Thème : Romans

Comme une colombe en plein vol…

« Si lourd qu’ait été le passé, il reste pour elle, éminemment respectable et plus glorieux que le présent décadent qu’elle vit à présent et qu’elle supporte de moins en moins.
C’est ce passé qui lui a donné ses racines puissantes, qui lui a permis de s’ancrer durablement dans ce monde hostile et les moyens d’affronter sans faillir toutes les tempêtes.
C’est ce passé qui a façonné la femme qu’elle est devenue avec ses fragilités, mais sa force aussi. »

Pour Odette, une petite paysanne vouée aux durs travaux de la ferme et des champs dans les années 40 en Corrèze, l’horizon qui se profile n’est pas bien palpitant. Mais en saisissant avec courage les opportunités qui se présentent à elle, la jeune campagnarde prend son envol, envers et contre tous. Direction Paris ! Sera-t-elle suffisamment forte pour affronter les réalités de la vie citadine ?

À travers ce récit, Muriel Batave-Matton nous entraîne avec émotion sur deux décennies faites des rêves, espoirs, des découvertes et doutes de son héroïne. Du cœur de la campagne profonde aux sommets des mirages de la vie parisienne, ce roman dépeint l’exode rural et brosse une fresque humaine et résolument féminine, en entrecroisant plusieurs portraits singuliers.

Larmes d’Afrique

« Le nationalisme exacerbé dans les pays africains vous emprisonne dans un système d’autarcie politique. Or, il serait plus opportun pour vos pays de sortir de cette spirale nationale. Certes, l’Union Africaine est une institution mise en place dans le but de renforcer la coopération des pays africains. Mais une unité africaine accomplie impose, au préalable, que chaque Africain cultive un sentiment « d’africain-té ». Il convient donc aux gouvernements nationaux de sensibiliser leurs populations aux vertus du culte de l’identité africaine. Certes, les cultures africaines sont hétérogènes ; les langues, les mœurs, les traditions diffèrent, mais les enjeux économiques doivent fédérer les Africains autour de projets communs. »

Désireux de mener des actions concrètes en matière de santé et d’éducation en Afrique, Habib réussit à convaincre Michel et Ariane, engagés comme lui, de l’accompagner au Sénégal pour créer une ONG. Mais sitôt arrivés dans son pays d’origine, ses compagnons se font sauvagement kidnapper par un groupe de rebelles islamistes. Fermement décidé à les retrouver, le jeune homme se lance dans cette quête vouée à l’échec et traverse le continent. À la recherche de ses amis, il découvre une Lybie en ruine aux dernières heures du colonel Kadhafi, un Rwanda en reconstruction, mais également l’amour…

Sous le masque

Londres, 2008, le soir d’Halloween. Josué est un beau trentenaire français, déguisé pour l’occasion, à qui tout semble avoir réussi. Pourtant, sous le masque qu’il porte, le désespoir le ronge… Seul et enivré sur le pont de Waterloo, il se penche vers le vide. Soudain, quelqu’un l’arrête : une jeune fille à la chevelure rousse, masquée elle aussi.

Qui est cette étrange inconnue qui lui a sauvé la vie, sans lui laisser ni nom, ni visage ? Pourrait-il la reconnaître ? Aurait-il rêvé ?

Après cette rencontre aussi anonyme qu’intense, le retour à la réalité frappe durement le jeune homme. Mais au fond de lui, quelque chose a changé : l’espérance d’obtenir des réponses à ses questions, et surtout, de retrouver un jour son amie au masque blanc.

Ô Sorbonne !

« Mais qu’est-ce que j’y foutais, moi, se dit P’titjean, dans cette auberge mystérieuse, en plein Moyen Âge, en compagnie de gens aussi bizarres ? Comme cet abbé trop plein de science, qui pour faire étalage de son érudition ne parle que par sentences ? Ou ce ménestrel ambulant qui se fait passer pour troubadour et qui assure sa substance quotidienne en se traînant par les tavernes pour échanger d’improbables générosités avec ses chansons d’amour courtois ? »

À tout juste 18 ans, P’titjean est un jeune homme lunaire et rêveur, absorbé par la lecture. En mouvement constant, il s’invente d’autres personnages, d’autres lieux, d’autres liaisons, si légères et si fluides que son corps et son esprit voltigent dans les nuages, dans un univers étrange et lointain. Et c’est ainsi qu’au cours de ses rêveries, le temps court, se dérobe et s’emporte. En un rien il passe d’une époque à l’autre, d’un lieu au suivant, sans souci de précision. Alternant entre imagination et réalité, il se double en un P’titjean illusoire, au gré des époques et des espaces.

