Thème : Romans

Facéties des sentiments

« Béatrice, en recul, pouvait donc assister à l’arrivée des derniers invités. Elle les connaissait bien, il s’agissait d’Alice et Charles. Mais Alice n’avait rien à voir avec le pays des merveilles, se disait Béatrice, et d’ailleurs, si Lewis Carroll avait connu cette Alice, il aurait sûrement baptisé autrement la sienne. »

Liza Séguéla nous livre avec ce deuxième roman une analyse acérée sur le mode de fonctionnement de la microsociété bourgeoise. Les chassés-croisés du hasard se jouent de couples victimes de leur aveuglement et incapables, pris dans ce tourbillon de la vie, de rester ancrés dans la vérité de leurs sentiments.
Aucun jugement de la part de l’auteure mais un regard tendre et amusé servi par une narration efficace dans sa construction.
L’amour ne serait-il qu’une valse à deux temps ?
 
Premier temps, s’enlacer
Deuxième temps, s’en lasser !

Chroniques parisiennes 2 – Les soucis de la rentrée

« Le séjour italien avait tenu ses promesses. Les deux pensionnaires du faubourg Saint-Antoine avaient eu grand besoin de souffler un peu, après une année compliquée et les nombreux quiproquos qui avaient jalonné leur vie commune ces derniers mois, sans toutefois entamer la solidité de leur complicité. L’arrivée prochaine du bébé fut l’objet de nombreuses discussions sereines et néanmoins animées»

Une rentrée particulièrement chargée attend les habitants de cet immeuble du Faubourg Saint-Antoine. Pour les uns, il s’agit d’oublier un été désastreux, pour d’autres, d’affronter des difficultés inattendues.
Leur vie quotidienne nuancée de routine et d’insolite se pimente de situations burlesques mais aussi de drames. Dans une existence de plus en plus soumise à la norme, chacun sera amené à réfléchir aux caprices du destin.
Avec « Les soucis de la rentrée », Christophe Agogué nous entraîne dans le deuxième volume de ses « Chroniques parisiennes ». Il y met en scène les mêmes attachants personnages que dans le premier opus. Il est par ailleurs l’auteur de romans, d’essais philosophiques et sociologiques, de biographies et de pièces de théâtre.

État des vieux

« Il y a cent façons d’élever un gosse, mais le premier article ou commandement est de le respecter, de l’aimer avec bienveillance et intelligence, c’est-à-dire fermeté et foi, en lui inculquant des valeurs irrécusables qui respectent sa fraîcheur et son âme et l’aident à grandir, en faisant confiance aux adultes censés être exemplaires. »

« Avec le temps va, tout s’en va », chantait Léo Ferré.
L’auteur remonte le temps jusqu’à une enfance encore bien présente à l’esprit. Il revisite les lieux et les façons d’autrefois, notamment agricoles, raconte les anciens, évoque la dureté du travail d’alors, mais aussi les valeurs qui soutenaient les communautés villageoises.
Au-delà du récit nostalgique, il constate avec verve et humour la fin d’une époque qui dépasse l’individu pour toucher à tout un pan de la civilisation. Le narrateur y mêle l’histoire d’un jeune homme qui rêve de devenir jockey et quitte sa famille pour chercher une réussite sentimentale et professionnelle dans le milieu hippique, nonobstant toutes les embûches.
Nourri d’œuvres classiques, JY Hache livre un nouvel opus à la finesse caractéristique. Il est également l’auteur, sous le nom de Jean-Hubert Mabille du « Tableau » (2018), de « La petite fille à la balançoire » (2019), « La main sur le corps » (2020), « Le livre d’Émile » (2021) et « Les chemins de basse ville » (2022), parus aux Éditions du Panthéon.

