Thème : Essais littéraires

La croix des condors

Destination mythique, le Pérou est un pays qui n’en finit pas de faire rêver l’explorateur en chacun de nous. De ses montagnes vertigineuses naît le fleuve le plus long et puissant du monde : l’Amazone, qui serpente sous une selva fabuleuse où vivent encore quelques tribus d’Indiens. Aux pieds des volcans enneigés et au bord des cañons abyssaux se sont développées dans ces contrées de brillantes civilisations, les premières du continent américain. Quel art chez leurs potiers et leurs tisserands ! Quel témoignage de la richesse de ces cultures primitives et de leurs croyances ! Leurs orfèvres ciselaient des offrandes magnifiques et recouvraient de métal sacré les idoles, les palais et les sanctuaires, créant ainsi la légende de l’El Dorado qui allait aiguiser la cupidité féroce des conquistadors. Le désert aride a conservé là, quasi intactes, des momies millénaires, et servi de canevas aux énigmatiques dessins et lignes de Nazca…

Dans le ciel bleu illuminé par Inti, le Dieu-créateur, le condor, l’oiseau sacré, le plus grand de la Terre, plane au-dessus de la croix des envahisseurs : tout un symbole.

Le Pérou est également le pays où les indiens Uros du lac Titicaca vivent sur des radeaux de roseaux, où les ingénieux agriculteurs andins ont accroché des terrasses au flanc des montagnes, où les Incas ont construit des forteresses aux pierres colossales. Près de Cuzco, le Nombril du Monde, se cache dans les cimes la Cité perdue : Machu Picchu.

Cri de philosophe

« Jamais philosophe ne fut aussi décrié qu’Ibn Rushd. Persécuté de son vivant par les théologiens et les docteurs de la loi. Vigoureusement combattu par les frères dominicains en occident latin. Damné pour le simple fait d’avoir philosophé en toute liberté. Ibn Rushd est le philosophe qui n’a jamais été étudié pour lui-même, mais pour ce qu’il était. Un philosophe dont le seul tort est d’avoir fait prévaloir la raison démonstrative sur tout autre mode de raisonnement logique. »

Le cri que porte l’intitulé de cet ouvrage est un appel aux lecteurs et aux historiens du Rushdisme à une halte réflexive sur ce que l’auteur appelle cri. Car le cri est une revendication légitime du philosophe. C’est une sorte de voix extra temporelle qui, par fidélité à l’esprit de sa philosophie, s’insurge et déclare que sa pensée a été trahie.

Qui est donc ce philosophe à qui on a prêté tant de légendes et commis à son égard tant d’erreurs ? Est-ce un grand philosophe réduit au statut de simple commentateur ? Ou est-ce une grande méprise à l’égard d’un penseur dont le seul tort est d’avoir voulu sauver le rationalisme philosophique ?

C’est avec force et détermination que l’auteur de cet essai nous démontre ses convictions sur un personnage historique essentiel, manifestement trop méconnu…

L’école des hommes

« L’éducation présente la double caractéristique de rendre effective et garantie la reproduction de la classe bourgeoise et de constituer un investissement à long terme difficilement compatible avec l’action politique, qui recherche une rentabilité électorale à très court terme. Une refonte totale de l’enseignement ne peut se concevoir sans un effort d’investissement calibré sur 20 à 30 ans, le temps de construire une nouvelle génération. En cela, on se posera bien sûr la question de la compatibilité de nos règles de fonctionnement démocratiques avec une véritable politique désintéressée de l’éducation et du savoir. »

Alors qu’elle se confine aujourd’hui au simple rôle de production et de reproduction des élites, condamnant au passage des pans entiers de notre société à la marginalité, « L’école des hommes » doit changer. Offrir à chaque enfant la possibilité de devenir un citoyen pleinement actif au sein de la collectivité, lui permettre de réaliser un projet de vie, tout autant personnel que professionnel : c’est à ce prix que l’école sera vraiment démocratique. Et révolutionnaire, aussi !

