Thème : Témoignages

L’intimité d’un journal

« J’aimerais être allongée dans l’herbe à regarder le ciel étoilé et les signes qui s’y forment, j’aimerais penser à l’avenir, sourire à la vie et me dire que demain ne sera que meilleur, j’aimerais avoir ma tête posée sur l’épaule de celui que j’aime et qu’il me parle du futur, de nos projets, des voyages, du travail, des enfants, j’aimerais vouloir vivre. J’aimerais pleurer, sécher mes larmes et puis me dire que ça passera, que ce n’est rien, que toutes les étapes de la vie ne sont là que pour nous faire grandir. J’aimerais croire. J’aimerais être bien. »

Dans ce journal tenu sur une année, Meryem Jaouhari met à nu sans fards et sans retenue sa bataille quotidienne contre la dépression, qui révèle à demi-mots son envie de vivre à travers les pulsions de mort. Recherchant la lumière dans ce couloir obscur qu’est parfois l’existence, elle fait part de ses ressentis, de ses réflexions et nous mène vers sa vérité : la résilience.

Mon aventure tabac

« Il m’est arrivé bien des fois de fumer une cigarette en solitaire, par habitude sans doute. Et lorsqu’un ami ou une simple connaissance se joint à moi, me demande du feu et allume une cigarette, le plaisir vient. La cigarette a-t-elle changé de goût ? En réalité, le plaisir ressenti est le plaisir d’être avec quelqu’un, en connivence avec lui. La cigarette n’y est pour rien.»

Dans ce témoignage instructif, l’auteur partage un nuage obscur de son passé : celui formé par les milliers de cigarettes qu’il a fumées. À travers ce prisme il retrace une partie de sa vie, le contexte, ce qui a rendu possible cette addiction dans son existence… Et puis le combat pour s’en défaire, après le diagnostic d’un cancer du poumon.

Une vie reconstruite par une force intérieure

« L’organisation et le fonctionnement de notre société ont relégué la femme au second plan, comme étant le sexe faible. Elle reste à la maison pour s’occuper des tâches ménagères, ainsi que de l’éducation et l’entretien des enfants. Bien évidemment, c’est une vision erronée de la femme, car aujourd’hui, les femmes sont dans toutes les sphères (une femme peut être à la fois maman, chef d’entreprise, femme accomplie dans la société et épanouie dans son couple). »

Dans cet ouvrage intime et sincère, Nasdène Kodia partage avec le lecteur un moment terrible de son existence, alors qu’elle était encore étudiante. La violence conjugale est un mal sournois, qui s’installe sans que l’on s’en aperçoive et détruit des vies, parfois sans bruit. Ce témoignage vise à trouver le courage de ne pas se laisser dépasser par ce mal, ou à se retrouver après y avoir échappé.
Pour celles d’entre vous qui subissez ce fléau, ce texte propose une série de recommandations qui peuvent vous éviter d’avoir à affronter une situation encore plus dégradée. Pour celles qui ont déjà fui, il vous aidera à changer votre perception de la vie et à vous reconstruire. La résilience est au bout, ne la quittez pas des yeux.

Le Kyrios

« Si notre personne humaine s’interroge toujours, à un moment donné ou non défini de son existence, sur son origine, à un degré plus ou moins différencié, elle cherche aussi le sens profond de sa destinée, des particularités de sa condition, la signification inhérente à sa spécificité présente, pour un futur espéré, négligé, ou renié parfois. »

Penser que Dieu n’existe pas est une liberté que l’homme peut choisir. Penser le contraire, un choix tout autant légitime.
La foi reçue n’est pas un point de vue intellectuel mais une expérience vécue que tout un chacun peut connaître. Ne convient-il pas de donner à notre vie intérieure la place qu’elle mérite, pour ne pas courir le risque de devenir un exilé de notre conscience personnelle dans la finitude du temps ?

Comme un arc-en-ciel après la pluie

« Une partie de moi, certainement la partie consciente et raisonnée, voulait mettre un terme à ce cercle vicieux, sortir de la spirale infernale dans laquelle j’étais enfermée, mais une autre partie, inconsciente et déraisonnable, faisait barrage, et c’est elle qui avait le dessus la plupart du temps. Cette dualité permanente m’épuisait. »

À la suite d’un événement douloureux, la vie de Louise, alors déjà fragile, vole en éclats. En la suivant dans sa descente à travers les abysses de l’anorexie mentale, nous prenons conscience avec elle de ce moment clé où l’on se dit : « maintenant, il faut vivre ou mourir ».
Vers où ses pas tremblants vont-ils mener Louise ? C’est en lisant ce poignant récit que vous le découvrirez.

