Thème : Témoignages

L’Asperger : mon vécu et mes solutions

« Mon objectif est de vous démontrer qu’une personne Asperger peut réussir sa vie, en apprenant comment fonctionne sa motivation intrinsèque. »

Geneviève Thiffault est Asperger de haut potentiel. Elle raconte dans ce témoignage sa quête pour faire diagnostiquer son syndrome, une entreprise qui n’a pas été de tout repos. L’autisme est en effet un trouble parfois difficile à identifier, notamment chez la femme dans le milieu médical… Ainsi, dans cet ouvrage, elle partage son vécu et ses interventions en autisme depuis dix-sept ans.

Mon chemin, celui du silence

« Lors d’un procès pour viol sur mineur, la vie du coupable est décortiquée. Ce serait le moment de parler dans les médias des conséquences physiques et psychiques que les agressions entraînent sur la victime et ce, pour une grande partie de sa vie.
Qu’en est-il de la prévention, des soins thérapeutiques de toutes ces petites victimes ? »

Comment se construire alors que l’on a subi, petite fille, des agressions commises par un prêtre, membre de la famille qui plus est ? Quelle réaction peut-on avoir alors que les adultes semblent ne nous accorder aucune importance ?
Le chemin sera évidemment long et solitaire.

De nous transmettre vous n’avez jamais cessé

« Ces années en primaire nous ont permis de nous familiariser avec l’école de la République, mais ce sont surtout nos années collège, au collège Georges-Brassens, qui nous marqueront plus particulièrement.
Elles nous marqueront par cette rencontre entre une professeure de français dont les grands-parents ont été victimes de la Shoah et déportés à Auschwitz, et nous, deux sœurs congolaises, animées par la soif de découvrir le monde qui les entourait.

Dans cet ouvrage épistolaire, basé sur des faits réels, Elsa Bokenga et Esther Ase, deux sœurs originaires de la République Démocratique du Congo, retracent douze ans de correspondance avec leur professeure de français de collège (dont les grands-parents ont été déportés à Auschwitz).
Il souligne la relation forte qu’avaient la professeure et les deux jeunes filles et décrit les différentes étapes et épreuves qu’elles ont dû traverser.
Ce livre est un hommage à tous les professeurs passionnés par la transmission et le savoir, qui se battent au quotidien pour accompagner leurs élèves en dépit des situations que ces derniers peuvent rencontrer. Il démontre aussi qu’à force de travail et de persévérance, on peut toucher du doigt ses rêves.

Maman, je t’aime grand ! Chroniques d’un enfant autiste

« Je la remercie vivement, et lui demande simplement où est le cabinet de sa collègue, espérant secrètement qu’il ne soit pas trop loin…
« Elle travaille au CRA.
– C’est quoi le CRA ?
– Le Centre Ressource Autisme. C’est une de mes collègues.
– … »
Etant debout je ne suis pas tombée de ma chaise comme dans l’expression imagée, mais je venais de me faire assommer tout de même par sa dernière phrase. »

Andréa est diagnostiqué autiste à l’âge de trois ans, après une pénible traversée dans les méandres médicaux. La nouvelle est un choc, mais le jeune garçon sera pris en charge de manière précoce, rendant ses différences aujourd’hui subtiles pour les inconnus.
Dans ce témoignage sincère et optimiste, Roselyne Baudoin dévoile le quotidien d’une famille confrontée à l’autisme et, surtout, les progrès très encourageants d’un enfant bien entouré. Un message d’espoir et de courage qui donne foi en l’avenir. Accompagner son enfant dans le brouhaha de la vie : c’est le rôle de tout parent. Mais quand l’autisme s’en mêle, il faut s’armer de patience et prendre son bâton de pèlerin pour aider l’enfant à sortir de sa coquille avec attention, tendresse et bienveillance.

Marco à roulettes

« Parlons de sentiments, parlons du regard des gens, parlons d’amour.
Je vais commencer à vous parler du regard des gens, ce même regard qui, quand j’étais petit, me faisait comprendre que je n’étais qu’une bête curieuse, ce qui me peinait énormément. Heureusement que ma famille était présente et ne me jugeait pas. »

Se battre pour exister dans une société qui délaisse les personnes handicapées. C’est le sens même de ce témoignage dans lequel Marc Cadoret raconte en toute lucidité son parcours. Né avec une infirmité motrice cérébrale, il connaît le sens de chacun des efforts qui lui ont permis d’aller au collège et de voyager, dès que l’occasion s’en présentait.

