Thème : Romans

Quand l’amitié est amour, merci la vie

« Quand soudain une petite main se glisse dans la main de Bertrand. Celui-ci tourne la tête vers sa droite, Marianne l’a rejoint. Sans dire un mot, il regarde les chaussures de Marianne. Des petits pieds dans des chaussures d’adulte. »

Un ouvrier déprimé par le départ de sa femme, un sans-abri bohème et son petit chien, une jeune orpheline trop souvent punie : rien ne semblait pouvoir lier un jour ces trois personnes et pourtant, l’existence prend parfois d’étranges virages… Ce roman plein de tendresse et d’émotion célèbre avec une poignante douceur le hasard et les miracles de la vie.

Black Mamba – Le Mamba Noir

« – Bonsoir, mon capitaine, excusez-moi de vous déranger si tard. Mais il y a un mort, ou plutôt une morte à l’hôpital « Les Pins ». Non, ils n’ont pas loupé une opération. C’est un accident, ou un suicide ou un crime, je ne sais pas. Le médecin-chef n’a pas voulu m’en dire davantage. Il a seulement insisté pour que je vous téléphone et pour que vous veniez aussi vite que possible. »

Une aide-soignante est retrouvée morte sur son lieu de travail. Convaincu qu’il s’agit d’une overdose, le médecin-chef de l’hôpital « Les Pins » décide de faire appel au capitaine de police, François de Fleurville. Habitué à ce type d’intervention, il est appuyé par le gendarme Lespine, l’adjudante-chef Jennifer et l’intarissable journaliste Joséphine. Une escouade hors pair dont les découvertes ne tarderont pas à les désorienter…

D’une plume vive et malicieuse, l’auteur nous entraîne ainsi au cœur d’une enquête insolite. Était-ce un accident, un suicide ou un homicide ? Une chose est sûre, ce polar saura jouer subtilement avec vos nerfs.

Vous ne me détruirez pas…

« Chaque objectif atteint était comme une victoire sur moi-même, sur mon destin, une confirmation que j’avais le pouvoir de diriger ma vie comme je l’avais décidé, j’étais forte, seule dans ma tête, mais forte. Ma frustration familiale, le manque d’amour, de tendresse et de dialogue, provoquaient en moi une sorte de rempart contre la faiblesse, renforçaient mon désir de contrôle. »

Elle est née dans une « bonne famille » et a grandi à l’abri du besoin. Mais sans la tendresse élémentaire de parents surtout occupés d’eux-mêmes.
S’échapper, fuir un entourage destructeur, se mettre en danger pour courir après l’amour. Elle s’envole, tombe, se relève, construit son bonheur sur les ruines d’un passé encore si proche.

Néfertary princesse rebelle

« Ah ! Me voilà responsable des orphelins, eh bien d’accord, je m’en occuperai, mais au moins ils me verront et ne passeront pas leur vie à attendre de connaître leur bienfaitrice. Concernant mes parents, j’avais été à bonne école avec ma tante, pas question qu’ils espèrent que j’oublie ce qu’ils m’avaient fait subir. Je sortis de mes songes quand j’entendis frapper à la porte de mon bureau. »

À douze ans, Néfertary fille de Néfermaât, Pharaon d’Égypte, s’installe dans le palais que lui assigne son père et devient responsable de l’orphelinat de Thèbes. Amoureuse de Nykarê, capitaine de sa garde, elle souhaite l’épouser. Confrontée au refus de Pharaon et décidée à vivre librement, la princesse fuit l’Égypte et trouve asile à la cour du roi de Nubie, où elle épouse son bien-aimé. Après sept ans d’exil, l’opportunité de revenir en Égypte lui est offerte…

C’est avec une plume vive et authentique que l’auteur livre ce récit palpitant, véritable voyage dans le temps sur les pas d’une jeune femme à la poursuite de son destin.

