa façon singulière de grandir, mûrir ou peut-être de s’approprier son existence…

Ainsi, ce recueil effeuille le rythme de la vie et révèle que l’écriture de soi jaillit d’une nécessité de trouver les traces de l’intime dans l’idée de faire passer des messages. Trouver un écho n’est pas la question, mais simplement une façon de dévoiler ses failles, anciennes traces du passé, pour démontrer qu’on s’en est finalement relevé.

Pensées pansées

L’écriture d’Annabelle Ducret est fluide, directe, sans détour. La jeune autrice possède un don à décrire des émotions fortes qui, si elles sont réelles, ont l’air d’avoir joué un rôle dans sa destinée.

« Une femme est la plus authentique quand elle ressemble le plus à ce qu’elle a elle-même rêvé d’être »

Rendez-vous !

C’est pour l’argent qu’ils ont vendu leur détresse
Pour lui qu’ils ont détroussé la tendresse
C’est à l’envie qu’ils ont mordu la chair
Et déchiré leur serment sur des airs importuns

Chacun fait de sa vie une poursuite de poésie. Car la poésie est un rêve, un idéal, une peinture qui s’impose à l’esprit par sa force créatrice. Comme le disait Louis Aragon : «C’est à la poésie que tend l’homme. Il n’y a de connaissance que du particulier. Il n’y a de poésie que du concret.» Certains la vivent, d’autres la composent.

Ainsi, Gérard Battaglia se saisit des mots, de leurs jeux, de leurs rythmes afin de prendre acte de son passé. Une façon délicate de circonscrire le sujet pour mieux envisager l’avenir. Une vision sensée révélant une plume incandescente, inspirée par un esprit des plus clairvoyants.

Violence des petits riens

L’émoi se noie au détriment des innocents
Musique de couleurs, spectacle vivant ;
La dinde s’est invitée à Noël, les dindons, c’est nous,
farcis allègrement.
Tu veux du sens, de la culture, mais les cheminots
de l’ignorance
Ont pour itinéraire les cimetières de la connaissance.

Dans un ensemble audacieux et singulier, Jérémie Muller explore avec adresse les afflictions ravageant son monde. Politique, amoureuse, métaphysique ou sociale, chacune des épreuves traduites renferme une vérité violente, exprimée en une prose sensible dont on parvient à discerner quelques alexandrins résistants. Une opposition séduisante qui révèle un style authentique.

Ainsi, sa langue tendre et acerbe se soulage en associant une préciosité surannée à un langage ordurier, et nous dévoile un tout profondément humain.

À la volée… une éternité

Édji wélé wélé
Et je voudrais encore nous voir danser sous les gouttes de pluie Tant attendues depuis des jours, rire aux éclats du bruit du tonnerre Tout en sursautant de peur, enfance, ignorance pourtant sagesse

Édji wélé wélé
Retourne aux belles années des cheveux mouillés par l’eau Tombe sur ma terre, irrigue-la de nouveauté et de grâce
Perce le mystère de la douceur aux allures princières
(…)

Édji dja !

Ce recueil composé de trente-huit poèmes vous conduit au fil des pages comme une clepsydre compte le temps qui file. Pas de point à l’endroit ni de point à l’envers, tout est cousu sans faufil. La liberté des vers que l’on prend plaisir à lire à haute voix vient à souligner la cadence des strophes où le lecteur se plonge d’un seul souffle, sans ponctuation.

Les mots coulent en rythme comme s’ils étaient ces grains de sable lancés à la volée, que la main ne peut retenir. Ce recueil célèbre la Vie avec toutes ses couleurs, et les strophes s’enchaînent comme la respiration d’un cœur bien animé. (…) Non dénuée d’humour, l’auteur a des éclats de rébellion, tant face aux drames de la vie que face au temps qui, inexorablement, efface les traces des pas dans la boue rouge. Sa poésie est alors oiseau (…)

Au fil des jours…

Le cafetier s’affaire derrière son comptoir,
Quelques consommateurs, ivrognes d’un soir,
Échangent des propos bien péremptoires,
Accoudés au bar, leur sinistre abreuvoir.
Ils refont le monde d’une façon improvisée,
Au fil des tournées sans jamais s’en lasser ;
Ont la solution à tous les maux de la terre,
Incapables de voir leur propre misère…

Emporté par ses émotions, Philippe Pauthonier reprend sa plume impulsive et déverse la pureté de ses passions et réflexions. À la façon d’un journal intime, ce recueil, très éclectique, articule des poèmes d’autodérision, des interrogations ontologiques ou encore des raisonnements face à l’actualité.

