Thème : Essais littéraires

François Mitterrand – L’attentat de l’Observatoire vu de l’intérieur

« Vous êtes ancien garde des Sceaux, vous êtes avocat, vous êtes parlementaire et vous n’avertissez ni le bâtonnier, ni le garde des Sceaux, ni le président de cette assemblée, vous n’avertissez personne. »

La vie politique française des années cinquante, foisonnante, est mise en lumière dans cet ouvrage qui dévoile un aspect particulier de l’affaire de l’attentat de l’Observatoire : la demande de levée de l’immunité parlementaire de François Mitterrand. L’auteur, à l’aide de documents inédits, donne au lecteur un accès direct à des débats passionnés.

In cauda venenum

« Respect à vous Mesdames, Messieurs, enseignantes et enseignants, et tant que j’y suis j’associerais volontiers dans cet hommage les éducateurs, animateurs socio-culturels, aides familiales, nounous de tout poil, complément et prolongement des parents quand vous ne les remplacez pas, engagés dans la prise en charge de ces gamins qui sans vous tous ne recevraient leur éducation que de la rue. »

Après cinquante ans de travail social, salarié puis bénévole, Jean-François Costa a désiré partager les secrets de ce microcosme qui l’a toujours porté. Avec autant d’humour que de tendresse, tour à tour amusé et coléreux, il nous emmène à sa suite dans les coulisses de ce domaine en nous en montrant à la fois les gloires et les travers, dans son œil aujourd’hui plus détaché.
Abécédaire décalé, « In cauda venenum » est un révélateur certes facétieux mais profondément juste de notre société. Quelquefois le miroir dévoile les fêlures…
Jean-François Costa est l’auteur de « Vous m’en direz tant », « Vous en reprendrez bien une becquée », « Quatre saisons pour un printemps » et « Sous le chêne de Véléda », parus aux Éditions du Panthéon.

Réflexions sur la nouvelle société française ou la déliquescence de la Nation

« Une société saine est une société qui débat, qui confronte ses idées, qui accepte son histoire, ses traditions et sa culture et qui respecte les opinions de chacun : il s’agit de l’essence même de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. »

Parce qu’il faut oser aborder les sujets de fond et ne pas craindre d’en débattre, Laurent Farina évoque ici, à travers des références philosophiques mais aussi juridiques, le passage d’un état de société à un état de nature. Il constate la déliquescence de la nation française, la perte de son unité culturelle, linguistique et même historique et va même jusqu’à souligner la disparition progressive de ce que pouvait être l’idéal démocratique.

Éloge de la vie humaine

« Nous allons tenter, à notre humble niveau, d’étudier la liste non exhaustive des comportements les plus commodes à adopter afin de parcourir ce voyage merveilleux qu’est la vie humaine sur cette terre, en espérant qu’il soit le plus délicieux possible. »

Dans cet ouvrage accessible à tous, Michel Dabi décrit la trame d’une vie humaine sur Terre. Dans une quête de spiritualité empreinte de philosophie, ancienne comme contemporaine, il met en exergue les richesses de l’existence et nous donne des pistes, des clés pour ouvrir les portes de la volonté, du lâcher-prise et du bien-être afin d’accéder au bien le plus sacré de l’être humain : le Bonheur.
Le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas !
Nous sommes solidaires, les uns des autres et de notre environnement. Nous ne sommes pas une coquille vide trimballée au gré des vagues au milieu d’un océan…

La voie transcendantale de la voix de l’Ange

« Ce travail à travers la voix porte vers cette révélation, souvent douloureuse, mais toujours libératrice et bienfaitrice en finalité, si l’humain se donne ce droit dans son libre arbitre octroyé par Dieu d’oser affronter ses propres profondeurs dans les abysses de son inconscient propre, mais inconscient relié également à celui du collectif de l’Humanité. »

Dans cet ouvrage théorique, Véronique Klesse met en lumière 25 notions complémentaires liées au travail de la voix. Cette démarche de concentration intense et ce travail intérieur se métamorphosent, de voix… en voie, allant droit à l’essentiel et reliant l’humain au divin. La voix se fait symbole angélique puis instrument, tour à tour méditative et libératrice, et mène à la transcendance de l’être humain.
Professeur de chant, Véronique Klesse est passionnée par le travail essentiel sur les émotions à travers le chant. Après « La voix du cœur » (Éditions du Panthéon, 2020), elle prolonge son travail de réflexion sur la voix humaine comme approche du sacré.

