Thème : Romans

Le Dernier Derviche

« Je ne sais pourquoi ils ne m’ont pas encore emmené. Chaque jour, j’attends qu’on frappe à ma porte… Je ne suis pas contrarié, mais ce genre d’attente sourde a un nom : l’espérance. Je ne suis pas dans la situation de celui qui attend la mort, ce qui serait peut-être préférable. Je suis, à l’origine, un homme qui s’attend à tout moment à être rayé de l’humanité. »

Qu’ont en commun des Cathares fuyant la France au XIIe siècle et des hommes devenus otages du système dans les années 1930, si ce n’est une certaine volonté de résistance à l’oppression ? Dans cet ouvrage, les histoires s’entremêlent et la vérité est parfois sous le nez du lecteur depuis le début. Encore faut-il parvenir à la déceler !

La Tour de la Miséricorde

« Cette histoire commence par la fin d’une autre, celle de ma vie. Après une longue maladie, j’en suis aux derniers sarments de l’hiver. Étendu dans mon lit, très médicamenté, je ne suis que partiellement conscient de ce qui m’entoure. »

Évoluant dans un univers suspendu entre la vie et la mort, le narrateur devra déjouer les pièges du royaume des damnés d’Hadès afin de trouver la fameuse Tour de la Miséricorde, son seul espoir de salut. Mais même lorsque celle-ci sera en vue, notre héros ne sera pas au bout de ses épreuves… Réussira-t-il à atteindre son but ? Dans ce roman fantastique, débordant d’intrigues et d’astuces, l’auteur offre une réflexion subtile sur la condition humaine et la pertinence de notre existence.

13, rue du Point du Jour

« – Guten Tag, Madame. Pouvons-nous entrer ? Voir ici, nous devons. Sans attendre la réponse il pénétra dans le couloir et poussa la première porte sur sa gauche, celle qui ouvrait sur la petite salle de café.
– Gut ! Gut ! C’est bien cela. Nous allons occuper.
Eugène, qui se rasait à la cuisine devant le petit miroir accroché au-dessus de la pierre à eau, fit irruption, col de chemise rentré dans le cou, rasoir coupe-chou à la main et savon dans les oreilles.
– Nom de bleu ! C’est quoi ce cirque ? ».

Septembre 1944. Trois mois après le Débarquement, les Alliés arrivent en Lorraine. Pour ne pas être pris en étau entre leur avance et les actions de la Résistance, les Allemands déplacent tout un village. Les habitants ont une heure pour réunir quelques effets. Reviendront-ils ? Quand ? Retrouveront-ils leurs demeures, leurs animaux, leurs biens ?
Nourri dans l’enfance par les récits de ses grands-parents et de certains anciens du village, l’auteur recrée le décor et le climat d’une période douloureuse de notre histoire. Il se plaît également à constater que, dans l’adversité, l’individu peut enrichir la communauté de sa force et y puiser tout son courage.

Une Silhouette de mots

« Les choses tournent mal souvent, et quand c’est le cas, je ne peux pas m’empêcher de penser à l’époque où je n’étais qu’un enfant. Les premières années de ma vie ont été des sourires et des rires, nous n’étions que deux et nous étions inséparables. »

Élevé par une mère célibataire, David grandit dans la pauvreté et la solitude, se réfugiant dans la musique quand le quotidien devient trop difficile… Ce qui ne l’empêche pas de commettre l’irréparable : il tente de mettre fin à ses jours. Ayant survécu, il trouve un nouveau souffle lorsqu’il quitte le foyer maternel et découvre la peinture.
Dans ce roman épistolaire, il raconte à sa mère, devenue ou redevenue sa confidente, comment il a atteint la résilience à travers l’art… et l’amour.

