Thème : Poésie

Politicus Mediaticus

À travers ce recueil satirique empreint d’humour, l’auteur a fait le pari de transposer l’univers bien connu des Fables de Jean de La Fontaine dans le microcosme politique et médiatique contemporain. Une galerie de portraits animaliers d’une actualité frappante attend le lecteur au détour de ces pages facétieusement illustrées par Tiphaine Pelletrat de Borde.

On redécouvre ainsi, à travers cette plume tout en jeux de mots, allitérations et calembours, le difficile art de fabuler. Le ton est docte sans être moraliste et ne manque pas de mordant.

Mémoires Transhumantes et conversations avec Douglas

Quand j’entre chez toi,
je m’assois souvent face à un tableau ;
on y voit la mer et un bateau qui chavire
au milieu d’une forte tempête.
La lumière qui glisse sur l’eau allumant les ténèbres,
est plus attrayante que le noir de l’effroi.
Elle est la survivante,
elle est la vie (…)

Dans ce recueil, chaque poème passe du présent au passé, d’une ville à un lieu, d’un sentiment à un état. Les poètes se déplacent avec une pléiade de souvenirs, jouant entre nostalgie et conscience de la réalité, nous emportant dans un dialogue poétique délicat. C’est leur mémoire transhumante…

Ainsi, chaque mouvement est une musique, chaque vers, un tableau, chaque paragraphe, un film… Leurs paroles deviennent continuellement images et sons, et s’envolent pour composer un chant à deux voix aux correspondances secrètes du souffle de vie.

Une rythmique qui mène à ressentir des pièces d’humeur, des instantanés photographiques de la vie quotidienne, des concentrés d’énergies contradictoires et d’émotions multiples. Une poésie prête à surfer sur les larmes d’autrui, sur les siennes propres, les pieds noyés, la tête bourdonnante de dentelle.

Au fil des jours…

Le cafetier s’affaire derrière son comptoir,
Quelques consommateurs, ivrognes d’un soir,
Échangent des propos bien péremptoires,
Accoudés au bar, leur sinistre abreuvoir.
Ils refont le monde d’une façon improvisée,
Au fil des tournées sans jamais s’en lasser ;
Ont la solution à tous les maux de la terre,
Incapables de voir leur propre misère…

Emporté par ses émotions, Philippe Pauthonier reprend sa plume impulsive et déverse la pureté de ses passions et réflexions. À la façon d’un journal intime, ce recueil, très éclectique, articule des poèmes d’autodérision, des interrogations ontologiques ou encore des raisonnements face à l’actualité.

Avec la même singularité passionnante que révélait son premier ouvrage, ce second recueil est à l’image d’un arc-en-ciel, fruit du soleil et de la pluie, et propose une large palette de couleurs. Sans aucune contrainte de style ou de règles, l’auteur se livre au seul plaisir d’écrire, porté par sa liberté de ton et son désir de partager ses sensations.

Recueillir

Je vais très bien,
Toute vérité n’est pas bonne à dire,
J’espère que mon mensonge te plaît.

Conçu comme une sonate, ce recueil est une série de notes dissonantes qui composent une partition à l’image de la vie. De la lucidité d’une réflexion à la beauté d’un ressenti, l’âme du poète se dessine puis se colore dans un ensemble témoignant d’un esprit humain qui dépasse toute mesure.

Fruit d’une introspection conjuguée au besoin de se libérer, cet ouvrage porte ainsi le signe d’une profonde sincérité. Celle des pensées qui traversent Ousseyn Abd. Hassane. Ses confessions mèneront-elles à sa résilience ? Quelle qu’en soit la finalité, c’est détaché de toute contrainte stylistique que le poète confie ses tourments pour en révéler la substantifique moelle de son humanité.

Écriture vagabonde

« La Terre est ronde !
Pour fuir la misère du monde
Je suis parti, tout droit devant moi.
J’avais oublié que la Terre est ronde,
Je me suis retrouvé au même endroit ! »

D’une page à l’autre, au fil du temps, de ses coups de cœur à ses colères, errante, la plume de Philippe Pauthonier se laisse porter par le tourbillon de la vie et de ses émotions. Ambulante, impulsive, elle est le filtre de ses peines, le témoin de ses passions, de ses valeurs et le porte-parole de ses réflexions. À la façon d’un journal intime fait de rimes et de jeux de mots, ce recueil articule des poèmes d’autodérision, des déclarations pleines de tendresse et des raisonnements face à l’actualité. Sans aucune contrainte de style ou de règles, l’auteur se livre au seul plaisir d’écrire, porté par sa liberté de ton et de mot.

Espoir de nuit

« Dans les ténèbres brillent des âmes rouges vermeilles,
Par un ciel sans nuage scintillent les étoiles.
Pour le repos des yeux le noir est sans pareil.
S’écrit une nouvelle page quand le soleil se voile.

Au-delà des frontières, de la lumière diurne,
Se prolonge l’espoir d’un enfant de la Lune.
Tout seul face à l’abîme, cherchant une lueur.
Souvent il s’imagine qu’il n’a plus aucune peur. »

Telle une suite musicale, François Bagot explore avec adresse la souffrance et la traversée de la vie. De la magie à la réalité, le bonheur apparaît puis s’éloigne entre deux rimes croisées. Le fil conducteur suit la voie de la raison pour la lier à celle du cœur… Car de solution il n’existe, seule une profonde réflexion demeure.

Fruit d’une longue introspection, poussée aux confins de la métaphysique, cet ouvrage porte la vision d’honnêteté et d’humanisme du poète. Acérés, intimes, les mots s’assemblent et dévoilent finalement les émotions d’un homme en quête de constance et de stabilité.

