Thème : Essais littéraires

Entre hier et demain, la rupture

« Entre nos sentiments qui nous poussent à l’action et les émotions que l’on en retire, il y a ce que l’on fait sciemment, volontairement, et intellectuellement : nouer et gérer nos relations affectives. On ne fait pas que ressentir et éprouver involontairement des pulsions et des réactions. On doit décider de poser des gestes pour concrétiser les désirs qu’elles produisent. C’est à cet instant que l’on devient en partie responsable de ce que l’on aura choisi de faire. »

L’auteur explore diverses pistes de compréhension pour mieux appréhender les problèmes psychosociaux qui régissent la vie contemporaine. Utilisant pour ce faire une base autobiographique mais aussi scientifique, l’auteur nous fait apprécier la valeur sociologique de son point de vue, appliqué à un cercle intime, puis élargi au grand public. Un ouvrage de vulgarisation sociale très actuel, à visée pédagogique.

La création

« Le jurassique devait être un monde formidable et magnifique, c’était vraiment une planète vierge avec ses merveilles, mais aussi avec ses caprices. »

Les dinosaures fascinent Danni. Les traces qu’ils ont laissées, leur extinction sont autant de sujets qu’il aborde dans cet opuscule. Plus largement encore, il s’intéresse à la naissance de l’Univers et à l’apparition de la vie sur Terre.
Comprendre le monde en plongeant dans ses origines, c’est l’ambitieux défi que s’est lancé l’auteur. Êtes-vous prêts à le relever ?
Danni est également l’auteur de « Six mois avec moi » (Éditions du Panthéon, 2020).

Pour sauver la planète, et améliorer la vie des Français

« Il est temps d’adapter les lois à la vie de chacun de nous et non l’inverse, si je puis m’exprimer ainsi. Vous savez qu’aujourd’hui, à force de voir voter des lois pour tout ou pour rien, le pauvre Français ne s’y retrouve plus ; et j’ajouterai : même ceux qui ont participé à leurs constructions. »

Notre Terre se défait sous nos pieds, notre nation décline. À ces constats désolants, l’auteur oppose une réflexion porteuse d’espoir. Pour lutter contre la débâcle générale, il propose ainsi des solutions pragmatiques, allant de la simplification de l’attirail juridique à une adaptation de la Constitution de 1958 aux enjeux contemporains.
Eric Bienaimé appartient à cette génération qui a connu et la seconde guerre mondiale et la guerre d’Algérie. Il en a gardé une profonde horreur des conflits armés. Plusieurs vies professionnelles plus tard (il a été agriculteur, éleveur, expert foncier, collaborateur dans une étude notariale), il livre cet essai, bienveillant pour ses semblables et cinglant envers ceux qui nous dirigent.

Le sang de la gloire

« Ce petit pays est différent, spécial, envoûtant. Je tenais à le dire lorsque j’ai décidé d’écrire ces quelques pages de vérité pour contrer ceux, ô combien nombreux, qui le dénigrent par leurs mensonges invraisemblables motivés par l’antisémitisme et la jalousie… »

Jean-Pierre Lévy raconte Israël, ce pays qu’il a rencontré en 1962 et avec lequel il entretient des liens profonds. Son ouvrage s’adresse en particulier aux plus jeunes, eux qui ignorent quelquefois ce que fut la Shoah et connaissent peu, ou mal, l’État hébreu. Dans une relation tout à la fois historique et pédagogique, l’auteur leur présente les grandes réalisations israéliennes. Homme de dialogue, il propose également de tendre ce livre, tel un message de paix, aux négationnistes et antisionistes.

Guide et orientation de la conscience

« C’est la loi de cause à effet : ce qu’on croit, ce qu’on pense, ce qu’on dit, ce qu’on fait nous revient avec amplitude tôt ou tard, principalement dans cette vie ou la suivante. »

Ayant appris des plus grands motivateurs contemporains (Tony Robbins, Deepak Chopra, Wayne Dyer…), Jean Mathieu cherche dans cet ouvrage à guider le lecteur vers une nouvelle civilisation aujourd’hui en pleine mutation. Le bonheur est à portée de main : il est nécessaire, pour le toucher du doigt, d’ouvrir son cœur, à soi-même et aux autres et de trouver une harmonie entre son corps, son mental et ses émotions. Avec l’aide de ce livre, nous pouvons faire les premiers pas vers la félicité et devenir plus conscient du divin qui nous habite en permanence.

