Thème : Romans

Daba

« « Un oiseau ne vole pas avec une seule aile. »
La femme rurale est l’épine dorsale de tout programme de développement. Le monde rural volera avec ses deux ailes quand il aura pleinement autonomisé ses femmes à travers des postes à responsabilités et dans l’entrepreneuriat. »

Daba, d’origine sérère, veut être un modèle positif pour les jeunes femmes. Ce roman imagine le parcours de cette personnalité qui prouve par l’exemple que chaque fille, chaque femme possède la force nécessaire pour accomplir ses projets. Transmettre au plus grand nombre ses idées concernant la scolarisation des filles, l’entreprenariat et le leadership féminin, notamment en milieu rural, voici l’ambition de Daba.

Journal

« Il n’avait pas mentionné le journal, et avait présenté au capitaine Cihangir la possibilité que la fille ait été présente sur la scène comme étant sa propre supposition. Il ne pouvait pas non plus prétendre être sûr de cette information, sans preuves. Le capitaine n’avait pas insisté et avait hoché la tête. »

À la tête d’une équipe d’opérations spéciales, le lieutenant Koray Akbas découvre lors d’une mission un étrange journal dont la lecture va l’amener à de profonds questionnements. Quel est cet ennemi qui se dresse dans l’ombre ? Ce journal est-il réellement une porte vers la vérité ? Suivi par ses soldats, le lieutenant entame une course-poursuite labyrinthique afin de déjouer les pièges, parfois mortels, qui lui sont tendus.

Poussière rouge

« L’abandon était devenu étrangement son seul compagnon. Il correspondait parfaitement à la définition d’un véritable ami : présent, loyal et honnête. L’abandon lui révélait sans pincettes combien il était difficile de supporter une fille comme elle tout en énumérant ses défauts tout au long d’une nuit bercée par l’insomnie. Mis à part ce compagnon de vie qui, la nuit, venait la rejoindre dans les draps, Dahlia était indéniablement seule. »

Dans cet ouvrage empreint de mélancolie et de puissance, Ines Touijar peint le délicat chaos d’une existence bousculée.
Dahlia, fille d’immigrants, ne cesse de chercher sa place dans ce monde. Pour se trouver, elle plonge et nous emmène dans une intimité difficile à contempler, une identité dont elle ne sait pas quoi faire, une sexualité source de questions existentielles. Dahlia est une fleur fragile et forte à la fois, tout en nuances et en innocence malgré l’adversité.

Sous le même ciel

« J’étais assis en cours d’anglais lorsque j’ai retrouvé le premier message que Sky avait laissé. Cela faisait trois jours que je n’avais pas eu de nouvelles d’elle, et aujourd’hui, elle n’était pas en cours. Jamais elle n’avait raté un seul cours de sa vie. Pas même la fois où sa mère l’avait forcée à rester cloîtrée chez elle après une forte fièvre. Elle s’était enfuie par la fenêtre de sa chambre pour rejoindre le collège. »

Harry voit sa vie bouleversée par la mystérieuse disparition de sa meilleure amie, Skylare. Bien décidé à comprendre et à retrouver celle-ci, le jeune homme mène l’enquête. D’une découverte à l’autre, par le biais de lettres laissées par Skylare, il va être amené à accepter l’inéluctable réalité… Que s’est-il passé ? Une fable douce et tendre sur le deuil et la résilience.

Le destin d’une nation

« Son visage transmettait la souffrance vécue par le régime, elle portait sur ses épaules une biographie noire du passé, cette sorte de noir est plus grave que celui de la mort d’un être cher. Elle ne voulait plus du tout appartenir à ce système qui l’avait mise dans la souffrance, dans ce deuil »

Dans ce roman aux allures de métaphore, Olger Vaso revient sur les pas de la grande Histoire à travers la petite. L’histoire de Benjamin, un Allemand tombé amoureux d’une jeune Albanaise, prouve l’évidence : au milieu d’une dictature qui anéantit tout ce qu’elle approche, des cultures différentes peuvent se toucher du doigt, et même s’embrasser, harmonieusement, sans heurts. Chronique d’une époque difficile, pour l’amour et pour le reste, sur un fond historique remarquablement documenté.
L’auteur cherche à comprendre l’origine du mal qui gangrène un pays en pleine transition économique et sociale. Les domaines éthiques et moraux se télescopent ; à charge pour les personnages de trouver leur propre lumière, leur vérité intime à travers un monde devenu grotesque.