Parkinson, ma renaissance grâce à la neurostimulation

« Je suis comme une fusée sur son pas de tir et le décompte pour le lancement est démarré. Pourvu qu’il n’y ait pas de souci imposant l’arrêt de ce compte à rebours. »

Daniel Schmitt est atteint de la maladie de Parkinson. Un jour, il se laisse convaincre de tenter une SCP ou stimulation cérébrale profonde, une opération lourde qui comporte des risques importants… mais qui peut atténuer ses symptômes et donc, changer sa vie. À travers ce témoignage, il cherche à convaincre les personnes atteintes de son mal de ne pas se laisser intimider par cette intervention grâce à laquelle il a repris goût à l’existence.

Un prêtre au pays du Carnaval

« Un prêtre au pays du Carnaval » est le récit fidèle d’un parcours remarquable révélé par une rencontre déterminante dans un cadre tropical envoûtant. L’auteur, en mission culturelle au Brésil, croise le chemin d’un prêtre français, Père José, curé d’une paroisse dans la banlieue ouvrière de São Paulo. Une amitié naît…

Le Brésil est un pays immense aux beautés naturelles fascinantes. Son dynamisme industriel a de quoi étonner. Il est toujours prêt à faire la fête… Et pourtant, une grande partie de sa population vit dans des conditions difficiles comme en témoignent les favelas.

Bernard Lucquiaud raconte, dans un style fluide et sur le ton de la conversation amicale, l’engagement total du Père José au service des plus pauvres, surtout pendant la dictature militaire. Il rend hommage à l’humanisme généreux de ce prêtre et à son action infatigable dans un Brésil profond, infortuné, pathétique et parfois violent sous son apparente nonchalance.

Les aventures et les réflexions de Bernard Lucquiaud et du Père José éclairent en outre sur deux composantes de la vie des Brésiliens : l’extravagant phénomène Carnaval et le spiritisme occulte issu du métissage indien (les indigènes), portugais (les conquérants) et africain (les esclaves).

Une histoire vécue ; un livre captivant…

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« Extrêmes, dualités, visions, violences, découvertes, joie, enseignements, spiritualité, paranormal, voilà quelques mots-clés de cet ouvrage parmi tant d’autres ! Lorsque nous parlons de la vie ou de la société en général, nous nous référons à des situations bien précises, concrètes, mesurables et réelles, visibles, en d’autres termes. Mais qu’en est-il des choses invisibles ou de l’inexplicable par l’Homme rationnel ? »

De l’enfance à l’âge adulte, Marina Tomasic retrace le parcours de son existence pour dévoiler la qualité de sa force morale. Une résilience cathartique essentielle pour conseiller toute personne démunie face aux instabilités de la vie.

D’une plume résolue, guidée par un esprit philanthrope, elle dessine le chemin allant vers la Lumière. Une façon pour elle de révéler sa dévotion mais également de nous accompagner dans l’acceptation de soi.

Mi-ombre, mi-lumière

« Ce rituel se faisait chaque jour et fumer un joint à cette époque était encore occasionnel.
Après avoir fini, j’étais décontractée, seule. Je pris le chemin qui me donnait l’accès à mon travail. »

En 2005, Claire Chardin voit sa vie basculer : sa consommation quotidienne de cannabis l’entraîne progressivement dans une schizophrénie délirante. Cette maladie du cerveau affecte sa pensée, ses sentiments et ses comportements.

Encore troublée mais désireuse de lever le voile sur l’un des épisodes les plus noirs de sa vie, elle détaille avec sincérité les souvenirs marquants de sa psychose chronique et souhaite sensibiliser les jeunes et leurs familles à cette maladie trop souvent sous-estimée.

Regardons vers la lumière

« Dans toute relation, à un moment ou à un autre de notre vie, nous avons fait des promesses, il nous en a été fait, pour la plupart non tenues.
Tout notre être a été animé de joie ou de déception selon les circonstances.
Nous vivons au rythme de ces espérances. L’espoir, c’est bien cela qui guide notre vie. « L’espoir fait vivre », dit-on, mais que signifie cette expression ? Que nous devons croire aveuglément en quelqu’un ou à quelque chose ? »

Dans ce livre, Catherine Mirande explore les croyances qui nous privent d’un bonheur et créent des souffrances inutiles. Le chemin est tortueux et semé d’embûches, mais quelle satisfaction de parvenir à dépasser le stade des illusions perdues. C’est dans un ensemble structuré, qu’elle démontre comment se libérer du conditionnement collectif afin de retrouver un enthousiasme et la voie de sa propre liberté intérieure.