En s’appuyant sur la philosophie dès le plus jeune âge, en s’attachant à la promotion des sciences, de la politique, de l’art et de l’amour – les 4 dimensions vertueuses d’Alain Badiou –, l’éducation publique doit aussi remettre en cause ses méthodes. Terminé, le primat de l’académisme et le monopole des agrégés sur la dispense du savoir, place aujourd’hui à une formation plus participative, moins verticale, où chaque citoyen trouvera un rôle à sa dimension. Il s’agit là d’un véritable programme nécessaire à la reconquête d’une organisation démocratique et citoyenne, mais aussi, et surtout, un vrai défi face à la résignation libérale et passive du consommateur gouverné.

Mots rebelles, vies nouvelles

« Soyons joyeux, notre chair n’est pas triste et nous n’avons pas lu tous les livres, nous pouvons continuer à inventer des mots, à ignorer les ignorants et à ne pas hésiter à aller vers le latin de messe, « Confiteor, Deo Gracias, Urbi et Orbi », à aller vers Thélème, pour les désirs et les soifs de demain. Gargantua est le grand géant à grande bouche, il mange dix mille poules en un seul repas et avale dix fleuves de vin, Pantagruel est une pente à gruau et à gruyère, avaleur de montagnes. »

Comment vient ce mouvement des mots en révolte ? À l’écoute des échanges quotidiens avec des hommes, des femmes, des enfants et des adolescents en perpétuelle contestation. Par-delà les couches et les conglomérats, les alluvions et les sédiments, la géologie et toute cette accumulation océanique, s’ouvrent les lèvres du futur : une rébellion contre le sens, une échappée du désir de vivre.

L’œuvre musicale et poétique de Maurice Racol

« En fait, à la première audition, mon œuvre s’est révélée à moi d’une manière insolite, étrange, beaucoup plus moderne que je n’imaginais, peut-être à certains points de vue la plus moderne de toutes les œuvres entendues ce soir-là. »

Maurice Racol (1908-1988), avocat de profession et musicien de passion, a composé pendant près de 60 ans. Ayant acquis une vaste culture générale, il a vécu son œuvre musicale et poétique en totale indépendance et s’est trouvé face à une nécessité devant l’histoire : créer un nouveau langage. Notons que ses contemporains ne l’ont pas désavoué ; en témoigne l’imposante correspondance échangée avec des personnalités connues des arts et des lettres : René Char, Marie-Jeanne Durry, Pierre Barbizet… Pour ne citer qu’eux. Voir l’index à la fin de ce petit livre.

Si Denise Jourdan-Hemmerdinger et Maurice Racol ne se sont jamais rencontrés, ils ont longuement dialogué dans l’enthousiasme de leurs travaux respectifs. En sa qualité de chercheure musicologue au CNRS (spécialisée sur la musique de la Grèce antique), la valeur des partitions et la colossale correspondance manuscrite du compositeur ne pouvaient lui échapper. Par cet essai, l’auteur et Juliette Racol entendent rendre hommage à un musicien qui n’a pas cherché à briller, mais avant tout à créer de façon impérative et absolue. Exceptionnel et inédit, cet opuscule repose sur des informations de la main du compositeur, mises directement à la disposition des interprètes et des musicologues, et pas uniquement.

Et le 1er janvier arriva enfin…

« Est-ce quand on croit si fort à quelque chose, qu’elle advient ? J’ai voulu croire que la force de la pensée et de l’amour serait aussi forte. Je n’ai pas encore reçu la réponse à ma question. Mais au vu de la situation, je pense que la vie ne voulait pas que les choses se déroulent ainsi ou alors, je n’y ai pas assez cru. »

Avoir des enfants, un mariage heureux, une grande maison et un mari aimant : est-ce vraiment le destin que nous désirons tous ?

