Thème : Poésie

Juste un souffle

« Merci à celle
Qui m‘a permis,

Comme l‘hirondelle

Au printemps
Revient au pays,

De retrouver mes chansons,

De communiquer ma passion. »

Combative, Annick Lassot veut tout essayer pour ralentir la maladie et diminuer les effets désastreux de la mort des neurones sécrétant la dopamine, indispensable pour transmettre aux muscles les ordres du cerveau. À la recherche de sa propre force intérieure, elle souhaite partager les différentes expériences thérapeutiques qu’elle traverse. Les mots sont sa catharsis, son témoignage et sa vision du monde, car elle respire comme elle écrit : en expirant la douleur pour mieux inspirer tout le bonheur du monde.

Les odes poétiques

« Mon bel ami, l’oiseau rare,
En grandissant, m’a quitté
Mince, il était bien trop tard,
Que je lui dise que je l’ai aimé. »

Faite d’assonances musicales et de rêveries éthérées, la poésie de Junia Noël met en relief les sonorités et ses sentiments. Metteuse en scène de son propre songe, elle nous plonge dans un monde imaginaire où s’entremêlent interrogations philosophiques et contemplations lyriques.

Par la force d’un mot, par la puissance d’une rime, elle interpelle la nature, évoque l’amour, le deuil, la tolérance. Avec tendresse, elle distrait le lecteur et l’enchante par la seule grâce de la plume.

Dictionnaire poétique

« L’on ne s’entraîne pas à devenir poète Il faut un autre regard, acidulé et collant Pour trouver à la vie sa grandeur. »

Comment se fabrique un poème, nul ne le sait ! Il vient et s’impose comme un intrus par la seule force de son verbe.

Une image, un son, une impression et le moulin se met à moudre une farine blanche de mystère, fine comme la poussière du matin sous un rayon de soleil. Accompagnée d’un peu de levain, la grâce de la création, elle s’échauffe jusqu’à devenir poème pour dire le monde, l’amour, la vie.

50 ans de poèmes

« Il n’y a rien de mystérieux, Comme l’abeille, le vent colporte La vie. »

Annick Lassot aime le vent, la pluie, le givre sur les vitres et les bourrasques fantasques du temps. Ne présagent-ils pas le printemps ?

De phrases qui fusent en refrains saisissants, les rythmes du slam de l’auteure nous touchent. Elle nous initie à cette culture et brise notre vision trop étriquée de cet art.

Coup de feu ! Plein cœur…

“Bang !
Ce Coup de feu, plein cœur !
Ému, me meurs.
Bang…
cœur compressé
Sans cesse Écœuré
Rancœur d’avoir trop donné,
Coup de feu…
Plein cœur.
Meurs.
Pour un coup de cœur,
Suis tombé croc d’elle.
Croque-mort. ”

Abattu d’une balle en plein cœur, l’esprit de Joshua Fuka Fuka contemple son corps gisant sur le sol de la bibliothèque universitaire. Elena Robinson, celle qui hante ses nuits, verse des larmes de tristesse. Meurtre crapuleux ou love story contrariée ?

Jeune et insouciant, désemparé d’être mort, Joshua Fuka Fuka déroule mentalement le fil de sa vie faite d’amours clandestines et d’interrogations étudiantes. De façon délirante, humoristique, parfois sarcastique mais toujours poétique, il souffle ses idées, ses valeurs et ses angoisses.

Né à Kinshasa, Arnold Birori est aujourd’hui installé en Belgique. Rythmée, aussi charnue que charnelle, sa poésie est un sport, une nécessité, un spectacle écrit mais bien vivant, qui fédère et réunit. Cousue de suspense, son intrigue policière est un prétexte pour une scène, sur laquelle se joue la vie d’un adolescent amoureux. Rimes, allitérations, choix des mots et exigence du verbe, son phrasé urbain dit autrement le réel et témoigne de ses désillusions, ses espoirs et sa quête d’identité.