Perdue en territoire celte

« La nuit fut très agitée. Elle fit de nombreux cauchemars, comme en faisait sa mère. Elle voyait des hommes à cheval portant des armures, des armes et des maisons en feu. Un bruit terrible la réveilla. Elle se précipita hors de la maison, poussée par une force qu’elle ne maîtrisait pas. Dehors, l’atmosphère était lourde. Elle retourna à l’intérieur, se saisit d’une arme et ressortit de nouveau en fermant soigneusement la porte d’entrée. Elle courut vers le bois, terrorisée. »

54 avant J.-C. : la Gaule est à feu et à sang, déchirée par les guerres de clans et par l’occupation romaine. Après l’attaque de son village et l’enlèvement de son fils, Kevan découvre avoir été dupée par celui qu’elle croyait être son grand amour…
Ravagée par l’inquiétude et les remords, notre héroïne devra parcourir le pays grimée en homme pour tenter de retrouver les siens et de racheter ses actes passés. Une quête de rédemption palpitante à une période charnière.

Ti-Prince

« Je suis entré dans la vie sans avoir l’intention d’y rester. Je n’avais rien à y faire, j’étais sans arme, incapable d’illusion. Mes sens étaient vides, mon cœur battait à peine. Mon corps flottait, d’une sinistre mollesse. J’étais plus que nu, entièrement dépossédé, absolument inutile. »

« Ti-Prince » relate l’histoire d’un petit garçon atteint du syndrome de Down. Au départ fragile, souvent différent, il va pourtant franchir tous les obstacles qui se dresseront sur son chemin, posant calmement son regard franc et rempli d’amour sur bien des situations. Ce récit inspiré d’une histoire vraie apporte un éclairage intéressant et des questionnements bienvenus sur une condition qu’on ne connaît que trop peu.

Moi, Michel le caméléon

« Un froid glacial envahissait Michel. Il tremblait. En rentrant, il fut obligé de prendre une douche très chaude de plus d’une demi-heure. Impossible de fermer l’œil. Le temps ne passait pas assez vite pour lui. Il ne faisait que regarder sa montre. Des soupirs, il y en eut par centaines et ces mots tournaient dans sa tête :
Ce n’est pas vrai ! Il y est parvenu ! »

Michel a 23 ans. Plus poète que juriste, même s’il a obtenu un diplôme de droit, il décide de partir de chez ses riches parents pour accéder à son indépendance et trouve un travail de balayeur de rue. Ce changement de vie ne va pas l’empêcher de se réaliser, tant professionnellement que personnellement, au gré des rencontres qu’il sera amené à faire et au prix de bien des efforts.

Lulu traverse la Manche – La nouvelle expérience de Lucien Pichet

« Mais le problème, avec les Anglais et ce voyage, c’est qu’ils ne parlent pas le français, ni le breton. Et là, il y a comme un petit souci quand même… Vous direz, Lulu n’est pas un professionnel de la communication, de toute façon. Mais tout de même, il faut un minimum… »

Lucien Pichet, surnommé Lulu, reçoit une invitation inattendue de son petit-fils. Après quelques tergiversations, il se décide à aller lui rendre visite en Angleterre, avec son acolyte Josiane, à la surprise générale. Après son périple à travers la France, le voilà maintenant qui traverse la Manche ! Destination : Londres et Camden.

Le chalet dans la brume

« Pourquoi s’entête-t-il dans une quête vaine qui jusqu’à présent ne lui a apporté que rhumes et rhumatismes ? Cette question, il se la pose chaque fois qu’il quitte la chaleur bienfaisante de l’Auberge de la Sérénité pour s’engager dans ce brouillard intense. Et, chaque fois qu’il rentre, dépité, Joshua, le propriétaire de l’auberge l’attend, une tasse de thé brûlant à la main »

Quatre personnages venus d’horizons divers se retrouvent dans un endroit perdu, en quête de rédemption et de paix intérieure.
Leur retraite, fondée sur une légende indienne de la tribu des Klallam, suppose humilité et volonté de repentir. Mais qui se présente dénué de ces sentiments, dans cette région sauvage d’Olympic Mountain, risque gros, y compris perdre son âme.