Briser les chaînes de l’ignorance

« La rédaction de ce volume répond à un actuel et pressant besoin de notre époque. Son dessein consiste à aider les humains aux prises avec des difficultés existentielles ou en quête de perfectionnement et d’évolution spirituelle à comprendre et à saisir le sens de l’existence afin de mieux s’outiller pour y faire face.»

Dans cet ouvrage sincère, NDiaga Ba décrit sans fards son combat contre l’adversité tout au long de sa vie. Son objectif : lever le voile d’obscurité sur les yeux du monde. Dissiper l’ignorance de soi et des autres qui mène à tant de violences aveugles. Comment se comporter face à la haine ? Comment trouver le bonheur sur un chemin semé d’embûches ? L’auteur aime à croire que ce livre puisse être un guide vers ce bonheur, ainsi qu’un ami pour ceux et celles qui en ont besoin.

La voie de l’incarnation divinisée

« L’inspir et l’expir sont ce double positionnement conceptuel de l’incarnation qui spécifie la verticalité intimement liée à l’existence humaine, dans le mouvement de l’humanisation et de la divinisation.
Dans ce mouvement descendant/ascendant de l’incarnation dans la verticalité, les signes visibles de la beauté de la nature correspondent à l’immensité de l’Invisible, la voix et le Souffle Divin restant les noyaux fondamentaux de l’incarnation de l’homme vers la terre puis vers le ciel. »

Après « La voie transcendantale de la voix de l’Ange », où elle décrivait la portée divine de la voix, Véronique Klesse s’intéresse aujourd’hui à l’incarnation du divin par l’être humain. Exposant les énergies spirituelles favorables à l’élévation de l’âme et de l’esprit, l’autrice fait le parallèle entre l’homme ancien, enfermé dans une boucle formée par l’ego et l’Homme nouveau, qui transcende les énergies créatrices afin de s’ouvrir à lui, aux autres et enfin, au divin.

Encore un jet !

« Petit courrier de bienséance :
à tous ces gens suffisants :
nous sommes sur la même planète, de chair et d’os. »

Dans ce nouvel opus, Laurent Golliot nous enlève dans une danse tantôt langoureuse, tantôt endiablée avec les mots. Toujours il observe alentour comme à l’intérieur de l’existence, à la fois fou de mystères, de simplicité et de curiosités, et encore il évoque avec ardeur et tendresse la vie en grand, en petit, en long, en large et surtout en travers, comme on la connaît tous, mais pas avec ces yeux-là.
Laurent Golliot nous convie à cette marelle de la vie, à cloche-pied, et avec toute la singularité de sa prose. Après « Enfer… derrière ! », « Le rebond » et « Goutte à goutte… bye !  », parus aux Éditions du Panthéon, retrouvons la musique tendrement entêtante de ses maximes.

Lumières d’escale

« Trop souvent, aussi, le voyage a tendance à transcender des banalités ou des différences, au motif que celles-ci sont situées à plusieurs milliers de kilomètres de distance. Nous réduisons trop aisément notre approche du déplacement au dépaysement touristique. Le voyage a pourtant d’autres vertus, d’apprentissage et de perfectionnement professionnel. »

L’homme voyage, depuis aussi longtemps qu’il est homme. Point par pure curiosité mais par nécessité vitale en premier lieu, par avidité ensuite. Rareté des ressources et esprit de découverte fusionnent en cette même aspiration à l’ailleurs.
Les temps modernes n’échappent pas à la règle et voient les dramatiques exodes de population en même temps que le tourisme dit de masse, tiraillé entre le confort de la classe affaires et les aigreurs du low cost.
Sous différents angles d’analyse, littéraire, sociologique, historique, Christophe Agogué se livre à cette réflexion douce-amère sur le voyage. S’il évoque la fraternité humaine que la rencontre de l’autre nourrit, il témoigne également de la difficulté à dépasser le stéréotype pour toucher le cœur de cette expérience privilégiée. À l’heure où les voyageurs sont contraints à l’immobilité pandémique, Christophe Agogué nous offre un délectable billet de sortie.
Christophe Agogué vit à Paris et travaille dans une entreprise énergétique. Il est l’auteur de plusieurs essais et romans ainsi que de nouvelles théâtrales et de musées imaginaires.

François Mitterrand – L’attentat de l’Observatoire vu de l’intérieur

« Vous êtes ancien garde des Sceaux, vous êtes avocat, vous êtes parlementaire et vous n’avertissez ni le bâtonnier, ni le garde des Sceaux, ni le président de cette assemblée, vous n’avertissez personne. »

La vie politique française des années cinquante, foisonnante, est mise en lumière dans cet ouvrage qui dévoile un aspect particulier de l’affaire de l’attentat de l’Observatoire : la demande de levée de l’immunité parlementaire de François Mitterrand. L’auteur, à l’aide de documents inédits, donne au lecteur un accès direct à des débats passionnés.

