Thème : Témoignages

Les poids invisibles

« Les vivants ne sont pas ceux qui respirent.
Les vivants sont ceux qui continuent malgré tout,
ceux qui avancent avec des morceaux en moins,
ceux qui portent des poids que personne ne voit. »

Ce récit explore ce que la mort laisse derrière elle : les silences, les colères, le manque et ces blessures invisibles que les vivants portent tout en continuant d’avancer. Il évoque ceux qui sourient pour tenir debout, ceux qui dissimulent leur douleur derrière des habitudes ou des mots trop courts. Témoignage présenté sous une forme poétique, « Les poids invisibles » observe les différentes facettes de l’absence. Sourde ou aiguë, omniprésente, elle devient l’ombre du vivant, la gardienne de son chagrin.

Maroc, mon amour !

« La vallée des Roses est une pure merveille, un paradis marocain où la nature est protégée, un lieu sublime unique au monde, comme cela est d’ailleurs souvent le cas dans le royaume. Car le Maroc est un pays doté de paysages impressionnants, de lieux uniques et époustouflants devant lesquels le visiteur retient son souffle. »

« Maroc, mon amour ! » est un hommage vibrant au Royaume chérifien, à ses paysages, sa culture et surtout à ses habitants. France Colle partage son voyage dans le Sud, de Ouarzazate à la vallée des Roses, de Zagora aux dunes de Tinfou, célébrant la beauté des kasbahs, des oasis et du désert.
Elle met en avant le courage et le savoir-faire des femmes de la vallée du Dadès, productrices d’une eau de rose d’exception, et évoque des moments importants et précieux qui l’ont profondément marquée.
Son récit mêle émotions, spiritualité et admiration pour Sa Majesté le Roi Mohammed VI, tout en soulignant des événements historiques majeurs du pays.

Femme pilote, d’Ékalla !

« La solitude qu’impose le vol de nuit n’est pas l’absence de compagnie. Mais le moment où notre âme est libre de converser avec nous. Le moment où elle nous aide à décider de nos vies. »

Manuela Bondo retrace son parcours exceptionnel de première femme pilote de Ligne d’avion Falcon 50/900 au Gabon, dans un milieu longtemps réservé aux hommes. Femme, noire, africaine, elle raconte les défis et les stéréotypes qu’elle a dû affronter pour atteindre son rêve.
De son enfance au Gabon à ses études au Canada et aux États-Unis, passant par des qualifications type, notamment en Afrique du Sud et en France, jusqu’à ses heures de vol dans le cockpit, elle partage ses doutes, ses rencontres marquantes et sa détermination sans faille. À travers l’aviation, elle livre aussi une réflexion sur la vie : apprendre, s’adapter, lâcher prise et suivre sa destinée, comme on traverse les turbulences pour rejoindre un ciel plus clair.

L’odeur de l’Est

« La première chose que nous avions vue en arrivant à Prague, c’était, en grosses lettres sur un mur : « Brejnev = Hitler » ; quand on sait ce qu’a fait Hitler… Depuis le mois d’août, les Sovs n’avaient pas dû recevoir d’ordres pour effacer et ce n’étaient pas les Tchèques qui allaient prendre l’initiative… »

À l’Ouest, dans les années 60, on se chauffait au charbon, à l’Est au lignite. C’est à l’odeur âcre de ce charbon de piètre qualité que l’auteur associe l’Est : un monde brutal, marqué par la contrainte et la peur.
À travers ses voyages, avant et après la chute du Rideau de fer, Bernard Dutheil livre un témoignage sur la vie sous les régimes communistes : répression, héritage de la Mort rouge et des totalitarismes. L’Union soviétique est pour toujours trempée de sang et de larmes. Et encore aujourd’hui, car la Liberté n’a pas supprimé la douleur. Rendant hommage aux peuples de l’Est – de la Russie à l’Ukraine aujourd’hui en guerre –, l’auteur évoque les grandes voix de vérité et d’espérance que furent Soljenitsyne ou Jean-Paul II. Ce livre est un appel à la bienveillance et à une paix fondée sur la vérité, la justice et la foi.