Ni Dieu, ni mère

« La suite, je l’oublie derechef tant l’absurdité de la situation me sidère, tant l’injustice de l’affaire me fait presque divaguer, de chagrin d’abord, de colère ensuite. Alors, je pars en claquant la porte, me promettant de ne plus revenir. Il n’y a rien à en tirer. Beau-papa me suit dehors, de son air désolé, et il me parle comme d’habitude, pour l’excuser, du porto avalé, du rosé ingéré, de la paresse maladive et puis de ses multiples problèmes de santé. J’abrège, malgré la peine que j’ai aussi pour lui, et je repars en sens inverse, le cœur à l’envers, déçue encore, déçue toujours par une mère à l’amour mauvais. »X

Jeanne enseigne l’Histoire. Passionnée par le Moyen Âge, elle décide de reprendre ses études et de consacrer un mémoire aux recluses. Tout ne se passe pas comme prévu, d’autant qu’elle est confrontée à des difficultés personnelles et des brisures anciennes. Entre lectures et réflexions intimes, elle part à la recherche de réponses qui pourraient tout bouleverser, jusqu’à sa relation avec sa propre mère.

Le Bonnet rouge

« Il sort son sabre, le combat va s’engager.
Les coups s’enchaînent. Les parades s’enchaînent. Les esquives s’enchaînent. Les moments graves s’enchaînent. À chaque choc entre les deux bouts de fer, le bruit de métal retentit, sourdement, dans le tumulte. »

Héritière des célèbres Bonnets Rouges de la Révolution, l’organisation éponyme doit trouver le moyen de contourner une bande de criminels déterminés à lui nuire. Les malfrats veulent s’emparer de leur bien le plus rare et précieux : les fameux bonnets, dont un exemplaire est aux abonnés absents.
A-t-il été dérobé ? Le mystère de sa disparition s’ajoute à la menace qui pèse au-dessus de leurs têtes…

Pourvu que l’aube succède à la nuit

« Cinq semaines ont passé seulement, et pourtant tout a changé : à l’accablement monotone des jours sans fin a succédé une frénésie inquiète.
L’Allemagne a attaqué le 10 mai, enfin ou malheureusement, les camarades sont partagés à ce sujet. Peu osent franchement exprimer leurs opinions, l’heure est davantage à l’angoisse galopante, voire à l’inquiétude catastrophiste, car les nouvelles ne sont pas bonnes, vraiment pas du tout. »

Printemps 1940, quelque part sur la ligne Maginot. Plusieurs mois après l’ordre de mobilisation générale, Alfred attend, engourdi, le coup de canon qui sonnera l’alerte. Lorsqu’elle se produit, il est déjà trop tard, la déroute est complète. Le jeune homme et ses camarades sont faits prisonniers à l’armistice puis envoyés en Bavière. Durant les cinq années de captivité qui suivent, ils vont travailler dur, avoir faim souvent, rêver à un retour au pays.
C’est une longue nuit qu’ils traverseront, attendant une aube timide.
À la mort d’Alfred, son grand-père, l’autrice a découvert ses carnets de captivité. Contenant principalement des chansons et des histoires drôles, ils ont été l’amorce, le matériau de choix et de cœur, de cet hommage à des hommes simples pris dans la tourmente.

La maison forêt

« Je me rendis compte à quel point une routine béate réglait ma vie, régnant en maître sans craindre la moindre remise en question, et à quel point elle me fermait les yeux et l’imagination à tout autre mode d’existence. Je suivais le troupeau de moutons dont je faisais partie, sans aucune question existentielle. »

Quinquagénaire montréalaise active, mère de trois adolescents, Gabrielle fait l’amer bilan d’une vie de secrets, de déceptions et de chagrins… Jusqu’au jour où elle retrouve une ancienne amie qui l’invite chez elle, sur la rive sud du Saint-Laurent. Immergée au cœur de la forêt, Gabrielle est entraînée dans un tourbillon de questionnements et d’expériences troublantes qui l’emmèneront dans une quête inattendue et profonde.
Dans ce récit doux-amer écrit à la première personne, Sylvie Friedländer met en scène des personnages inspirés de son expérience de thérapeute. Ode à l’espoir et à la résilience, ce roman rend hommage au pouvoir guérisseur de la nature et au lien profond qui nous unit à elle, même si nous l’oublions souvent…