Avec la même singularité passionnante que révélait son premier ouvrage, ce second recueil est à l’image d’un arc-en-ciel, fruit du soleil et de la pluie, et propose une large palette de couleurs. Sans aucune contrainte de style ou de règles, l’auteur se livre au seul plaisir d’écrire, porté par sa liberté de ton et son désir de partager ses sensations.

Mon cœur en poèmes

Toutes ces années envolées,
Des larmes et des joies insensées.
Anonyme vers le passé,
Je me suis retourné.
Un visage ridé, mon dos voûté,
À ma canne accroché, j’ai contemplé.
Que vais-je retenir ? Que vais-je laisser ?

Voici quelques pensées saisies par un homme au cœur désireux de les partager. D’une courte réflexion à une pleine introspection, le poète, qu’il soit sombre ou plein d’espoir, nous mène systématiquement à ce que nous sommes : une éternelle question.

Le temps, la mort, l’amour, la folie se croisent, sans jamais pouvoir se quitter. Du clair à l’obscur, les rimes se touchent puis se lâchent pour parsemer quelques notes de grâce. Quelle est l’issue de cet état ? Un mouvement de l’esprit qui fait sens, finement dispersé par une âme en quête de cohérence.

Dans ses vers, Fabrice Forriere se répand avec sagacité. Pour lui, les mots ne sont que des lettres, et, associées, elles forment une promesse magique. Bénéfique ou maléfique, à chacun de choisir… Heureux possesseurs d’états d’âmes finalement anonymes.

Cathédrale de mots

« Tout en montant la montagne de ma vie,
Je trouve l’espoir dans une obscurité transie,
Je tricote la peinture de ta résonance dans laquelle je suis emmêlée…

Enlace-moi et laisse-moi dans la noirceur
Qu’un jour je puisse déblayer les étoiles vivant en moi
Que les nuages ne peuvent pas couvrir. »

Ce recueil dévoile l’ampleur de l’amour et de ses tourments, formant une symbiose lyrique prête à toucher l’être le plus insensible. Mais l’écho de cette immensité constitue en réalité la pierre angulaire de la poésie d’Olesea Cegodari.

Un ouvrage dont les poèmes sont dédiés à l’amour absolu et à un romantisme agonisant. Ces vers sont le reflet de sentiments intimes mêlant solitude, nostalgie et mélancolie. Une rythmique d’une beauté rare puisqu’elle distille une éloquence sans équivoque.

Des Ombres à la Lumière

« Quelle violence intérieure qu’un échec
L’immobilisme des peurs de l’autre
La crainte d’être rejeté comme un rien
Le doute si fort qu’il vous cloue sur place »

Au fil des mots, poétiques ou percutants, s’expriment d’intenses émotions enfouies depuis l’enfance. Des maux du corps et de l’âme envahissants, des passions brûlantes, une recherche incessante du sens de la vie. Le temps passe. La colère, l’amour et le deuil aussi. Pourtant l’ensemble laisse des traces… et se trouve ainsi mêlé aux vibrations intimes de l’auteur.

Ces lignes dessinent le reflet d’une transition, du passage de la souffrance à la libération, des derniers pas accomplis d’un long chemin initiatique pour simplement redevenir soi, une personne optimiste et amoureuse de la vie.

Recueillir

Je vais très bien,
Toute vérité n’est pas bonne à dire,
J’espère que mon mensonge te plaît.

