Thème : Essais littéraires

Sartre vivant

« Jean-Paul Sartre est un homme du XXe siècle. Il y a vécu pleinement, de 1905 à 1980, et peut être considéré comme l’une des consciences majeures de son temps. S’il est permis de dresser des palmarès arbitraires tournant autour de l’aura et de la suprématie intellectuelle, disons sans trop nous tromper qu’il succède à Henri Bergson et à André Gide et qu’il sera le prédécesseur de Gilles Deleuze et de Michel Foucault. Cela pose son homme. »

Jean-Paul Sartre a symbolisé, plus que tout autre écrivain du XXe siècle, la fonction de l’intellectuel engagé dont il est encore aujourd’hui l’emblème infatigable. Avec Simone de Beauvoir, il constitua un couple hors normes, indestructible et d’une activité débordante. Son œuvre à la fois prolifique et édifiante, est sûrement l’une des plus marquantes de notre époque. Le père de l’existentialisme, qui avait l’intuition que tous les hommes se valent, défendait avant tout la recherche d’une authenticité et d’un projet de vie où la conscience de soi génère une réelle quête d’essence.

Au travers de repères biographiques, et par l’analyse de l’œuvre et de l’engagement sartriens, Christophe Agogué établit un dialogue à distance avec l’écrivain. Il démontre ainsi comment la pensée de cet homme vit encore et s’avère profondément nécessaire aux questions sociétales et politiques actuelles.

Une histoire salée des marais salants de l’île de Ré

« Au pied de la cabane, plantées le long de la bosse du marais salant, les aires saunantes deviennent rougeâtres au fur et à mesure que la saison s’écoule et les cristaux se forment lentement sur l’argile au fond de celles-ci. Au même moment, le viau apparaît à la surface de l’eau d’un rose tendre mêlé de blanc immaculé et le vent de noroît, la ridant légèrement, pousse en aval les minuscules cristaux qui vont constituer la plaque que l’on appelle aujourd’hui la Fleur de sel. »

Lors d’un colloque en novembre 2007 sur « Les sels de l’Atlantique », Léon Gendre, vice-président du Conseil général de la Charente-Maritime, président de la Communauté de communes de l’île de Ré et maire de La Flotte-en-Ré rappelait : « L’élan avait à l’époque été donné par le couple Pelin qui (…) a cru au développement de l’activité salicole. Il suffisait d’emboîter le pas aux Pelin, d’engager la coopérative de sel dans la voie d’une nouvelle activité et, surtout, de trouver les hommes et les femmes prêts à s’engager dans cette démarche, ce qui fut réalisé avec le concours de la Chambre d’Agriculture. »

Michèle et Jean-Michel Pelin, chefs d’entreprise à Loix, sont effectivement à l’origine de la réhabilitation des marais rétais et de la commercialisation des sels aromatisés et du « viau » qui deviendra la Fleur de sel. Il y a trente ans, ces innovations révolutionnèrent l’industrie du sel marin non seulement dans l’île de Ré mais aussi dans les bassins de Guérande, Noirmoutier et méditerranéen.

Le bien ou le mal, il faut choisir son présent pour l’avenir

« Il peut être complexe de dissocier le bien du mal. L’être humain est arrivé, par la suite, à créer certains phénomènes juridiques ou hiérarchiques, selon les civilisations, afin de punir une partie du mal.
L’être humain développa sa capacité à mettre en marche toute une méthodologie juridique, peut-être dans un esprit de défense de la loyauté.
Même si parfois le mal se fait en contournant les règles ou les lois, selon les repères que l’on se retransmet les uns aux autres depuis des générations. »

Radicale remise en question de la vérité, Pierre Giranton explore avec adresse le bien et le mal. En questionnant subtilement cette notion, il met en avant cette différenciation issue d’héritages culturels. Il parcourt ainsi l’ensemble des préjugés moraux afin de mettre en exergue l’importance de la volonté. Une résolution qui renfermerait le secret de l’hypothèse de la vie ? C’est en tout cas le parti pris de l’auteur.

D’une plume férocement singulière, il interroge la conception du système établi. Est-ce que le modèle du raisonnement individualiste convient à l’Homme ? Permet-il réellement d’accéder à la paix intérieure ? Ne nous pousse-t-il pas à revoir trop souvent notre moralité ? Il est peut-être temps de reconsidérer notre conscience morale afin de créer un climat solidaire…

S’appuyant sur des expériences personnelles, Pierre Giranton décrypte la forme et les conséquences que le bien et le mal prennent dans nos vies. Une véritable plongée au cœur de la nature humaine pour ce premier essai.

