Thème : Romans

Elle a disparu

« Marc sait qu’il est important pour lui d’être présent au centre d’opérations, surtout en cette période d’indice extrême d’incendie.
Il est content que sa femme ait compris l’importance pour lui d’être là, mais une petite voix, dans sa tête, lui dit que quelque chose lui échappe. Le changement subit d’attitude de sa femme l’a surpris… »

Québec, fin des années 70. Marc travaille au déploiement de bombardiers d’eau lors de feux de forêts. Au retour d’une mission, il constate la disparition de Lyne, son épouse. L’enquête va révéler la double vie de celle-ci : insatisfaite, Lyne joue le rôle d’escort de luxe. Mais l’escapade en compagnie de son dernier client a tourné au drame. Gravement blessée, Lyne se retrouve sans moyens de joindre les secours et son amant a perdu la vie dans un accident. Une course contre la montre s’engage pour la sauver.

Lettre à ma défunte mère

« J’ai retracé tout cela, ma mère, pour bien te faire comprendre qu’en dehors de la vie, tu ne m’as pas apporté grand-chose. Papa non plus. À cette époque, l’éducation des enfants se faisait un peu à l’instinct. Cet instinct, mes parents, vous ne l’aviez pas. Seule mamie a pu nous insuffler des éléments primaires qui ont permis d’affronter les aléas de la vie. »

Jacques Mia a connu et vécu trois conflits : la seconde guerre mondiale, l’Indochine, l’Algérie. De sa naissance à sa retraite, c’est son histoire qu’il relate dans une missive adressée à sa génitrice. Il tient à faire part de ses chagrins, de ses erreurs et des beaux moments qui constellent sa vie à celle qu’il dépeint sous un jour peu flatteur. Une mère disparue, mais une figure centrale dans la vie du narrateur.

Moi, Michel le caméléon – Tome II

« Je veux qu’elle profite d’une liberté totale, agrémentée d’insouciance. Pour le moment, elle peut disposer entièrement de sa personne. Tout faire, tout entreprendre sans retenue. Nous allons profiter de cet instant à deux. »

Dans ce deuxième tome, Michel, toujours accompagné de Ginette, poursuit ses grands projets philanthropiques. On retrouve avec plaisir cet homme altruiste qui, malgré un emploi du temps déjà bien chargé, n’oublie pas de s’intéresser à sa famille et met un point d’honneur à aider ses amis lorsqu’ils en ont besoin.

My generationS

« – Nous avions voulu révolutionner le monde avec des idées (le communisme) ;
– Nous avions voulu révolutionner le monde avec des pavés (Mai 68 et les étudiants du monde entier) ;
– Et maintenant nous voulions révolutionner le monde avec des fleurs.
Je hochai la tête. Pas mal. »

Années 60, les Mods affrontent les rockers à Brighton et Henri, tout jeune comptable, rêve du Swinging London.
Années 80, Laurent s’envole pour les Antilles avec sa petite amie, le mur de Berlin va bientôt s’effondrer et une génération découvre l’argent facile, mais aussi le pouvoir du collectif via des associations. De nos jours, Sébastien rejette l’« ancien monde », veut revenir à une « vie saine » et se moque de son boomer de père.
Trois générations, un kaléidoscope de situations et de personnages aux vies et aux aspirations modelées par la société dans laquelle ils évoluent. L’auteur se délecte, non sans malice et avec un sens certain de la provocation, des hésitations et scrupules de ses jeunes héros. Il décrit le glissement progressif qui a transformé les fantasmes d’aventure des sixties en recherche d’un idéal domestique chez nos contemporains.