Au travers de ce roman, Giorgio De Piaggi s’empare à nouveau de ce qu’il aime à tordre, distendre, rendre impalpable ou au contraire inévitable : le temps et l’espace. Éthérée, parfois troublée, il recrée une temporalité reflétée par le seul prisme de l’imagination, insoumise aux caprices des hommes.

Laureline ou le dernier run

« – Papa ! Papa, tu t’es endormi ?
– C’est ton tank aseptisé qui m’a assommé. Je ne me suis jamais endormi sur ma bécane.
– Je sais, papa, mais ta bécane, c’était il y a vingt ans. Tu ne peux pas vivre toujours dans le passé. Tu as soixante-seize ans, il serait temps de changer de disque, non ?
Je détournai les yeux du tableau de bord du Range Rover sport qui me traînait vers un nouveau mouroir… un de plus. Le paysage qui défi lait ressemblait à un décor de film à petit budget, et les commerces ternes qui bordaient la route me donnaient la nausée. La voiture s’engagea sans heurt sur un petit chemin goudronné, à travers un parc planté de pins. Je sentais Christian tendu. Mon fils ! Encore aujourd’hui, j’ai du mal à associer ces deux mots. »

Jack est un vétéran de la vie. Arrivé depuis peu dans une énième maison de retraite, il y fait la rencontre d’Albert, fonctionnaire retraité, et de Melvin, ancien légionnaire au passé trouble. En dépit de leur méconnaissance, Albert identifie rapidement Jack, car même si leurs routes ne se sont jamais croisées, un point les rattache : Laureline.

De cette rencontre va naître une réelle complicité, mais pour Jack, la fraternité a un sens particulier, et quand Albert se retrouve menacé, les méthodes peu orthodoxes qui ont guidé sa vie vont vite reprendre le dessus… On les croyait déjà morts, on se trompait !

Thierry Vigouroux Saint-Jacques révèle ici un roman d’aventure vif et touchant. Inspiré par des grands noms tels que Jacques Audiard, Henri Lœvenbruck ou encore Éric Giacometti, l’auteur joue avec les références tel un funambule agile.

Frères de Plume

À l’évidence, chacun de nous, a, en matière de journalisme, ses maîtres et ses modèles. Les miens resteront à jamais gravés dans ma mémoire. Ce sont mes frères de plume, « mes » Français de Maroc-Presse.

Sa première carte professionnelle : l’acte de naissance du journaliste ! Son heure vient de sonner à la grande horloge de la Presse. Le voici admis au sein des fins ciseleurs du verbe, des titreurs d’élite et rubricards hors pair, des funambules du calembour et de la métaphore. Avec ou sans stylo, avec ou sans filet.

Il allait vivre des éternités, des années, des mois, des heures uniques aux montres. Approcher et connaître des êtres d’exception qui ont écrit l’Histoire de son pays : Mohammed V, Hassan II, Mohammed VI, Mehdi Ben Barka, Mehdi El Manjra, Mahjoub Ben Seddik, Mohammed Zerktouni, Brahim Roudani et leurs compagnons de lutte. Et ses frères de plume, ses Français de Maroc-Presse.

Il s’y voyait déjà, saisi d’une jubilation muette, à la Une. Un règne sans partage, un squat de long en large, sur cinq colonnes – pas une de moins – à coups de scoops, d’enquêtes et de grands reportages. Albert Londres n’est pas son cousin !

Mais très vite, la réalité s’impose à ses rêves de novice. Avant même de remettre sa première copie, il reçoit de la Presse sa première leçon : « Tu passeras ta vie à faire tes débuts… ».

Les beaux enfants du Marais

« – Heureusement que je t’aime bien mon frérot. Néanmoins, un mao n’a que faire des staliniens ; alors ne comptez pas sur moi pour faire l’offusqué. Je ne suis même pas effleuré par cette annonce.
Ils commandèrent leur repas, sans plus penser à leurs démêlés familiaux. Si les parents étaient tristes, les enfants semblaient beaucoup moins affectés, au moins tous les trois étaient soudés et se nourrissaient de cette force unitaire. »

Paris, 1973. Dans une France post-soixante-huitarde en quête d’un second souffle, deux familles unies par l’amitié et l’amour de leurs enfants sont confrontées à de multiples démêlés politiques, judiciaires et professionnels. Clarisse, Philippe et David finissent leurs études, deviennent professeurs ou s’établissent en usine. Les rues du Quartier latin sont un peu leur jardin, et quand un cousin débarque en fuite de Tahiti, de nouvelles aventures parisiennes les attendent. Les parents, lancés en politique ou à leur compte, ne sont pas en reste…

Ce récit est celui des années 70, des certitudes, des combats et des bouleversements sociétaux de l’époque, alors que pointait déjà la crise économique en Occident et que les réformes des droits des femmes bousculaient enfin les schémas de pensée traditionnels.