Conçu comme une sonate, ce recueil est une série de notes dissonantes qui composent une partition à l’image de la vie. De la lucidité d’une réflexion à la beauté d’un ressenti, l’âme du poète se dessine puis se colore dans un ensemble témoignant d’un esprit humain qui dépasse toute mesure.

Fruit d’une introspection conjuguée au besoin de se libérer, cet ouvrage porte ainsi le signe d’une profonde sincérité. Celle des pensées qui traversent Ousseyn Abd. Hassane. Ses confessions mèneront-elles à sa résilience ? Quelle qu’en soit la finalité, c’est détaché de toute contrainte stylistique que le poète confie ses tourments pour en révéler la substantifique moelle de son humanité.

L’inachevable

Sinueux vestiges d’une passion insoumise,
Prend et meurt,
Il n’est de bonheur.
Illisibles sentiers des souvenirs effondrés
L’incite permanente des portes refermées
De l’amour et de sa joie,
N’existe que ma foi,
Satan étiole le suc de mes déboires
Où l’arrogance sans vertu s’effeuille,
Empreinte l’existence et triomphe le veule ;
Enclin par l’indifférence : l’oubli.
Il n’est de réconfort, la pensée s’envole.

Quand les souffrances de l’âme se transforment en muse pour un poète, les révéler au grand jour devient une preuve de résilience. Dans ce recueil, Nicolas Keisser dévoile toute son essence et libère ses stigmates avec adresse.

Au fil des pages, simplement les rimes enlevées d’un homme dont les méandres de l’esprit sont à la recherche de la beauté absolue. De l’amour à la mort, de la tristesse à la renaissance, la plume dévoile l’authenticité naturelle des épreuves d’une vie.

Nicolas Keisser est passionné d’escrime et de littérature. C’est au travers d’une sombre lucidité qu’il exprime la quintessence de la réalité-humaine dans ce premier recueil paru aux Éditions du Panthéon.

D’amour et de colère

MERCI
« Tu n’as que dix-huit ans, délicate et si fraîche
Comme un bouton d’iris qui s’apprête à fleurir,
Ce bijou précieux que je viens de t’offrir,
Pour ta peau de velours, plus douce qu’une pêche.

J’ai fini par dompter ton esprit trop revêche,
Vaincre ta méfiance et par te conquérir,
Par t’emmener chez moi, pour t’aimer, te chérir
Dans ce “ palais ” feutré qui sera notre crèche.

Tu m’as donné la clef du verrou de ton cœur.
L’ivresse de ta bouche à l’exquise liqueur,
Renforce mon désir de bien plus de tendresse.

Merci pour ton amour. Je veux le cultiver
Pour m’aider à grandir, oublier ma détresse,
Éloigner mes démons… pour mieux le préserver. »

Ce recueil est le fruit d’une observation poétique d’événements vécus et ressentis par Jean-Louis Béreil au cours de son existence. De la légèreté d’une aurore à une vision plus obscure sur le monde, le poète délivre le florilège des sensations d’une vie.

Un voyage presque initiatique s’ouvre alors grâce à une composition quasi chronologique des poèmes. Et les vers imprégnés d’humanisme et de sincérité, sont dédiés aux proches, aux inspirateurs, mais aussi aux victimes silencieuses ou oubliées.

Une partie de ma vie

« Un jour tu découvriras cette perle magnifique…
Un jour tu rencontreras cet amour idyllique…
Un jour tu recevras des graines que tu as semées…
Un jour tu auras cette paix intérieure tant méritée… »

Que reste-t-il de nos expériences vécues ? Désireux de transmettre son empirisme, Éric Vallet met en partage ses moments d’introspection et offre généreusement toutes ses clefs pour accéder à la réalisation de soi.

Avec une maîtrise du rythme et une virtuosité sans pareil, le poète transcrit les grands thèmes de l’existence : l’amour, la confiance, la liberté, la tolérance… et délivre ainsi une démarche philosophique tout en vers et en rimes !

Après avoir connu des épreuves terribles, lesquelles, au fil du temps, ont forgé sa force intérieure, le poète choisit aujourd’hui de partager des valeurs universelles afin de préparer chacun à traverser les aléas du temps.