Je t’en fais la promesse

« Adrienne a à peine terminé sa phrase que les cloches de l’église se mettent à sonner à toute volée. Les amis se regardent inquiets. Elles sonnent le tocsin.
La population cesse immédiatement ses activités. Tout le monde se regarde. Le maire parcourt le village et s’adresse à la foule :
« Mes chers amis. À la suite de l’attaque de l’Empire d’Autriche sur la Serbie, notre alliée, la France va entrer en guerre. Je vous in- forme que la mobilisation générale est déclarée. Tous les hommes en âge de se battre vont être appelés sous les drapeaux. L’heure est grave. »

Nous sommes en 1914. Jeune horticulteur coulant des jours paisibles en Normandie, Georges pense très souvent à Adrienne, la jolie serveuse qu’il aperçoit chaque dimanche. Mais la vie de ces jeunes gens se retrouve bouleversée quand la guerre pointe sa faucille aux portes de leur quotidien. L’angoisse submerge les pensées de Georges… Son couple, s’il naît, survivra-t-il à demain ?

Le Bonnet rouge 2

« Faites sauter les unités centrales ! Faites sauter leurs messageries ! Faites sauter l’accès à leurs comptes en banque ! Neutralisez-les ! »
Il reprend :
« Les dix autres ! Prenez vos armes ! On y va ! On a vingt-huit hangars à récupérer ! »

Les Bonnets Rouges sont de retour.
La société secrète, née durant la Révolution française, combat encore et toujours le crime organisé. Elle doit affronter aujourd’hui le pirate informatique le plus recherché de la planète et son armée de hackers. C’est toute la confrérie des Bonnets rouges qui va s’opposer à lui pour l’empêcher de piocher dans les caisses de l’État.

Quand un missile dévastateur s’invite en Ukraine

« Par votre guerre, vous avez mis l’Ukraine dans une situation stratégique qui lui a permis d’obtenir prioritairement le statut de candidate à l’adhésion à l’Union européenne, par rapport à bien des pays qui ont toqué à la porte de cette institution il y a tant d’années, à l’instar de la Turquie, de la Géorgie, etc. Autrement dit, votre agression a sensiblement contribué à lui donner l’avantage pour y parvenir. »

Tavah est le fils unique du riche ministre des Affaires inutiles de la République de Cémafous. Ayant terminé ses études, il célèbre l’obtention de son doctorat en participant à une fête où il rencontre une jeune fille dont il va tomber éperdument amoureux.
Les deux tourtereaux décident d’aller célébrer leurs épousailles en Ukraine. Fort malheureusement, alors que la cérémonie nuptiale se déroule à Kiev dans la cathédrale archicomble de monde, l’irréparable survient à la stupeur de tous…

L’Ange… qu’il aille au Diable

« Nous entamons une conversation comme si les deux mois d’absence de parole n’avaient pas existé.
Nous bavardons comme deux vieux amis, comme si nous nous connaissions depuis longtemps. Il veut me voir.
Je me tâte… j’ai envie de l’envoyer balader, mais finalement, ma curiosité l’emporte : peut-être que j’aurai des informations qui apporteront un certain soulagement à mes tourments le concernant.»

Chronique d’une rencontre inattendue : celle d’Eve et Johan. Johan est en couple, qui plus est avec un homme… Mais pour Eve, ça n’a pas d’importance. Une attirance mutuelle et inexplicable s’installe, un amour improbable se développe. En cherchant à comprendre les émotions de Johan ainsi que les siennes, Eve écrit, sans relâche. L’écriture mène à la découverte : que va-t-elle comprendre de cette situation si singulière ?

Insomnie, tapis volant et prière exaucée

« Trois heures du matin, je ne dors plus. Inutile d’essayer de me rendormir, peine perdue, car je connais la raison de mon insomnie. Il faut dire que cela fait quelques années que je suis insomniaque. Mais cette fois-ci, c’est tout simplement le souvenir d’Edmond qui, au milieu de la nuit, me réveille. Mon esprit, tel un tapis volant, me conduit en février de l’an 1975, rue Aberdeen où je le rejoins pour une longue promenade sous la neige comme nous en avons l’habitude »

Dans ce journal intime rétrospectif, Jean-Louis Meyers revisite grâce à son tapis volant les pans de son passé à travers les générations, nous faisant découvrir l’évolution du Québec au fil d’un XXe siècle pour le moins mouvementé et un début de siècle tourmenté et incertain. Grâce à son alter ego de fiction, l’auteur dresse une galerie des paysages saisissants et des portraits hauts en couleur qui ont parsemé son parcours. En toile de fond de son récit, l’hommage à la nation québécoise qui a su faire valoir sa singularité en tant que nation francophone en Amérique du Nord.

