Thème : Témoignages

Ma mère, une femme extraordinaire

« Pourquoi me donna-t-on le nom de ma mère ? D’après cette dernière, il paraît qu’il y a une coutume qui veut que quand un couple fait des enfants d’un même sexe, pour conjurer le sort, à la grossesse suivante, il faut que l’un des partenaires donne son nom au bébé. Comme j’étais une fille c’est ainsi que ma mère me donna son nom. »

Quand une famille ne prend pas le temps de se réunir pour partager ensemble des moments de vie, il ne reste à ses membres qu’une intimité propre et forcée, dans laquelle se cacher et ruminer ses préjugés sur les autres…
À travers cet ouvrage autobiographique, Marcelline Boya Messina cherche à renouer ces liens délités et à retrouver les chemins de vie de chaque acteur de sa famille, afin de laisser une trace pour la postérité, notamment celle de sa mère, une femme dont le caractère exceptionnel aura marqué les esprits.
L’émotion, palpable, traverse ces pages, tant l’auteure y glisse avec pudeur toute une tendresse longtemps voilée.

Mon chemin de croix

« Quand le directeur du centre rendait une visite à notre fermière, il fallait dire que tout allait bien. Que nous étions bien traités. Ce jour-là, elle nous apprêtait avec soin. Quelle perversité ! »

Brutalisée par un père alcoolique, placée chez les sœurs puis traitée en esclave et abusée par ses familles d’accueil, le calvaire de Brigitte Diez se poursuit dans un schéma qui se répète. L’homme qui partagera sa vie se révélera lui aussi en proie à l’alcool et malade. Grâce à la présence lumineuse de ses deux enfants et à une force de caractère extraordinaire, elle atteint une forme de résilience et dévoile une existence portée par l’espoir indéfectible en des jours meilleurs.

La quintessence des âmes désincarnées

« Ainsi, en commençant à transcrire cet ouvrage, j’ai l’aile de mon Ange et l’attention toute particulière des Cieux afin qu’aucune marque de poids n’assombrisse nos propos. Nous allons accueillir diverses âmes ayant parcouru le monde en y semant de belles graines d’espoir. Pour beaucoup d’entre elles, il est important de passer en ce livre afin d’apposer la pleine lumière de leurs visions de ce qui a été dit, et qu’elles constatent comme plus ou moins justes, une fois parcourues, leurs voies d’élévation, et qu’elles aient vu le monde comme pleine lumière de leurs richesses d’êtres aimants. »

Florence Messager, médium, se fait vecteur pour permettre à des âmes lumineuses de s’exprimer à travers sa plume bienveillante. Elle transcrit des messages qui lui ont été confiés lors d’échanges avec ces êtres, pour la plupart issus du début du vingtième siècle et dont les énergies demeurent parmi nous, sources d’espoir, de découverte et de foi.
Le monde invisible, celui des esprits, est le quotidien extraordinaire de Florence Messager. Elle exprimait déjà dans « Sortilèges et conventions » (Éditions du Panthéon, 2020) son absolue certitude en ces âmes élues qui peuvent tant nous apprendre. Elle poursuit son chemin, guidée par leurs murmures.

Les Perles et les Émeraudes – Tome I

« Cœur brisé,
Père attristé,
Mère affligée,
Fratrie meurtrie,
Famille
Blessée,
Vidée,
Consumée ! »

Premier de trois tomes, cet ouvrage rend hommage aux parents et à la fratrie défunte de l’auteur. Les enseignements reçus de ces proches tant aimés, Farid Tatat les redistribue à son tour sous forme de maximes. Cet ouvrage érudit définit d’ailleurs les proverbes et sentences de façon exhaustive, pour le plus grand plaisir du lecteur passionné.

Kandja – L’enfant Sarakollé en Guinée

« Il fut un moment, c’était moi qui aidais mon grand-père à s’occuper des autres petits apprentis. Les matins, le vieux se contentait de renouveler les écritures sur les planchettes et, moi, je leur faisais répéter pendant les nuits. Je coordonnais aussi, en tant que l’enfant qui connaissait le mieux le Livre Saint islamique dans ce groupe, les activités champêtres et désignais chaque jour le groupe qui surveillait les vaches en les empêchant d’entrer dans les champs des autres paysans. »

Ibrahima Manda Doukouré nous raconte ses origines à travers, tout d’abord, le chemin parcouru par ses grands-parents, qui quittèrent le Mali pour s’installer en Guinée où l’enfant grandira et étudiera dans un climat compliqué. Il nous expose aussi les problèmes liés à l’éducation dans ce pays qui l’a vu grandir et évoluer, et compare la politique et les mœurs guinéennes à celles du Sénégal, qu’il connaît bien. Une autobiographie aux allures didactiques.