Ailleurs est possible

Debout, pieds nus, le vent balaie les grains qui filent. Ils effacent les orteils. Certains piquent la cheville. Assaillie, ne pas la bouger. Le vent est fort. Immobilité. Ce pointu saillant de quartz pénètre le fond du cœur. Esprit agressé. Piqué.
Un léger clapotis de l’eau attire. Toute bleue, non, pas toute bleue. Au loin bleu marine. Plus près, bleu turquoise et au bord presque translucide.

Energie invisible, la force de sensation a lancé Maryse Vallin dans l’envie. Elle touche ce besoin de donner et se donner, au travers la place continuelle du « peut-être ».
Aimant l’espèce d’attente, tenace en patience prudente et audacieuse à la fois, elle palpe l’inattendu qu’elle accueille. Son approche trace du fantastique mêlé aux solides émotions de la vie.

Savourer, jouer, poser les mots et s’inspirer en passivité active, en se laissant abandonner. Renverser l’ordre moral pour le réintégrer au monde de l’époque. Etre dans le rapport au présent, des textes simples traversés par une recherche respectueuse de force de la beauté.
Transgresser les mots, car, la poésie, c’est un geste.

Les poèmes qui viennent du cœur

« Alors, quand j’ai tout résumé,
J’ai pensé à un monde de toutes les couleurs.
Monde sombre pour les douleurs, les peurs, les mœurs et les malheurs,
Mais aussi un monde de couleurs pour les bonheurs, la joie, l’amour, l’amitié. »

Qu’a dans la tête une adolescente curieuse et mélancolique ? Junia Noël livre à cœur ouvert ses songes allégoriques, ceux de sa métamorphose. Incompréhension, complexes, désir de réussite, amour caché et moments de joie, l’écriture de ses états d’âme devient une parole imagée et contemporaine.

La Nuit Soufie des Roses du Sud

« Médite et résiste
La Chair est un tambour
D’amour où vibre éternelle
Mansuétude Divine »

C’est suite à un drame familial survenu dans son adolescence que Belgance Raffin se lance dans une quête de la compréhension de la vie. Armé d’un bloc de papier et de sa plume, il tente d’exorciser la douleur qui est sienne ; ce sera l’art qui l’en délivrera.
Visionnaire et humaniste, il se réfugie dans la peau du poète et nous invite dans ses lieux de méditation, à la découverte de ses leitmotivs : l’amour, la tolérance, le souci de l’égalité, le mystique et la spiritualité.

Parfois naïfs, toujours engagés, ses poèmes nous donnent à voir les multiples facettes de sa créativité. Grandement inspiré par le soufisme, dans lequel se retrouvent la sagesse et l’abnégation chères à son cœur, Belgance Raffin y a puisé la sérénité nécessaire pour rendre le monde meilleur.

L’épine du désir

C’est la nuit, en écrivant dans ses cahiers d’écoliers que Julien exorcise ses doutes et traduit ses émotions.

“Quelques poèmes tracés de nuit, le temps d’un souffle”.

Ecrit avec une grande sincérité et une sensibilité à fleur de peau, ce recueil étrange et troublant se savoure lentement et continue de vivre bien après l’avoir refermé.

L’enfant et la dame d’avril

L’amour et les caprices du cœur sont au centre de ce recueil de poèmes.

Avec L’enfant et la dame d’avril, Jamel Mouaouya parle en effet d’espoir, de tendres rêveries amoureuses devant une belle passante ou une comédienne.

Jamel Mouaouya évoque également dans ses poèmes les êtres aimés auxquels il souhaite rendre tout particulièrement hommage.

Éclats de vie

Les aléas, les joies et les chagrins de chaque jour, mêlés à l’imagination et à la fantaisie, constituent la matière de ce recueil.

Brigitte Laurency y évoque, avec humour et émotion, les pertes si difficiles à surmonter et les grands bonheurs qui jalonnent l’existence.