Thème : Poésie contemporaine

L’âme en lumière

« Aiguiser un crayon
Gomme en main
Prête pour demain
À travers de nouveaux horizons »

Le chemin d’une vie, narré avec ses détours et ses aléas, est entrelacé au fil des pages de ce recueil doux-amer.
Les yeux rivés vers l’ailleurs, l’auteure mélange regrets et désirs dans ses compositions qui reflètent nos vœux et nos manquements.

Franche Vie

« De quoi as-tu peur ?
As-tu peur pour moi ?
As-tu peur de moi ?
 
Ton attitude dit non.
Méfie-toi. Je t’aime. »

Récit en rimes et en prose d’une vie dont les contours sont à redessiner après les agressions et les traumatismes, Franche Vie nous emporte dans le flot d’une parole qui libère. Poème après poème naissent de nouveaux horizons, une redécouverte de soi qui permet de se dégager du statut de victime pour accéder à sa vérité, pleine, entière.

Récits affables

« C’était notre plage de sable fin
Car si peu de monde s’y promenait,
En ce morceau de lointains confins
Où le vent et les vagues nous menaient. »

Les éléments, l’Ouest, l’histoire s’entremêlent en un vertige de rimes et de rythmes dans ces textes. Dans la course effrénée du temps, le poète capture les instants qu’il cisèle, façonne, rehausse jusqu’à en faire ces éclats d’où jaillit la lumière.

Une pluie d’hiver

« Je commençai à te dire ce que j’avais sur le cœur.
Et puis toi… Tu m’écoutais,
Je semblais posée, je ne voulais pas que tu penses que j’étais triste.
Car au fond je ne l’étais pas,
Je voulais juste que tu me comprennes. »

Moments du quotidien, regards échangés, éclats de joie et d’amour, les poèmes de ce recueil capturent l’instant. Au rythme de la musique qui scande ses pensées, l’auteure déambule, observe ses semblables et détaille en pastilles vibrantes ses propres humeurs. Un bijou tout en nuances d’émotions.

Maux d’amour

« Nos âmes s’aiment même lorsque nos yeux l’ignorent,
L’indicible rêverie saura combattre le mauvais sort,
Et nous retrouverons la grâce d’être deux,
Ne plus être seuls face aux drames et face aux Dieux. »

Réunissant les textes écrits depuis cinq années, « Maux d’amour » brosse le vaste panorama des émotions depuis les plus tendres jusqu’aux plus dévastatrices.
Désir fervent, fougue patriote ou encore amour des siens, les poèmes évoquent l’ambivalence sentimentale et les délicieux tourments de l’attente. Lyriques, sensuels, nostalgiques, ils invitent chaque lecteur à sonder son cœur et y retrouver ces instants qui forment nos plus riches souvenirs.

Aux Maux Libérés (Premiers poèmes)

« Le soleil rouillé grille comme des guimauves
Les nuages en sucre, effrayés, qui se sauvent.
Sa lave en fusion cuit le cuivre et descend
De sa coupe de roi qui en notre air imprègne
Son délicieux vin d’or rose incandescent
Qu’on se soûle à boire à sa gloire ! À son règne ! »

Ce recueil, tissé de vers rythmés et libres, invite à une exploration intime de l’âme et du monde. En métaphores filées, l’auteur partage une quête d’introspection, une philosophie personnelle, et une célébration des beautés de la nature.
Ses poèmes oscillent entre réflexions douces-amères et traits d’humour, révélant une vision singulière de la société.

Chers aînés, chers parents, je ne suis qu’un enfant…

« Ne me faites pas perdre trop tôt cette pureté
qui est encore la mienne,
Car une fois partie elle ne reviendra pas. »

« Chers aînés, chers parents, je ne suis qu’un enfant… » est une lettre poétique et introspective qui plonge dans l’univers sensible d’un enfant confronté aux attentes des adultes. Avec ses mots, il leur rappelle l’importance de préserver son innocence, de respecter son rythme et de lui offrir une éducation qui enrichit autant l’esprit que le cœur.
D’une écriture douce et empreinte de gravité, les poèmes nous incitent à reconsidérer notre vision de l’éducation, en inventant un monde où chaque enfant peut devenir pleinement lui-même, libre et accompagné.