Sauvons l’impôt pour préserver l’État

« Le pouvoir fiscal d’un État suppose la présence de trois éléments : (1) une administration fiscale (2) chargée de percevoir des impôts (3) dans le cadre d’une légalité appartenant à l’ordre juridique dont elle dépend ». De nos jours, l’essoufflement de ce pouvoir se manifeste à travers les difficultés qu’éprouvent de plus en plus les États à mobiliser les ressources nécessaires pour la couverture des dépenses publiques. Il est perceptible à travers l’hémorragie fiscale causée par plusieurs facteurs. Cependant, compte tenu de leur spécificité, certains d’entre eux comme les paradis fiscaux, le secteur informel et l’économie numérique ont fait l’objet d’un traitement particulier.

Alors que la notion d’État reste indissociable de celle de souveraineté, l’adhésion aux différentes organisations internationales telles que l’ONU pose la question de la reconnaissance, de l’autolimitation et du partage de la souveraineté. La coopération multilatérale qui en résulte ambitionne de couvrir tous les domaines (politique, économique et social). En matière de fiscalité, cette coopération internationale débordée par la globalisation de l’économie, est minée par la concurrence à laquelle se livrent les juridictions fiscales.

La mise en place d’une fiscalité globale subsidiaire adossée à une organisation intergouvernementale universelle permettrait-elle de coordonner efficacement l’ensemble ? C’est en tout cas le parti pris de l’auteur. L’ouvrage s’articule ainsi autour de trois chapitres : le premier présente les causes de l’érosion du pouvoir fiscal de l’État, le second donne un aperçu des mesures prises par les États pour contenir ce phénomène et le troisième porte sur la proposition de réforme du système fiscal international.

L’intelligence de l’évolution

« Ce document a pour objectif d’élargir les possibles concernant la création de l’Univers et l’évolution des espèces biologiques, que celles-ci soient terrestres ou éventuellement peuplant d’autres planètes. La mécanique quantique nous a appris que l’on pouvait raisonner en additionnant tous les possibles auxquels on associe, pour chacun d’eux, une certaine probabilité (équation de Schrödinger). Elle nous a appris également que, lors de certains événements, cette équation (fonction d’onde) pouvait s’effondrer, conduisant à sélectionner un seul possible menant à une infinité de nouvelles options. Il est vraisemblable que cette approche soit celle suivie au niveau de notre cerveau, dessinant en permanence notre ligne/trajectoire de vie peuplée de décisions conduisant à de nouveaux possibles. »

Entre matérialisme réducteur qui prend l’être humain pour une machine et religions qui essaient de l’endoctriner afin de l’asservir, il existe une autre voie, la voie d’ICI, l’Intelligence Créatrice Immanente. Un concept que l’auteur développe en émettant l’hypothèse qu’il serait probablement à l’origine de l’univers et de son évolution, aboutissant aux Intelligences Créatrices Humaines dont l’Homme est le digne représentant.

C’est d’une plume convaincue que l’auteur partage sa plus grande croyance. Il expose notamment que l’évolution biologique et son écosystème ne peuvent avoir été créés que par une Intelligence supérieure dans la mesure où le processus est trop ordonné et intègre pour résulter du hasard…

Africains en Europe : Mode d’emploi

« L’eldorado des milliers de jeunes Africains, l’Europe, le vieux continent, continue à faire rêver. Le désespoir de la terre natale est tel que la souffrance de l’Europe est préférable.Là-bas, au moins, les gens ne crèvent pas de faim, le revenu
minimum est assuré pour les pauvres, les soins sont accessibles et quasi gratuits ; en plus, on peut se faire facilement du fric si on est intelligent, et surtout si on accepte de faire ce que les blancs refusent de faire, par exemple… »

Durant la dernière décennie, l’immigration africaine est devenue un fardeau pour l’Europe et un véritable désastre pour l’Afrique. Malgré les volontés des dirigeants à travailler ensemble pour mieux contrôler et freiner le flux migratoire, force est de constater que de plus en plus de candidats à l’immigration se pressent chaque jour aux portes du vieux continent. L’Afrique se vide ainsi de ses enfants, fuyant la misère pour s’installer dans une Europe qui subsiste à peine.

Frappé par de tels constats, l’auteur apporte son témoignage aux Africains désireux d’immigrer afin de leur éviter les pièges de cette démarche et d’en subir les conséquences irréversibles. Il livre ainsi tous ses conseils afin de guider chacun vers la meilleure alternative.