Avis de tempête

« Des nuages noirs se poursuivaient encore dans le ciel, masquant et découvrant tour à tour la lune. Il avait fallu allumer les lampes dès cinq heures. Et chacun, se sentant écrasé par les éléments, se terrait dans son appartement ou sa chaumière, calfeutrant ses fenêtres et cherchant un peu de chaleur près de la cheminée ou à l’abri des fauteuils. Les chats se tapissaient sous les couvertures, les pattes repliées dans leur épaisse fourrure. Les gens du pays le savaient : les dieux en colère rugissaient, des dieux dont on ne connaissait plus les noms. Un mauvais moment à passer en Bretagne. »

1975, dans la Bretagne profonde : Juliette découvre le métier d’enseignante dans une petite école catholique qui se trouve être le théâtre de bien des mystères… La police est sur l’affaire. Tenace et intelligente, la jeune femme entreprend une enquête qui va la mener sur des terrains insoupçonnés, et parfois très personnels.

À la fois enquête policière et roman d’apprentissage, «Avis de tempête» est un roman polymorphe. Alliant le tragique et le tendre, le mystère et l’humour, le suspense et l’intime, l’auteur embarque son lecteur dans une intrigue palpitante sur fond de religion et de tradition.

Dormir avec les anges

« Quelques jours plus tard le verdict tombe, comme un couperet : l’ensemble du système lymphatique des mamelles est atteint, les boules vont se reformer, grossir, saigner. Tu ne guériras jamais.
À plus ou moins longue échéance, tu es condamnée. Je m’effondre.
Je n’ai jamais connu de cas similaire auparavant, d’attente aussi atroce. Comment vais-je le vivre ? »

Lors d’un séjour à Londres, une femme a le coup de foudre pour une petite femelle teckel aperçue dans une vitrine. Elle la ramène à Étretat, où commencera une belle histoire aux accents tragiques…

Sa plume met ainsi en lumière l’histoire d’un lien indéfectible : celui d’une femme et son chien. Un récit émouvant, passant du point de vue de l’animal à celui de sa maîtresse, qui révèle la joie mais aussi la souffrance engendrées par cet attachement inaltérable.

La vallée des aïeux – Tome II : Les Héritiers

« Moi, avec ma plume, çà et là, sans prétention, sans vanité, je vous crie que Dieu existe, faites que ce ne soit pas en vain ! Faites que mes lignes ne soient pas inutiles. Faites que cette histoire ne soit pas peine perdue, jetée au vent ! Humblement je vous le dis, vous seuls pouvez faire en sorte que ce livre ne soit pas une goutte d’eau jetée dans la mer de votre indifférence, de votre incrédulité… »

Après nous avoir présenté la famille Lapardieu avec Laurent et Mamilie, Sylvie Duverpré nous emmène sur les traces de la quatrième génération, celle de Suzy, dont la mère Manon Lapardieu, est le poteau-mitan. Les descendants de Laurent poursuivent leur chemin aux côtés de Dieu, leur seul maître. La route est semée d’embûches… De son côté, la branche maléfique des Pourlemal, dignes héritiers d’Eugénie et disciples du prince des ténèbres, fleurit et sévit toujours : ils ont juré la perte des Lapardieu.

Avec un style toujours plus rythmé et une plume enthousiaste, l’auteur offre un nouvel épisode vivant et haletant de cette saga familiale atypique.

Forever, l’amour toujours

« Plongée dans un profond coma depuis six heures, et ayant frôlé la mort de près, j’ouvris les yeux au Sydney Adventist Hospital. Jetant un rapide regard autour de moi, je compris où je me trouvais, et constatai avec un immense bonheur, et un fort soulagement, que mon beau portoricain était à mes côtés. Il était endormi sur une chaise, sa tête déposée sur ma main droite, légèrement appuyée sur le bord de mon lit. Reprenant lentement mes idées, je fus attendrie par sa posture. Avec délicatesse, je retirai mes doigts un à un, ne voulant pas le faire sursauter. Il était terriblement beau lorsqu’il dormait, si bien que je ne pus m’empêcher de rester à l’admirer quelques secondes avant de le réveiller. »

Paloma se réveille à l’hôpital de Sydney. Rassurée de voir Rick auprès d’elle, elle absorbe sans retenue l’énergie frénétique de celui qui compte le plus à ses yeux. Aux prises avec la complexité d’une famille qui tente de l’éloigner de celui qu’elle aime, Paloma doit apprivoiser ses pulsions et apprendre à se confronter aux différents avis qui l’entourent.