Mon père, en toute subjectivité

« Depuis tant d’années, je porte en moi bien des choses au sujet de ce papa si différent, si particulier, Marcel Barbu. Que n’ai-je entendu à son sujet  ! En bien pour les uns, en mal pour les autres… Que de propos réducteurs ou excessifs le concernant… »

À travers ce témoignage sincère et poignant, Jean-Marie Barbu rend hommage à l’homme d’exception que fut son père. Comment a-t-il été amené à se présenter aux présidentielles de 1965 ? Qui était Marcel Barbu ?
Les réponses à ces questions amèneront le fils à se dévoiler à travers la peinture faite du père, dans une volonté de transparence et les mots s’alignant pour dessiner une catharsis personnelle, aussi bien qu’une main tendue à ceux qui vivent ce mal connu mais peu reconnu qu’est la dépression.

Le fabuleux destin d’un autodidacte

« Choisir un métier où vous ne verrez pas les journées défiler est le plus important. Peu importe l’image et l’argent qu’il dégage, la passion, le plaisir sont essentiels pour une vie professionnelle réussie. »

Alors qu’il a arrêté ses études très tôt, Philippe Soulat a connu une ascension professionnelle extraordinaire : à force de travail et de persévérance, il a évolué d’un poste de magasinier à celui de directeur d’exploitation France au sein de la filiale de distribution du Groupe Renault. Ayant toujours la volonté de s’améliorer, il n’a jamais cessé de se perfectionner dans différents domaines et est fier de partager sa progression, celle d’un autodidacte, avec ses lecteurs qui pourront trouver dans cet ouvrage une motivation à la hauteur de leurs ambitions.

Un enfant extra pas ordinaire

« À un moment, il faut accepter d’avoir manqué d’amour et ce face-à-face peut être difficile, dévalorisant… De toute façon, si l’on n’ose pas plonger dans cette difficulté, certains événements de la vie risquent d’y ramener : une rupture, un deuil, un rejet ; et l’on s’effondre, car on n’avait aucun socle. »

Dans cet ouvrage qui invite au voyage intérieur, Jacques Lopez nous fait voir le monde à travers la sensibilité autistique, à fleur de peau, exacerbée. Il nous fait vivre le rejet, le deuil et son acceptation, le moment de rebondir quand on prend conscience de son manque et qu’on décide de travailler sur soi. On passe alors de l’émotion confuse à une parole, de la douleur à la souffrance et de celle-ci, on peut faire quelque chose.

Dans ma peau – « journal intime d’une passagère venue d’ailleurs »

« À sept ans j’ai pris la décision de partir en France. Je peux dire « j’ai décidé » car cette idée ne vint de personne d’autre que moi. En 1980, de Pointe-Noire nous sommes retournés vivre à Brazzaville. J’avais cinq ans. Je n’y étais pas vraiment à mon aise. À l’École Élémentaire de la Fraternité, c’étaient brimades sur brimades ! Tous les jours ou quasi, pour des broutilles, le maître d’école nous faisait frapper avec une règle en fer, soit sur les doigts joints, soit sur le bas des cuisses en pied-avant, mains au sol et jambes surélevées. Pour des futilités, des détails comme des chuchotements, l’oubli d’une gomme ou d’un stylo-couleur, nous étions matés, corrigés durement.»

Gwladys Berliocchi nous livre avec sincérité et ferveur un témoignage bouleversant sur son propre parcours. Née à Brazzaville une décennie après l’indépendance, poursuivie, happée par des événements plus que sombres, ballottée entre France et Congo, malmenée par des situations improbables autant que par les conséquences des décisions pas toujours bonnes qu’elle fut amenée à prendre pour leur résister, elle exorcise sur le papier ses expériences, ses joies et ses douleurs. Elle nous parle au cœur et particulièrement au cœur de ceux qui, comme elle, ont traversé la vie dans les cahots et les heurts, avec cette certitude née de l’espérance que seul un retour à l’authentique de soi peut nous libérer de ce que l’on nomme trop souvent la fatalité.

L’intimité d’un journal

« J’aimerais être allongée dans l’herbe à regarder le ciel étoilé et les signes qui s’y forment, j’aimerais penser à l’avenir, sourire à la vie et me dire que demain ne sera que meilleur, j’aimerais avoir ma tête posée sur l’épaule de celui que j’aime et qu’il me parle du futur, de nos projets, des voyages, du travail, des enfants, j’aimerais vouloir vivre. J’aimerais pleurer, sécher mes larmes et puis me dire que ça passera, que ce n’est rien, que toutes les étapes de la vie ne sont là que pour nous faire grandir. J’aimerais croire. J’aimerais être bien. »

Dans ce journal tenu sur une année, Meryem Jaouhari met à nu sans fards et sans retenue sa bataille quotidienne contre la dépression, qui révèle à demi-mots son envie de vivre à travers les pulsions de mort. Recherchant la lumière dans ce couloir obscur qu’est parfois l’existence, elle fait part de ses ressentis, de ses réflexions et nous mène vers sa vérité : la résilience.