Faites taire la sorcière

« Le double aspect de Tituba –  personnage à la fois historique et littéraire  – lui concède de multiples interprétations  : en 2019, Tituba est une figure de lutte féministe et antiraciste. Un siècle auparavant, elle n’était qu’une sorcière détestable. »

P. Thullier-Girard présente dans ces pages gorgées de références riches allant des confins de l’histoire aux figures de la pop culture actuelles, un mémoire de recherche sur Tituba, la sorcière des sorcières. Un ouvrage empreint de féminisme et visité par les démons quotidiens de cette autrice à l’assaut du patriarcat… Des démons instables et trop présents, qui s’expriment dans un essai aussi renseigné que passionné.

La langue des élites contre le peuple

« Dans les «  sociétés ouvertes  », le régime et l’État ont donc été dissociés. L’État reste cette institution qui représente les citoyens, mais il n’est plus un régime, ce qui régit et réglemente. Ces fonctions régaliennes sont exercées par d’autres : les grandes compagnies économiques, à travers leur ingérence auprès des superstructures européennes. L’État est à la fois impuissant et totalitaire, selon ce qui arrange ces groupes de pression. »

On pourrait croire que dans un pays démocratique, à l’image de la France, un langage totalitaire n’aurait pas sa place. Et pourtant c’est cette langue que nous commençons tous à pratiquer. D’instinct nous préférons parler comme il faut, sans en avoir pourtant reçu l’ordre. On emploiera volontiers les termes de « vivre-ensemble », de « populisme » ou encore de « stigmatisation », sans s’apercevoir qu’ils instillent en nous des idées convenues qu’il vaudrait mieux ne pas remettre en question. Ce texte se veut un « traité d’autodéfense intellectuelle » pour se prémunir contre les discours dominants.

Perspectives contemporaines

« Tous les hommes se valent et chaque homme est différent. Il n’y a pas de modèle a priori supérieur et pur. La civilisation ne vaut que par les avantages qu’il y aura eu à construire de nouveaux moments inédits. Elle s’exprime au futur antérieur sans renier le passé, mais en le considérant comme une base de départ, un acquis lui-même produit par les nombreux brassages antérieurs. »

La société occidentale, ultralibérale, se présente comme le modèle le plus abouti pour une communauté humaine. Mais est-ce vraiment le cas ? Christophe Agogué en appelle ici au sursaut d’une conscience politique pour penser autrement le développement, l’éducation et la solidarité.
Après son dernier roman, « Le condamné », Christophe Agogué revient dans cet essai philosophique sur un thème qui lui est cher entre tous : la place de l’homme et son devenir. Réfléchir pour s’émanciper et s’élever contre les dogmes : une approche somme toute profondément humaniste.

Seuls les idiots n’aiment pas le gris

« Le désordre du monde dans leurs jeunes années les a poussés à une sorte de repli intérieur et à une distance à l’égard de cet univers d’une grande brutalité. La révolution comme la guerre interdisent les nuances et les à peu près. »

Que peuvent avoir en commun François René de Chateaubriand et François Mitterrand ? Tout au long de cet ouvrage documenté, au gré des vicissitudes de l’existence de chacun, l’auteur relève nombre de rapprochements et souligne surtout un goût prononcé pour l’ambiguïté tout en élégance.

Le Diamant de la Forêt de Soie

« La forêt, un espace détendu, est un milieu de bienvenue avec un environnement bio-agréable, une invitation à une aération pour la santé, une invitation par la force de l’espace forestier pour l’ego de l’individu, un défi conditionnel pour la personne qui veut se lancer dans un circuit de rencontre avec l’esprit et l’espace végétal. »

Le point de départ de l’enseignement bio-pédagogique de ce livre est l’interaction unique entre la forêt et l’homme.
Dans un langage pratique vous serez accompagné vers une approche poétique, philosophique, stimulante et méditative pour développer et individualiser le rapport direct avec l’environnement végétal, particulièrement avec la forêt.
Le Diamant de la Forêt de Soie sera le meilleur allié, donnera des poignées concrètes pour apprivoiser le silence, conquérir la patience, libérer la connaissance, maîtriser l’émotion et concerter le soi.