Deux vies

« Les services sociaux, la police, la justice et les psychologues s’en mêlèrent une fois de plus et, cette fois, ne me lâchèrent pas. J’étais trop jeune pour être coffré, mais le juge me condamna à une liberté étroitement surveillée pendant un an. Une fois de plus, on me plaça dans un collège en milieu ouvert, mais dans un quartier éloigné avec un éducateur chargé du suivi de ma « détention ». »

Ce roman s’inspire d’événements qui ont bouleversé la France : Gilets Jaunes, pandémie, délinquance. Son message : tous les policiers ne sont pas des pourris, tous les délinquants ne sont pas des criminels.
Tout sépare deux hommes. Fils d’une famille aisée, Michel, délinquant en herbe, devient policier. Enfant d’une famille indigente, Alex sombre dans la délinquance et connaît la prison. De l’enfance à l’âge adulte, leur environnement familial, leurs amitiés, leurs rires et leurs amours auront conditionné leur vie.
Lors d’une manifestation de Gilets Jaunes, leurs destins se croisent, l’un sauvant l’autre d’une fin tragique.
Le roman révèle avec humour et tendresse comment la force de l’amitié peut rehausser deux personnalités antagonistes, confrontées à la violence de tensions sociales qui les dépassent.

Un meurtre ordinaire

« Son père avait bien raison. Alors qu’un individu pris isolément est capable de comprendre l’erreur de son mépris à l’égard de ce qui n’est pas « de chez lui », comment un pêché commis collectivement peut-il si aisément apparaître légitime ?
Comme s’il avait lu dans les pensées de Serhat, Barba continua à grommeler.
– Ces meurtres empestent le racisme, dit-il, la peur écarquillant ses yeux. Ça se déchaîne de nouveau ! Que Dieu nous protège… »

Lorsque l’une de ses parentes âgées est assassinée, Ada quitte Paris pour revenir à Istanbul. Elle est accompagnée de son amie Haruka, épéiste et experte en médecine légale. Le meurtre paraît appartenir à une série de crimes dirigés contre de vieilles femmes arméniennes. Bientôt, un suspect est arrêté, mais est-ce bien le coupable ?
Au fur et à mesure de leurs recherches, Ada et Haruka mettent au jour des rancœurs devenues torrents de haines et qui ont traversé les années pour venir briser les destins.

Dispersion

« « A l’arrière du Kairouan, appuyés au bastingage du pont supérieur surplombant l’étrave blanche laissée par les deux hélices, ils sont nombreux à regarder le port de Tunis s’éloigner. Beaucoup pleurent. D’autres font entendre des récriminations, contre Mendès-France, contre Bourguiba, contre tant d’autres encore. Lelle reste silencieux. L’année 1956 restera celle du déracinement. Sa femme à côté de lui ne dit rien. Ses yeux sont remplis de tristesse et de restes de larmes. Tous ont le sentiment d’avoir été parfaitement ignorés par le gouvernement français. »

La fin de la deuxième guerre mondiale marque l’avènement d’un monde d’après. Reconstruction des pays dévastés, émancipation des colonies dans des combats meurtriers, opposition entre blocs de l’Est et de l’Ouest dans une guerre dite froide. Les destins individuels prennent des chemins divers qui les séparent. Des choix sont faits provoquant de violentes ruptures au sein même de la famille Sellier. Des bonheurs aussi pour ceux qui arrivent à se tirer d’affaire. Jusqu’au grand départ. L’adieu à la Tunisie et le désarroi qui gagne ceux qui débarquent sur une planète inconnue nommée France.
Après « Giovinezza » et « Catabase », Jeff Sestier achève la trilogie retraçant l’histoire de ses personnages hauts en couleur. La Tunisie en route vers une inéluctable indépendance, la France et la Grande-Bretagne en pleine mutation forment le décor de cette attachante galerie de portraits.

Les âmes isolées – Tome 1 – Silhouette, Spécieuse et Sibylline

« Vers 15 heures, toujours sur l’autoroute, Stanley roulait à vive allure le long des magnifiques forêts qui resplendissaient des couleurs de l’automne. Le jeune cuisinier fut frappé de cette majesté, comme si les arbres étaient des accords joués dans une somptueuse symphonie de lumière et le climat capiteux de l’air ne faisait qu’accentuer ce sentiment de douceur. »

Blackhole, une ville entourée de nature, est un domaine paisible où tout n’est qu’harmonie et sérénité. Cette cité, isolée du monde, est dirigée par la Trinité, des êtres mystérieux et aux caractères insondables, déifiés et adulés par les habitants de la ville.
Mais lors de l’arrivée de Stanley Mark, un chef cuisinier, et de Benny, un garçon à la recherche de sa sœur disparue, les existences de plusieurs âmes solitaires se retrouvent soudainement bouleversées, et finissent par se rencontrer dans d’étranges circonstances. Les confrontations et les conflits des uns avec les autres vont alors dévoiler des failles dans ce monde qui paraissait pourtant si parfait…
Ensemble ou séparées, ces âmes isolées devront ainsi faire face aux dangers qui menacent la stabilité de Blackhole… et leur propre vie.