Parkinson, 13 ans déjà

« Depuis la neurostimulation, mon état, après quelques mois de répit, se dégrade à nouveau doucement mais sûrement. Les prises de médicaments se suivent et se ressemblent, toutes les 2h30 à partir de 7h00 du matin jusqu’à l’heure du coucher, généralement 22h00.
Je suis revenu au même niveau qu’avant la pose des électrodes. Les blocages à la marche, le freezing, sont de retour. »

« Parkinson, 13 ans déjà » clôt la trilogie dans laquelle Daniel Schmitt évoque son quotidien avec la maladie de Parkinson. À travers des fragments de vie, il décrit les défis physiques et émotionnels qui rythment ses journées : troubles de la parole, fatigue, isolement. Il aborde également sans détour les sujets délicats de la démence et du suicide assisté. Il revient enfin sur son engagement au sein de France Parkinson et ses espoirs pour améliorer la vie des malades. Guidé par Sénèque – « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » – Daniel Schmitt réaffirme son désir de rester lui-même malgré treize années de maladie et les limites imposées à son existence d’avant.

Putain de cancer

« Les souvenirs remontent. Sa respiration devient haletante, son ventre se contracte, il serre les dents et quelques larmes apparaissent. La respiration s’accélère et il se dit en serrant les poings et avec rage : Putain de cancer, je vais te détruire. »

Ils sont frère et sœur, unis depuis l’enfance, complices depuis toujours.
Le cancer vient briser cette harmonie. Elle souffre d’un cancer du col de l’utérus particulièrement agressif. Au même moment, il apprend être atteint d’un cancer de la prostate de grade 4 métastasé. Alors que lui se bat, aidé par son épouse et les soignants, elle, décline, apeurée, mal conseillée peut-être.

La force d’un destin

« Quand on dit « hôpital », beaucoup pensent à un lieu de passage, un endroit où l’on reste quelques jours, où l’on reçoit un traitement, puis où l’on rentre chez soi. Pour moi, à huit ans, l’hôpital est devenu ma deuxième maison. »

À l’âge de deux ans, l’auteur voit son enfance marquée par un premier accident. À cinq ans, une nouvelle opération bouleverse son quotidien. À huit ans, tout bascule : le syndrome de Guillain-Barré le laisse paralysé, cloué dans un fauteuil roulant.
Mais cet ouvrage n’est pas seulement le récit d’une maladie. C’est une leçon de courage, d’amour et de foi.
De ses séjours à l’hôpital à ses voyages autour du monde, des opérations douloureuses qu’il a subies à la réalisation de son rêve américain, Mohamed Bouamar raconte avec sincérité et émotion comment il a transformé l’épreuve en force.
À travers la famille, l’amitié et la spiritualité, il transmet un message universel : malgré la souffrance et les obstacles, l’espoir existe toujours. La patience et la persévérance peuvent transformer une vie.

Éclats de résilience

« Il y a des blessures qui ne guérissent jamais tout à fait, des trahisons qui laissent des cicatrices bien plus profondes que celles visibles sur la peau. »

Tenir bon, guetter la lueur de l’aube, choisir de rester fidèle à l’espoir. Comme un mantra, la jeune auteure de ce témoignage répète que l’espérance nous relie à demain. En dépit des heures sombres, des trahisons, de la crainte pour ses proches, elle décide de se tourner vers l’avenir et de transformer en force les épreuves qu’elle a surmontées. Avec détermination et à rebours de tous les pessimistes, elle avance en ayant décidé que le sourire est la meilleure et la plus élégante des réponses.

L’indélicatesse du deuil

« Je l’ai appelé le tabou des relations changées. Lorsque l’on traverse un deuil, on change, et par conséquent, ce que l’on ressentait également.
Personne n’en parle. Personne ne nous prévient. La tempête que l’on traverse ne touche pas que nos sentiments, n’emporte pas que nous-mêmes. Nos relations sont également renversées. »

Qui prépare un enfant à affronter la déchéance physique et psychique d’un parent aimé ? Personne.
À vingt-cinq ans, l’auteure voit son père tomber malade. Avec lui, c’est une relation fondatrice qui vacille. Le cancer s’installe, bouleverse les repères, impose ses silences, ses incompréhensions, et conduit peu à peu à une perte irréversible. « L’indélicatesse du deuil » rassemble des textes écrits au fil de cette épreuve. L’auteure y consigne ce qui demeure : la peur, la colère, la culpabilité, l’amour, et la difficulté d’accepter l’injustice de la mort.