À travers ces pages, François Bagot tend une main à chaque Homme soucieux de son existence. Tantôt subversive, tantôt traditionaliste, la plume est à l’image de son auteur : ambivalente. Un paradoxe plaisant qui tend vers un sentiment indicible… ou peut-être celui d’avoir trouvé un écho.

Entre ciel et terre…

« Terre d’Hermès
Et voûte céleste,
Le monde évanescent,
Les cieux,
Le firmament… »

D’hier à demain, Damien Schmit dépeint l’éphémère. Entre ciel et terre, il déploie une histoire tout en nuances, de l’être au devenir, sur l’un des chemins de l’existence. Par petites touches de mots, de phrases et de prose, il dresse un portrait éthéré, presque impalpable. En musique et en pastels, il esquisse les contours de l’imperceptible, qui aussitôt rejoint la cohorte du réel. Au détour d’une rime et de quelques sonorités italiennes, l’abstrait tantôt se dévoile, tantôt se décèle. En un battement d’ailes, il s’envole impunément de l’instant et rejoint les cieux qui le conservent jalousement.

Opium

« Pleure mon cœur
Tremble ma main
Vacille la flamme
Et que s’envolent les pies »

Nimbé d’extase, ce recueil kaléidoscopique est cousu de rêveries poétiques adroitement réalistes. Chantées, elles jaillissent : l’abandon, la déception, la souffrance et le désamour se dissolvent peu à peu dans les vapeurs suaves. Indignés et nostalgiques, ces aphorismes plurivoques sont tous porteurs d’une même lueur : la foi. Enivrant, son lyrisme va au-delà de la poésie, en ce qu’il rejoint l’universelle histoire humaine.
Soufflée dans une béatitude vertigineuse, l’œuvre est à l’image de son auteur. Artiste-peintre et poète, il nous conte ainsi une philosophie à la fois morale, sociale, politique et religieuse.

Les odes poétiques

« Mon bel ami, l’oiseau rare,
En grandissant, m’a quitté
Mince, il était bien trop tard,
Que je lui dise que je l’ai aimé. »

Faite d’assonances musicales et de rêveries éthérées, la poésie de Junia Noël met en relief les sonorités et ses sentiments. Metteuse en scène de son propre songe, elle nous plonge dans un monde imaginaire où s’entremêlent interrogations philosophiques et contemplations lyriques.

Par la force d’un mot, par la puissance d’une rime, elle interpelle la nature, évoque l’amour, le deuil, la tolérance. Avec tendresse, elle distrait le lecteur et l’enchante par la seule grâce de la plume.

Dictionnaire poétique

« L’on ne s’entraîne pas à devenir poète Il faut un autre regard, acidulé et collant Pour trouver à la vie sa grandeur. »

Comment se fabrique un poème, nul ne le sait ! Il vient et s’impose comme un intrus par la seule force de son verbe.

Une image, un son, une impression et le moulin se met à moudre une farine blanche de mystère, fine comme la poussière du matin sous un rayon de soleil. Accompagnée d’un peu de levain, la grâce de la création, elle s’échauffe jusqu’à devenir poème pour dire le monde, l’amour, la vie.

Les poèmes qui viennent du cœur

« Alors, quand j’ai tout résumé,
J’ai pensé à un monde de toutes les couleurs.
Monde sombre pour les douleurs, les peurs, les mœurs et les malheurs,
Mais aussi un monde de couleurs pour les bonheurs, la joie, l’amour, l’amitié. »

Qu’a dans la tête une adolescente curieuse et mélancolique ? Junia Noël livre à cœur ouvert ses songes allégoriques, ceux de sa métamorphose. Incompréhension, complexes, désir de réussite, amour caché et moments de joie, l’écriture de ses états d’âme devient une parole imagée et contemporaine.

La Nuit Soufie des Roses du Sud

« Médite et résiste
La Chair est un tambour
D’amour où vibre éternelle
Mansuétude Divine »

C’est suite à un drame familial survenu dans son adolescence que Belgance Raffin se lance dans une quête de la compréhension de la vie. Armé d’un bloc de papier et de sa plume, il tente d’exorciser la douleur qui est sienne ; ce sera l’art qui l’en délivrera.
Visionnaire et humaniste, il se réfugie dans la peau du poète et nous invite dans ses lieux de méditation, à la découverte de ses leitmotivs : l’amour, la tolérance, le souci de l’égalité, le mystique et la spiritualité.

Parfois naïfs, toujours engagés, ses poèmes nous donnent à voir les multiples facettes de sa créativité. Grandement inspiré par le soufisme, dans lequel se retrouvent la sagesse et l’abnégation chères à son cœur, Belgance Raffin y a puisé la sérénité nécessaire pour rendre le monde meilleur.

L’épine du désir

C’est la nuit, en écrivant dans ses cahiers d’écoliers que Julien exorcise ses doutes et traduit ses émotions.

“Quelques poèmes tracés de nuit, le temps d’un souffle”.

Ecrit avec une grande sincérité et une sensibilité à fleur de peau, ce recueil étrange et troublant se savoure lentement et continue de vivre bien après l’avoir refermé.

L’enfant et la dame d’avril

L’amour et les caprices du cœur sont au centre de ce recueil de poèmes.

Avec L’enfant et la dame d’avril, Jamel Mouaouya parle en effet d’espoir, de tendres rêveries amoureuses devant une belle passante ou une comédienne.

Jamel Mouaouya évoque également dans ses poèmes les êtres aimés auxquels il souhaite rendre tout particulièrement hommage.