Le Dernier Derviche

« Je ne sais pourquoi ils ne m’ont pas encore emmené. Chaque jour, j’attends qu’on frappe à ma porte… Je ne suis pas contrarié, mais ce genre d’attente sourde a un nom : l’espérance. Je ne suis pas dans la situation de celui qui attend la mort, ce qui serait peut-être préférable. Je suis, à l’origine, un homme qui s’attend à tout moment à être rayé de l’humanité. »

Qu’ont en commun des Cathares fuyant la France au XIIe siècle et des hommes devenus otages du système dans les années 1930, si ce n’est une certaine volonté de résistance à l’oppression ? Dans cet ouvrage, les histoires s’entremêlent et la vérité est parfois sous le nez du lecteur depuis le début. Encore faut-il parvenir à la déceler !

La Tour de la Miséricorde

« Cette histoire commence par la fin d’une autre, celle de ma vie. Après une longue maladie, j’en suis aux derniers sarments de l’hiver. Étendu dans mon lit, très médicamenté, je ne suis que partiellement conscient de ce qui m’entoure. »

Évoluant dans un univers suspendu entre la vie et la mort, le narrateur devra déjouer les pièges du royaume des damnés d’Hadès afin de trouver la fameuse Tour de la Miséricorde, son seul espoir de salut. Mais même lorsque celle-ci sera en vue, notre héros ne sera pas au bout de ses épreuves… Réussira-t-il à atteindre son but ? Dans ce roman fantastique, débordant d’intrigues et d’astuces, l’auteur offre une réflexion subtile sur la condition humaine et la pertinence de notre existence.

13, rue du Point du Jour

« – Guten Tag, Madame. Pouvons-nous entrer ? Voir ici, nous devons. Sans attendre la réponse il pénétra dans le couloir et poussa la première porte sur sa gauche, celle qui ouvrait sur la petite salle de café.
– Gut ! Gut ! C’est bien cela. Nous allons occuper.
Eugène, qui se rasait à la cuisine devant le petit miroir accroché au-dessus de la pierre à eau, fit irruption, col de chemise rentré dans le cou, rasoir coupe-chou à la main et savon dans les oreilles.
– Nom de bleu ! C’est quoi ce cirque ? ».

Septembre 1944. Trois mois après le Débarquement, les Alliés arrivent en Lorraine. Pour ne pas être pris en étau entre leur avance et les actions de la Résistance, les Allemands déplacent tout un village. Les habitants ont une heure pour réunir quelques effets. Reviendront-ils ? Quand ? Retrouveront-ils leurs demeures, leurs animaux, leurs biens ?
Nourri dans l’enfance par les récits de ses grands-parents et de certains anciens du village, l’auteur recrée le décor et le climat d’une période douloureuse de notre histoire. Il se plaît également à constater que, dans l’adversité, l’individu peut enrichir la communauté de sa force et y puiser tout son courage.

Moi, Michel le caméléon

« Un froid glacial envahissait Michel. Il tremblait. En rentrant, il fut obligé de prendre une douche très chaude de plus d’une demi-heure. Impossible de fermer l’œil. Le temps ne passait pas assez vite pour lui. Il ne faisait que regarder sa montre. Des soupirs, il y en eut par centaines et ces mots tournaient dans sa tête :
Ce n’est pas vrai ! Il y est parvenu ! »

Michel a 23 ans. Plus poète que juriste, même s’il a obtenu un diplôme de droit, il décide de partir de chez ses riches parents pour accéder à son indépendance et trouve un travail de balayeur de rue. Ce changement de vie ne va pas l’empêcher de se réaliser, tant professionnellement que personnellement, au gré des rencontres qu’il sera amené à faire et au prix de bien des efforts.