Les transitions des Hommes

« À propos, puisque nous parlons de rêves, quels sont les vôtres ? Avez-vous réalisé ceux que vous portiez lorsque vous étiez enfant et quels étaient-ils ? Désirez-vous que vos enfants puissent réaliser les leurs dans une société qui leur permette cela ? Depuis combien de mois n’avez-vous pas pris le temps de vous poser pour vous retrouver et vous questionner sur ce qui fait sens, sur ce que vous portez profondément en vous ? Depuis combien d’années courez-vous, essoufflé, épuisé, sans accorder le temps et l’attention nécessaire à vous-même et à votre chemin de vie ? Et, puisqu’on en parle, quelle œuvre désirez-vous accomplir au cours de votre vie, celle dont vous serez particulièrement fier et heureux votre dernier jour venu ? »

Dans un monde en constante accélération où la quête de sens et d’épanouissement interroge, l’individu se trouve toujours plus bousculé dans ses schémas de vie. La linéarité des parcours et la sécurité durable n’existent plus. Nous traversons désormais différentes voies professionnelles, plusieurs relations de couple, cherchant à nous épanouir et à donner cohérence à ces multiples vies en une seule. Chaque accident laisse des traces qui sont autant de forces. Chaque nouveau départ impose de grandir et nécessite de l’énergie pour se réinventer.

Cet ouvrage expose et illustre les différents schémas qui emprisonnent l’existence. Il propose notamment d’ouvrir une réflexion personnelle progressive et une démarche pertinente, positionnant chacun comme responsable de ce qu’il peut accomplir pour lui, pour l’autre et pour le monde, afin de répondre à sa propre cohérence intérieure. Un raisonnement qui s’étend à l’entreprise et à ses nouveaux modes de management, vecteurs bien réels de transformation, imposants là aussi un renouveau incontournable.

Mer en silence

« Le bonheur est une notion variable, de la variation de la couleur d’un caméléon ; elle diffère d’une personne à l’autre et dépend de nos ambitions et de nos espérances, de l’idée primitive qu’on se fait de notre avenir, des principes qu’on se forge à l’issue de notre éducation et de notre expérience et principalement de la façon selon laquelle nous concevons le bon déroulement des choses. »

Aussi brute qu’alambiquée, à la fois bouillonnante et paisible, tour à tour fougueuse et sereine. Contrasté dans tout ce qui fait la beauté d’une plume nouvelle, le style d’Oussama Bentaleb frémit de l’effervescence du jeune homme et répond déjà de la sagesse du plus ancien. Riche d’idées et de partage, il nous offre un foisonnement de pensées, de réflexions et de sentiments qui témoignent de son âme déjà bien érodée.

Sous couvert d’une fausse naïveté, son propos n’en est que plus sincère. Appel universel à l’espoir, au contentement et à la satisfaction, il met en relief certains sujets qui lui tiennent à cœur et lui apparaissent d’une nécessité décisive. Prônant la méditation, l’auteur se fait médiateur : de manière poétique, imagée et bien vivante, il joint la douceur stylistique à la réflexion.

La croix des condors

Destination mythique, le Pérou est un pays qui n’en finit pas de faire rêver l’explorateur en chacun de nous. De ses montagnes vertigineuses naît le fleuve le plus long et puissant du monde : l’Amazone, qui serpente sous une selva fabuleuse où vivent encore quelques tribus d’Indiens. Aux pieds des volcans enneigés et au bord des cañons abyssaux se sont développées dans ces contrées de brillantes civilisations, les premières du continent américain. Quel art chez leurs potiers et leurs tisserands ! Quel témoignage de la richesse de ces cultures primitives et de leurs croyances ! Leurs orfèvres ciselaient des offrandes magnifiques et recouvraient de métal sacré les idoles, les palais et les sanctuaires, créant ainsi la légende de l’El Dorado qui allait aiguiser la cupidité féroce des conquistadors. Le désert aride a conservé là, quasi intactes, des momies millénaires, et servi de canevas aux énigmatiques dessins et lignes de Nazca…

Dans le ciel bleu illuminé par Inti, le Dieu-créateur, le condor, l’oiseau sacré, le plus grand de la Terre, plane au-dessus de la croix des envahisseurs : tout un symbole.

Le Pérou est également le pays où les indiens Uros du lac Titicaca vivent sur des radeaux de roseaux, où les ingénieux agriculteurs andins ont accroché des terrasses au flanc des montagnes, où les Incas ont construit des forteresses aux pierres colossales. Près de Cuzco, le Nombril du Monde, se cache dans les cimes la Cité perdue : Machu Picchu.