Le bateau qui mène au pays des rêves

« Car il est de ces personnes qui entrent dans ta vie comme un éclair, comprennent tout de toi sans que tu n’aies à expliquer, donnent tout d’elles sans que tu n’aies à demander et, l’ayant transformée en quelques heures au-delà de tout espoir, s’en éloignent aussi soudainement qu’elles y sont entrées, sans jamais réellement la quitter. »

Le prince charmant, ce rêve d’enfant, n’est pas toujours celui que l’on croit. Et si, de son vivant, il n’a pu sauver sa princesse, il veille désormais de l’autre côté du voile.
En partageant cette correspondance intime, Hélène Deslandes envoie promener les certitudes, le temps d’un voyage entre deux mondes.
Un puissant message d’espoir pour celles et ceux séparés d’un être cher.
Un hymne à la liberté pour toutes les femmes enfermées dans la violence physique ou psychologique.

Chauffeur-Taxi Parisien Tome V

« Après avoir exercé comme chauffeur de taxi parisien pendant plus de 37 ans, j’ai constaté que l’équilibre émotionnel de certains de mes clients s’était progressivement dégradé dans la population, à mesure qu’augmentaient les résultats douteux et l’efficacité controversée. J’ai eu la chance, grâce au monde invisible, c’est-à-dire certains de mes clients que je rencontre au jour le jour dans mon taxi, de comprendre que certaines difficultés dans ma vie professionnelle sont empoisonnées et que ce sont des enseignements.
Ces trajectoires professionnelles, ces enseignements, ces contributions et innovations conceptuelles, font de moi l’une des références actuelles majeures dans le champ de la santé mentale des taxis parisiens. »

Emmanuel Yomba II sillonne Paris à bord de son taxi et observe, amusé, ses semblables et leurs manies.
Attentif aux confidences de ses passagers, il se livre également volontiers à l’exercice de l’introspection ; conduire les autres, c’est savoir écouter et, par un effet de miroir, s’interroger soi-même. Prenant comme exemples certains conflits qui peuvent l’opposer à un confrère ou un client indélicat, il nous incite à la distance, à l’humour et à la bienveillance. Il attire notre attention sur la force que l’on peut gagner à savoir prendre du champ avant de juger l’autre.

Patrie pétrie

« Un jour pluvieux de lundi, je sortis de classe et rentrai à la maison trempé, les cahiers enfouis sous mes habits. Les mamans étaient là, en compagnie de mes frères et sœurs, telle une procession. Tous gardaient le même calme. Il y avait comme de la frayeur dans l’air, ce lourd silence qui fait du vacarme dans l’âme. »

À travers le récit de son enfance, c’est l’histoire de la Guinée que nous raconte le narrateur. Ancienne colonie française, ce pays de l’Afrique de l’Ouest a dû se battre, après son indépendance, pour survivre aux difficultés rencontrées. Le garçon relate quelques évènements particuliers de sa jeunesse, parlant des traditions mais aussi de ses relations avec ses parents et ses frères et sœur.

Femme, noire, seule et handicapée : journal d’une migrante en France

« Pour moi, ceux qui travaillent sont plus avantagés que ceux qui ne travaillent pas. C’est pourquoi on donne le travail à ceux qu’on aime… Le corps, comme l’esprit, a besoin du mouvement, comme il a besoin de repos pour être en forme. Le lit ne nous apporte rien de bien, à part l’appauvrissement de l’esprit ! »

Entre anecdotes du quotidien et pensées douces-amères, la narratrice évoque sa vie de femme, handicapée, privée d’amour et de chaleur humaine, mais pas de sens critique ! Elle qui se range du côté des exclus, de ceux qui ne sont pas dans la norme, ose relever la tête et s’exprimer. Elle écrit en résistante, porteuse des valeurs de la justice humaine.

Aventurier de l’humanitaire

« Les rumeurs les plus incertaines couraient. Des troupes syriennes seraient entrées en Jordanie, portant l’uniforme de l’OLP, l’armée irakienne ferait mouvement, les forces israéliennes ne resteraient pas l’arme au pied et, enfin, la VIe flotte américaine en Méditerranée s’apprêterait à intervenir. Le Roi Hussein me convoqua en m’envoyant une voiture banalisée, blindée. Je m’y rendis accompagné du médecin et d’un collègue. Le trajet fut stressant, au son des balles et de projectiles divers heurtant la carrosserie. »