Le livre de Bernard Allègre

« Bernard était sous le charme… Toute la personne et le discours du professeur éveillaient, attisaient maintenant sa curiosité… La richesse et la netteté du panorama littéraire qu’il dressa dans le quart d’heure le remplit d’admiration. Il eut le sentiment très net, et proprement enthousiasmant, d’apprendre pour la première fois beaucoup en très peu de temps. »

Le lecteur trouvera ici la suite du Livre de Bernard Allègre, livre que son auteur nous a dit vouloir, comme Chrétien de Troyes pour le premier des siens, qu’il reste « dans les mémoires tant que durera la chrétienté ».

Cette curieuse volonté termine un long avertissement que l’auteur, âgé et désireux de garder l’anonymat, se réserve de mettre un jour en exergue à l’œuvre complète, si, comme il le dit, Dieu lui prête vie.
Le présent troisième tome poursuit le cycle des années de formation et d’apprentissage du héros. Il sera donc suivi de plusieurs autres qui achèveront le récit de la vie et des aventures de Bernard Allègre en France et en Afrique. Version moderne d’une « nouvelle continuation » donnée à la dernière œuvre inachevée de Chrétien de Troyes, nouvelle quête aussi d’un Graal pleinement restitué à ses origines chrétiennes, ce récit lucide et sans concession retrace la quête existentielle, mais surtout spirituelle, d’un jeune chrétien du XXe siècle.

Mise à nu

« Maxence a toujours été en haut, depuis l’âge de 22 ans, il ne connaît pas les joies et les peines des différentes marches vers le sommet. Sa capacité à discuter avec les corps intermédiaires est quasi nulle. Il délègue les sales besognes et paye pour cela. Il trouve toujours des volontaires. De ce point de vue, il est devenu clinique, cynique, égotique et obsédé.
Le malheur des autres ne le touche pas tant il est habité par un bonheur présent et futur : le sien qu’il assimile un peu sommairement au bonheur de ses employés. »

Maxence de Belleaucourt est un jeune homme bien né au destin prometteur. Intelligent et ambitieux, il assure son ascension sociale et professionnelle en prenant la direction d’un grand groupe et en se composant une famille modèle. Mais alors qu’il est au sommet, le monde – son monde – s’écroule : abandonné de tous, il se noie dans une profondeur qui lui paraît infinie. Mis à nu, c’est échoué sur la berge de sa propre solitude que Maxence part à la recherche de son âme…

L’enfant de la montagne

« En osmose avec Gaellka, nous filons dans l’espace. De temps en temps, Gaellka se met en surbrillance et je vois un puissant serpentin brillant à l’infini devant moi. Avec Gaellka, nous communiquons par télépathie. »

Vivian descend des étoiles et embarque pour un voyage peu banal. Dans l’infinité cosmique, « l’enfant de Vénus », parcourt la galaxie et se déplace au gré de la Voie lactée. Doté de pouvoirs démesurés, il absorbe toute la connaissance du monde, remonte les âges et défie l’histoire. Éveillé par sa force positive, il chasse l’obscurantisme. Omniprésente, la magie l’entoure. Redevenu terrien, l’enfant de la montagne naît dans une famille miséreuse mais honnête : élevé dans l’amour, il propage la sagesse et la bienveillance autour de lui. Du mystère au paranormal, il n’y a parfois qu’un pas…

Le mystère Siegrid

« Tous humains, tous végétaux… tous étaient concernés par cette réalité de fait : oui, Il, Lui, le Christ était de retour sur Terre. Les télévisions transmettaient. Les radios électrocutaient à coup de Christ, de crucifix, de amen et tous autres gadgets religio-culturels. On faisait des films sur moi. On pensait 24 h sur 24 h à moi. J’étais celui dont on parlait… »

Quelque part entre l’ici et l’ailleurs, le rêve et la réalité, l’imaginaire et le réel, le vrai et le faux, José Russotto attend Siegrid. Belle, blonde et gironde, elle est telle qu’il se l’est toujours imaginée. Parfaite mais insaisissable, Siegrid est un mystère universel représentant à elle seule le secret de la femme et de ses fantasmes, du oui et du non, du peut-être et du jamais.
Alors qu’il est tout-puissant, elle le rejette et s’enfuit. Pourra-t-il un jour la retrouver, afin de s’unir à elle et ressusciter les morts ?