Le cœur est la raison d’être

« Bien sûr, je ressentais pour lui de l’affection, de la tendresse, un je-ne-sais-quoi de cette nature, mais pas de l’amour. L’ai-je été, d’ailleurs, amoureuse ? Oui, je le crois. Ou je
l’espère. Je veux m’en persuader.
J’aime l’idée de me dire que j’ai été amoureuse, que j’ai
connu ce sentiment, que j’ai paru normale aux yeux de tous. Paraître… »

Que s’est-il passé sur cette route de Corse par une chaude soirée d’été ?
Face à l’inexpliqué, il est des drames qu’il faut se résoudre à accepter pour continuer d’exister et, surtout, d’aimer. L’amour constitue le fil directeur de ce roman : celui qui lie deux êtres au sein d’un couple, celui d’une fratrie recomposée, d’amis de longue date voire de deux inconnues le temps d’une rencontre.

Facéties des sentiments

« Béatrice, en recul, pouvait donc assister à l’arrivée des derniers invités. Elle les connaissait bien, il s’agissait d’Alice et Charles. Mais Alice n’avait rien à voir avec le pays des merveilles, se disait Béatrice, et d’ailleurs, si Lewis Carroll avait connu cette Alice, il aurait sûrement baptisé autrement la sienne. »

Liza Séguéla nous livre avec ce deuxième roman une analyse acérée sur le mode de fonctionnement de la microsociété bourgeoise. Les chassés-croisés du hasard se jouent de couples victimes de leur aveuglement et incapables, pris dans ce tourbillon de la vie, de rester ancrés dans la vérité de leurs sentiments.
Aucun jugement de la part de l’auteure mais un regard tendre et amusé servi par une narration efficace dans sa construction.
L’amour ne serait-il qu’une valse à deux temps ?
 
Premier temps, s’enlacer
Deuxième temps, s’en lasser !

Chroniques parisiennes 2 – Les soucis de la rentrée

« Le séjour italien avait tenu ses promesses. Les deux pensionnaires du faubourg Saint-Antoine avaient eu grand besoin de souffler un peu, après une année compliquée et les nombreux quiproquos qui avaient jalonné leur vie commune ces derniers mois, sans toutefois entamer la solidité de leur complicité. L’arrivée prochaine du bébé fut l’objet de nombreuses discussions sereines et néanmoins animées»

Une rentrée particulièrement chargée attend les habitants de cet immeuble du Faubourg Saint-Antoine. Pour les uns, il s’agit d’oublier un été désastreux, pour d’autres, d’affronter des difficultés inattendues.
Leur vie quotidienne nuancée de routine et d’insolite se pimente de situations burlesques mais aussi de drames. Dans une existence de plus en plus soumise à la norme, chacun sera amené à réfléchir aux caprices du destin.
Avec « Les soucis de la rentrée », Christophe Agogué nous entraîne dans le deuxième volume de ses « Chroniques parisiennes ». Il y met en scène les mêmes attachants personnages que dans le premier opus. Il est par ailleurs l’auteur de romans, d’essais philosophiques et sociologiques, de biographies et de pièces de théâtre.

État des vieux

« Il y a cent façons d’élever un gosse, mais le premier article ou commandement est de le respecter, de l’aimer avec bienveillance et intelligence, c’est-à-dire fermeté et foi, en lui inculquant des valeurs irrécusables qui respectent sa fraîcheur et son âme et l’aident à grandir, en faisant confiance aux adultes censés être exemplaires. »