Lulu traverse la Manche – La nouvelle expérience de Lucien Pichet

« Mais le problème, avec les Anglais et ce voyage, c’est qu’ils ne parlent pas le français, ni le breton. Et là, il y a comme un petit souci quand même… Vous direz, Lulu n’est pas un professionnel de la communication, de toute façon. Mais tout de même, il faut un minimum… »

Lucien Pichet, surnommé Lulu, reçoit une invitation inattendue de son petit-fils. Après quelques tergiversations, il se décide à aller lui rendre visite en Angleterre, avec son acolyte Josiane, à la surprise générale. Après son périple à travers la France, le voilà maintenant qui traverse la Manche ! Destination : Londres et Camden.

Le Bonnet rouge

« Il sort son sabre, le combat va s’engager.
Les coups s’enchaînent. Les parades s’enchaînent. Les esquives s’enchaînent. Les moments graves s’enchaînent. À chaque choc entre les deux bouts de fer, le bruit de métal retentit, sourdement, dans le tumulte. »

Héritière des célèbres Bonnets Rouges de la Révolution, l’organisation éponyme doit trouver le moyen de contourner une bande de criminels déterminés à lui nuire. Les malfrats veulent s’emparer de leur bien le plus rare et précieux : les fameux bonnets, dont un exemplaire est aux abonnés absents.
A-t-il été dérobé ? Le mystère de sa disparition s’ajoute à la menace qui pèse au-dessus de leurs têtes…

La maison forêt

« Je me rendis compte à quel point une routine béate réglait ma vie, régnant en maître sans craindre la moindre remise en question, et à quel point elle me fermait les yeux et l’imagination à tout autre mode d’existence. Je suivais le troupeau de moutons dont je faisais partie, sans aucune question existentielle. »

Quinquagénaire montréalaise active, mère de trois adolescents, Gabrielle fait l’amer bilan d’une vie de secrets, de déceptions et de chagrins… Jusqu’au jour où elle retrouve une ancienne amie qui l’invite chez elle, sur la rive sud du Saint-Laurent. Immergée au cœur de la forêt, Gabrielle est entraînée dans un tourbillon de questionnements et d’expériences troublantes qui l’emmèneront dans une quête inattendue et profonde.
Dans ce récit doux-amer écrit à la première personne, Sylvie Friedländer met en scène des personnages inspirés de son expérience de thérapeute. Ode à l’espoir et à la résilience, ce roman rend hommage au pouvoir guérisseur de la nature et au lien profond qui nous unit à elle, même si nous l’oublions souvent…

Seul dans un fossé

« C’est fou ce que les humains ratent comme rendez-vous surtout lorsqu’ils sont menacés par la guérison. Elle risque de faire s’écrouler tout l’édifice défensif qu’ils ont bâti. Cette muraille leur donne l’impression qu’ils sont vivants et en sécurité et ils se targuent d’être capables de communiquer alors qu’ils ne produisent que des plaintes. »

Dans ce roman, une âme vibre entre deux personnages. Elle voyage d’un Templier, durant le bas Moyen Âge, à un clochard vivant à la fin du XXe siècle dans la même région : le Périgord vert, riche de valeurs qui paraissent aujourd’hui se perdre.
Autour du héros, qui paraît supporter tout le fardeau des fautes de ses ancêtres, gravitent les bons samaritains qui vont œuvrer à sa résilience au sein d’une institution, et, par ricochets temporels, à la réhabilitation du Templier déserteur.
La spiritualité et la foi chrétienne font dans ce récit office de contrepoids à une société qui s’épuise et part en lambeaux.