In cauda venenum

« Respect à vous Mesdames, Messieurs, enseignantes et enseignants, et tant que j’y suis j’associerais volontiers dans cet hommage les éducateurs, animateurs socio-culturels, aides familiales, nounous de tout poil, complément et prolongement des parents quand vous ne les remplacez pas, engagés dans la prise en charge de ces gamins qui sans vous tous ne recevraient leur éducation que de la rue. »

Après cinquante ans de travail social, salarié puis bénévole, Jean-François Costa a désiré partager les secrets de ce microcosme qui l’a toujours porté. Avec autant d’humour que de tendresse, tour à tour amusé et coléreux, il nous emmène à sa suite dans les coulisses de ce domaine en nous en montrant à la fois les gloires et les travers, dans son œil aujourd’hui plus détaché.
Abécédaire décalé, « In cauda venenum » est un révélateur certes facétieux mais profondément juste de notre société. Quelquefois le miroir dévoile les fêlures…
Jean-François Costa est l’auteur de « Vous m’en direz tant », « Vous en reprendrez bien une becquée », « Quatre saisons pour un printemps » et « Sous le chêne de Véléda », parus aux Éditions du Panthéon.

Il était une fois le coronavirus

« Cette chronique est pour moi un travail de mémoire. J’écris pour m’incliner devant les victimes. Qu’elles ne soient pas oubliées comme l’ombre devant l’obscurité de la nuit. Vous qui aurez survécu à cette épreuve, n’oubliez pas la belle leçon qu’elle vous aura enseignée : l’humanité que nous avons en partage est une et indivisible. »

Dans cette chronique, l’auteur opère un travail de mémoire. À la fois hommage à toutes les victimes du virus et apologie de la beauté de l’humanité, « Il était une fois le coronavirus » nous met face à la fragilité de notre existence et à l’urgence d’en profiter, et d’en profiter ensemble, unis contre l’adversité. De réinventer l’Histoire en étant de meilleures personnes, des personnes éveillées… après cette épreuve.

Éloge de la vie humaine

« Nous allons tenter, à notre humble niveau, d’étudier la liste non exhaustive des comportements les plus commodes à adopter afin de parcourir ce voyage merveilleux qu’est la vie humaine sur cette terre, en espérant qu’il soit le plus délicieux possible. »

Dans cet ouvrage accessible à tous, Michel Dabi décrit la trame d’une vie humaine sur Terre. Dans une quête de spiritualité empreinte de philosophie, ancienne comme contemporaine, il met en exergue les richesses de l’existence et nous donne des pistes, des clés pour ouvrir les portes de la volonté, du lâcher-prise et du bien-être afin d’accéder au bien le plus sacré de l’être humain : le Bonheur.
Le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas !
Nous sommes solidaires, les uns des autres et de notre environnement. Nous ne sommes pas une coquille vide trimballée au gré des vagues au milieu d’un océan…

Réflexions sur la nouvelle société française ou la déliquescence de la Nation

« Une société saine est une société qui débat, qui confronte ses idées, qui accepte son histoire, ses traditions et sa culture et qui respecte les opinions de chacun : il s’agit de l’essence même de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. »

Parce qu’il faut oser aborder les sujets de fond et ne pas craindre d’en débattre, Laurent Farina évoque ici, à travers des références philosophiques mais aussi juridiques, le passage d’un état de société à un état de nature. Il constate la déliquescence de la nation française, la perte de son unité culturelle, linguistique et même historique et va même jusqu’à souligner la disparition progressive de ce que pouvait être l’idéal démocratique.

La voie transcendantale de la voix de l’Ange

« Ce travail à travers la voix porte vers cette révélation, souvent douloureuse, mais toujours libératrice et bienfaitrice en finalité, si l’humain se donne ce droit dans son libre arbitre octroyé par Dieu d’oser affronter ses propres profondeurs dans les abysses de son inconscient propre, mais inconscient relié également à celui du collectif de l’Humanité. »

Dans cet ouvrage théorique, Véronique Klesse met en lumière 25 notions complémentaires liées au travail de la voix. Cette démarche de concentration intense et ce travail intérieur se métamorphosent, de voix… en voie, allant droit à l’essentiel et reliant l’humain au divin. La voix se fait symbole angélique puis instrument, tour à tour méditative et libératrice, et mène à la transcendance de l’être humain.
Professeur de chant, Véronique Klesse est passionnée par le travail essentiel sur les émotions à travers le chant. Après « La voix du cœur » (Éditions du Panthéon, 2020), elle prolonge son travail de réflexion sur la voix humaine comme approche du sacré.