De l’emprise des intellectuels français sur la vie publique et de ses inconvénients

« Pour ma part, s’agissant de savoir pourquoi les intellectuels français se sont comportés de la sorte, je serais tenté d’en trouver l’explication chez Marx lui-même  : en effet, si pour Marx, les prolétaires étaient victimes d’une aliénation du fait du capitalisme, à l’évidence, les intellectuels français du XXe  siècle étaient également victimes d’une aliénation…, mais du fait du communisme. »

En 1789, la France a fait sa Révolution, révolution conduite essentiellement par des juristes aux fins d’adapter à son temps un système politique en place depuis des siècles. Des actes mémorables furent alors votés : Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, abolition des privilèges… Mais comment expliquer alors ce qui a suivi, la Terreur et la guillotine ? De même, quelques décennies plus tard, une conquête de l’Algérie coûteuse en vies humaines ; ou encore, au XXe siècle, l’engouement des intellectuels français pour le communisme, à l’époque du goulag, et, plus tard, pour les révolutions « marxisantes » en Amérique latine. Pourquoi ce fonctionnement peu démocratique de nos institutions politiques ? Ainsi, depuis plus de 30 ans, le pouvoir suprême, la présidence de la République, est détenu par un groupe social comportant, tout au plus, quelques milliers d’individus.

Quand la Terre va exterminer l’Humanité

« Si les actions pathogènes des humains se poursuivent avec l’ampleur et l’intensité actuelle et que la Terre se rend effectivement compte que son état de santé ne fait que se dégrader, elle n’hésitera pas à recourir à des thérapies plus radicales dont elle-même détient les secrets pour se débarrasser définitivement des humains devenus la seule source de ses misères. »

En se comportant comme des « parasites pathogènes », les hommes et les femmes ne risquent-ils pas de subir le même sort que celui des grands dinosaures, avant eux ? L’Humanité, par sa perversion politique, économique et sociale, ne court-elle pas tout droit à une extinction inéluctable ? Ce sont les questions auxquelles l’auteur propose de répondre, à travers un état des lieux de l’Homme et de son rapport à la Terre. Une planète qui se rebelle contre de mauvais traitements et qu’il faudrait prendre soin d’écouter. Avons-nous encore le temps de prendre ce temps ?

Droit du contentieux douanier de la CEMAC

« La modernisation du contentieux douanier à travers la maîtrise et le respect scrupuleux des dispositions du Code des douanes doit être un impératif si l’administration des Douanes veut emprunter le train de la modernité et maintenir le cap de la performance et de la respectabilité. Sa survie en tant que vecteur de croissance et de développement, maillon essentiel de la chaîne des pourvoyeurs des recettes publiques et acteur important et incontournable de la lutte contre l’insécurité économique et la criminalité transnationale organisée, en dépend largement. »

Que doit faire la Douane en cas d’infraction au droit douanier ? Comment garantir le paiement des droits et taxes de douane ? Quels droits sont reconnus à l’usager en cas de différend avec l’Administration des Douanes ? À travers cet ouvrage pratique et didactique, l’auteur apporte des réponses précises à ces questions et bien d’autres concernant l’activité douanière, que cela concerne les professionnels de la Douane comme ses usagers.

Enseignons demain

« Ma conviction, c’est qu’il faut réorganiser les ressources, faire évoluer les méthodes, réinventer « l’École » comme structure, repenser la place des enfants et des jeunes dans les établissements, impulser des transformations durables et modernes. »

À seulement 26 ans, Mamédi DIARRA s’empare d’un sujet qui concerne chacune et chacun d’entre nous : le système d’enseignement et de formation en France. Jugé inadapté à la société actuelle par l’auteur et par nombre de ses concitoyens, voire obsolète, ce système doit faire l’objet d’une réforme en profondeur qui prendrait en compte les comportements nouveaux de la société contemporaine : avènement des technologies numériques, nouvelle justice sociale, innovations, conscience écologique… Dans cet ouvrage, des propositions de solutions mais aussi l’ouverture d’un débat.