Curieuse de la vie, Alessandra Piccinni dissèque les expériences aussi intenses que malheureuses. Dotée de plus de recul, elle s’interroge sur les erreurs et les choix que nous faisons, et surtout sur ce à quoi nous aspirons réellement. Avec douceur, elle nous invite à être à l’écoute d’autrui, de nous-même et de nos émotions, et à enfin accepter de laisser le temps faire son œuvre. Relativiser nous permet de laisser de côté notre ego, nos idées reçues et nos a priori. Qui sait de quoi sera fait le lendemain ?

Alessandra Piccinni a compris l’importance de l’écoute de soi, du lâcher prise et de la patience. Aujourd’hui apaisée, elle entend rasséréner ses pairs en leur assurant que le meilleur reste à venir. Et le 1er janvier arriva enfin… est son premier ouvrage aux Éditions du Panthéon.

Jeunesse du monde, le renouveau est à venir

« La finalité était de voir l’Afrique voler de ses propres ailes ; par là, je sous-entends : avoir une autonomie politique et économique afin de générer une Afrique qui amène le bonheur à sa population, c’est-à-dire une Afrique qui nourrit ses habitants, qui soigne ses habitants, qui envoie ses enfants à l’école, qui donne l’eau potable à son peuple et qui crée des emplois pour son peuple. Aujourd’hui, on est loin du compte. La faute à qui ? À nous-mêmes. »

Dans les premières décennies de leur existence, les jeunes nations indépendantes ont eu les plus grandes difficultés à se débarrasser de l’héritage pesant de l’Occident. Mais aujourd’hui encore, les inégalités sont criantes : que peut-on faire pour les effacer définitivement ?

À la recherche d’un monde meilleur, Arthur Ndilu Makola Nsana mène une réflexion pertinente sur l’avenir du continent africain. Lucide, il déplore le manque d’initiatives dont font parfois preuve ses habitants, alors même que la réussite est à leur portée. Partisan du faire ensemble, il incite à mesurer l’impact qu’aurait la réunification de chacun d’entre eux, motivés dans une quête commune de paix et de justice.

Israël – J’accuse

« Parler en permanence de la sécurité d’Israël signifie qu’il n’est pas sûr de ses droits et de son existence et que tout est fragile du fait que le peuple israélien occupe un territoire qui n’est pas le sien et le peuple palestinien attend son heure pour le récupérer, peu importe ce que pensent les Occidentaux qui ont mis en place, par la force, cet État au mépris des droits du peuple palestinien. »

Constamment au cœur des polémiques internationales, le problème israélo- palestinien n’a jamais été aussi actuel. Indigné par la situation, Nabil Charaf prend la plume pour dénoncer l’incapacité des grandes puissances mondiales à résoudre ce conflit. Scandalisé, il déplore le peu d’efforts mis en œuvre et nous alerte sur l’idéologie sioniste.

Pour mieux comprendre la situation, il revient de façon chronologique et détaillée sur l’histoire de ce désastre international : les commencements de la discorde en 1917, la déclaration Balfour, la création de l’état d’Israël en 1948 et les exactions qui lui sont aujourd’hui attribuées. Incisif, cet ouvrage est un cri de révolte et de résistance.

Moi aussi… Je serai chef d’entreprise !

En accédant au statut de chef d’entreprise, vous allez prétendre à un pouvoir économique et financier.
C’est une situation enviable.
Pour y accéder, ne soyez pas naïf dans vos attitudes ni dans vos réflexions.

Ce livre est recommandé à tous ceux qui ont ou ont eu le souhait, l’ambition ou l’inconscience de se lancer dans cette vaste olympiade qu’est la création et la gestion d’entreprise. Plus réaliste que les angles de vue communément admis, il développe avant tout un regard différent sur le rôle prépondérant de l’entrepreneur.

Des dirigeants actuels aux avocats d’affaires, en passant par les ex-patrons déchus, chaque page dévoile avec justesse leurs expériences et savoir-faire acquis dans l’exercice de leur fonction. Une façon perspicace de construire une réflexion sur ce statut aussi complexe que délicat.