Les ombres dansent aussi

« Il y a une corde invisible, un fil d’or, à la fois fragile et incassable, qui relie chaque instant de cette vie. Il y a un fil d’or qui relie chaque erreur à chaque douleur, à des moments d’attente. Ce n’est pas le hasard qui tisse ce lien, mais une destinée implacable. »

On ne sait jamais vraiment quand tout commence. Peut-être au moment où le hasard prend le visage du destin. Peut-être lorsque l’ombre s’assoit à nos côtés sans bruit.
Longtemps, l’amour s’est cherché dans le regard des autres, dans des mains étrangères promettant ce que les siennes taisaient. Entre questionnements familiaux et amitiés salvatrices. Entre désir, fuite et vertiges de liberté, une voix se dévoile sans détour tout en effleurant les élans de l’amour. Elle explore l’identité, la douceur comme la douleur, portée par un irrépressible désir de renaître. Sur ces chemins, aux côtés de la lumière et d’une fragile résilience, l’ombre effleurée de la mort a laissé ses cicatrices.

Les chaînes d’un ange – Tome I

« Je rêvais souvent d’une maison dans la forêt, coupée du monde, là où aucun son ne viendrait troubler mon silence. Une place où je pourrais librement verser des milliers de larmes sans que personne les stoppe. Ne pas avoir honte de laisser cette femme forte en moi baisser les armes, et ce, à l’abri. Rester simplement des heures sur le bord de la fenêtre, attendant le croisement des étoiles et du jour. Pouvoir prendre tout le temps qu’il m’aurait fallu pour reve- nir de l’enfer d’entre les morts. »

Parcours de vie jalonné d’épreuves, ce témoignage revient sur les blessures de l’enfance, les relations destructrices et les injustices sociales auxquelles l’auteure a été confrontée. Isabelle Marchand dévoile, avec lucidité, l’impact durable de ces expériences sur son identité, sa famille et ses choix de vie.
La maternité occupe une place centrale, tout comme l’engagement contre l’intimidation et la violence à l’égard des plus jeunes, né d’expériences traumatiques. Certains chapitres proposent des repères essentiels afin d’aider à reconnaître, à temps, les signes annonciateurs de situations à risque.
Porté par la spiritualité, l’espoir et la quête de paix intérieure, ce livre invite à la réflexion, au pardon et à la décision de se choisir, malgré les épreuves.

Les racines du silence

« Il était là, dans mon ordinateur, ce vieux fichier nommé Livre DO.xlsx.
Je ne le savais pas encore, mais ce fichier allait rouvrir des décennies de mémoire enfouie.
Un simple tableau, un empilement de noms, de dates, de lieux, d’anecdotes… en apparence.
Mais pour moi, c’était bien plus qu’un fichier, ce fut une cartographie intime.
Une fratrie. Une mémoire. »

Entre les cris d’enfance et les murmures d’adultes, « Les racines du silence » explore la mémoire d’une fratrie née dans la pauvreté, le vacarme et les non-dits. À travers des fragments de souvenirs, l’auteur remonte le fil d’une vie marquée par les absences, les départs et les renaissances.
La Brière, ce vaste marais en Loire-Atlantique, s’impose comme un personnage vivant au cœur de ce récit. Terre d’eau et de silence, elle est le berceau de l’enfance, le refuge des mémoires et le témoin des liens familiaux qui se tissent et se défont. Chaque souvenir y devient une maison, un rivage, une trace d’amour et de transmission.