« Avec le temps va, tout s’en va », chantait Léo Ferré.
L’auteur remonte le temps jusqu’à une enfance encore bien présente à l’esprit. Il revisite les lieux et les façons d’autrefois, notamment agricoles, raconte les anciens, évoque la dureté du travail d’alors, mais aussi les valeurs qui soutenaient les communautés villageoises.
Au-delà du récit nostalgique, il constate avec verve et humour la fin d’une époque qui dépasse l’individu pour toucher à tout un pan de la civilisation. Le narrateur y mêle l’histoire d’un jeune homme qui rêve de devenir jockey et quitte sa famille pour chercher une réussite sentimentale et professionnelle dans le milieu hippique, nonobstant toutes les embûches.
Nourri d’œuvres classiques, JY Hache livre un nouvel opus à la finesse caractéristique. Il est également l’auteur, sous le nom de Jean-Hubert Mabille du « Tableau » (2018), de « La petite fille à la balançoire » (2019), « La main sur le corps » (2020), « Le livre d’Émile » (2021) et « Les chemins de basse ville » (2022), parus aux Éditions du Panthéon.

Je t’en fais la promesse

« Adrienne a à peine terminé sa phrase que les cloches de l’église se mettent à sonner à toute volée. Les amis se regardent inquiets. Elles sonnent le tocsin.
La population cesse immédiatement ses activités. Tout le monde se regarde. Le maire parcourt le village et s’adresse à la foule :
« Mes chers amis. À la suite de l’attaque de l’Empire d’Autriche sur la Serbie, notre alliée, la France va entrer en guerre. Je vous in- forme que la mobilisation générale est déclarée. Tous les hommes en âge de se battre vont être appelés sous les drapeaux. L’heure est grave. »

Nous sommes en 1914. Jeune horticulteur coulant des jours paisibles en Normandie, Georges pense très souvent à Adrienne, la jolie serveuse qu’il aperçoit chaque dimanche. Mais la vie de ces jeunes gens se retrouve bouleversée quand la guerre pointe sa faucille aux portes de leur quotidien. L’angoisse submerge les pensées de Georges… Son couple, s’il naît, survivra-t-il à demain ?

Le Bonnet rouge 2

« Faites sauter les unités centrales ! Faites sauter leurs messageries ! Faites sauter l’accès à leurs comptes en banque ! Neutralisez-les ! »
Il reprend :
« Les dix autres ! Prenez vos armes ! On y va ! On a vingt-huit hangars à récupérer ! »

Les Bonnets Rouges sont de retour.
La société secrète, née durant la Révolution française, combat encore et toujours le crime organisé. Elle doit affronter aujourd’hui le pirate informatique le plus recherché de la planète et son armée de hackers. C’est toute la confrérie des Bonnets rouges qui va s’opposer à lui pour l’empêcher de piocher dans les caisses de l’État.

Quand un missile dévastateur s’invite en Ukraine

« Par votre guerre, vous avez mis l’Ukraine dans une situation stratégique qui lui a permis d’obtenir prioritairement le statut de candidate à l’adhésion à l’Union européenne, par rapport à bien des pays qui ont toqué à la porte de cette institution il y a tant d’années, à l’instar de la Turquie, de la Géorgie, etc. Autrement dit, votre agression a sensiblement contribué à lui donner l’avantage pour y parvenir. »

Tavah est le fils unique du riche ministre des Affaires inutiles de la République de Cémafous. Ayant terminé ses études, il célèbre l’obtention de son doctorat en participant à une fête où il rencontre une jeune fille dont il va tomber éperdument amoureux.
Les deux tourtereaux décident d’aller célébrer leurs épousailles en Ukraine. Fort malheureusement, alors que la cérémonie nuptiale se déroule à Kiev dans la cathédrale archicomble de monde, l’irréparable survient à la stupeur de tous…

L’Ange… qu’il aille au Diable

« Nous entamons une conversation comme si les deux mois d’absence de parole n’avaient pas existé.
Nous bavardons comme deux vieux amis, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Il veut me voir.
Je me tâte… j’ai envie de l’envoyer balader, mais finalement, ma curiosité l’emporte : peut-être que j’aurai des informations qui apporteront un certain soulagement à mes tourments le concernant.»

Chronique d’une rencontre inattendue : celle d’Eve et Johan. Johan est en couple, qui plus est avec un homme… Mais pour Eve, ça n’a pas d’importance. Une attirance mutuelle et inexplicable s’installe, un amour improbable se développe. En cherchant à comprendre les émotions de Johan ainsi que les siennes, Eve écrit, sans relâche. L’écriture mène à la découverte : que va-t-elle comprendre de cette situation si singulière ?