Le journal d’un maire de campagne dans les territoires oubliés

« L’ancien maire, un soir de mairie où nous étions tous les trois réunis avec le secrétaire, m’avait simplement dit qu’il arrêtait. Nous n’en avions jamais parlé auparavant, mais j’avais pressenti à demi-mot qu’il était fatigué de cette administration de plus en plus imposante, de l’informatique qui commençait à tout envahir. Il se sentait dépassé par une nouvelle ère qui n’entrait pas dans ce qu’il maîtrisait.
« Je te laisse la place », m’avait-il dit sans nostalgie, mais avec la conviction qu’il avait fait son devoir, celui qu’il croyait juste. Il avait plus de quatre-vingts ans. »

Le narrateur de ce roman fait partie de ces maires qui se démènent dans des territoires ruraux qualifiés d’ « oubliés ». Avec une passion toute sincère pour son rôle dans les collectivités locales, il revient sur son parcours, ses victoires et ses déboires. Il met surtout en avant sa foi inébranlable en ses valeurs, partageant avec nous des difficultés illuminées de la joie du partage, et de l’amour de sa vie à la campagne.

L’incroyable histoire de Wolfram Bajard

« Malheureusement, il arrive fréquemment que des enfants portent les fautes perpétrées par leurs parents. En eux, ils trimballent la fatigue psychique de la détresse, de l’abjection, des remords et de la honte que tout cela leur cause. Dans ce rêve qui allait bientôt prendre fin, Wolfram pouvait finalement décoder les réactions et comportements de son père, lorsqu’on le questionnait sur son enfance. »

Pour certains, le hasard n’existe pas : ce serait le fait de Dieu, qui garderait l’anonymat… Ainsi, comment expliquer les rencontres singulières que fera Wolfram Bajard, récemment héritier d’un aïeul méconnu, et qui vont le mener loin de tout ce qui lui est familier ? Une épopée loufoque et palpitante au cours de laquelle se croisent des destins incroyables.
Philippe Billard a banni tous les « si » de son existence, pour vivre au présent et non plus au conditionnel. Il savoure pleinement chaque instant, conscient de leur merveilleuse valeur.

Un livre pour sa vie

« Damien, un peu coincé, essaya de décompresser. Plusieurs couples étaient présents et, dans un coin, deux femmes et un homme discutaient. Parmi ces trois personnes, Damien reconnut immédiatement l’homme. C’était un copain d’enfance avec qui il avait partagé les bancs de l’école publique, puis du lycée jusqu’à la fin des études secondaires. Ils avaient joué au football dans le même club. Il s’appelait Emmanuel Leroux. Malgré plusieurs dizaines d’années passées sans le revoir, il n’avait pas changé. »

Entre Emmanuel et Damien, l’amitié aurait pu s’arrêter avec l’éloignement des bancs d’école. Mais l’intervention d’une amie commune et l’apparition des symptômes de la maladie de Parkinson chez Emmanuel vont faire renaître cette relation de ses cendres, atteignant des sommets inégalés. Damien épaulera son ami, retranscrivant des rêves et autres expériences que ce dernier ne peut plus coucher lui-même sur le papier. Cette intimité profonde révélera des instincts insoupçonnés…
Le thème de la conquête, ou reconquête, de soi traverse les œuvres de Pierre Naulin. Depuis le diptyque des « Angoisses de ma jeunesse », puis le roman « Malika l’étrangère » jusqu’à cette nouvelle fiction, l’auteur sonde souvenirs et émotions pour en extraire la substance de nos rêves.