Dans cette fresque en perpétuel mouvement, on retrouve l’héroïne du premier roman de Cécile Blot-Vase, paru en 2016. Avec son écriture sauvage et son sens inné de la description, l’auteure poursuit ici son exploration de l’amour au travers d’un couple que tout oppose.

Le périple de Lucien Pichet

« Lucien Pichet, dit “Lulu”, ne quitte jamais sa côte bleue, ses bottes vertes et sa casquette en velours. Il est encore assez costaud, même s’il commence à traîner des pieds : on n’a plus vingt ans quand même ! Il est veuf, les enfants et petits-enfants sont partis loin, à la grande ville. Il se lève tous les jours aux aurores pour traire ses vaches et parfois même la nuit pour donner le biberon aux petits moutons. Sa ferme n’est pas très grande, mais ça lui suffit pour vivre. C’est pas à quatre-vingt-cinq ans et quelques… à partir d’un moment on ne compte plus, qu’il va chercher à se développer. Il paraît même que maintenant, les vaches se traient toutes seules, avec des machines, des ordinateurs. Non mais, dans quel monde on va ? »

Lucien Pichet vit dans une ferme en Bretagne. Il y mène une vie paisible, entre joies simples et travail de dur labeur. Mais sa routine va être chamboulée à la réception d’une lettre inquiétante envoyée par sa cousine. Il décide alors d’aller lui rendre visite en prenant la route au volant de son authentique Simca Aronde.

Au cours de cette traversée rocambolesque, Lucien fera de nombreuses rencontres et décidera de prolonger ce périple en allant rendre visite à ses enfants, oubliés depuis trop longtemps… Parviendra-t-il à s’accommoder à tant de changements ? Une chose est sûre, cet homme n’a pas fini d’être fatigué par la grande ville…

La Fille du miel

« Nos têtes sont inclinées près du visage blafard de notre mère. Ses yeux sont clos. Ses belles mains amaigries reposent sur le drap blanc.
La petite aiguille de son horloge intime s’est arrêtée à dix heures. J’ai crié encore une fois « maman ». Ce mot tellement répété s’est étouffé dans ma poitrine. Dans le grand silence de cette chambre, nous l’avons regardée longtemps. Nous voulions nous imprégner d’elle. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés, muets, figés. Mon frère s’est levé :
– Rose, je vais au jardin.
Le vent rabat quelques légers flocons de neige contre les vitres.
Je ne peux pas la quitter, je sais ce qu’elle attend encore de moi. »

Marcelle est une petite suissesse. Entourée d’une famille aimante, elle grandit dans un pays qu’elle chérit. Mais lorsque la fillette va avoir douze ans, son père décide de s’exiler en France. Devant quitter tout ce à quoi elle est attachée, une profonde rupture naît en elle. Marcelle est bouleversée, ce changement de vie la marquera à jamais.

D’une plume triste et sincère, l’auteure dévoile l’histoire d’une femme en proie à toutes les difficultés d’aimer. Brisée dès son plus jeune âge, celle qui n’arrivera jamais à se défaire de cet éloignement nous transporte dans un spleen sans équivoque.

Le tourbillon de la vie

« Maurice avait tenu à inviter le curé de l’église Saint-Sulpice à l’office. C’était important, le prêtre avait toujours répondu présent, ces dernières décennies, face à ses doutes, ses détresses, voire à ses indignations. Il était en quelque sorte le régulateur spirituel du chef de famille, comme Maurice aimait à le souligner. »

Paris, 1978. Quelques années sont passées, Clarisse finalise sa thèse de philosophie et découvre le bonheur parental avec Philippe. David, frère de Philippe, a pris un virage personnel inattendu. Gérard, frère de Clarisse, débarque du Brésil sans crier gare, tandis que les deux familles se trouvent plongées dans une pittoresque et frénétique chasse au trésor !

C’est dans un style enlevé que nous retrouvons ainsi nos deux familles bourgeoises de l’est parisien à la fin des années 70. À travers toute cette agitation urbaine, le fil conducteur semble être le mariage promis de Clarisse et de Philippe. Un dénouement que tous les proches semblent attendre avec impatience. Trop intensément, peut-être ?