Elle révèle ainsi des éléments essentiels pour transformer sa perception de la vie. Du temps des promesses à celui des regrets, du temps du pardon à celui de l’oubli, Catherine Mirande nous entraîne dans la quête de la sérénité.

À l’avenir

« Qu’est-ce que l’amour ? L’amour est une énergie sentimentale, une canaille qui nous joue des tours. Sans retenue, nous la dépensons, et lorsque nous en sommes épuisés, nous en sommes les premiers étonnés. L’amour est également une sensation, ou plutôt un composé de sensations, qui nous change, qui nous met dans un autre état. »

Carnet intime aux accents sensibles, cet ouvrage dévoile les grands thèmes de l’existence : l’amour, la foi, la philosophie. Une invitation à écouter les adagios qui s’écrivent sous la plume délicate de l’auteur.

Tableaux successifs de l’intimité d’une vie, c’est une ode à l’hédonisme et au lâcher-prise. C’est un condensé de pensées touchantes, à la fois voyage intérieur et porte ouverte sur l’autre, une façon d’éclairer les émotions de son auteur.

Ainsi, Nicolas Beauclercq nous transporte vers un ailleurs le temps d’une lecture. Vrai, sentimental, lumineux, il témoigne de sa profondeur.

Les prédateurs de la République

« Pour l’ASE, peu importe que le placement soit justifié ou non, pourvu qu’il y ait placement et que chaque enfant placé lui rapporte sept mille euros par mois, voire plus. Et, plus le placement de l’enfant s’inscrit dans la durée, plus ça lui rapporte en termes financier et organisationnel. »

Tenir une chronique sur le rapt institutionnel de son enfant est une épreuve représentant toute la profondeur du cauchemar vécu : rapports mensongers, bulletins de notes falsifiés, faux certificat de scolarité, fausse audience tenue par des inconnus, faux jugements, usurpation de noms de magistrats pour rédiger un faux arrêt, faux en écritures publiques, violations délibérées des lois de la République, intimidations, harcèlements, violences… Cette liste ne renferme que quelques exemples des infractions et crimes commis par des représentants de l’Aide Sociale à l’Enfance et leurs complices camouflés dans les institutions.

C’est en décrivant rigoureusement et magistralement chaque événement que l’auteur retrace ainsi le placement abusif de son fils. Un récit déroutant qui révèle combien les placements d’enfants, financés à coups de milliards d’euros, sont source de dérives extrêmement dangereuses.

Un Printemps à Paris

« (…) le sujet est techniquement inépuisable, sinon affectivement indispensable, empli de richesses inouïes, de petites et de grandes histoires, d’une identité en constante réévaluation. Paris vaut bien encore un petit ajout, une modeste contribution. Et c’est l’énergie qui motive ces quelques évocations. »

À chacun son Paris et son imaginaire parisien. Ville fétiche, ville lumière, Paname vit de son histoire et de ses multiples facettes. Capitale politique, économique, culturelle, cosmopolite, carrefour des idées et itinéraire des artistes, Paris est riche de tout ce qui la caractérise.

Véritable promenade au cœur d’un Paris qui n’appartient qu’à l’auteur, ces pages racontent ainsi des siècles d’urbanisme, les variations imperceptibles du temps, de la vie des quartiers et des monuments. Au fil de la balade s’entremêlent alors un chapelet d’anecdotes et mille détails qui font battre le pouls d’une grande cité.

«Un Printemps à Paris» est la déclaration de Christophe Agogué à sa ville natale, avec toute la tendresse et l’humour distancié qu’on lui connaît.

Chaque jour un peu moins

« Le manque de spontanéité est pallié par une réflexion dont la résolution est souvent limitée à une simple approbation ou désapprobation, mais qui bien souvent me suffit : en gros, je ne parle plus pour ne rien dire. Je deviens une sorte de moine qui mûrit sa réflexion sur le monde qui l’entoure, y compris sur mes interlocuteurs de réseau qui me procurent un feed-back appréciable. La communication écrite m’a toujours plu, anyway. »

En 2015, Olivier Brenkman se heurte à un diagnostic implacable : il est atteint de la maladie de Charcot. Comme sa main ne peut plus écrire et que sa voix l’abandonne, il commence à communiquer à l’aide d’un ordinateur. Grâce à son œil, les lettres et les mots peuvent alors se former et plus que tout, lui permettre d’entretenir le lien avec ceux qu’il aime.