Croisière

« Sylvère se laissa capter par l’échange entre ce couple et lui-même. L’homme savait de quoi il parlait et son instruction dépassait de loin son savoir médical. Sylvère en profita pour demeurer en leur compagnie avec d’autant plus de complaisance que cela lui permettait de rester dans la salle sans quitter des yeux la jeune fille, avec la discrétion d’un espion. »

Dans l’espace clos d’un paquebot, les regards s’affrontent, les esprits s’affûtent en quête d’un dérivatif à l’ennui. Sylvère, à qui ses contemporains inspirent un certain mépris, s’adonne à loisir à l’observation et l’analyse quasi entomologique des passagers qu’il rencontre.
Il va être ébranlé dans ses certitudes par la naissance de son amour pour une belle jeune fille et par un adolescent, en quête désespéré de filiation. En effet, Kevin pensait son père mort dans un accident de voiture, la vérité est tout autre. Qu’en est-il vraiment ? Comment se construire lorsque ses propres origines ont été cachées ?

La vie fascinante de Frenchie

« Juste avant de nous quitter mon père m’a offert un violon. Il m’a avoué qu’il désirait me voir poursuivre mes cours, et il m’a encouragée à continuer. Aussi, par la suite, quand je jouais, j’avais un peu l’impression qu’il m’accompagnait ; je sentais sa présence à mes côtés. »

Été 1971 : Caroline, jeune violoniste québécoise, part effectuer un stage à San Francisco où elle rencontrera Mick, photographe professionnel qui lui fera découvrir le monde du spectacle. Un an plus tard, elle le rejoint à Londres et fera la connaissance de musiciens qui bouleverseront son existence : ici commence la vie fascinante de Frenchie, pleine de belles et douloureuses expériences.

Catabase

« Juju descend la passerelle parmi une meute de prisonniers de guerre qui se précipitent, pressés qu’ils sont d’en finir avec ce périple. Lui ne se presse pas. La force lui manque pour cela. Il se met même à douter de la nécessité d’une telle hâte. Il n’y a pas de quoi se hâter. Il le pourrait qu’il ne le ferait pas. Une part de lui-même qu’il ne reverra jamais est restée dans les froidures du Brandebourg, derrière de hauts murs surmontés de barbelés, la foi en l’avenir. Et il rapporte de là-bas quelque chose qui l’encombrera le restant de ses jours, une angoisse morbide. »

Dans la Tunisie de 1938, les destins basculent. Les intrigues fascistes, le combat indépendantiste ainsi que la guerre frappent durement Lelle. Avec l’occupation par les forces de l’Axe, les situations individuelles ou collectives sont mises à dure épreuve. Ailleurs, à Londres, sous les bombardements, la lutte contre l’occupant nazi s’organise, dans la douleur parfois. Puis viendra le temps de la Libération, des GI’s, des bals, de la plage, du retour à l’insouciance. Mais lorsque l’on a connu la descente aux enfers, la joie de la vie retrouvée ne se fait pas sans qu’apparaissent de lourds stigmates.
Après « Giovinezza », Jeff Sestier poursuit l’histoire de ces personnages attachants et de leur mode de vie dans Tunis occupée. Dans une langue claire, avec le souci de la précision historique, il invite le lecteur à découvrir la façon dont la famille Sellier et son entourage ont vécu les affrontements entre Alliés et forces de l’Axe.

Lapis-lazuli la pierre de l’ange

« Durant les trois ans qui suivirent, Julius pensait à Angel à chaque fois qu’il se promenait sur la plage de Collignon.
À chaque fois qu’il dépassait les fameux rochers, son cœur battait plus vite et il revoyait dans sa mémoire le regard d’Angel. Ce regard bleu constellé de poussières d’or qui avait tellement touché son cœur, c’était un instant suspendu dans le temps, qui restait gravé dans sa mémoire. »

Pour s’être rebellé contre Dieu, en voulant aider des mortelles, Nathan perd ses ailes d’ange et se voit banni sur terre, amnésique et simple humain. Il devient Angel.
Un jour son chemin croise celui de Swann, celle qu’il avait voulu secourir dans une autre dimension. Une connexion furtive mais indélébile s’installe alors entre eux, les entraînant dans l’irrésistible désir de se revoir. Symbole de leur lien spirituel, un lapis-lazuli entre en possession de Swann.