Thème : Témoignages

Regardons vers la lumière

« Dans toute relation, à un moment ou à un autre de notre vie, nous avons fait des promesses, il nous en a été fait, pour la plupart non tenues.
Tout notre être a été animé de joie ou de déception selon les circonstances.
Nous vivons au rythme de ces espérances. L’espoir, c’est bien cela qui guide notre vie. « L’espoir fait vivre », dit-on, mais que signifie cette expression ? Que nous devons croire aveuglément en quelqu’un ou à quelque chose ? »

Dans ce livre, Catherine Mirande explore les croyances qui nous privent d’un bonheur et créent des souffrances inutiles. Le chemin est tortueux et semé d’embûches, mais quelle satisfaction de parvenir à dépasser le stade des illusions perdues. C’est dans un ensemble structuré, qu’elle démontre comment se libérer du conditionnement collectif afin de retrouver un enthousiasme et la voie de sa propre liberté intérieure.

Elle révèle ainsi des éléments essentiels pour transformer sa perception de la vie. Du temps des promesses à celui des regrets, du temps du pardon à celui de l’oubli, Catherine Mirande nous entraîne dans la quête de la sérénité.

Un Printemps à Paris

« (…) le sujet est techniquement inépuisable, sinon affectivement indispensable, empli de richesses inouïes, de petites et de grandes histoires, d’une identité en constante réévaluation. Paris vaut bien encore un petit ajout, une modeste contribution. Et c’est l’énergie qui motive ces quelques évocations. »

À chacun son Paris et son imaginaire parisien. Ville fétiche, ville lumière, Paname vit de son histoire et de ses multiples facettes. Capitale politique, économique, culturelle, cosmopolite, carrefour des idées et itinéraire des artistes, Paris est riche de tout ce qui la caractérise.

Véritable promenade au cœur d’un Paris qui n’appartient qu’à l’auteur, ces pages racontent ainsi des siècles d’urbanisme, les variations imperceptibles du temps, de la vie des quartiers et des monuments. Au fil de la balade s’entremêlent alors un chapelet d’anecdotes et mille détails qui font battre le pouls d’une grande cité.

«Un Printemps à Paris» est la déclaration de Christophe Agogué à sa ville natale, avec toute la tendresse et l’humour distancié qu’on lui connaît.

Chaque jour un peu moins

« Le manque de spontanéité est pallié par une réflexion dont la résolution est souvent limitée à une simple approbation ou désapprobation, mais qui bien souvent me suffit : en gros, je ne parle plus pour ne rien dire. Je deviens une sorte de moine qui mûrit sa réflexion sur le monde qui l’entoure, y compris sur mes interlocuteurs de réseau qui me procurent un feed-back appréciable. La communication écrite m’a toujours plu, anyway. »

En 2015, Olivier Brenkman se heurte à un diagnostic implacable : il est atteint de la maladie de Charcot. Comme sa main ne peut plus écrire et que sa voix l’abandonne, il commence à communiquer à l’aide d’un ordinateur. Grâce à son œil, les lettres et les mots peuvent alors se former et plus que tout, lui permettre d’entretenir le lien avec ceux qu’il aime.

C’est ainsi qu’il nous emporte dans le tourbillon de ses pensées. De la perte d’autonomie à la découverte de contrées lointaines, il raconte la solidarité d’un village, la force des liens qui l’entourent et son corps devenu une prison pour son cerveau. Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution des siens, il entame un nouveau combat, celui d’une nouvelle vie, une façon pour eux comme pour lui de repousser l’inéluctable.

Son cerveau déborde d’intelligence et son œil vif réagit à tout, scrute l’entourage, manie l’humour, la dérision, les jeux de mots… Car au-delà de tout, Olivier Brenkman est un homme lucide et profondément vivant.

La roue libre

« Au début du voyage à vélo d’Helsinki à Tampere, je me rends compte rapidement que je manque d’entraînement ayant assez vite mal aux jambes, heureusement que je n’avais prévu qu’une cinquantaine de km les premiers jours pour rejoindre Tampere. Avant le départ, j’avais bien étudié la carte en relevant les routes et les croisements. Mais malgré cela, me dirigeant à l’aide de la carte et de la boussole, je me perds souvent. Dans les jours suivants, je découvrirai l’usage de « Google Maps » sur ma tablette et bien que n’ayant pas pris d’abonnement à Internet, le tracé au plus près de ma route me permettra de m’y reconnaître plus facilement. »

Seule sur son vélo, François Dion décide de parcourir l’Europe le long de ses frontières en traçant une ligne descendante de la Norvège au sud de la Roumanie. Son unique certitude : il lui faut voir l’île de Vardo. Un nom qui l’attire depuis toujours. Cette île, à l’extrême nord-est de l’Europe, se trouve au-dessus du cercle polaire, à quelques encablures de la Russie, l’opportunité d’y voir enfin le soleil de minuit…

C’est d’une plume vive et sincère que l’auteur raconte ainsi un voyage incroyable au cœur d’une Europe multiple. Elle dévoile avec adresse le bonheur de rouler, mais aussi les moments difficiles éprouvés. Des confessions qui révèlent avant tout l’intime conviction d’avoir trouvé sa plénitude sur une « petite reine ».

