Thème : Mémoires

Preuve par cinq – Verte était notre vallée

« Joseph invita, d’un geste large, tout le monde à prendre place autour de la table, garnie comme d’habitude. C’était assez exceptionnel que maîtres et serviteurs prennent ainsi place autour de la même table, mais nul ne se posait de questions, tous étant sensibles à la gravité du moment et au sentiment que la vie de chacun allait catégoriquement changer à partir de cette journée.
La lumière était tellement vivante en cette matinée de printemps ! »

Dans « Preuve par cinq – Verte était notre vallée », André Suissa livre l’épopée exaltante de ses aïeux et descendants à travers un récit qui nous fera traverser les océans. Depuis le Haut Atlas marocain à la France en passant par l’Algérie et son histoire, cette saga sur cinq générations nous emmène entre autres sur les traces d’une fratrie de neuf enfants, celle de l’auteur. Une richesse à la fois historique et familiale née dans les yeux d’une fabuleuse et presque légendaire grand-mère aux secrets exceptionnels, dont la disparition restera à tout jamais un mystère.
Enseignant, journaliste, fondateur d’une école du soir pour adultes mais également assureur, voyagiste, juriste, André Suissa a vécu autant de vies que de passions.
Auteur de recueils poétiques et d’un roman, il revient aujourd’hui sur les racines de sa famille, en un périple mémoriel attachant.

Amis disparus, amis apparus…

« Faut-il raconter les choses comme elles viennent ou dans l’ordre où elles se sont produites  ? Les souvenirs naissent à mesure que je les écris. D’une phrase, qui auparavant n’existait pas, surgit une autre phrase, comme si elle n’attendait que ce moment-là. »

Grâce au pouvoir de l’imagination et de la mémoire, Remi Clignet réussit, l’espace d’un livre, à retrouver ses amis disparus, qui vivent dans son cœur à jamais et l’accompagnent au fil du temps. Ensemble et silencieusement, ils remontent le fleuve de la vie de ce grand voyageur. Les amis ravivent les souvenirs endormis sur ses berges et rattrapent le temps perdu en trouvant enfin, sans le chercher, le chemin du bonheur.
« Chaque personne qui passe dans notre vie est unique. Elle laisse toujours un peu d’elle-même, et s’en va avec un peu de nous. » Jorge Luis Borges.
Après « Naïf ou le petit chose » (Éditions du Panthéon, 2019), Remi Clignet emprunte à nouveau les sentiers délicieux de la mémoire, avec émotion et humour.

Toute famille a une histoire

« Après avoir exploré le temps pour essayer de trouver ses racines, il restait une petite branche mise de côté, éloignée, insondable, juste un ancien papier griffonné à la plume par un vieil oncle, l’aîné de la famille maternelle.
Adolescent, je l’avais questionné sur l’histoire de sa parentèle. Il m’avait alors remis ce papier sur lequel se trouvait un dessin, réalisé sous la dictée de son père, résumant cette généalogie. Une petite branche à droite décrivait trois sœurs, leurs maris, leurs enfants, dont Eugène Million, célèbre carrossier au XIXe siècle, Stanislas de Charnal, un auteur dramatique qui serait parti pour l’Amérique avec une actrice de théâtre, et Élisabeth Giroud, sa grand-mère.
Cette petite branche portait des fruits étonnants, décou-verts après des années de recherches. »

Les archives et bibliothèques recèlent des richesses infinies. Y accéder est la promesse de découvertes savoureuses, émouvantes, à tout le moins pleines de surprises.
Hughes Legrand s’immerge ainsi dans le destin de quelques aïeux du XIXe siècle, et nous entraîne à sa suite. Les méandres, les impasses et les obstacles de cette enquête sont autant de péripéties qui captivent et alimentent notre intérêt.
Son diplôme d’architecte sur la restauration d’un couvent du XVIIe siècle, transformé en prison, a donné à Hughes Legrand le goût des archives et l’excitation des recherches. Sa vie professionnelle lui a donné plusieurs fois l’occasion de diriger des projets immobiliers qui avaient par une curieuse prédétermination, un lien direct avec sa vie passée ou celle de ses ancêtres.

Atto 302 : Le secret des mimosas

Pour ce qui me concerne, l’écriture de ce livre, ce fut un exutoire. Depuis longtemps, je voulais mettre en exergue les choses qui me tenaient à cœur. Décrire les choses de ma vie comme si je les racontais.

Dans ce récit autobiographique, Rita Cusenza revient sur le passé longtemps resté mystérieux de son père, ancien soldat de la seconde guerre mondiale et décédé à l’âge de 53 ans. À la lumière de ces révélations, elle dresse le décor de sa propre vie, de la misère ensoleillée de la Calabre des années 1950 à la Belgique francophone et ses difficultés d’intégration pour cette adolescente immigrée et en quête de repères. Un récit porteur d’espoir et de courage qui illustre cette pensée de Nietzsche, devenue la devise de l’auteur : ce qui ne me tue pas me rend plus fort.