La bête

« C’est le silence qui me tire du sommeil. Un silence écrasant. Ça m’arrive assez souvent. De la même manière qu’un bruit soudain qui rompt un silence jusqu’alors persistant peut m’éveiller  ; un silence soudain peut avoir le même effet lorsqu’il brise une succession de bruits.
Mais ce silence est singulier, bien différent des autres. Tous les bruits habituels de la nuit qui avaient une signification se sont éteints les uns après les autres, avalés par ce silence profond. »

Errant sur le fil fragile qui distingue l’onirisme de la réalité, Nadja Adamskaïa nous embarque avec elle dans son imaginaire à la fois sombre et flamboyant. Un récit nourri de rêves vivants, vivaces, de virées dans l’espace-temps qui la tourmentent et la renvoient à l’enfant qu’elle avait été, innocente et sans défense. Armée de ses blessures et de ses souvenirs ressuscités, Nadja Adamskaïa nous attire à travers ses voyages dans l’inconscience pour rattraper le temps. La femme qu’elle est devenue retranscrit là l’atroce obscurité au goût du réel, pour aider l’enfant qu’elle veut sauver des enfers.
À quel moment de son récit, ce fil fin qui la tenait en équilibre s’est-il brisé ? Sauriez-vous le distinguer ?
Rêve ou réalité, jusqu’où la folie de l’inspiration peut-elle nous mener ?

Petit-Blanc

« Mon sang s’est glacé dans mes veines. Qu’est-ce que c’est que cette histoire !? Non ! Je ne veux pas aller en Afrique ! L’Afrique c’est le pays d’Idi Amin Dada ! J’avais envie de crier et pourtant j’étais incapable de prononcer un mot, j’étais stupéfait. Ils avaient tous l’air si enthousiastes, si heureux de cette nouvelle. Ma maman disait qu’elle allait venir en aide à des enfants dans le besoin, mon papa qu’il allait soigner les Africains, mon frère qu’il allait voir des lions et moi, je voyais toute ma vie, toute mon ancienne vie, filer entre mes doigts sans que je puisse la retenir. »

Le petit Olivier est heureux dans sa paisible ville de Lausanne… Du moins, lorsqu’il n’entend pas de nouvelles histoires sur Idi Amin Dada, son ogre, qui le terrifie au plus haut point. Un jour, une étrange lettre marquée d’un éléphant arrive chez Olivier. La vie du petit Helvète va soudain basculer vers l’autre bout du monde, dans un pays aux coutumes inconnues où il va devoir trouver de nouveaux repères et se construire… différemment.

Avare du temps

« Et pourtant j’ai dit non.
Je sens encore son corps sur le mien.
Assise sur le lit, je suis mal à l’aise.
Nue, une larme coule.
J’ai mal. »

Cet ouvrage en forme de diptyque relate les affres de l’adolescence et les aventures de la jeunesse. Les poèmes sombres du début font écho au récit de la seconde partie du livre. Dans celui-ci, la narratrice commence ses études à Paris, entre nouvelles amitiés et histoires d’amour, expérimentant substances prohibées et fêtes endiablées.

Les gens bizarres, la déchéance d’Arthur

« Il posa le tiroir par terre et s’approcha de l’armoire qui avait un peu vacillé. Il regarda au-dessus et fut un peu déçu de ce qu’il vit… Un vieux cahier corné à certains endroits. Du haut de ses douze ans, il adorait la lecture… Mais celle des romans, pas d’un cahier. Il le prit tout de même en main, l’ouvrit et fut surpris, en le feuilletant, de voir que c’était le journal intime de son père, Arthur deuxième du nom. Il saliva en essayant de choper quelques mots. Cela avait l’air croustillant. »

Arthur décède dès le début de l’ouvrage et pourtant, il reste présent : on le rencontre, le connaît, le reconnaît. On découvre sa vie, sa famille, ses amitiés, à travers les yeux innocents de son fils, Junior. On dévoilera aussi des secrets derrière les parois lisses des sourires. Dans ce deuxième opus, Jean-Jacques Sautron a souhaité lever le voile à toutes les questions soulevées par Arthur dans le premier tome, « Arthur ou la belle vie ».