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« Il s’en voulait, mais c’était au-dessus de ses forces. Il espérait que Susan comprendrait. En effet, sa patience avait été mise à rude épreuve ces derniers mois. Scott désirait ardemment un résultat de ses recherches, une nouvelle qui justifierait ses absences, son détachement, son attitude. Il suivit des yeux la silhouette de son épouse qui s’estompait dans le couloir et lui adressa un geste de la main, accompagné d’un merci qu’il murmura à son attention. Des remords l’envahirent lorsqu’il pensa à Susan. »

Enjeux économiques, moraux et éthiques rythment ce thriller scientifique mené tambour battant.
Scott Bolster est issu du prestigieux Massachusetts Institute of Technology. Ses recherches visent à créer une énergie propre et renouvelable, nobles travaux, étroitement surveillés par divers organismes gouvernementaux. La découverte du secret de la fusion va ainsi paradoxalement mettre la vie de Scott en grand péril…

Seul dans un fossé

« C’est fou ce que les humains ratent comme rendez-vous surtout lorsqu’ils sont menacés par la guérison. Elle risque de faire s’écrouler tout l’édifice défensif qu’ils ont bâti. Cette muraille leur donne l’impression qu’ils sont vivants et en sécurité et ils se targuent d’être capables de communiquer alors qu’ils ne produisent que des plaintes. »

Dans ce roman, une âme vibre entre deux personnages. Elle voyage d’un Templier, durant le bas Moyen Âge, à un clochard vivant à la fin du XXe siècle dans la même région : le Périgord vert, riche de valeurs qui paraissent aujourd’hui se perdre.
Autour du héros, qui paraît supporter tout le fardeau des fautes de ses ancêtres, gravitent les bons samaritains qui vont œuvrer à sa résilience au sein d’une institution, et, par ricochets temporels, à la réhabilitation du Templier déserteur.
La spiritualité et la foi chrétienne font dans ce récit office de contrepoids à une société qui s’épuise et part en lambeaux.

Croisière

« Sylvère se laissa capter par l’échange entre ce couple et lui-même. L’homme savait de quoi il parlait et son instruction dépassait de loin son savoir médical. Sylvère en profita pour demeurer en leur compagnie avec d’autant plus de complaisance que cela lui permettait de rester dans la salle sans quitter des yeux la jeune fille, avec la discrétion d’un espion. »

Dans l’espace clos d’un paquebot, les regards s’affrontent, les esprits s’affûtent en quête d’un dérivatif à l’ennui. Sylvère, à qui ses contemporains inspirent un certain mépris, s’adonne à loisir à l’observation et l’analyse quasi entomologique des passagers qu’il rencontre.
Il va être ébranlé dans ses certitudes par la naissance de son amour pour une belle jeune fille et par un adolescent, en quête désespéré de filiation. En effet, Kevin pensait son père mort dans un accident de voiture, la vérité est tout autre. Qu’en est-il vraiment ? Comment se construire lorsque ses propres origines ont été cachées ?

La vie fascinante de Frenchie

« Juste avant de nous quitter mon père m’a offert un violon. Il m’a avoué qu’il désirait me voir poursuivre mes cours, et il m’a encouragée à continuer. Aussi, par la suite, quand je jouais, j’avais un peu l’impression qu’il m’accompagnait ; je sentais sa présence à mes côtés. »

Été 1971 : Caroline, jeune violoniste québécoise, part effectuer un stage à San Francisco où elle rencontrera Mick, photographe professionnel qui lui fera découvrir le monde du spectacle. Un an plus tard, elle le rejoint à Londres et fera la connaissance de musiciens qui bouleverseront son existence : ici commence la vie fascinante de Frenchie, pleine de belles et douloureuses expériences.