Une année en France

« Une saveur printanière doublée d’une gravité de bon aloi auréolait des
visages à la fois détendus et déterminés. Les premiers slogans hostiles à
l’autorité, aux forces de l’ordre et au pouvoir se fabriquaient avec une forme
de spontanéité à peine contenue. »

Étouffés par le carcan moral étreignant la France gaulliste des années soixante
et opposés à la société de consommation imposée, la jeunesse française s’est
brusquement révoltée lors des célèbres affrontements de mai 68. Philosophe
féru de politique, Christophe Agogué imagine une fresque sociale vivante,
dans laquelle deux familles parisiennes se confrontent aux événements sans
précédent de cette période historique.
Dans ce récit dynamique au style contemporain, il noue une intrigue prenante
tout en nous interpellant sur les origines de ce mouvement révolutionnaire, à
la fois poétique et idyllique, à la limite de l’utopie. À travers les péripéties de
ses protagonistes, il ranime les remises en cause des modèles économiques,
éducatifs et sociétaux. Convainquant, il nous entraîne dans une promenade
à travers un Paris en pleine mutation urbaine et idéologique. Sous les pavés,
déjà, la plage…

Raizy, le manager est un imposteur

« Mais une chose est remarquable chez Raizy ; là où il n’y a point de défi, il en crée pour lui afin de donner plus d’ambiance à sa vie et susciter l’intérêt ou la curiosité du plus grand nombre à sa personne. Il dit toujours que les grands dans la vie ne construisent pas leur vie, mais construisent une histoire pour bâtir la vie des autres. »

Raizy l’a toujours su : si la vie nous réserve beaucoup de surprises, il faut la surprendre afin d’éviter d’être l’une de ses nombreuses victimes. À la fois sage et ambitieux, il fait de ce leitmotiv une vraie rigueur morale.

Pour le jeune leader, tous les hommes sont des managers en devenir, appelés à gérer au mieux et en permanence leur image, leur personnalité et leur vie. Et pour réussir, il faut incarner avec perfection plusieurs rôles, plaisants ou non. C’est alors que le manager devient un imposteur.

Ella… Alzheimer ou la mémoire envolée

« Il y a quarante ans je me souviens : de mes élèves, de mes cours de français, du petit lycée où j’enseignais et de l’odeur de la craie… Mais de cet appel il y a une demi-heure, je ne me souviens plus, où s’est-il perdu ?
Je dois apprendre à mentir pour ne pas paraître idiote, et excuser ma mémoire. Soudain, j’ai peur du noir que ces absences sont en train d’installer dans ma tête et dans mon cœur… Allez Ella, secoue-toi, c’est juste passager, tu verras ! »

L’univers d’Ella, 78 printemps, bascule le jour où elle se voit diagnostiquer la maladie d’Alzheimer. Entre espièglerie et désespoir, elle chronique toutes les étapes de sa déchéance, des premiers trous de mémoire au grand oubli final.

Pour Ella et ses proches commence une nouvelle vie parsemée de sentiments et de peurs à apprivoiser, car c’est tout le quotidien qui est à réinventer. Leur existence se fait dorénavant au diapason des visites médicales, des démarches administratives, de ses amnésies, mais aussi des souvenirs, des belles rencontres et de l’amour des siens. Progressivement mêlée de quiétude, sa plume lui permet d’exprimer son vécu et d’exister au présent : cette vie qui lui échappe ne sera pas gommée.

La maison de Jeanne

« De temps en temps, un rideau frémissait à son passage, révélant une présence qu’elle devinait, sans raison particulière, plus curieuse qu’hostile. (…).
L’odeur de l’homme était partout, dans le fumet âcre du bois brûlé, dans celui plus doucereux des soupes de légumes qui cuisaient. Et Anne, sans s’expliquer pourquoi s’en réjouit. »

Anne, professeure quinquagénaire, voit sa vie soudain bouleversée en apprenant qu’elle est l’héritière de la maison d’une grand-tante éloignée qu’elle n’a jamais connue. Contre toute attente, elle s’installe dans son petit village en Corrèze et, très vite, se heurte au silence pesant de ses habitants et au mystère épais qui entoure la personnalité de son ancêtre.
Entre l’Italie et la Corrèze, notre héroïne, curieuse d’en savoir plus sur sa parente, remonte le temps en suivant les traces d’une femme singulière et très en avance sur son époque.