C’est ainsi qu’il nous emporte dans le tourbillon de ses pensées. De la perte d’autonomie à la découverte de contrées lointaines, il raconte la solidarité d’un village, la force des liens qui l’entourent et son corps devenu une prison pour son cerveau. Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution des siens, il entame un nouveau combat, celui d’une nouvelle vie, une façon pour eux comme pour lui de repousser l’inéluctable.

Son cerveau déborde d’intelligence et son œil vif réagit à tout, scrute l’entourage, manie l’humour, la dérision, les jeux de mots… Car au-delà de tout, Olivier Brenkman est un homme lucide et profondément vivant.

La dernière rose

« Un bouquet de roses rouges, dans un vase en cristal de Baccarat, se détache très nettement sur la commode en bois noirci.
Par la pensée, Anne remercie Jean d’avoir choisi ces fleurs magnifiques ; étendue sur son sofa, elle berce du regard Christophe, son nouveau-né qui dort tranquillement dans son berceau. »

À sa naissance, Christophe semble jouir d’un destin heureux. Ses parents sont unis, profondément amoureux et portent une attention toute particulière au premier fruit de leurs entrailles. Mais un jour le doute s’installe, le bonheur se désintègre, puis la chance bascule et prend progressivement ses distances…

L’ironie du sort est-elle la face cachée du destin ? Et le destin est-il hasard ou fatalité ? Une seule certitude demeure : l’avenir finit toujours par rattraper ceux qui tentent de lui échapper. Ainsi, d’une plume fluide et sincère, l’auteur confie le récit d’une existence tourmentée comme rappel à cette réalité éclatée.

Michèle Le Cunff-Bosetti révèle ici l’histoire romancée d’un être cher. C’est un message, une preuve de la fragilité de l’existence. Mais c’est aussi, et surtout, l’hommage caché d’une femme envers son ami perdu.

Patrick, récit d’une jeune vie brisée

« Arriva jeudi, le 18 septembre 1981. À 13 h 15, Patrick se rendait à l’école, comme toujours. Il a, d’après ce qu’on m’a dit, traversé la route sous la bonne garde des patrouilleurs scolaires. Lorsque la sonnerie de l’école retentit, ceux-ci plièrent bagage, laissant Patrick seul de l’autre côté. Et Patrick s’élança seul sur le passage clouté devant son école. Il n’avait pas remarqué la camionnette qui arrivait. Juste avant que Patrick mette le pied sur le trottoir, elle le renversa. Il y eut les marques de la tête de Patrick dans son pare-chocs. Patrick gisait 100 mètres plus loin, le sang lui coulant des oreilles. »

Ce témoignage est un besoin intime, viscéral, nécessaire. C’est à la fois la douleur, l’espoir mais surtout l’amour d’une mère qui revient sur le destin tragique de son fils. Avec un courage désarmant, elle raconte le combat quotidien d’une famille à l’espoir incommensurable. D’un premier accident survenu à 5 ans, lui laissant de graves lésions cérébrales, à une vie d’adulte, au quotidien articulé entre quête d’autonomie et hôpital psychiatrique, l’existence de Patrick Dumont ne fut que lutte acharnée.

Cet ouvrage est une histoire vraie, le récit authentique de la vie d’un fils. La voix d’une mère qui cherche à rester optimiste. C’est un message, une véritable preuve de la force d’un jeune garçon, d’une famille et d’un entourage. Mais c’est aussi, et surtout, un profond hommage caché dans le récit d’une jeune vie brisée.

La roue libre

« Au début du voyage à vélo d’Helsinki à Tampere, je me rends compte rapidement que je manque d’entraînement ayant assez vite mal aux jambes, heureusement que je n’avais prévu qu’une cinquantaine de km les premiers jours pour rejoindre Tampere. Avant le départ, j’avais bien étudié la carte en relevant les routes et les croisements. Mais malgré cela, me dirigeant à l’aide de la carte et de la boussole, je me perds souvent. Dans les jours suivants, je découvrirai l’usage de « Google Maps » sur ma tablette et bien que n’ayant pas pris d’abonnement à Internet, le tracé au plus près de ma route me permettra de m’y reconnaître plus facilement. »

Seule sur son vélo, François Dion décide de parcourir l’Europe le long de ses frontières en traçant une ligne descendante de la Norvège au sud de la Roumanie. Son unique certitude : il lui faut voir l’île de Vardo. Un nom qui l’attire depuis toujours. Cette île, à l’extrême nord-est de l’Europe, se trouve au-dessus du cercle polaire, à quelques encablures de la Russie, l’opportunité d’y voir enfin le soleil de minuit…

C’est d’une plume vive et sincère que l’auteur raconte ainsi un voyage incroyable au cœur d’une Europe multiple. Elle dévoile avec adresse le bonheur de rouler, mais aussi les moments difficiles éprouvés. Des confessions qui révèlent avant tout l’intime conviction d’avoir trouvé sa plénitude sur une « petite reine ».