À 67 ans, seule, et en quatre mois, Françoise Dion a parcouru plus de 4 000 kilomètres à vélo. De la mer de Barents à la mer Noire, elle nous invite à la suivre dans une aventure courageuse où le dépassement de soi représente son ultime fer de lance.

Une dopaMinette avertie en vaut deux!

« J’imagine le jour
Où pour toujours
Je serai libre

Enfin de vivre
Comme tout le monde,
Loin du mal immonde

Qui aujourd’hui inonde
Ma vie sans répit
Et m’offre le pire… »

Dans la lignée de son précédent ouvrage La vie d’une dopaMinette, Annick Lassot poursuit sa quête d’expériences vécues et de connaissances sur la maladie de Parkinson, dont on ne guérit toujours pas aujourd’hui. Par le biais de la poésie, elle pose des mots sur ce mal qu’elle n’a pas vu venir et évoque la souffrance, la difficulté de la vie quotidienne, la solitude et le temps qui passe, parfois plus douloureux encore.

Si les traitements et les différentes thérapies minimisent ou retardent les symptômes, ils permettent de vivre et d’espérer ! Mieux connaître la maladie, rester actif et devenir acteur dans ses propres soins. Il s’agit là du message essentiel d’Annick Lassot qui nous offre un témoignage sincère sur sa démarche, enrichi de conseils pratiques et de repères utiles.

Vecteur d’espoir et d’optimisme, son point de vue de dopaMinette ouvre le débat en ce qui concerne et interpelle chacun d’entre nous. Comme elle sait si bien le faire, Annick Lassot utilise la musique des mots comme autant de liens humains. Sa poésie titille notre intelligence collective et nous fédère. En d’autres mots, en regardant la maladie en face, son message est un vrai barrage à la maladie qui nous donne chaud au cœur.

Réussir est possible !

« Je ne pense pas qu’il faille garder un échec comme un fardeau, mais plutôt comme une leçon, celui qui n’est jamais tombé aura sans doute plus de mal à se relever que celui qui est déjà tombé plusieurs fois et qui s’est relevé car ce dernier sait ce que ça fait de tomber, et surtout il sait déjà comment se relever. »

Sommes-nous immobiles dans nos propres vies ? Comment changer notre destin ?

À travers cette autobiographie, Charles Bieth témoigne : la persévérance, l’envie de s’en sortir et le courage payent toujours. À cœur vaillant, rien n’est impossible ! Orphelin parti du plus bas, son parcours peu ordinaire prouve que le déterminisme n’existe pas. À force de patience, d’endurance et de motivation, il a su gravir les échelons un à un, sans jamais douter de son potentiel. Aujourd’hui, armé de recul sur ces années de combat contre lui-même et le monde, il nous livre ses mémoires pour retracer son cheminement de vie, fait d’échecs, de réussites mais surtout d’espoir.

Originaire de Strasbourg, Charles Bieth entend donner l’exemple pour nous montrer que réussir est l’affaire de tous. Réussir est possible ! est son premier ouvrage, paru aux Éditions du Panthéon.

Histoires d’accueil

« Nous avons la mission de lui offrir un cadre affectueux pour son bien-être, mais en essayant toujours de garder une distance pour se protéger car il est susceptible de repartir à tout moment chez ses parents.
Aussi, les travailleurs sociaux sont très vigilants et peuvent retirer la garde de l’enfant si l’attachement est trop fort. »

Durant vingt-cinq ans, Elise Berger a été assistante familiale à plein temps : véritable « nounou de la DDASS », elle et sa famille ont accueilli dix-neuf enfants. Avec simplicité et franchise, elle témoigne de ce métier aussi dur que merveilleux. Comment éduque-t-on des enfants qui ne sont pas les siens ?
Pragmatique, elle détaille tous les aspects du métier, les avantages, les enjeux mais aussi les risques. Elle retrace l’histoire de chacun des enfants passés sous son toit. Fait d’anecdotes, de souvenirs aussi joyeux que douloureux, parfois mélancoliques, ce recueil est doté de la plus belle des conclusions : elle ne regrette rien !