Moon Swings

« Je suis le passager 34F à bord de ma génération
Depuis le dernier rang de mes agitations
À deux mille pieds, je revis toutes mes passagères pulsions
Les mêmes que celles de tous les voyageurs »

Chaque génération connaît sa lutte, sa révolte. Sont-elles si différentes les unes des autres ? Dans ces poèmes, l’auteure interroge nos doutes contemporains, notre solitude face à notre condition d’humain, universelle, intemporelle. En un délicat jeu de contrastes, elle souligne le cycle éternel de nos paradoxes et de nos lunes intérieures.

Le Ressac des émotions

« Jamais ne s’oublient les émotions fertiles
Aux soirs vaincus des heures fragiles
Ces promesses qui se lamentent
Des yeux perdus dans les silences »

La rêverie est une promesse, une mélodie qui revient, entêtante et nourrit l’œuvre de Timothy Hagelstein. Elle est accompagnée de l’étonnement toujours renouvelé devant la beauté du jour, de la curiosité encore en éveil. Peintre des émotions, interprète des mouvements de l’âme, le poète dessine en rimes et en vers les sentiments.

Désir contre des ires : de l’Eros à l’En vie

« Blanche heure
D’albâtre
Courbes douceur

À fleur de regard
Tout en peau aime

Il naît »

Passionnée par les mystères de la psyché humaine, l’auteure en explore le mouvement notamment à travers l’expression du Désir, dont la complexité la fascine. Jonglant avec les sonorités et les mots, elle en capture les menues aspérités et les multiples sens, en un sémillant patchwork de sensations.

Comme une fleur au milieu du béton

« La sécheresse a tari les rivières de mes yeux
J’ai connu la saison des pluies à Sewen
Aujourd’hui, ma douleur a le don d’ubiquité
Mais elle est indicible »

Évoluer sur un fil, celui de ses pensées, celui des émotions. Un fil ténu qui peut nous relier aux autres et, quelquefois, se rompre. Les textes de ce recueil évoquent la fragilité de l’instant et la beauté des moments suspendus, lorsque les chemins séparés se rejoignent.

Chants d’amour pour l’âme d’un inconnu

« Bien sûr, je vais écrire encore et encore, et te dire encore que je t’aime, mais entends bien que cet amour m’habite tout entière, qu’il n’y a pas une parcelle de moi qui t’ignore et que chacun de mes souffles, chacun de mes gestes et même l’ombre de ces gestes, te dit aussi que je t’aime. »

Une histoire d’amour filée à travers le temps est contée dans ces chants brûlants, avec ses valses hésitations, ses élans et ses pudeurs. Chaque strophe de ces poèmes en prose évoque la langueur des étreintes ou le tango fou qui emporte l’âme.

La fille rayon d’Hélios

« Dites-leur, bon sang !
À ces mots que vous ne connaissez pas
Que de
Chanter à votre oreille l’espoir
N’est pas un manque de pot. »

Collectionnant les jolis mots et les souvenirs, l’autrice les rassemble dans ce recueil doux-amer. Elle y glisse pêle-mêle les instants chéris et les coups de blues, les rimes glanées ici ou là, comme les pétales que l’on dissimule dans un journal intime. Une cueillette qui voit l’adolescente devenir adulte, la lycéenne entrer dans la vie active et laisser quelques rêves de côté.

Les échos de l’eau

« Je suis fatiguée de donner le change, de mettre en sourdine le chant de mes anges, de voir des pigeons au lieu des mésanges, de tourner en rond, ou même en losange.
J’avais des jours bleus et des nuits de Chine, des mers de pirates, des fleurs sans épines, des frissons d’étoiles, des fées Mélusine, des flammes de glace, des fées Carabine. »

Dans ce recueil coloré et riche en musicalité, Laurence Lambert nous livre un univers où l’allitération est reine, le jeu de mots trônant fièrement à ses côtés. Une incursion dans une poésie magique, qui évoque en nous l’enfant, le révolté, l’aventurier… Et aussi, un hommage à Rimbaud, dont l’influence sait se glisser entre les lignes avec facétie et une tendre espièglerie.