Catabase

« Juju descend la passerelle parmi une meute de prisonniers de guerre qui se précipitent, pressés qu’ils sont d’en finir avec ce périple. Lui ne se presse pas. La force lui manque pour cela. Il se met même à douter de la nécessité d’une telle hâte. Il n’y a pas de quoi se hâter. Il le pourrait qu’il ne le ferait pas. Une part de lui-même qu’il ne reverra jamais est restée dans les froidures du Brandebourg, derrière de hauts murs surmontés de barbelés, la foi en l’avenir. Et il rapporte de là-bas quelque chose qui l’encombrera le restant de ses jours, une angoisse morbide. »

Dans la Tunisie de 1938, les destins basculent. Les intrigues fascistes, le combat indépendantiste ainsi que la guerre frappent durement Lelle. Avec l’occupation par les forces de l’Axe, les situations individuelles ou collectives sont mises à dure épreuve. Ailleurs, à Londres, sous les bombardements, la lutte contre l’occupant nazi s’organise, dans la douleur parfois. Puis viendra le temps de la Libération, des GI’s, des bals, de la plage, du retour à l’insouciance. Mais lorsque l’on a connu la descente aux enfers, la joie de la vie retrouvée ne se fait pas sans qu’apparaissent de lourds stigmates.
Après « Giovinezza », Jeff Sestier poursuit l’histoire de ces personnages attachants et de leur mode de vie dans Tunis occupée. Dans une langue claire, avec le souci de la précision historique, il invite le lecteur à découvrir la façon dont la famille Sellier et son entourage ont vécu les affrontements entre Alliés et forces de l’Axe.

Lapis-lazuli la pierre de l’ange

« Durant les trois ans qui suivirent, Julius pensait à Angel à chaque fois qu’il se promenait sur la plage de Collignon.
À chaque fois qu’il dépassait les fameux rochers, son cœur battait plus vite et il revoyait dans sa mémoire le regard d’Angel. Ce regard bleu constellé de poussières d’or qui avait tellement touché son cœur, c’était un instant suspendu dans le temps, qui restait gravé dans sa mémoire. »

Pour s’être rebellé contre Dieu, en voulant aider des mortelles, Nathan perd ses ailes d’ange et se voit banni sur terre, amnésique et simple humain. Il devient Angel.
Un jour son chemin croise celui de Swann, celle qu’il avait voulu secourir dans une autre dimension. Une connexion furtive mais indélébile s’installe alors entre eux, les entraînant dans l’irrésistible désir de se revoir. Symbole de leur lien spirituel, un lapis-lazuli entre en possession de Swann.

De Cromagnon à la covid

« Quel modèle  ! Hippocrate prétend descendre d’Asclépios, le Dieu grec de la médecine. Son père l’a initié à la médecine sacerdotale et aux bases de l’anatomie issues des civilisations antérieures et principalement de l’égyptienne. Mais il s’est affranchi bien vite des considérations religieuses et magiques, révolutionnant les concepts et pratiques d’alors. Pour lui, tout doit être étudié selon une démarche rationaliste. Les maladies ont une cause qui se manifeste par des signes cliniques et elles s’expliquent sans faire appel aux dieux ou à la magie. »

Cet ouvrage évoque des phases marquantes dans l’évolution des connaissances et des pratiques médicinales.
Savr, jeune et vaillant chasseur cromagnon, est grièvement blessé à la tête au cours d’une spectaculaire chasse au mammouth. Maag, le vieux médecin-sorcier, le trépane avec succès. L’exploit est fêté dans la liesse. Batitep, héros de la construction de la pyramide de pharaon, aspire à devenir prêtre-médecin. Il se forme à une discipline caractérisée par la symbiose du vivant et du divin qui se traduit par l’embaumement. Avicenne, disciple des grands médecins grecs, est un savant omniscient. Il développe une médecine expérimentale enfin libérée de la magie.
Les récits vrais (et souvent cocasses) de patients montrent le travail au quotidien de nos services de santé actuels, hautement « technologisés », mais pris au dépourvu par la covid.
L’auteur s’appuie sur une documentation solide et pertinente. Il fait vivre en situation, avec des descriptions particulièrement réalistes, les grandes étapes de l’odyssée médicale. De Cromagnon à la covid est une aventure à la fois instructive et plaisante.