Avant que j’oublie… hier encore

« Mais ce récit, au-delà d’un exercice personnel, est aussi une transmission. Il s’adresse à mes descendants, enfants et petits-enfants, qui, un jour, voudront en savoir plus sur leur histoire familiale. Il est une manière de leur dévoiler cette part de mon vécu qu’ils ignorent, de leur permettre de s’imprégner de leur héritage transgénérationnel et, peut-être, d’éclairer leur propre chemin. »

Farid Abbad raconte une vie marquée par l’histoire.
De son enfance dans le quartier algérois d’Hydra à son adolescence dans la cité des Dunes, puis à ses études à Annaba et Alger, il partage anecdotes et expériences, évoquant la guerre d’indépendance, la décennie noire et l’exil au Canada. Il y parle de sa famille, de ses racines kabyles, de ses passions et de ses amours, offrant un regard à la fois intime et universel. Son témoignage explore la mémoire, la résilience, l’immigration et la richesse culturelle d’une époque, entre survie et réflexion sur l’identité.

Deux femmes s’écrivent

« Sociologue, je me suis intéressée au récit de vie, cette approche qui relie le social, le psychique et la grande histoire. J’ai très vite découvert que l’exploration de ces temps et de ces lieux d’où nous provenons influence notre présent et nos projets d’avenir.
Nous voyageons dès lors dans la vie, avec comme viatique un bouquet issu de nos héritages multiples. Ce livre propose de se pencher vers lui pour mieux les découvrir. »

Elles se rencontrent à Paris à l’occasion d’un stage consacré à l’écriture autobiographique. L’une vit dans les Ardennes belges, l’autre dans le Périgord. Une même communauté d’esprit les lie, un goût pour la lenteur et une méfiance instinctive pour l’agitation criarde.
Marie et Élise décident d’échanger par courriels tout au long d’une année pour revisiter leurs histoires personnelles, les épreuves et les aventures qui les ont transformées.
Peu à peu, leur dialogue devient un laboratoire, un espace de réflexion où leurs expériences prennent sens et ouvrent sur de nouveaux projets de vie.
À la croisée du témoignage et de l’essai, cet ouvrage invite chacun·e à se réapproprier son histoire et à découvrir la force des mots pour relever les défis.

Merci la France

« Dans les écoles, les enfants portaient des noms aux sonorités diverses et nul n’y voyait d’étrangeté. La maîtresse, elle-même d’origine amazighe, rappelait aux élèves que la richesse du Maroc venait de ses multiples visages. »

Né dans les montagnes du Moyen-Atlas, Ali, grandit entre les valeurs de son enfance marocaine et l’influence précoce de la culture française. Guidé par le goût du savoir, il rejoint les classes préparatoires dans un lycée d’Île de France, puis l’ESCP, avant de bâtir une carrière reconnue dans le conseil.
Tout au long de son parcours, il apprend à conjuguer ses racines et ses aspirations. À travers ses expériences, son mariage interculturel et son engagement, il montre combien la diversité peut être une richesse. « Merci la France » est à la fois un hommage au Maroc qui l’a façonné et à la France qui lui a permis de s’accomplir. C’est le récit sensible d’une vie en mouvement, portée par la résilience et le partage.

Ma vie entre parenthèses

« La violence est-elle normale en France ? Sous prétexte que nous sommes mères, avons-nous le droit de briser nos enfants ? Je vis un traumatisme permanent qui ne cesse de s’accroître chaque année, elle réapparaît toujours dans ma vie même quand il n’y a pas lieu d’être, j’ai beau changer d’adresse ou de numéro de téléphone, elle me retrouve et provoque de nouvelles douleurs. »

Enfant, l’autrice grandit dans un climat de violences, de rejet et de manipulations qui la poussent très tôt à chercher seule son indépendance. Devenue adulte, elle poursuit cette lutte en enchaînant formations et emplois, résolue à s’affranchir d’une emprise familiale pesante. Lorsque son fils Ayden est atteint d’un cancer rare, puis que son second enfant, Aezio, frôle la mort à la naissance, son quotidien bascule une nouvelle fois. Entre soins, urgences et incertitudes, elle se bat pour préserver sa famille et trouve la force de s’engager aux côtés des enfants malades et de leurs proches.