Le cimetière de nos rêves

« Je suis un grand rêveur, qui voudrait devenir
Dans un monde inconnu et parallèle au mien,
Où tout est transformé, la vie et le destin
Le petit souverain d’un royaume à venir »

Tisser des liens entre l’art, la mythologie et notre monde contemporain, c’est l’exercice auquel se prête l’auteur de ce recueil de poèmes. En conciliant la musicalité de l’alexandrin à l’élan de la jeunesse, ses vers dessinent tous les contrastes de nos attentes et de nos désillusions contemporaines.

Recueil cueilli

« C’était le clair-obscur d’un banal grand matin
Un albatros poussa soudain un cri perçant
C’était le signe clair du début d’un destin
Il fut inaperçu sauf par un chien errant. »

Couleur, fureur ; extase ou dégoût de vivre. L’ambivalence est la clé de ce recueil qui conjugue les contraires, et cultive farouchement tout ce qui est hétéroclite. Entre cabinet de curiosités et serre couvant d’étranges plantes, « Recueil cueilli » place au coude à coude mort et vie en un formidable exercice de style.

Ad vitam aeternam

« Que l’on vive seul ou bien avec l’être aimé,
Peu importe, l’on est bien seul avec soi-même.
L’autre ne saura de nous que ce qu’on essaime
Au bon vouloir des mots et gestes bien formés. »

Pour son premier recueil de poèmes, l’auteur cristallise des préoccupations universelles : l’existence supposée d’un destin, les latitudes du sentiment amoureux, ou encore la précarité des souvenirs.
Avec, en toile de fond, l’angoisse reine, l’essence de l’homme : son évanescence.
« Ad vitam aeternam », c’est la catharsis par les mots, expulsés sur le papier moins pour dire notre peur de disparaître que pour réaffirmer notre engagement : extraire la miette d’infini de chaque instant.

Rictus

« De ces amours qui naissent,
Aussi vite qu’ils cessent,
Lors d’un printemps.

Pour un peu de tendresse,
Pour un peu plus de caresses,
Du corps de ces amants,

Les sentiments en paresse,
D’une grossesse, je ne fus qu’une promesse,
Un enfant. »

Noirs, grinçants, délaissant les formes classiques pour des rivages plus actuels, les poèmes de ce recueil sont des coups de patte assénés à nos maux contemporains.
Illustrés des dessins de Jonathan Muyal, ils rendent compte d’un trait d’humour noir de nos doutes et de nos espoirs, qu’ils soient de miel ou de fiel.

Un instant dans mon esprit

« Musique, écrire et mes yeux
se ferment automatiquement.
Ici lieu de silence, havre de paix
et pourtant c’est la villa des âmes endommagées.»

Lorsque tout blesse, lorsque le désarroi s’immisce dans chaque instant, les mots deviennent le seul remède fiable. Capsules de survie, ils permettent de trouver sa bouffée d’oxygène en climat hostile. Illustré par les dessins de Colineiscool, « Un instant dans mon esprit » nous convie à partager ces moments de doute et de grâce.

Photoésies

« Quand j’aurai tant appris de ma si courte vie
Que les moindres secrets de mon coeur chavirant
Auront enfin percé ce qui les asservit
Et se feront l’écho des fonds du  firmament »

Prélude à la création de ces poèmes, la photographie d’un paysage libournais, d’un bâtiment ou encore l’envol d’un akène.
Des images fortes qui reflètent, avec étrangeté, des sensations humaines. Il s’y mêle la mélancolie, l’amour universel, les doutes, les blocages psychologiques, la beauté de la résilience ou encore l’indignation face à l’absurdité du monde.