Si seulement je lui avais plu

« Sans savoir qui je suis, comment pourrez-vous vous faire une idée de ma personnalité ? Je n’ai pas peur de votre jugement, ni de me ridiculiser à vos yeux, de paraître trop dure ou pas assez, de manquer de discernement, de fair-play dans des situations où mes agissements vous paraîtraient inappropriés. Nous n’avons pas tous les mêmes conceptions de la vie et c’est ce qui nous rend uniques. »

À travers l’histoire de sa famille, la narratrice souligne la fragilité des liens qui nous unissent. Rien n’est éternel et il suffit parfois d’une incompréhension, d’une dispute pour que tout bascule. Comment des parents en arrivent-ils à être brouillés avec leurs propres enfants ? C’est dans la douleur que l’autrice retrace le parcours ayant mené à cette situation.

Parcours intime

« Il y avait eu de la vie dans ces lieux, des hommes avaient peiné, souffert, connu des joies et des moments de doute ; quotidiennement, ils avaient participé à l’œuvre humaine. Mais l’on ne voit jamais la sueur dans les grandes œuvres livrées par l’homme. »

Le narrateur a dû quitter très tôt l’enseignement général pour intégrer un lycée technique alors même qu’il aurait souhaité poursuivre ses études au collège. Dans cette situation vécue comme un véritable déclassement, il va trouver la motivation nécessaire pour prendre en main son instruction, et s’ouvrir ainsi progressivement les portes d’un avenir brillant.

Le journal d’une Supervagabonde : Australie

« En arrivant, j’étais plus que ravie. J’en avais parlé, rêvé, et maintenant j’y étais. Je vivais mon rêve. Je me suis sentie tellement fière. Sept-Îles était bien loin maintenant et allait le rester pour un bon bout de temps. »

À 18 ans, Ingrid décide de quitter la Côte-Nord du Québec pour aller apprendre l’anglais en Australie. En s’immergeant dans un pays totalement inconnu, son univers et sa conception du monde seront bouleversés. Entre aventures rocambolesques et trouvailles fascinantes, à la fois de soi-même et des autres, la vie au bout du monde lui apprendra que le présent se trouve dans n’importe quel moment. La jeune adulte qu’elle est se découvrira une passion incorrigible pour les voyages, mais aussi pour l’existence.

Maman n’a pas ouvert la porte ce matin-là

« Je ne sais pas comment me tenir, comment réagir. Il n’existe pas de manuel de conventions pour ces moments-là…
Il me serre par les épaules un instant et me dit : « Maman est morte, il faut que tu sois fort… » Ni lui ni moi n’essuyons une larme. Nous sommes empreints d’une colère froide, d’une tristesse d’acier qui vous fige comme de la glace.
Tout le monde a entendu ce qu’il vient de me dire, cela a été sa manière à lui d’annoncer la nouvelle à ses frère et sœur. Il m’a choisi comme relais pour encaisser l’annonce.
J’entends ma sœur qui hurle, mes grands-parents qui s’effondrent. C’est le chaos ! »

À travers cet ouvrage terriblement sensible, Yann Lang-Lazdunski témoigne d’une existence marquée par le suicide de sa mère, lorsqu’il était encore adolescent.
Un orage aux allures de cyclone duquel il mettra un temps infini à s’éloigner, dévoilant dans ces pages la rancune, le chagrin, les angoisses qui peuvent suivre une telle épreuve.
S’il évoque la chance d’avoir pu compter sur ses proches et ses amis pour accompagner sa souffrance, il nous montre surtout comment il en est sorti, en pardonnant, à voix basse mais quand même, à sa maman de n’avoir pas ouvert la porte, ce matin-là.