Insomnie, tapis volant et prière exaucée

« Trois heures du matin, je ne dors plus. Inutile d’essayer de me rendormir, peine perdue, car je connais la raison de mon insomnie. Il faut dire que cela fait quelques années que je suis insomniaque. Mais cette fois-ci, c’est tout simplement le souvenir d’Edmond qui, au milieu de la nuit, me réveille. Mon esprit, tel un tapis volant, me conduit en février de l’an 1975, rue Aberdeen où je le rejoins pour une longue promenade sous la neige comme nous en avons l’habitude »

Dans ce journal intime rétrospectif, Jean-Louis Meyers revisite grâce à son tapis volant les pans de son passé à travers les générations, nous faisant découvrir l’évolution du Québec au fil d’un XXe siècle pour le moins mouvementé et un début de siècle tourmenté et incertain. Grâce à son alter ego de fiction, l’auteur dresse une galerie des paysages saisissants et des portraits hauts en couleur qui ont parsemé son parcours. En toile de fond de son récit, l’hommage à la nation québécoise qui a su faire valoir sa singularité en tant que nation francophone en Amérique du Nord.

Le Dernier Derviche

« Je ne sais pourquoi ils ne m’ont pas encore emmené. Chaque jour, j’attends qu’on frappe à ma porte… Je ne suis pas contrarié, mais ce genre d’attente sourde a un nom : l’espérance. Je ne suis pas dans la situation de celui qui attend la mort, ce qui serait peut-être préférable. Je suis, à l’origine, un homme qui s’attend à tout moment à être rayé de l’humanité. »

Qu’ont en commun des Cathares fuyant la France au XIIe siècle et des hommes devenus otages du système dans les années 1930, si ce n’est une certaine volonté de résistance à l’oppression ? Dans cet ouvrage, les histoires s’entremêlent et la vérité est parfois sous le nez du lecteur depuis le début. Encore faut-il parvenir à la déceler !

La Tour de la Miséricorde

« Cette histoire commence par la fin d’une autre, celle de ma vie. Après une longue maladie, j’en suis aux derniers sarments de l’hiver. Étendu dans mon lit, très médicamenté, je ne suis que partiellement conscient de ce qui m’entoure. »

Évoluant dans un univers suspendu entre la vie et la mort, le narrateur devra déjouer les pièges du royaume des damnés d’Hadès afin de trouver la fameuse Tour de la Miséricorde, son seul espoir de salut. Mais même lorsque celle-ci sera en vue, notre héros ne sera pas au bout de ses épreuves… Réussira-t-il à atteindre son but ? Dans ce roman fantastique, débordant d’intrigues et d’astuces, l’auteur offre une réflexion subtile sur la condition humaine et la pertinence de notre existence.

13, rue du Point du Jour

« – Guten Tag, Madame. Pouvons-nous entrer ? Voir ici, nous devons. Sans attendre la réponse il pénétra dans le couloir et poussa la première porte sur sa gauche, celle qui ouvrait sur la petite salle de café.
– Gut ! Gut ! C’est bien cela. Nous allons occuper.
Eugène, qui se rasait à la cuisine devant le petit miroir accroché au-dessus de la pierre à eau, fit irruption, col de chemise rentré dans le cou, rasoir coupe-chou à la main et savon dans les oreilles.
– Nom de bleu ! C’est quoi ce cirque ? ».

Septembre 1944. Trois mois après le Débarquement, les Alliés arrivent en Lorraine. Pour ne pas être pris en étau entre leur avance et les actions de la Résistance, les Allemands déplacent tout un village. Les habitants ont une heure pour réunir quelques effets. Reviendront-ils ? Quand ? Retrouveront-ils leurs demeures, leurs animaux, leurs biens ?
Nourri dans l’enfance par les récits de ses grands-parents et de certains anciens du village, l’auteur recrée le décor et le climat d’une période douloureuse de notre histoire. Il se plaît également à constater que, dans l’adversité, l’individu peut enrichir la communauté de sa force et y puiser tout son courage.