Le sort des « disparus » et des harkis à l’issue de la guerre d’indépendance de l’Algérie, la guerre civile au Yémen, la guerre des Six-Jours en Égypte, « Septembre noir » en Jordanie et le conflit armé du 6 octobre 1973, appelé « du Kippour » ou « du Ramadan ».
Délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Marcel Boisard a été engagé sur le plan humanitaire dans nombre de conflits qui ont ensanglanté le monde arabo-musulman, durant la seconde partie du XXe siècle.
Négocier avec les autorités politiques et militaires des belligérants pour l’application des Conventions de Genève, prêter secours aux populations civiles, veiller au bon traitement des prisonniers de guerre et improviser pour aider des victimes en tous genres, autant de missions réalisées dans l’urgence et avec peu de moyens. À l’avant-poste de ces opérations, l’auteur relate des anecdotes riches en enseignement et rappelle des faits historiques quelquefois passés sous silence. Les événements évoqués se révèlent toujours d’actualité tant ils préfigurent les enjeux et les conflits contemporains.

Itinéraire d’un enfant caché…

« Je me souviens de la phrase de mon frère Raphaël qui, pour nous protéger, m’a dit de ne jamais révéler que nous étions juifs car nous serions tous immédiatement tués. Mais pourquoi ? Qu’avait-on fait de mal ? Il a dû être très convaincant car depuis ce jour et pendant ces deux années de clandestinité, je n’ai jamais parlé, ce qui nous a certainement sauvé la vie. »

Paris, 1943, les persécutions contre les juifs et les rafles s’intensifient. Les parents de l’auteur décident d’envoyer trois de leurs enfants en « vacances », loin de la capitale, pour les protéger. La séparation sera définitive, Raymonde, 3 ans, sa mère et son père sont arrêtés et déportés. Ils ne reviendront pas.
L’auteur a échappé à la mort mais pas au fardeau du souvenir. À ses petits-enfants, qui le pressaient de questions sur cette période, il peut enfin dévoiler ces deux années de clandestinité, à Baule, dans le Loiret, loin des siens. Il dit aussi, avec une pudeur infinie, la douleur toujours brûlante de l’arrachement à ses parents et à sa petite sœur.

Parkinson, ma renaissance grâce à la neurostimulation

« Je suis comme une fusée sur son pas de tir et le décompte pour le lancement est démarré. Pourvu qu’il n’y ait pas de souci imposant l’arrêt de ce compte à rebours. »

Daniel Schmitt est atteint de la maladie de Parkinson. Un jour, il se laisse convaincre de tenter une SCP ou stimulation cérébrale profonde, une opération lourde qui comporte des risques importants… mais qui peut atténuer ses symptômes et donc, changer sa vie. À travers ce témoignage, il cherche à convaincre les personnes atteintes de son mal de ne pas se laisser intimider par cette intervention grâce à laquelle il a repris goût à l’existence.

Jésus-Christ maître de laïcité

« Dieu ne nous humilie pas pour son plaisir mais pour que nous puissions faire l’expérience de sa paternité, pour nous faire entrer dans la voie de la confiance et de l’abandon. »

Nouvelle vision de la foi en Jésus-Christ, ce témoignage s’inspire d’un rêve éveillé fait par l’auteur. Lui montrant le danger de l’emballement des sciences physiques, ce songe le conduit à penser une spiritualité différente. Il invite à une nouvelle maîtrise de la laïcité, portée par la foi et l’humilité du Christ.

La roue nomade

« Je consultais les cartes pour le tracé du voyage. Je bénéficiais de mon expérience deux ans auparavant lorsque j’avais réalisé à vélo la traversée du nord au sud de l’Union Européenne ; de l’île norvégienne de Vardo en mer de Barents à Constanţa en Roumanie sur la mer Noire. J’avais roulé 4000 km et traversé 9 pays. »

Après « La roue libre » qui nous emmenait de l’île de Vardo au Sud de la Roumanie, Françoise Dion nous entraîne cette fois de Strasbourg à la Russie, juchée sur son vélo. Elle nous raconte les rencontres, les bivouacs, l’histoire des pays traversés et nous livre les réflexions qui s’amoncellent dans sa tête au rythme des pédales, jusqu’au monastère des Solovki, près du cercle polaire. Un pèlerinage personnel et intime qui lui fait approcher « l’âme russe ».

Mon moi d’après

« Toujours penser à demain. Parce qu’après la nuit, le jour se lève. Ce jour tant attendu, qui sera rempli de soleil. Il faut toujours regarder loin devant soi. »

Confortablement installés dans notre quotidien douillet et souriant, nous ne sommes jamais vraiment préparés aux mauvaises nouvelles. Comme celle de la maladie, qui nous tombe dessus sans crier gare. Lucette Bohl nous raconte sa lutte pour garder les yeux rivés sur la lumière, au loin. Celle d’une guérison possible. Celle de l’espoir qui jamais ne doit s’éteindre. Un récit tendre et sincère, parfois empreint d’un humour espiègle et bienvenu… qui célèbre la vie.