Le mauvais prénom

« Mes idées de l’époque peuvent peut-être paraître démesurées, mais celui qui ne rêve pas n’avance jamais. Parmi elles, j’ai en tête de créer, au milieu des dunes, la plus grande scène à ciel ouvert dans tout le bassin méditerranéen. Cela aurait pu être le plus important festival pop de la Méditerranée, en plein désert, à l’image des deux festivals historiques existant déjà dans le pays. »

Ce témoignage touchant est celui d’Oussama, jeune homme de 30 ans, qui a longtemps hésité avant de dévoiler ce portrait.
Doté d’une force de caractère peu commune, ce fils d’un homme puissant va, sur un coup de tête, échapper en 2016 à l’emprise paternelle pour tracer sa route loin du cocon familial, à Paname.
Oussama nous fait vivre sa descente aux enfers, sa confrontation à l’impuissance des institutions ainsi que sa difficile remontée pour devenir le maître de son destin avec l’intelligence et la culture comme seules armes. Les trois années les plus sombres de sa vie sont ici racontées, sans artifices.
Dans cet autoportrait, qui aborde aussi bien l’amour que les sujets d’actualité, il nous amène au-delà des clichés habituels à la rencontre de la paix et de la liberté tant recherchées.

Des Mots… sur mes Maux

« Je me souviens de ma vie…
Je me souviens quand le soir, je m’asseyais sur la dernière marche de l’escalier, attendant que tout le monde dorme, et dans ce silence, descendre les marches doucement pour aller me blottir dans le lit auprès de maman. Plus de bruit ni de cris, je pouvais m’endormir sereine dans les doux bras de ma mère. »

Fille d’une famille où le destin de la mère a basculé dans les affres de la seconde guerre mondiale, et où l’alcool a fait des ravages, Marie Bouquet livre aujourd’hui ce témoignage bouleversant où elle raconte son expérience.
Une famille heurtée, baignant dans les non-dits et les mensonges, des enfants stigmatisés par le vécu de leurs aînés, qui perpétuent une lugubre tradition… L’histoire de nos parents et leurs souffrances se transmettent, même inconsciemment, et peuvent empêcher les générations suivantes de connaître le bonheur. Comment aller de l’avant, quand tout nous attire vers le fond ?

Délire sur Dieu écrit par un bipolaire

« Ce n’est pas tant les choses qui nous affectent, mais la manière dont on les interprète.
Verre à moitié vide ou à moitié plein. »

En 2004, Daniel Cunha, souffrant de bipolarité, perçoit un message psychique contenant le mot « Dieu ». Depuis, il n’aura de cesse de découvrir le sens profond de ce message qui a bouleversé son existence. Dans cette autobiographie patinée de fantaisie, l’auteur, à travers son journal de délire, nous dévoile son quotidien régi par la maladie et le teinte d’espoir en s’adressant à l’Éternel comme à l’Univers.

Une vie assassinée ou La vie d’un homme simple assassinée par un pédophile ordinaire

« Et puis en sa qualité d’enseignant, n’était-il pas toujours entouré d’enfants ? Cet être aussi malsain ne disposait-il pas d’un grand terrain de jeux ? Un pédophile est et restera pédophile. Et l’un de mes buts était de faire cesser les agissements de cet homme même si je ne savais plus ce qu’il faisait. Et je pensais que la justice était de mon côté. »

Enfant timide, réservé, le narrateur est, à 11 ans, capturé dans les mailles d’un enseignant pédophile. Sa vie bascule. Il échappe de justesse à la délinquance parce que sa vocation est d’aider les autres.
Épanoui professionnellement, il est brutalement rattrapé par le souvenir des sévices subis. Il décide alors d’entamer une procédure contre son bourreau. Pour déjouer l’absurdité de la règle – les faits sont prescrits – il contacte associations et ministres, se démène mais est débouté en appel. Est-ce le début d’une nouvelle chute ?

L’Asperger : mon vécu et mes solutions

« Mon objectif est de vous démontrer qu’une personne Asperger peut réussir sa vie, en apprenant comment fonctionne sa motivation intrinsèque. »

Geneviève Thiffault est Asperger de haut potentiel. Elle raconte dans ce témoignage sa quête pour faire diagnostiquer son syndrome, une entreprise qui n’a pas été de tout repos. L’autisme est en effet un trouble parfois difficile à identifier, notamment chez la femme dans le milieu médical… Ainsi, dans cet ouvrage, elle partage son vécu et ses interventions en autisme depuis dix-sept ans.