Cri de philosophe

« Jamais philosophe ne fut aussi décrié qu’Ibn Rushd. Persécuté de son vivant par les théologiens et les docteurs de la loi. Vigoureusement combattu par les frères dominicains en occident latin. Damné pour le simple fait d’avoir philosophé en toute liberté. Ibn Rushd est le philosophe qui n’a jamais été étudié pour lui-même, mais pour ce qu’il était. Un philosophe dont le seul tort est d’avoir fait prévaloir la raison démonstrative sur tout autre mode de raisonnement logique. »

Le cri que porte l’intitulé de cet ouvrage est un appel aux lecteurs et aux historiens du Rushdisme à une halte réflexive sur ce que l’auteur appelle cri. Car le cri est une revendication légitime du philosophe. C’est une sorte de voix extra temporelle qui, par fidélité à l’esprit de sa philosophie, s’insurge et déclare que sa pensée a été trahie.

Qui est donc ce philosophe à qui on a prêté tant de légendes et commis à son égard tant d’erreurs ? Est-ce un grand philosophe réduit au statut de simple commentateur ? Ou est-ce une grande méprise à l’égard d’un penseur dont le seul tort est d’avoir voulu sauver le rationalisme philosophique ?

C’est avec force et détermination que l’auteur de cet essai nous démontre ses convictions sur un personnage historique essentiel, manifestement trop méconnu…

L’école des hommes

« L’éducation présente la double caractéristique de rendre effective et garantie la reproduction de la classe bourgeoise et de constituer un investissement à long terme difficilement compatible avec l’action politique, qui recherche une rentabilité électorale à très court terme. Une refonte totale de l’enseignement ne peut se concevoir sans un effort d’investissement calibré sur 20 à 30 ans, le temps de construire une nouvelle génération. En cela, on se posera bien sûr la question de la compatibilité de nos règles de fonctionnement démocratiques avec une véritable politique désintéressée de l’éducation et du savoir. »

Alors qu’elle se confine aujourd’hui au simple rôle de production et de reproduction des élites, condamnant au passage des pans entiers de notre société à la marginalité, « L’école des hommes » doit changer. Offrir à chaque enfant la possibilité de devenir un citoyen pleinement actif au sein de la collectivité, lui permettre de réaliser un projet de vie, tout autant personnel que professionnel : c’est à ce prix que l’école sera vraiment démocratique. Et révolutionnaire, aussi !

En s’appuyant sur la philosophie dès le plus jeune âge, en s’attachant à la promotion des sciences, de la politique, de l’art et de l’amour – les 4 dimensions vertueuses d’Alain Badiou –, l’éducation publique doit aussi remettre en cause ses méthodes. Terminé, le primat de l’académisme et le monopole des agrégés sur la dispense du savoir, place aujourd’hui à une formation plus participative, moins verticale, où chaque citoyen trouvera un rôle à sa dimension. Il s’agit là d’un véritable programme nécessaire à la reconquête d’une organisation démocratique et citoyenne, mais aussi, et surtout, un vrai défi face à la résignation libérale et passive du consommateur gouverné.

Mots rebelles, vies nouvelles

« Soyons joyeux, notre chair n’est pas triste et nous n’avons pas lu tous les livres, nous pouvons continuer à inventer des mots, à ignorer les ignorants et à ne pas hésiter à aller vers le latin de messe, « Confiteor, Deo Gracias, Urbi et Orbi », à aller vers Thélème, pour les désirs et les soifs de demain. Gargantua est le grand géant à grande bouche, il mange dix mille poules en un seul repas et avale dix fleuves de vin, Pantagruel est une pente à gruau et à gruyère, avaleur de montagnes. »

Comment vient ce mouvement des mots en révolte ? À l’écoute des échanges quotidiens avec des hommes, des femmes, des enfants et des adolescents en perpétuelle contestation. Par-delà les couches et les conglomérats, les alluvions et les sédiments, la géologie et toute cette accumulation océanique, s’ouvrent les lèvres du futur : une rébellion contre le sens, une échappée du désir de vivre.

L’œuvre musicale et poétique de Maurice Racol

« En fait, à la première audition, mon œuvre s’est révélée à moi d’une manière insolite, étrange, beaucoup plus moderne que je n’imaginais, peut-être à certains points de vue la plus moderne de toutes les œuvres entendues ce soir-là. »

Maurice Racol (1908-1988), avocat de profession et musicien de passion, a composé pendant près de 60 ans. Ayant acquis une vaste culture générale, il a vécu son œuvre musicale et poétique en totale indépendance et s’est trouvé face à une nécessité devant l’histoire : créer un nouveau langage. Notons que ses contemporains ne l’ont pas désavoué ; en témoigne l’imposante correspondance échangée avec des personnalités connues des arts et des lettres : René Char, Marie-Jeanne Durry, Pierre Barbizet… Pour ne citer qu’eux. Voir l’index à la fin de ce petit livre.