Le livre de Bernard Allègre

« Il fit très chaud cet été-là dans la vallée du Rhône. Certains après-midi de la fin du mois de juillet, la température sous abri atteignit et dépassa même 40 degrés… Les fruits donnèrent tous les signes d’une maturité précoce. La saison en arboriculture s’en trouva presque partout écourtée ».

Le lecteur trouvera ici la suite des trois précédents tomes du Livre de Bernard Allègre, livre que son auteur nous a dit vouloir, comme Chrétien de Troyes pour le premier des siens, qu’il reste « dans les mémoires tant que durera la chrétienté ».

Cette curieuse volonté, nous l’avons vu, termine un long avertissement que l’auteur, âgé et désireux de garder l’anonymat, se réserve de mettre un jour en exergue à l’œuvre complète, si, comme il le dit, Dieu lui prête vie.

Le présent quatrième tome voit donc s’achever le cycle des années de formation intellectuelle du héros, mais il poursuit le récit de ses « périlleuses aventures » morales en France et bientôt en Afrique.

Version moderne d’une « nouvelle continuation » donnée à la dernière œuvre inachevée de Chrétien de Troyes, nouvelle quête aussi d’un Graal pleinement restitué à ses origines chrétiennes, ce récit lucide et sans concession retrace la quête existentielle, mais surtout spirituelle, d’un jeune chrétien de la fin du XXe siècle.

La Blague qui a fait trembler Paris

« À force de tirer sur ses extrémités, la République risque de se déchirer au milieu et du trou, impuissante, elle verra s’évaporer les quatre piliers sur lesquels elle était bâtie : Liberté, Égalité, Fraternité, Tolérance. Le peuple, perdu dans un désert qui ne dit pas son nom, ne trouvera que ses larmes pour se désaltérer. »

Dans son premier roman Au nom de l’Amitié et de l’Islam, Bachir Habiballah délivre un message spirituel et moral sur les différentes notions liées à l’immigration et à l’Islam. Aujourd’hui, il propose un second ouvrage révélant les grandes failles de la gestion médiatique, policière et politique de la menace terroriste qui ne cesse de secouer la France.
Un récit d’actualité brûlant qui relate une succession d’événements inopinés, centré sur le pouvoir des médias, le problème des banlieues, le malaise de la police et le rejet des politiques par les nouvelles générations. C’est dans un style délié que l’auteur offre un message essentiel, mettant en lumière les clivages de notre société.

Des larmes de miel

« Un visage agréable qui inspire le calme, la douceur. Il a des cheveux grisonnants, il devait être blond. Je n’aime pas spécialement les hommes blonds, celui-là dégage quelque chose d’apaisant, de serein.
Il semble un peu aventurier, un peu globe-trotteur. Pourquoi ne pas faire plus ample connaissance avec lui ? Derrière mon écran, je ne cours aucun risque… »

Lise rencontre Claude au hasard de ses navigations virtuelles. Un homme intéressant, voyageur, avec qui elle finit par développer un lien plus qu’amical, via Internet… Mais Claude est bien trop mystérieux pour être honnête et Lise, loin d’être naïve, cherche à découvrir le pot aux roses !

Dans un récit tout en rebondissements au parfum de vécu, Lucette Bohl délie une plume tendre et espiègle pour nous montrer avec simplicité que les ficelles ne sont pas toujours tirées par celui qui le croit.

Les créateurs Renovatio

« Aux premières lueurs du soleil, aux premiers cris et bruits de la vie ; entre le souffle du vent dans les feuilles des plus majestueux arbres et le ruissellement de l’eau coulant de la montagne pour se jeter dans les rivières, des cascades fracassantes et tonitruantes en passant par les gouttes d’eau qui s’écrasent sur le sol dur et encore sec de cette terre hostile ; au-delà de ces terres remplies d’une végétation luxuriante, quelques milliers de kilomètres plus à l’ouest au milieu du désert égyptien… un bruit bizarre et méconnu se fit entendre au-delà des dunes de sable fin. Qu’était-ce donc ? »

Deux amis d’enfance, Bill Holloway, professeur en cryptozoologie et John Harisson, archéologue, se rendent en Égypte pour y découvrir ses mystères et ses pyramides. Sur place, ils vont faire une découverte qui va bouleverser leur existence et changer à jamais la face du monde…

Quels secrets vont être révélés ? Que va-t-il arriver à nos deux protagonistes ? Une chose est sûre, dès lors que l’Homme se fixe des certitudes, l’avenir est là pour semer les doutes !