Chute Libre – Tome I – Le précipice

« Ces étranges personnes m’avaient probablement déjà tout dit sur les raisons de ma présence dans cette chambre d’hôpital, mais aucun souvenir d’une quelconque conversation avec l’une ou plusieurs d’entre elles ne m’effleura l’esprit. Je me confortai dans mon idée de cauchemar, et ce durant plusieurs jours. Des blouses blanches qui bougèrent dans tous les sens. Un peu comme des fourmis qui se pressent lorsque leur fourmilière est détruite et qu’il faut déplacer les œufs. Je ne compris pas ma présence dans ce lit ni pourquoi tous ces gens couraient partout. »

À travers ce témoignage désarmant de sincérité, l’autrice met en lumière les conditions de travail déplorables de certains apprentis dans un monde qui, à force de piétiner les rêves de ses jeunes, pourrait bien mener la société du vingt et unième siècle à être peuplée de personnes désertées par l’espoir, sans envies et sans attentes de l’existence. Priscilla livre aujourd’hui un ouvrage d’une justesse troublante, qui manque parfois à ses contemporains…

Vive la vie, plus que jamais

« C’est une partie de moi que j’ai perdue, mais j’ai l’impression que je vais devoir me reconstruire en entier. Me reconstruire sans toi me semble tellement impossible ! »

La maladie, éprouvante pour le patient et pour ses proches, est aussi, comme le montre cet ouvrage, une opportunité d’accompagnement. Au-delà de la souffrance qui accable Eric, le dévouement de Samuel à son chevet va leur permettre à tous les deux de tisser des liens encore plus solides.

Douleur silencieuse

« Confusion, illusion, permets-moi de t’offrir ma réalité.
Trahison, mensonge, permets-moi de t’aimer comme personne n’a jamais su le faire.
Laisse-moi réparer chaque morceau de ce cœur brisé. »

L’autrice, victime de viol, dévoile dans ce poignant témoignage les affres de la souffrance subie après son agression, mais aussi et surtout les étapes de sa reconstruction. Dans l’espoir de donner de la force aux personnes qui, comme elle, ont vécu ce genre d’expérience traumatique, elle exprime sans fard ce qu’elle a vécu tout en montrant que, chacune et chacun à son rythme, nous pouvons sortir de cette spirale de douleur.

Thérapie personnelle

« Cela faisait trois jours que j’avais commencé à fréquenter cette école, trois jours que je restais replié sur moi-même, perdu dans mes pensées, alors que les autres enfants n’avaient qu’une seule envie : l’heure de la récréation pour jouer, courir, s’amuser, crier ou encore se défouler. Ça se voyait, d’ailleurs, cette joie de vivre qui régnait sur cette cour de récréation, ce n’était pas normal que je reste là sans bouger. »

Lorsqu’on ne voit plus d’étincelles dans l’obscurité, comment s’en sortir ? Avec cet ouvrage poignant et sincère, Erwan Aimable Kubana partage avec le lecteur les blessures psychologiques qui ont marqué son existence. Dans une démarche cathartique et pédagogique, l’auteur souhaite montrer le chemin de la guérison aux victimes d’abus en tous genres et leur garantir que l’espoir rend le bonheur possible, à travers la résilience.

Le vent de la colère

« Le président Bouteflika devient ainsi la «  figurine de bois  » manipulée par une bande «  mafieuse  » cachée derrière les rideaux. Ce cercle restreint, bien organisé au sommet de l’État, utilise des personnalités publiques et des responsables dans les administrations « au passé sulfureux  » pour leur imposer de sales besognes. Ils sont appelés à faire pression sur les fonctionnaires pour récolter leurs signatures au profit de Bouteflika. »

Dans ce témoignage, Lotfi Sid nous décrit et analyse les événements de février 2019 à Alger. Avec précision et détail, ce journaliste en place au moment de cette révolution retrace les étapes ayant engendré ce soulèvement populaire, fruit d’une colère longtemps rentrée… et totalement imprévu par le gouvernement alors en place. Il définira ainsi les éléments qui ont permis l’accession à la présidence d’Abdelmadjid Tebboune, successeur de Bouteflika.

Je ne voulais pas mourir, juste revivre

« Pensant que l’apparence compenserait le manque, je fus l’acteur principal de ma perte. Tout n’était qu’une sordide comédie dont la fin fut des plus tragiques.
Je m’appelle Luc. J’ai dix-neuf ans et, malgré mon jeune âge, j’écris un livre, le livre de ma vie. J’en commence l’écriture, installé au bureau de ma chambre d’hôpital. »

« Si j’avais su que j’allais souffrir autant, je referais tout de la même façon »
Dans ce témoignage poignant, Luc Rouquette nous conte une vie qu’il a brûlée par les deux bouts : voyages, excès, luxe et volupté… Au bord du danger, cette vie de flambeur a eu un prix : l’addiction, l’anorexie, la dépression. Une spirale infernale dont l’auteur a tenté de sortir par lui-même, mais la vie l’a gardé. Aujourd’hui, il raconte sans fards la vie qui l’a consumé, sans regrets.