« Aujourd’hui, nous avons effectué des simulacres de combat dans la campagne et dans les bois. Il fallait ramper sans se faire voir d’un ennemi virtuel sur un sol détrempé et parfois boueux. Il pleut en fait un jour sur deux. Dans le cas où notre présence était identifiée, on recevait une décharge de mitraillette à blanc ou des grenades au plâtre. »
Entre 1967 et 1969, un jeune appelé accomplit son service militaire au 61e régiment d’artillerie de Saint-Avold. En plus de 150 lettres adressées à ses parents, il décrit le quotidien de la caserne et des manœuvres : discipline stricte, entraînements intensifs, fatigue, solidarité et conditions de vie parfois rudes. Repéré pour ses qualités sportives, il multiplie les performances en course à pied tout en poursuivant ses projets personnels. Le récit s’inscrit également dans le contexte des événements de Mai 68, vécus depuis l’intérieur de l’armée.
Un témoignage direct et vivant sur le service militaire, dissous par le président Jacques Chirac en 1997.
Toulousain, mais contraint d’effectuer ses obligations militaires dans l’Est de la France, Christian Micouleau en a conservé un souvenir mitigé. Sportif de haut niveau, il a ensuite poursuivi une carrière marquée par des succès en athlétisme avant d’occuper des fonctions de responsabilité dans le secteur public.
Un témoignage vivant sur le service militaire, étape incontournable de la jeunesse française pendant des décennies et aujourd’hui disparue.