À 67 ans, seule, et en quatre mois, Françoise Dion a parcouru plus de 4 000 kilomètres à vélo. De la mer de Barents à la mer Noire, elle nous invite à la suivre dans une aventure courageuse où le dépassement de soi représente son ultime fer de lance.

Toute une vie en valses de crises bipolaires

« Prendre conscience que l’on tient entre ses mains sa propre vie, savoir qu’on est seul maître à bord, est une sensation assez agréable, assez palpitante. Je ne lutte plus contre et avec mes démons, je ne veux plus les combattre, je les laisse venir à moi. Que diriez-vous d’un duel ? »

Tara est bipolaire. Au détour d’un deuil qui frappe la jeune femme, la maladie balaie tout sur son passage et refait violemment surface. À travers son quotidien semé d’embûches et sa relation épistolaire avec son ami Pascal, elle nous raconte son combat contre ce mal qui la ronge.

Entre sautes d’humeur inexpliquées et épisodes dépressifs impromptus, Tara devra affronter un quotidien chaotique qu’elle ne sait pas encore nommer. C’est grâce à un entourage attentif à ses maux, et forte des judicieux conseils prodigués qu’elle apprendra à vaincre ses démons, au jour le jour.

Ma vie vouée à l’intégration

« Un aller sans retour vers une destination inconnue. Il y avait un si beau soleil, ce matin-là. C’était au temps de la guerre froide et après un périple de vingt-deux heures d’avion et plusieurs escales pour éviter les espaces aériens des pays du bloc communiste ; la Corée du Sud puis le Japon où j’avais changé d’avion, ensuite l’Alaska, sans escale ; mon vol atteignait sa dernière étape, Amsterdam, avant d’arriver enfin à Paris. La France, ce territoire inconnu, si loin de ma terre natale. Tout était nouveau et vierge dans mon esprit. »

D’une enfance volée à une vie d’adulte prématurée, Luc Chen dévoile l’histoire de son intégration en France. Arrivé malgré lui dans le Paris des années soixante-dix, il revient sur sa conquête d’indépendance, son combat de tous les jours sur une terre inconnue et son besoin vital d’assimilation de la culture française.

Ainsi, d’une plume vive et ardente, il conte son voyage au cœur de l’hexagone. Au fil du temps, son réel optimisme lui a permis d’apprivoiser une population encore inhabituée à l’immigration et de devenir un citoyen à part entière. L’homme d’aujourd’hui se souvient alors de l’enfant timide et introverti, nous laissant entrevoir les films les plus intimes de sa vie.

Tout là-haut tu t’es envolé

Le 22 juillet 2014, sept enfants inscrits au Service Municipal Jeunesse (SMJ) rentrent d’une sortie aux lacs de la forêt d’Orient, dans un parc régional de l’Aube. Sur la route, leur véhicule heurte de plein fouet un poids lourd roulant en sens inverse. En une fraction de secondes, la vie bascule.

Ce témoignage est un besoin intime, viscéral, indicible. Pour elle, pour eux, pour nous. C’est la colère, la douleur, une apnée définitive. C’est la perte de Kylian, son fils de 12 ans ½, et Jordan, son neveu de 14 ans ½. C’est le cri d’une mère, la blessure à vif d’une tante. C’est la plainte sourde d’une femme, son réquisitoire absolu contre la souffrance, intolérable, d’avoir perdu une partie de ses entrailles.

Ce témoignage, c’est le signe du temps qui passe. C’est retrouver le quotidien, car la vie, malgré tout, continue autour d’elle. C’est un message à ses autres enfants, pour qui l’angoisse de ne plus être aimé s’ajoute à la douleur de l’absence. C’est l’histoire d’un deuil, ce travail intérieur toujours individuel, et toujours singulier. Mais c’est aussi, et surtout, un hommage à deux petits garçons partis tout là-haut.