Thème : Théâtre

Encore tant de choses à te dire

« L’Oncle notaire : Ce garçon me paraît vraiment de qualité. Comment le trouves-tu Juliette ?
Juliette : Comment je le trouve ?
L’Oncle notaire : Oui ?
Juliette : Allemand. »

Deux époques, deux jeunes gens, deux pays, une guerre.
Encore tant de choses à te dire, c’est l’histoire d’un amour impossible entre un officier allemand et une jeune Française, pendant et après la seconde guerre mondiale.
C’est l’histoire de jeunes gens que tout rapproche, mais que les conflits et la folie des hommes s’évertuent à éloigner.
C’est l’histoire de destins brisés irrémédiablement, et que le temps qui passe ne parvient pas à apaiser.
C’est surtout une pièce de théâtre qui dit que l’amour, à la fin, au bout du bout, est plus fort que le silence.

La Mort de la Poupée suivie de Bobok

La Fille : Je veux savoir si la mort de ma poupée l’affecte d’une manière ou d’une autre.
La Femme : Elle veut savoir si la mort de la poupée t’affecte ?
L’Homme : Stupide comme question ! Qu’est-ce que la mort d’une poupée ? Il en meurt chaque jour et personne ne s’en émeut ! Au Moyen Âge, elles mouraient bien plus jeunes.

Un dimanche matin comme un autre, dans la cuisine d’une maison quelque part en campagne, un cri retentit. Qui a tué la poupée ?

Liés par une sourde violence et pourtant incapables de communiquer entre eux, la mère, le père, la fille et le grand-père s’enferment dans un simulacre de procès, véritable huis clos anxiogène et infernal. Ce sont les années 60 et le souvenir de la guerre rôde, toujours très présent. Mais à ce propos, la guerre est-elle vraiment finie ? Le fils qui y était parti il y a bien longtemps a prévenu qu’il en reviendrait ce dimanche. Il faudra pourtant bien trouver le meurtrier avant son retour afin qu’il ne se rende compte de rien.
Mais, au fait… Peut-on assassiner une poupée ?

Bobok est un long monologue théâtral adapté librement d’une nouvelle de Dostoïevski. La scène se passe dans un cimetière où il arrive que parfois les morts parlent encore entre eux, le temps de leur décomposition.

Ultime conviction

« La vérité ! De quelle vérité parlez-vous ? Il y a autant de vérités qu’il y a de participants à un procès ! La vérité est une notion subjective, c’est de la matière pour des philosophes, c’est tout. La vérité c’est comme un curseur, de zéro à dix, le dix, la vérité suprême, vous ne l’atteindrez jamais, jamais, ni vous, ni moi, car nous ne sommes que des hommes, que de pauvres hommes ! »

Un président, un procureur et un avocat de la défense se font enfermer dans une salle d’audience par un mystérieux individu qui les oblige à rejouer un procès vieux de plus de 20 ans. Décontenancés, les trois hommes de Justice n’ont d’autres choix que de se prendre au jeu et délibèrent : coupable ou innocent ?

Philippe Froget est avocat généraliste. Confronté chaque jour de sa vie professionnelle aux difficultés et grandeurs de notre Justice, il a toujours été passionné par l’étude des relations humaines au sein de cette institution, et par l’analyse des conséquences des jugements de quelques hommes sur la vie des autres. Il est déjà l’auteur de Foutue Guerre, une première pièce de théâtre sur la Guerre de 14-18 parue en 2015 aux Éditions du Panthéon.

La Fuite

« Fuyez vers le nord, n’espérez plus partir, bientôt la situation sera incontrôlable et je ne pourrai plus rien faire pour vous. »

Congo Brazzaville, 1997. Sous la pluie des obus, une famille tente de survivre à la guerre civile qui fait rage. Une seule solution s’impose : la fuite.

Véritable tragi-comédie contemporaine, « La Fuite » est basée sur le témoignage de l’auteur, à travers ses yeux d’enfant. En se remémorant l’exode, il rappelle la nécessité de l’amour familial, véritable rempart face à la haine et à la barbarie. La fraîcheur des personnages, leur naïveté et la justesse des faits retranscrits nous font voyager à travers l’Afrique Equatoriale et prendre le pouls de l’horreur moderne. Alors que ces tristes événements ne sont finalement pas si anciens, l’auteur incite à la réflexion sur les conséquences d’une guerre civile pour tout un peuple, et nous met en garde pour les années à venir.

Le chemin d’Heming

Émile, il pourrait être accroché au phare de la Veille ou à celui d’Ar Men, le nom n’a pas d’importance finalement. Il aurait pu être marin. Il est le gardien de ce phare qui lutte et qui veille. On le croit seul, mais il ne l’est pas. Bien entouré, dans un huis clos forcé, au milieu des éléments déchaînés.

Il y a Ulysse, son ami de longue date, qui ne sait trop ce qu’Homère attend de lui. Il y a Amandine, celle de la mer, l’onde claire des courants et la voix des marins. Il y a aussi Charles, l’aristocrate au grand nom mondialement connu excepté d’Émile. Charles Nungesser est tombé de haut, son Oiseau Blanc s’est abîmé. En mer.