Faites taire la sorcière

« Le double aspect de Tituba –  personnage à la fois historique et littéraire  – lui concède de multiples interprétations  : en 2019, Tituba est une figure de lutte féministe et antiraciste. Un siècle auparavant, elle n’était qu’une sorcière détestable. »

P. Thullier-Girard présente dans ces pages gorgées de références riches allant des confins de l’histoire aux figures de la pop culture actuelles, un mémoire de recherche sur Tituba, la sorcière des sorcières. Un ouvrage empreint de féminisme et visité par les démons quotidiens de cette autrice à l’assaut du patriarcat… Des démons instables et trop présents, qui s’expriment dans un essai aussi renseigné que passionné.

La langue des élites contre le peuple

« Dans les «  sociétés ouvertes  », le régime et l’État ont donc été dissociés. L’État reste cette institution qui représente les citoyens, mais il n’est plus un régime, ce qui régit et réglemente. Ces fonctions régaliennes sont exercées par d’autres : les grandes compagnies économiques, à travers leur ingérence auprès des superstructures européennes. L’État est à la fois impuissant et totalitaire, selon ce qui arrange ces groupes de pression. »

On pourrait croire que dans un pays démocratique, à l’image de la France, un langage totalitaire n’aurait pas sa place. Et pourtant c’est cette langue que nous commençons tous à pratiquer. D’instinct nous préférons parler comme il faut, sans en avoir pourtant reçu l’ordre. On emploiera volontiers les termes de « vivre-ensemble », de « populisme » ou encore de « stigmatisation », sans s’apercevoir qu’ils instillent en nous des idées convenues qu’il vaudrait mieux ne pas remettre en question. Ce texte se veut un « traité d’autodéfense intellectuelle » pour se prémunir contre les discours dominants.

La tragédie américaine à travers les écrivains américains

« L’idée principale du présent essai s’inscrit dans l’esprit du temps dans la mesure où il se focalise sur la persistance des vestiges du puritanisme américain aux XXe et XXIe siècles. C’est à travers les romans de certains auteurs connus sous le nom « d’écrivains de la Génération perdue  » que s’exprime le mieux la révolte engendrée par cette mentalité puritaine. »

Encore aujourd’hui, malgré l’évolution de la culture occidentale, certaines sphères de la société américaine restent profondément marquées par un puritanisme exacerbé qui n’a pas sa place en notre temps. Dans cet ouvrage, Nicole Guétin établit, à travers les plus grands écrivains de la « Génération perdue », le rapport entre le puritanisme des premiers colons du Nouveau Monde et les nombreux troubles de l’Amérique moderne.

Destin d’amour

« À heure où viennent les pensées les plus viriles sur l’amour, j’aborde ce livre avec un regard lucide posé sur la vie, un regard critique qui fait observer la perception de l’amour tel qu’il est vécu par les femmes africaines du continent. Il est question de m’attaquer à certaines idées préconçues. Il faudrait que les préjugés tombent comme des masques.»

Marthe-Cécile Micca, autrice d’origine camerounaise, analyse ici le sujet intemporel qu’est l’amour, avec ce regard particulier à la femme africaine. Aux frontières du néo-féminisme, cet essai développe l’émancipation affective de ces femmes dans un contexte où les tabous sont encore très présents, où l’amour reste contraignant.

Perspectives contemporaines

« Tous les hommes se valent et chaque homme est différent. Il n’y a pas de modèle a priori supérieur et pur. La civilisation ne vaut que par les avantages qu’il y aura eu à construire de nouveaux moments inédits. Elle s’exprime au futur antérieur sans renier le passé, mais en le considérant comme une base de départ, un acquis lui-même produit par les nombreux brassages antérieurs. »

La société occidentale, ultralibérale, se présente comme le modèle le plus abouti pour une communauté humaine. Mais est-ce vraiment le cas ? Christophe Agogué en appelle ici au sursaut d’une conscience politique pour penser autrement le développement, l’éducation et la solidarité.
Après son dernier roman, « Le condamné », Christophe Agogué revient dans cet essai philosophique sur un thème qui lui est cher entre tous : la place de l’homme et son devenir. Réfléchir pour s’émanciper et s’élever contre les dogmes : une approche somme toute profondément humaniste.