Ces traces indélébiles

« Oui, pour Leo, son fils, cela ne peut rester ainsi. Il doit faire le nécessaire pour qu’elle puisse lever ses yeux et regarder en face et sans honte les gens mal intentionnés, et les autres devront payer le mal fait à toute sa famille. Oui, il va mettre les points sur les i à ces criminels. »

Au long des années et à travers les générations, les abus sexuels impriment leur sceau épouvantable. Suivons les pas d’Olivia, Leo ou Mila, dont les vies portent la terrible empreinte de sévices subis enfant ou adolescent.
Comment dévoiler la face des prédateurs, cachés derrière les sourires rassurants ? Surtout, comment chasser les vieux démons pour que ces jeunes filles et jeunes gens passent du statut de victime à celui d’adulte épanoui ?
Soledad Payno y Galvarriato apporte son regard bienveillant et lucide à ces drames encore trop quotidiens.
Esprit libre, attachée au respect des droits, Soledad Payno y Galvarriato fait paraître ce second roman, après « Renaître par ses rêves et ses cauchemars » (Éditions du Panthéon, 2020).

Déclarer la paix

« Ça s’était passé comme dans un début d’improvisation, où en quelques mots tout se décide, où l’acceptation permet de faire démarrer l’aventure. Je suis aux anges ! Quelques dizaines de minutes plus tard, la voici qui entre dans la voiture, toute souriante. »

Entre humour et utopies, l’auteur s’invente une vie rocambolesque dans laquelle il lutte pour la paix. Ce livre est une longue improvisation, une existence fantasmée où tout est possible. C’est de l’anticipation positive !

François et moi

« Je pense encore à François et je me sens mal. Je me dis que nous étions vraiment de bons amis et que ma réaction l’autre soir l’a sans doute blessé. Je tiens beaucoup à cette amitié et comme je l’ai réalisé plus tôt, il me manque. Alors, je prends le téléphone. »

Claudine, après avoir vécu un traumatisme, ne se consacre plus qu’à sa carrière et ses amis depuis un moment. Pour son anniversaire, elle s’offre un appartement dans une ancienne bâtisse au charme fou et découvre que son non moins charmant voisin est, entre autres, un écrivain dont elle admire le travail ! Ils apprendront ainsi à se connaître et le destin les amènera à partager des moments très intenses… Qu’adviendra-t-il de leur relation ?

Pour autre chose

« Pour tout être vivant, sa vie est un mystère à vivre, sa vie avec pour échéance sa mort. Nous évoquions alors le pourquoi de ce léopard retrouvé mort dans les neiges éternelles du Kilimandjaro. Allait-il consciemment chercher sa mort dans ce milieu qui lui était hostile ? Ou sa curiosité pour découvrir autre chose que sa condition et celle de ses congénères l’a-t-elle mené à sa mort ? Chaque humain a-t-il des limites à ne pas franchir ? »

Mady, grand reporter, est terrassée de chagrin à l’annonce du décès de Kevin Mas, cascadeur vedette qui fut son amant et véritable amour.
Il était au sommet de la gloire, demandé par les plus importantes sociétés de production de films pour la témérité de ses cascades. Durant leur idylle, elle avait peu à peu découvert la personnalité complexe de cet homme qui avait un compte à régler avec la mort. Cascadeur par défi, ses motivations reposaient sur tout autre chose que l’argent et la notoriété. Il exprimait sa forte personnalité en posant des questions sur de grands thèmes d’actualité et en pourfendant la pensée unique avec des arguments politiquement très incorrects.
Leurs dialogues complices sont aussi l’occasion de dresser les portraits de personnages réels, exceptionnels ou imaginaires et minables, décrits sans complaisance…
Des sentiments, des découvertes, de l’érotisme, un mystère. Telle fut leur histoire qu’elle raconte…

L’ivresse bleue

« La seule chose dont je me souvienne de cette fin de journée fut l’horizon. Il avait changé lui aussi. Sa teinte azur avait disparu pour laisser place à une couleur sombre et lunaire. La ligne qui séparait le ciel de la mer était brouillée. Son agitation se mêlait au chaos du ciel pour ne laisser qu’une impression de vague nébuleuse. L’horizon était devenu ce que l’adolescence est à l’enfance et l’âge adulte. Une limite poreuse, partagée entre innocence perdue et volonté de ne pas avancer. » »

Dans ce premier roman aux touches impressionnistes, Margaux Vincent nous transcrit avec une délicate minutie le passage de l’enfance à l’âge adulte, l’ambiguïté d’un sentiment naissant et les milliers de pensées qui se dessinent dans nos esprits avec pour toile de fond la mer. Autant d’images qui résonnent en nous comme la promesse d’une évasion certaine.