Une si belle illusion

« Cet ouvrage est né d’une réflexion conduite au fil des ans, nourrie de nombreuses lectures et, surtout, d’une pratique concrète des relations internationales au cours de séjours ou de missions dans une centaine de pays, durant un demi-siècle. »

La Charte de San Francisco est anachronique. Le droit international public, legs de l’histoire européenne, reste pertinent dans l’ensemble. En revanche, les institutions intergouvernementales exigent une renégociation globale. L’Occident ayant perdu sa centralité, la composition du Conseil de sécurité et le rôle de l’Assemblée générale des Nations Unies ne correspondent pas à l’état du monde. Devenue assistance, la coopération économique empêche les nations récipiendaires d’assumer leur destin. La justice internationale est encore fortement marquée par la règle de la souveraineté exclusive. La force supplante souvent le droit.

Le processus de mondialisation a introduit de nouveaux paradigmes dans les relations internationales. Les piliers du système demeurent certes les Etats. La nature de leurs trois composantes : une autorité souveraine, sur une population homogène, dans des frontières contrôlées, a beaucoup évolué. Les pouvoirs régaliens traditionnels ont perdu de leur monopole. La crise du multilatéralisme est souvent évoquée, mais aucune solution un peu exhaustive n’a vraiment été esquissée. L’auteur tente de le faire, en des termes courants, aisément accessibles.

Ulysse, son identité à travers les femmes

« Ulysse se réalise par les femmes et pour les femmes dans sa légende du voyageur. Hélène, Pénélope, Nausicaa, Calypso, Circé forment son identité. Dans chaque île, il sort de la mer nu et les déesses s’occupent de lui. Avec chacune, il change, adopte une nouvelle attitude, se refait. Son désir est porté vers Ithaque et Pénélope. Le désir d’Ithaque n’est que l’alibi, c’est le voyage qui donne du sens à son existence. Cela se révèle avec le temps. »

Les voyages d’Ulysse relatent une quête épique, mais aussi un périple initiatique et identitaire. Son regard sur le monde et sur les autres s’affûte grâce à Circé, Calypso, Nausicaa, les sirènes et prend conscience du néant et de la mort… Et au bout du chemin, une autre femme personnifie son but ultime, sa finalité et le foyer de sa sagesse : Pénélope, qui l’attend à Ithaque.

L’analyse d’Efi Papavassilopoulou est ici absolue : Ulysse a su construire son caractère et sa condition d’homme grâce au concours des femmes dont il croise le chemin tout au long de son voyage, et de son existence. L’auteur nous propose dans cet essai de découvrir les détails de ce parcours savamment guidé par celles qu’en d’autres temps l’on nommait le « sexe faible ».

Sartre vivant

« Jean-Paul Sartre est un homme du XXe siècle. Il y a vécu pleinement, de 1905 à 1980, et peut être considéré comme l’une des consciences majeures de son temps. S’il est permis de dresser des palmarès arbitraires tournant autour de l’aura et de la suprématie intellectuelle, disons sans trop nous tromper qu’il succède à Henri Bergson et à André Gide et qu’il sera le prédécesseur de Gilles Deleuze et de Michel Foucault. Cela pose son homme. »

Jean-Paul Sartre a symbolisé, plus que tout autre écrivain du XXe siècle, la fonction de l’intellectuel engagé dont il est encore aujourd’hui l’emblème infatigable. Avec Simone de Beauvoir, il constitua un couple hors normes, indestructible et d’une activité débordante. Son œuvre à la fois prolifique et édifiante, est sûrement l’une des plus marquantes de notre époque. Le père de l’existentialisme, qui avait l’intuition que tous les hommes se valent, défendait avant tout la recherche d’une authenticité et d’un projet de vie où la conscience de soi génère une réelle quête d’essence.

Au travers de repères biographiques, et par l’analyse de l’œuvre et de l’engagement sartriens, Christophe Agogué établit un dialogue à distance avec l’écrivain. Il démontre ainsi comment la pensée de cet homme vit encore et s’avère profondément nécessaire aux questions sociétales et politiques actuelles.

