« Ils » ne m’ont pas brisée
« Enfin, un soir, mes parents sont convoqués à l’école, et reviennent, très en colère, en nous sommant de ne plus prononcer le mot « martyr », de ne pas non plus dire que nous sommes des « enfants martyrisés », ajoutant qu’avant de prononcer ces mots, il faut que nous sachions ce qu’ils signifient. Pour eux, nous n’en sommes pas, et nous voilà, une fois de plus, punis, envoyés au lit, sans manger. »
Violences physiques et psychologiques auxquelles s’ajoute l’inceste : la narratrice relate le calvaire de son enfance. Et pour que la peur et la honte changent de camp, elle va, année après année, détricoter la relation entre elle et ses tristes géniteurs.
Dans ce roman inspiré de sa propre vie, l’autrice met en avant les regards et les silences qui doivent alerter les adultes et les autres enfants. Un enfant qui se tait, qui se terre, peut être un enfant à qui il est interdit de s’exprimer.























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