Jeanne

« 1900 dans la belle Dordogne
C’était la fête au village de Saint-Genis du Bois.
Berthe quitta la maison accompagnée de son frère, elle était heureuse, elle allait retrouver le beau Frédéric qui n’avait d’yeux que pour elle. Elle avait mis sa jolie robe blanche, bien corsetée, ses jolies bottines et dans sa petite bourse, le mouchoir qu’elle avait brodé et qu’elle devait lui offrir. Les joues rougies sur une peau mate tannée par le soleil de Gascogne, ses beaux cheveux bruns tombant sur ses reins, lui donnaient l’air d’une petite sauvageonne au regard ardent.
Alors que son frère confiait son attelage au garçon d’écurie, Berthe aperçut au loin Frédéric ; à chaque rencontre, elle retombait sous le charme de ce garçon aux cheveux bruns frisés, aux yeux gris-vert où passaient tous ses sentiments ; son sourire rehaussé d’une fine moustache le distinguait des autres garçons de la commune, il était beau de cette beauté virile et raffinée qui contrastait avec la rudesse de ses camarades. »

Poser sa pensée et y trouver le fil qui mène à raconter une histoire, son histoire. Tel est le point de départ de l’auteur qui retrace un parcours parsemé d’épreuves, de douceurs et souvent de difficultés. De la Dordogne à Paris, une chose est sûre, sa force intérieure s’est décuplée !

Au fil des pages, l’auteur se souvient, invente, mélange et digresse. Entre rêve et réalité, il en ressort une profonde envie de mettre à jour une tristesse exultée et un bonheur espéré.

De formation classique, Jeanne Huteau est toujours restée attachée à ces valeurs traditionnelles. Profondément encline à l’art, elle aime l’écriture virile de Joseph Kessel autant que la puissance vocale de Louis Armstrong. Une forme d’éclectisme retrouvée dans le style de ce premier ouvrage.

L’espion laissé en rade

« Donner un petit coup de pouce aux savants soviétiques, à “l’ours”, dans leurs travaux sur la conquête spatiale ou la fission de l’atome et – ce n’était jamais exprimé – dans la conquête du monde où lui-même et des milliers d’autres pourraient alors reposer en paix, avec la satisfaction du devoir accompli, de services rendus à l’humanité, dans l’ombre certes, mais avec zèle et efficacité, constituait pour lui une haute et magnifique mission sur terre : la paix dans la justice, l’égalité et la fraternité des peuples, la fin de l’esclavage pour les prolétaires de tous pays. Utopie ? »

1982, quelque part dans les bois d’un massif montagneux à la frontière franco-italienne. Lorsqu’il découvre le cadavre en décomposition d’un inconnu, le commissaire, fin limier, devine aussitôt que l’enquête sera aussi longue que difficile. En effet, se trouve à proximité une centrale hydro-électrique abritant des recherches ultra confidentielles et sans doute explosives, dans tous les sens du terme. Les opposants et autres intrus ne sont pas rares dans le secteur : un espion, brillant ingénieur naturalisé allemand et acquis à l’idéologie communiste, entend y subtiliser des secrets majeurs. Sa fille, conditionnée pour devenir une redoutable et irrésistible Mata-Hari, l’accompagne pour séduire le responsable de cette usine décidément très convoitée… Arriveront-ils à leurs fins ?

D’une plume aussi drôle que débridée, Jy Hache enchaîne les rebondissements sur fond d’événements historiques marquants, et que nous redécouvrons avec intérêt, curiosité et parfois même, étonnement.

La vie changera

« Après un léger silence, le vieil homme demanda en gaillard tranquille qui connaît la vie :
− Dites-moi quel âge avez-vous ?
− Vingt-cinq ans.
− La vie changera fiston.