Si Denise Jourdan-Hemmerdinger et Maurice Racol ne se sont jamais rencontrés, ils ont longuement dialogué dans l’enthousiasme de leurs travaux respectifs. En sa qualité de chercheure musicologue au CNRS (spécialisée sur la musique de la Grèce antique), la valeur des partitions et la colossale correspondance manuscrite du compositeur ne pouvaient lui échapper. Par cet essai, l’auteur et Juliette Racol entendent rendre hommage à un musicien qui n’a pas cherché à briller, mais avant tout à créer de façon impérative et absolue. Exceptionnel et inédit, cet opuscule repose sur des informations de la main du compositeur, mises directement à la disposition des interprètes et des musicologues, et pas uniquement.

Et le 1er janvier arriva enfin…

« Est-ce quand on croit si fort à quelque chose, qu’elle advient ? J’ai voulu croire que la force de la pensée et de l’amour serait aussi forte. Je n’ai pas encore reçu la réponse à ma question. Mais au vu de la situation, je pense que la vie ne voulait pas que les choses se déroulent ainsi ou alors, je n’y ai pas assez cru. »

Avoir des enfants, un mariage heureux, une grande maison et un mari aimant : est-ce vraiment le destin que nous désirons tous ?

Curieuse de la vie, Alessandra Piccinni dissèque les expériences aussi intenses que malheureuses. Dotée de plus de recul, elle s’interroge sur les erreurs et les choix que nous faisons, et surtout sur ce à quoi nous aspirons réellement. Avec douceur, elle nous invite à être à l’écoute d’autrui, de nous-même et de nos émotions, et à enfin accepter de laisser le temps faire son œuvre. Relativiser nous permet de laisser de côté notre ego, nos idées reçues et nos a priori. Qui sait de quoi sera fait le lendemain ?

Alessandra Piccinni a compris l’importance de l’écoute de soi, du lâcher prise et de la patience. Aujourd’hui apaisée, elle entend rasséréner ses pairs en leur assurant que le meilleur reste à venir. Et le 1er janvier arriva enfin… est son premier ouvrage aux Éditions du Panthéon.

Jeunesse du monde, le renouveau est à venir

« La finalité était de voir l’Afrique voler de ses propres ailes ; par là, je sous-entends : avoir une autonomie politique et économique afin de générer une Afrique qui amène le bonheur à sa population, c’est-à-dire une Afrique qui nourrit ses habitants, qui soigne ses habitants, qui envoie ses enfants à l’école, qui donne l’eau potable à son peuple et qui crée des emplois pour son peuple. Aujourd’hui, on est loin du compte. La faute à qui ? À nous-mêmes. »

Dans les premières décennies de leur existence, les jeunes nations indépendantes ont eu les plus grandes difficultés à se débarrasser de l’héritage pesant de l’Occident. Mais aujourd’hui encore, les inégalités sont criantes : que peut-on faire pour les effacer définitivement ?

À la recherche d’un monde meilleur, Arthur Ndilu Makola Nsana mène une réflexion pertinente sur l’avenir du continent africain. Lucide, il déplore le manque d’initiatives dont font parfois preuve ses habitants, alors même que la réussite est à leur portée. Partisan du faire ensemble, il incite à mesurer l’impact qu’aurait la réunification de chacun d’entre eux, motivés dans une quête commune de paix et de justice.

Israël – J’accuse

« Parler en permanence de la sécurité d’Israël signifie qu’il n’est pas sûr de ses droits et de son existence et que tout est fragile du fait que le peuple israélien occupe un territoire qui n’est pas le sien et le peuple palestinien attend son heure pour le récupérer, peu importe ce que pensent les Occidentaux qui ont mis en place, par la force, cet État au mépris des droits du peuple palestinien. »

Constamment au cœur des polémiques internationales, le problème israélo- palestinien n’a jamais été aussi actuel. Indigné par la situation, Nabil Charaf prend la plume pour dénoncer l’incapacité des grandes puissances mondiales à résoudre ce conflit. Scandalisé, il déplore le peu d’efforts mis en œuvre et nous alerte sur l’idéologie sioniste.

Pour mieux comprendre la situation, il revient de façon chronologique et détaillée sur l’histoire de ce désastre international : les commencements de la discorde en 1917, la déclaration Balfour, la création de l’état d’Israël en 1948 et les exactions qui lui sont aujourd’hui attribuées. Incisif, cet ouvrage est un cri de révolte et de résistance.