Dans ce quatrième roman, Muriel Batave-Matton remet en scène Anne, déjà rencontrée dans ses romans précédents, Et tout ça pour ça  en 2012 et  Sa part d’ombre en 2013. Comme toujours, son écriture est soignée et rythmée, et l’intrigue bien menée. Passionnée, l’auteure a su développer un style efficace et très plaisant, et sait décidément tenir son lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Une vie, une passion… et les pierres revivent à Vins

Quatre jeunes parisiens en vacances dans la Provence Verte, en 1959, découvrent par hasard les ruines d’un château, tableau dans un écrin de verdure. C’est «le coup de cœur ». Ils décident d’acheter celles-ci pour les restaurer à des fins culturelles, artistiques et sociales. L’entreprise est risquée : nature, ampleur et coût du chantier. Les lieux témoignent d’un passé médiéval tourmenté, guerrier et religieux, fait de « coups d’épée et de goupillon ». La témérité et l’obstination, « les coups de main et les coups de collier », vont faire revivre les pierres. Dès le début de la restauration un programme de qualité, riche et varié, ravit un public nombreux : un projet exemplaire, « un coup de maître » !

Son livre Cartagena caraïbe et colombienne a été distingué du « HHH » dans la revue Historia et Big bang, naissance d’un conte, récemment paru, connaît un grand succès.

Sa part d’ombre

« Des amies très proches qui connaissent tout l’une de l’autre ! » C’est ce que pensait Anne avant l’accident de la route qui laisse Diane entre la vie et la mort, et qui se révèle ne pas en être un.
 
Quel secret cachait donc Diane qui semblait jouir de la vie sans retenue ? Que dissimule sa part d’ombre ? Anne veut chercher les raisons qui ont poussé son amie à vouloir en finir aussi brutalement, sans aucune explication pour elle. Patiemment, méthodiquement, au fil de ses recherches, elle va enfin trouver, découvrir une autre Diane et comprendre.

Le pénitent de Sartène

À la fin du XIXe siècle, une jeune institutrice, libre d’esprit, à la fois naïve et avant-gardiste, guidée par sa seule passion, s’engage sur le chemin aventureux d’un amour interdit. Prête à bousculer tous les obstacles, elle est prise au piège d’une société régie par des hommes attachés aux codes de l’honneur et aux coutumes ancestrales. Cet amour contrarié saura-t-il tel le Phénix renaître de ses cendres ?

Manipulations, trahisons, vendettas… Le récit nous entraîne dans les profondeurs de cet «Ogre vert» : le maquis corse ! Il ne met pas seulement en scène une histoire d’amour et une enquête policière haletante, il rend hommage à la Corse, sa culture, ses traditions et ses valeurs.

Alain Lombardi écrit avec l’inspiration d’un observateur éclairé, avec la curiosité d’un reporter. L’homme de télévision saisit l’image, l’instant, le détail avec les yeux du réalisateur qu’il est depuis 40 ans. Les mots ont pris le relais de l’image, la plume a remplacé la caméra, mais la passion qui l’anime reste la même et l’écrivain prend appui sur le réalisateur.

France 3 lui a donné maintes opportunités de partir à la rencontre des régions françaises. La Corse l’a fasciné et lui a permis d’aller au bout de ses rêves littéraires. Pour écrire ce premier roman, il n’a pas hésité à s’immerger pendant plus d’un an à Propriano, dans le sud-ouest de l’île de Beauté, avec pour seuls compagnons, une feuille blanche, un appareil photo,un magnétophone et un ordinateur portable.

Et tout ça pour ça !

Avec le soutien de deux amies célibataires, Chloé décide de rompre enfin sa solitude. Jeune professeur de Physique et mère de deux fillettes, elle prend conscience du désert affectif dans lequel elle s’est enfermée après une séparation douloureuse d’avec son mari.

Au gré des rencontres, construites avec Internet ou fortuites, elle est conduite à faire face à des situations, tour à tour cocasses, décevantes, passionnées. Ses amies ne manquent pas de les commenter avec une verve typiquement féminine, non dénuée d’humour et de lucidité.