Une histoire salée des marais salants de l’île de Ré

« Au pied de la cabane, plantées le long de la bosse du marais salant, les aires saunantes deviennent rougeâtres au fur et à mesure que la saison s’écoule et les cristaux se forment lentement sur l’argile au fond de celles-ci. Au même moment, le viau apparaît à la surface de l’eau d’un rose tendre mêlé de blanc immaculé et le vent de noroît, la ridant légèrement, pousse en aval les minuscules cristaux qui vont constituer la plaque que l’on appelle aujourd’hui la Fleur de sel. »

Lors d’un colloque en novembre 2007 sur « Les sels de l’Atlantique », Léon Gendre, vice-président du Conseil général de la Charente-Maritime, président de la Communauté de communes de l’île de Ré et maire de La Flotte-en-Ré rappelait : « L’élan avait à l’époque été donné par le couple Pelin qui (…) a cru au développement de l’activité salicole. Il suffisait d’emboîter le pas aux Pelin, d’engager la coopérative de sel dans la voie d’une nouvelle activité et, surtout, de trouver les hommes et les femmes prêts à s’engager dans cette démarche, ce qui fut réalisé avec le concours de la Chambre d’Agriculture. »

Michèle et Jean-Michel Pelin, chefs d’entreprise à Loix, sont effectivement à l’origine de la réhabilitation des marais rétais et de la commercialisation des sels aromatisés et du « viau » qui deviendra la Fleur de sel. Il y a trente ans, ces innovations révolutionnèrent l’industrie du sel marin non seulement dans l’île de Ré mais aussi dans les bassins de Guérande, Noirmoutier et méditerranéen.

Le bien ou le mal, il faut choisir son présent pour l’avenir

« Il peut être complexe de dissocier le bien du mal. L’être humain est arrivé, par la suite, à créer certains phénomènes juridiques ou hiérarchiques, selon les civilisations, afin de punir une partie du mal.
L’être humain développa sa capacité à mettre en marche toute une méthodologie juridique, peut-être dans un esprit de défense de la loyauté.
Même si parfois le mal se fait en contournant les règles ou les lois, selon les repères que l’on se retransmet les uns aux autres depuis des générations. »

Radicale remise en question de la vérité, Pierre Giranton explore avec adresse le bien et le mal. En questionnant subtilement cette notion, il met en avant cette différenciation issue d’héritages culturels. Il parcourt ainsi l’ensemble des préjugés moraux afin de mettre en exergue l’importance de la volonté. Une résolution qui renfermerait le secret de l’hypothèse de la vie ? C’est en tout cas le parti pris de l’auteur.

D’une plume férocement singulière, il interroge la conception du système établi. Est-ce que le modèle du raisonnement individualiste convient à l’Homme ? Permet-il réellement d’accéder à la paix intérieure ? Ne nous pousse-t-il pas à revoir trop souvent notre moralité ? Il est peut-être temps de reconsidérer notre conscience morale afin de créer un climat solidaire…

S’appuyant sur des expériences personnelles, Pierre Giranton décrypte la forme et les conséquences que le bien et le mal prennent dans nos vies. Une véritable plongée au cœur de la nature humaine pour ce premier essai.

Sauvons l’impôt pour préserver l’État

« Le pouvoir fiscal d’un État suppose la présence de trois éléments : (1) une administration fiscale (2) chargée de percevoir des impôts (3) dans le cadre d’une légalité appartenant à l’ordre juridique dont elle dépend ». De nos jours, l’essoufflement de ce pouvoir se manifeste à travers les difficultés qu’éprouvent de plus en plus les États à mobiliser les ressources nécessaires pour la couverture des dépenses publiques. Il est perceptible à travers l’hémorragie fiscale causée par plusieurs facteurs. Cependant, compte tenu de leur spécificité, certains d’entre eux comme les paradis fiscaux, le secteur informel et l’économie numérique ont fait l’objet d’un traitement particulier.

Alors que la notion d’État reste indissociable de celle de souveraineté, l’adhésion aux différentes organisations internationales telles que l’ONU pose la question de la reconnaissance, de l’autolimitation et du partage de la souveraineté. La coopération multilatérale qui en résulte ambitionne de couvrir tous les domaines (politique, économique et social). En matière de fiscalité, cette coopération internationale débordée par la globalisation de l’économie, est minée par la concurrence à laquelle se livrent les juridictions fiscales.

La mise en place d’une fiscalité globale subsidiaire adossée à une organisation intergouvernementale universelle permettrait-elle de coordonner efficacement l’ensemble ? C’est en tout cas le parti pris de l’auteur. L’ouvrage s’articule ainsi autour de trois chapitres : le premier présente les causes de l’érosion du pouvoir fiscal de l’État, le second donne un aperçu des mesures prises par les États pour contenir ce phénomène et le troisième porte sur la proposition de réforme du système fiscal international.