L’homme sourit et répéta :
− N’oublie jamais que la vie changera ! »

Jeune ingénieur dans une société multinationale, Adam quitte à l’improviste son travail et délaisse son confort pour enfin trouver un sens à sa vie. Inspiré par une phrase lue par hasard, il cherche à comprendre ce qu’est le désir du cœur, le sens du vent et le chemin de la vie. Mais par où commencer ?

C’est d’un lieu, d’une personne, et de sa propre conscience que tout pourra commencer. Il se met alors en quête du village évoqué par sa mère dans les contes qu’elle lui racontait. Inconnu de tous, introuvable, Adam ne perd pas espoir et se maintient à l’idée que quelque part aux sommets des montagnes du moyen Atlas l’attend Koucha…

Comment prenons-nous conscience que la vie changera ? C’est en partant à la recherche d’un autre qu’El Mehdi Abdennassar s’est retrouvé. Face aux portes d’un nouveau monde, il nous livre un roman mystérieux et inspiré, prêt à toucher notre âme. La vie changera est son premier roman aux Éditions du Panthéon.

Noces d’un tombeau

« Qu’avait-il de particulier, ce texte que Pura tenait à avoir ? Si elle n’avait pas le droit de lire le texte, elle pouvait quand même jeter un coup d’œil sur les titres des différents chapitres, vingt-sept au total. Le problème, c’est que le premier chapitre portait un titre intriguant et tentant en même temps : La mauvaise nouvelle ! (…) Quelle était-elle, cette mauvaise nouvelle ? Il fallait le savoir ! Et pour le savoir, il fallait lire le fameux chapitre. Seulement, le seul premier chapitre ne permettait pas de dénouer l’énigme. En plus, les chapitres se suivaient et semblaient entrelacés. Sita se promit de dire à son fils qu’elle n’avait jamais lu son texte. Pura ne la croirait jamais. Tant pis ! »

Ayant perdu sa clé USB dans la maison familiale avant son départ pour des études supérieures en Allemagne, Pura charge Sita, sa mère, de la retrouver et de la lui renvoyer tout en lui interdisant d’en lire le contenu. Mais cette dernière ne résiste pas à la tentation. Elle y découvre « Noces d’un tombeau », le récit fantastique d’une jeune femme condamnée aux dures réalités d’un veuvage en campagne, puis soumise aux aléas conjoncturels d’une vie urbaine. D’abord fascinée par l’idée d’avoir un fils écrivain, Sita estime après réflexion que la réputation de toute l’Afrique prendrait un coup si le texte était publié. Mais s’opposer à sa parution reviendrait à reconnaître qu’elle a trahi la confiance de Pura…
À travers l’œil voyeur d’une mère possessive et dévouée, nous découvrons ainsi un roman captivant et palpitant, ponctué de mille péripéties et au dénouement semi-heureux, à la manière d’une fable malicieuse.

Comme une colombe en plein vol…

« Si lourd qu’ait été le passé, il reste pour elle, éminemment respectable et plus glorieux que le présent décadent qu’elle vit à présent et qu’elle supporte de moins en moins.
C’est ce passé qui lui a donné ses racines puissantes, qui lui a permis de s’ancrer durablement dans ce monde hostile et les moyens d’affronter sans faillir toutes les tempêtes.
C’est ce passé qui a façonné la femme qu’elle est devenue avec ses fragilités, mais sa force aussi. »

Pour Odette, une petite paysanne vouée aux durs travaux de la ferme et des champs dans les années 40 en Corrèze, l’horizon qui se profile n’est pas bien palpitant. Mais en saisissant avec courage les opportunités qui se présentent à elle, la jeune campagnarde prend son envol, envers et contre tous. Direction Paris ! Sera-t-elle suffisamment forte pour affronter les réalités de la vie citadine ?

À travers ce récit, Muriel Batave-Matton nous entraîne avec émotion sur deux décennies faites des rêves, espoirs, des découvertes et doutes de son héroïne. Du cœur de la campagne profonde aux sommets des mirages de la vie parisienne, ce roman dépeint l’exode rural et brosse une fresque humaine et résolument féminine, en entrecroisant plusieurs portraits singuliers.