Fragments d’esprit

« Les premiers pas vers la guérison commencent quand on reconnaît que l’on n’a pas à porter ces fardeaux seuls. Prendre le temps de comprendre et de soigner ces blessures, de faire la paix avec son passé, c’est ce qui permet de se libérer, de grandir et de bâtir un avenir plus serein. »

Un soir d’orage, une voix surgit dans le tumulte intérieur. Des éclats de pensées, des confidences murmurées à la page blanche. Entre clairvoyance et vertige, ce recueil explore les zones d’ombre de l’âme, les fissures par où s’échappe la lumière. Les mots y bruissent comme des échos de révolte, d’amour, de mémoire. Chaque fragment est une respiration, une tentative de dire l’indicible avec la force du silence.

Mon cœur en Kintsugi

« Je restais toujours dans mon coin.
J’essayais de me faire des amis, mais personne ne me parlait.
Mes maîtresses ne comprenaient pas pourquoi j’étais comme ça. En réalité, j’étais une enfant dyslexique, née avec ce trouble.
J’avais énormément de difficultés et une mémoire de poisson rouge… et c’est toujours le cas aujourd’hui.
Petit à petit, le harcèlement a commencé. »

Victime de harcèlement, freinée par la dyslexie et la dépression, l’autrice aurait pu se taire. Mais elle a choisi de parler, d’écrire, de se relever. Grâce à l’amour, l’escrime, l’amitié et l’écriture, elle trace peu à peu son propre chemin.
Avec franchise, elle partage ses blessures, ses réussites, ses hésitations et sa quête d’acceptation.
Ce témoignage, à la fois intime et universel, raconte le courage discret de continuer malgré les chutes.
Art japonais, le kintsugi consiste à réparer les céramiques brisées avec de l’or, en mettant en valeur les fissures plutôt que de les cacher.

La meilleure façon de marcher

« – Vous qui entrez ici, sachez que c’est un endroit dont on ne repart pas.
J’ai souri, croyant à une boutade. Je sais aujourd’hui combien il avait raison. L’aviation est une drogue à accoutumance, quand on a goûté à l’ivresse du vol, il est difficile de s’en passer ! »

Dans « La meilleure façon de marcher », l’auteure tisse le fil d’un destin où le ciel se mêle à l’intime. À l’aube de la quarantaine, elle ose répondre à l’appel ancien des nuages, franchissant les portes d’un aéroclub. Ce rêve d’envol, longtemps contenu, devient une quête profonde, faite d’efforts, de doutes, de rencontres marquantes – dont celle de Jean-Marc, instructeur lumineux. Mais lorsque la vie chavire après un accident tragique, elle se retrouve face à l’absence, au silence, à la nécessité de continuer.
Ce récit est une traversée : celle du deuil, de la mémoire, et de la force qui naît du vertige.

Cher Monsieur Hodgkin

« Puis vient le moment d’attendre les résultats. On s’installe dans une petite pièce à côté et là, le médecin entre et commence à parler. Il mentionne des ganglions, d’un ton neutre, pas du tout alarmant. Alice, à côté, ne semble pas inquiète non plus. Mais moi, dans ma tête, ça cogite. Et c’est fou, mais à ce moment-là, je sais. Pas de cris, pas de drame, juste une certitude. Comme si mon corps me disait :
« Allez, prépare-toi, ça va être ton combat. » »

À 29 ans, l’autrice ne s’attendait pas à croiser la route du cancer. Maman d’une petite fille, auxiliaire de puériculture, elle mène une vie bien remplie jusqu’au jour où un diagnostic bouleverse tout : lymphome de Hodgkin.
Dans ce récit sincère, drôle et profondément humain, Louise Debusschere raconte son combat contre la maladie. Des premiers symptômes à la rémission, elle partage les traitements, les doutes, les douleurs, mais aussi les moments d’amour, de lumière et de joie. Entourée des siens, elle puise la force de continuer, et transforme l’épreuve en une aventure pleine d’autodérision, de courage et d’espoir.
« Cher Monsieur Hodgkin » est un hommage à la vie et à la résilience, une main tendue à tous ceux qui traversent la tempête.