Giovinezza

« Les Garnier, métropolitains parisiens, peu habitués à se livrer amicalement de manière aussi immédiate, n’en reviennent pas… Gilles ne peut pas croire que ce monde, si pittoresque et si sincère, est sous le coup des terribles menaces dont ils ont fait état. Clothilde se dit qu’à Paris, en presque quarante ans, elle n’a probablement pas établi des relations aussi franches et ouvertes que celles dans lesquelles elle est entrée en quelques heures. Le cosmopolitisme si décrié ne serait-il pas une bénédiction ? »

Dans la Tunisie de l’entre-deux-guerres, Lelle est amené à quitter ses amis lorsque sa famille déménage à Tunis. Là, il se formera au métier de mécanicien et verra naître sa conscience politique, entre la montée de l’indépendantisme dans la colonie sous protectorat et celle du fascisme en Italie. Alors que la crise économique de 1929 fait des ravages, il lui faudra de solides appuis pour espérer trouver un travail, au prix, parfois, de quelques compromissions.

Un château en Espagne – Livre 1 : Comment éduquer une chèvre

« Je suis rentré dans le village à l’envers, en lui tournant le dos, le derrière sur le plateau-repas. Les jambes pendantes, les bras posés sur mes valises, une de chaque côté de moi. C’est assez bizarre de découvrir un nouvel endroit comme cela, comme si l’on y entrait à reculons. Alors que j’avais tout plaqué pour venir ici. Mais en fait, c’était la meilleure manière de le découvrir. Au lieu de tout voir d’un coup, je le découvrais petit à petit. »

De courtier en bourse prospère… et imbu de lui-même, il se retrouve parachuté dans un bled paumé d’Andalousie, démuni et sans connaître deux mots d’espagnol. Au milieu de cet endroit improbable, peuplé de personnes toutes aussi improbables, il va recommencer. Tout, depuis le début. Naître à nouveau, apprendre pour de bon la valeur de la vie, ce cadeau aux abords acides mais plein de miel au fond. Tomber enfin amoureux. Se découvrir. Enfin avoir de vrais amis, intéressés par qui il est, non par ce qu’il a. Ce nouveau départ fera de lui un Zorro des temps modernes, la version sans cape et à vélo, avec une biquette en guise de Bernardo… Mais pour combien de temps ?

C’est tout ce qui est encore bien présent parmi nous…

« Il est vrai également que les démêlés de ceux arrivés de Sainte-Suzanne, Le Borgne ou encore Fort-Liberté semblaient quelquefois ne pas avoir d’issue. La débrouille qui leur « collait à la peau » constituait trop souvent une entrave à toute réelle motivation, les jours qui passaient se ressemblaient et eux restaient là face à l’adversité, face à une prédestination supposée qui semblait avoir déjà scellé leur sort défavorablement. »

Nous rentrons par la petite porte dans la vie et les aventures du quotidien de Fresnel, Haïtien récemment devenu Parisien. Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Victor Gilbert Faraux nous raconte la vision de l’Homme par l’Homme. Comment appréhender autrui, se défaire de l’insécurité ressentie face à l’inconnu ? Comment faire au mieux pour vivre en harmonie, cohabiter avec la différence et l’accueillir dans sa vie sans la rejeter ? Ce livre est un premier pas.
Travailleur social, formé également à la psychologie, à l’anthropologie et à l’art-thérapie, Victor Gilbert Faraux nous propose de tomber ces murs qui nous barricadent dans une impossibilité, de nous libérer de nos préjugés, de nos idées reçues et autres a priori.
Il est l’auteur de « Chronique insulaire » (Éditions du Panthéon, 2019) et « Et ce fut “l’opportunité” d’un exil… » (2020).