Le dernier soupir

« Quand ma belle-famille est venue demander ma main pour leur cher fils, mes parents ont immédiatement donné leur accord. Ils ont répondu affirmativement. Cette alliance, je ne peux dire qu’elle me sera bénéfique mais, au moins, j’étais des plus heureuses.
Je n’avais aucune notion du mariage, ce que je savais, c’est que c’est une union basée sur l’amour, la confiance et la fidélité et que c’est un lien sacré par une déclaration solennelle. »

Malika Aoualit retrace son parcours afin d’en disséquer ses expériences de vie. De ses années adolescentes à l’ambiance du foyer familial, elle revient sur des souvenirs enfouis, ceux qui resteront à jamais gravés, reflets de ce qu’il y a de plus intime en elle.

Avec douceur, elle nous invite ainsi dans ses pensées, révélant des émotions et une sensibilité qui nous bouleversent. Son mariage, ses souffrances et son acharnement face à cette existence parfois si complexe. Qui sait de quoi sera fait demain ?

Chroniques familiales

« C’était vraiment des week-ends pleins de découvertes, riches en trouvailles et en goûts, il y avait même un abricotier qui donnait des fruits tous les deux ans, des pêchers, des cerisiers, des noisetiers et un grand saule pleureur avec lequel on jouait à Tarzan en montant sur le toit de l’atelier et en se laissant tomber accroché aux branches. Et toutes les semaines, ma grand-mère me préparait des pots de confiture rien que pour moi, celle que je préférais, c’était celle de rhubarbe. Sans oublier celle de groseilles à maquereau. Que du plaisir. »

Que retient-on de l’enfance ? Alors qu’il en déroule le fil, Thierry Casagrande y pioche des fragments de vie au gré de ses envies. Précieux instantanés tantôt joyeux tantôt mélancoliques, il revient sur sa jeunesse pleine de rires, de facéties et de découvertes. Des châteaux de sable aux Beatles, de la première guitare aux week-ends à la campagne, les émotions affluent tandis que les souvenirs rejaillissent. Entouré d’une famille nombreuse et aimante, ce récit est celui d’une enfance saine et heureuse, nimbé d’une joie de vivre contagieuse.

Thierry Casagrande a écrit ce témoignage pour inviter de futurs auteurs à mettre en valeur le patrimoine que constitue la vie de famille. Garant de la sienne, il nous en livre une version dynamique et rock’n’roll.

Les heures tardives

« Juste être vivante. Me donner voilure car la mer est grande. »

Maïeuticienne de son passé, les souvenirs de Danièle Mermoud ressurgissent avec une gravité déchirante mais toujours juste. Son style à vif taille dans la chair pour mieux atteindre les sentiments, ceux qui serrent le cœur, ceux qui étreignent nos poumons et font battre le sang aux creux des tempes. Les sentez-vous ces pulsations ?

Mémoires d’un homme du passé

« […] Nous étions heureux et fiers d’avoir passé ces péripéties qui forgent le caractère et confèrent au corps une capacité, un pouvoir de résistance et d’endurance impressionnants. C’était comme une sorte de baptême, non de feu, mais d’endurcissement, de patience et de philosophie. »

Aujourd’hui retraité, Ahmed Marcil se remémore sa vie. Toujours intacts, ses souvenirs affluent : son enfance à Rabat, entre les déménagements et la Médina, le rationnement et la crainte de la guerre. Avec une sincérité touchante, il évoque son éveil croissant à l’école coranique puis sa révélation pour l’armée. Transporté, il nous fait intimement ressentir sa fierté d’étudier à St-Cyr, et sa terrible mortification à Caen, ville stigmate de la barbarie humaine. Avec une précision vibrante teintée d’émotion, il restitue tous les aspects et détails de son passé militaire.

N’aie pas peur et marche

« Un soir chez lui, après être rentré de son travail, fatigué, il s’installa devant la télévision, et fut surpris d’assister à un match de basket où les joueurs étaient tous des personnes handicapées, en fauteuil roulant.
(…) Ces images l’entraînèrent dans un rêve où il mettait à cheval ces personnes porteuses d’un handicap physique. »

Dans ce nouvel ouvrage, Jean-Louis Rouchy revient sur son parcours, son éducation et ses expériences, qui toutes ont fait de lui le cavalier émérite qu’il est aujourd’hui. À la fois naïf et généreux, les déboires amoureux qui jalonnèrent sa vie témoignent de la sensibilité exacerbée de cet avant-gardiste curieux de tout et passionné par les chevaux. Il revient aujourd’hui avec nostalgie, tendresse et franchise sur sa vie hors-norme.

Le petit Polak – Tome II

Le tome II du Petit Polak permet à Patrick Sartre d’agrandir la galerie de portraits qui ornait déjà le premier opus. Il évoque, ainsi, Carmen, les camarades de classe ou les bras de plusieurs amants. Adolescent, c’est perché sur des talonnettes de 10 cm qu’il traverse la période de la disco-fever et les nombreuses rencontres qu’elle lui réserve.

Comme dans le premier tome, Patrick Sartre revient sur les différents épisodes-clés de sa vie qui l’ont façonné.

Patrick Sartre est né dans la Loire.

À dix-sept ans, il quitte l’école pour entrer à l’usine. Il exercera par la suite toutes sortes de professions, de métallurgiste à employé de l’ANPE. Il se passionne très vite et pour tout.

Gay jusqu’au bout des ongles – c’est ainsi qu’il se présente – il assume depuis longtemps ses préférences.