Aujourd’hui retraitée, Elise Berger a toujours eu le sens de l’hospitalité et du partage. C’est en s’apercevant que les enfants ne connaissaient pas tous les raisons de leur placement qu’elle a décidé de prendre la plume. Ce récit est ainsi le sien, mais avant tout le leur.

Dieu me prendra comme je suis

« Je m’assois près de lui.
Tout le monde est quelque part SDF dans son cœur.
Seule la spiritualité, la religion, la foi aident à vivre. »

Élevée dans un monde de silence, Josyane Carole Rousso se remémore son enfance tourmentée : ses rêves perdus, son innocence perdue et sa joie de vivre progressivement muée en solitude. Sous sa plume renaissent sa tante, autoritaire et excentrique, son amour Claude, la Mamie aux olivettes et Irma, son chien.

Entre espoir et désespoir, elle se rappelle à Dieu, qui l’a aidée à surmonter ses blessures quand personne ne pouvait le faire à sa place. Apaisée, elle laisse maintenant faire la vie, et donne sa chance au bonheur.

Depuis l’âge de 16 ans, Josyane Carole Rousso manie les mots et les images comme des pièces de puzzle à assembler pour faire un roman. L’écriture est comme un refuge, un exutoire, une manière de s’exprimer. Après Une histoire…, elle signe son autobiographie aux Éditions du Panthéon.

L’Hôte

Marie a 15 ans, elle sombre dans l’anorexie mentale. Elle se sent comme possédée par un être en elle, qui lui impose une nouvelle façon de manger, de se voir, de se comporter avec les autres. Marie explique comment cette seconde personnalité s’incruste dans sa vie et celle de sa famille, tente de décrire sa nature profonde, et retrace le long cheminement qui lui permettra de se défaire de l’emprise terrifiante de celui qu’elle appelle « l’Hôte ».

Marie Lasbleiz est née à Dijon en 1986. Elle est l’aînée d’une fratrie de quatre enfants dans une famille très soudée. A peine âgée d’un an, Marie est hospitalisée pour soigner un cancer, et deux années de traitements s’avèrent nécessaires pour la guérir.

Adolescente, Marie vit très mal des violences subies au collège. Elle se réfugie dans ses passions, le dessin et l’écriture, mais aussi dans une introversion et une rancune excessives. Au lycée, elle sombre dans l’anorexie mentale. La maladie mute en boulimie après deux hospitalisations. Malgré ses difficultés personnelles, elle obtient son baccalauréat littéraire, et se lance dans des études d’arts appliqués à Lyon, Nantes puis Paris.

A 21 ans, elle se sort presque complètement de ses troubles du comportement alimentaire. Elle rencontre aussi Julien, un artiste, avec qui elle partage ses plus grandes passions. Il devient son mari en 2011. Après avoir vécu à Londres, ils vivent désormais à Vancouver au Canada où ils nourrissent leurs projets communs.

L’HP

À travers ce texte, écrit en 2002, l’auteur livre un témoignage sur son expérience de l’Hôpital Psychiatrique à cette époque, après quelques séjours obligés. La confrontation brutale avec ce lieu à part, déconnecté de la société libre, laisse un souvenir traumatisant et des blessures ancrées à tout jamais pour qui l’a vécue. Ce monde glauque, quelque peu inhumain, ressemble plus à un espace insoutenable, étouffant ; en un mot, carcéral plutôt que médical. Ce qui pourrait expliquer sa méconnaissance, consciente ou non, du commun des mortels.

Ce livre dévoile une rencontre avec les bas-fonds de cette micro-société isolée, une impression d’avoir touché le fond, relatée spontanément, sans fioriture aucune ni faux-semblants.
Cette narration ramassée et vigoureuse met immédiatement chacun de nous en contact avec un monde qui pouvait lui rester inconnu.
Ceux qui ont connu Agnès H. peuvent attester que son dessein n’était pas d’exprimer un discours antipsychiatrique, mais simplement son ressenti face à un système de prise en charge que tout le monde sait imparfait, mais auquel le voile de l’indifférence générale empêche d’accorder la priorité qu’il mérite.

Née à Grenoble le 26 septembre 1961, Agnès H. était architecte urbaniste. Elle a quitté son monde de souffrance le 20 juillet 2013.
Ses amis et sa famille ont tenu à donner réalité à cette publication qu’elle avait voulue.